«

»

Jan 24 2020

Imprimer ce Article

Une assiette – Anne Marie

 

 

 

 

 

 

 

 

Hier, une assiette est tombée

Une creuse et bien commode

De celles qu’on accommode

A tous les devoirs journaliers

 

Cinq louches de soupe assurées

Un demi-rôti garanti

Et puis une corbeille de fruits

Et les déchets du poulailler,

 

En équilibre précaire

Reposée sur l’étagère

Et toujours coincée dans l’évier

Grande copine à récurer !

 

Négligemment posée dehors

Comme une écuelle à son sort

Et un passage dans le four

Et vas-y que je te bourre…

 

Jolie vaisselle préférée,

Des uns des autres aux mains pressées

Tous tes morceaux éparpillés

Ont laissé coi les familiers.

 

Mais enfin ! Est-il possible

Qu’elle soit usée dans nos mains ?

Sa résistance était visible

A toutes épreuves c’est certain !

 

Je l’aimais bien cette assiette

Et maintenant qu’elle est brisée

Le quotidien est amputé

Et on se trouve un peu bête.

 

J’ai conservé tous les morceaux

Comme un puzzle à refaire

Pour les longues soirées d’hiver.

Il sera dur le temps qu’il faut

 

Pour un résultat en bémol

Pour un ensemble pas très beau 

Je soufflerai sur la colle

Insufflant force et renouveau

 

Et son autre vie d’assiette

Evitera les fourchettes,

Un bel avenir bien gagné :

Dépose-clés ou bien musée.

©Anne Marie

 

 

1+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/une-assiette-anne-marie/

2
Poster un Commentaire

avatar
1 Sujets de commentaires
1 Réponses de commentaires
0 Suiveurs
 
Réaction sur ce commentaire
Le plus important commentaire
2 Commentaires des Auteurs
Anne MarieBrahim Boumedien Commentaires récents des Auteurs

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner  
Plus récents Plus anciens Plus de votes
Me notifier pour :
Brahim Boumedien
Membre

Merci, Anne, pour ce partage dans une assiette qui ne se cassera jamais !”Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer” ? disait l’immense Lamartine.

0