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Mai 12 2017

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Vent de Vous – Delloly

Au clair d’un matin, un Vent se promena
Certain de l’envie volant en la Demeure
Devenue triste, depuis la vilaine heure
Où Tous partirent au-delà
D’un parfum, humant le bonheur.

Le Vent, par ici, par là, glissa caresses
Long des fenêtres, cherchant belle embrasure
À s’engouffrer, seul, évitant que prouesse
Heurta Pierres de taille et mur
Brisant « folie » de la vitesse.

Le Vent, naguère, voguait autour de Bricks,
Soufflant aux voiles, l’Art de la douce ivresse
À franchir vagues en résistant aux chocs
En brisant, lame chasseresse
Sonnant des voyage très chics.

Ce Temps l’épuisant, il désira le calme
Cherchant longtemps lieu à recouvrer le souffle
Jusqu’au jour divin où il croisa la Dame
Ô.. penchée au-dessus d’un gouffre
Observant le bleu d’une lame.

Lors, ému, depuis ce jour, s’était juré
De revenir La voir et de La frôler
Tournoyant ses mèches d’un osé frisant
L’écoutant rire en l’océan
D’une larme osant se griser.

Revenu impatient, trouva la Demeure
Déventée d’odeurs et parfums oubliés
En le jardin bleu d’arbres démantelés
D’un fol ouragan écumeur
Détestant les Vents dits « Seigneur ».

La Demeure claquait de ses volets Clos
D’un silence régnant en chambre
Comme pleurant d’un manque d’ambre
Passionnant les murs et les duvets sans mots
Appelant au loin, un Vent d’allure tendre.

Le Vent, par ici, par là, tenta l’entrée,
Faute d’embrasure en l’étage,
En se glissant sous la porte fenestrée
Tel un Simoun d’âme volage
Osant caresser la peau d’ombre laissée.

Se relevant, découvrit l’escalier droit
En bois, brisant le blanc des meubles et sièges
Guidant le désir de glisser jusqu’au toit
Et en tomber de florilèges
Parfumés d’un souffle d’arpèges.

Puis épuisé de sa balade en Demeure
Le Vent Ô.. se coucha sur le baldaquin
Respirant en draps défroissés belle odeur
Lui rappelant le bleu coquin
Des yeux de la Dame d’Honneur.

 

Oli ©Vent de Vous   *You02
©(P)-12/05/17  à You C., Muse (Quintil,11p8p)

3+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Anne Cailloux
Membre

Que j’aime celui là… Il est magnifique. Donner une âme et faire vivre les éléments naturelles… Vous êtes entré en mon royaume.. Merci. J’aurais aimé l’écrire..
Merci à vous..
Anne ..

ChantalC
Modérateur
ChantalC

“Vent de vous”,
Merveilleux conte ! Complètement charmée… Merci Oliver