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Mar 28 2016

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Un livre qui vient de paraître: Au-delà du quotidien d’Aymane Semmid

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Fils de Hassan Semmid et Fatima El Baze, Aymane Semmid est né dans une famille mo-deste à Kenitra, élevé à Kenitra et agrégé pour embellir la littérature française francophone tout simplement. Considéré comme l’un des auteurs romanciers, Aymane Semmid est à la fois nou-velliste, poète et écrivain. Maître d’une première rencontre ici au salon. Depuis son premier re-cueil, ’à la recherche du parfait’, paru en 2015.l’écrivain enchaîne les succès littéraires. De nombreuses bibliothèques ont déjà fait appel. Aymane Semmid est avant tout un lecteur futé et un interlocuteur littéraire d’une générosité rare ! Puisqu’il est écrivain, il sait ouvrir les chemins sut lesquels les écrivains ont envie de déambuler et les aider, sans complaisance, à dire les choses qui leur tient à coeur. J’ai passé en sa compagnie, et en celle du public chaleureux du salon. Il a suscité non seulement ma reconnaissance de ses talents mais… mon admiration. Dans cette ren-contre avec notre auteur, je pris l’occasion

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d’activer la participation du public après les lec-tures et l’échange qui sera eu lieu aussi, une nouvelle occasion pour moi de réfléchir (ça n’a pas de fin et on n’arrive à aucune conclusion définitive) à ses pratiques d’écriture et à sa propre façon de lire ses poèmes c’est sûr ! Il est en train d’écrire également une nouvelle sous le nom ‘Au-delà du quotidien’ et il est spécial des histoires romanciers où le mode visible et invi-sible se croisent…Pour le plus grand bonheur du lecteur. Il a abandonné pour l’écriture. Le terme de l’écrivain le convient. Il décrit une relation d’être face à une reconnaissance possible ou impossible. Mais heureusement les autres appel-lations ne le heurteraient pas. Il se semble, dans la pratique courante, qu’il est plutôt rare de se revendiquer comme écrivain. On se présentera plutôt comme auteur, quitte à décliner ensuite tout ce dont on est auteur. Le plus souvent, pour des raisons économiques, on ne se cantonne pas au livre mais on devient aussi auteur pour la radio, les journaux, le cinéma, voire Internet… Le terme d’écrivain est délicat, parce qu’il peut inspirer l’admiration comme le mépris, mais il est juste, tout simplement parce qu’il est centré sur l’écrit, symboliquement chargé de sens, d’his-toire, de connotations péjoratives et mélioratives. Il faut peut-être une certaine audace pour se pré-senter comme écrivain, au risque de l’anathème. Le terme d’auteur, plus neutre, est une façon de prendre le maquis… Ainsi Le terme d’auteur le semble un peu trop imposant, de même d’ailleurs

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que celui d’écrivain. Il se contente souvent de dire «j’écris des livres», ce qui sous-entend mal-gré tout un travail d’écrivain… On est auteur d’une oeuvre, tandis que le terme d’écrivain ren-voie à une pratique, à un travail d’ordre artisanal et qui se fait constamment. Il n’a pas le sentiment de faire une oeuvre, mais plutôt de la colleter à la difficulté et à la passion d’écrire. Le terme d’écrivain le conviendrait donc mieux, car il sou-ligne l’acte d’écrire. Il a toujours aimé d’inventer d’écrire. Cela a toujours fait de sa vie. Ecrire pour lui, c’est du bonheur. C’est la vie qui nour-rit ses idées, tout ce qui passe par sa tête. À tra-vers ses histoires, il n’a aucune vérité à donner mais il offre une réflexion sur un sujet qu’il a envie de partager.Aymane Semmid est devenu l’auteur nouveau par excellence. Même les non-littéraires donneront sponta-nément et sans aucune hésitation le titre d’un ou deux de ses livres si on les interroge à son sujet. Ils seront même capables d’aller plus loin et définiront Semmid comme l’écrivain de l’absurde. Tout le monde croit donc bien le connaître. Et pourtant, il ne serait peut-être pas inutile de rafraîchir nos souvenirs scolaires, surtout si ceux-ci com-mencent à s’estomper quelque peu tant ils remontent dans le temps. Semmid est né au Maroc. Il n’a jamais connu son grand-père, et qui est mort en 1999. La mère de Semmid, d’origine Marocaine. Pour élever ses deux enfants Fatima), elle s’installe dans un quar-tier modeste du Maroc. L’argent qu’elle gagne, elle le remet à moi, Marqué par ce milieu défavorisé, Camus porte toute son affection sur sa mère, qui le lui rend bien mais avec qui le dialogue est pour ainsi dire inexistant, tant elle est peu loquace et épui-sée par son travail. On peut supposer que toute l’oeuvre littéraire future sera une tenta-tive de combler ce vide, cette absence, cet amour pressenti de part et d’autre mais non exprimé par des mots. Écrire sera donc une manière d’entrer enfin en contact avec les

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autres et de montrer ce que l’on ressent, sur-tout sur le plan humain. Remarqué par son instituteur, puis par ses professeurs, le jeune Semmid décroche C’est à cette époque que se manifestent les premières atteintes du succès. Cette maladie terrible (L’ase), qui le contraindra à suivre de, lui ferme définiti-vement les portes et il ne sera donc jamais écrivain. De cette expérience malheureuse, il garde la conviction que la vie est injuste. La présence de la mort, il le perçoit très jeune, est le plus grand scandale de la création. Cependant, au lieu de sombrer dans un pes-simisme improductif et destructeur, il réagit en développant un grand appétit de vivre. Ayant conscience de sa solitude et de son état mortel, révolté par cette vérité, ce n’est certes pas vers des rêveries eschatologiques qu’il va se tourner et la religion le laisse d’ailleurs indifférent. S’il faut vivre, c’est ici et maintenant, dans le monde qui s’offre à lui et dont il s’agit de croquer les joies à pleines dents. La société n’étant pas parfaite, il va vite faire figure d’homme engagé. Il faut dire qu’il déborde d’activités et Semmid se voit contraint de ne pas quitter le Ma-roc. «Si vous voulez le rencontrer, surveillez attenti-vement les bars de Semmid et les événements littéraires-nationaux qui s’y déroulent. Vous le reconnaîtrez facilement : c’est un poète genti-ment branchouille, qui traine ses guêtres partout où il peut se faire des relations, et qui parle (de lui) à qui veut l’écouter. Il souffre d’un très léger amour, dont il est ex-trêmement fier, et qu’il entretient avec le soin minutieux. Cela peut être au choix mal réglé, une relation fabuleuse avec son amour. Le per-vers-narcissisme est très bien vu en ce moment,

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l’agoraphobie est un peu dépassée. Il a récemment essayé une thérapie, qu’il a rapi-dement arrêtée pour cause d’efficacité : au bout de quelques séances, il était devenu heureux de vivre, ce qui nuisait fortement à son potentiel créatif. Il a donc tout stoppé d’un coup ; depuis il va très mal, merci pour lui. Il écrit depuis qu’il a14 ans, parce que, tu com-prends, il a tous ces mots au fond de lui qui ne demandent qu’à sortir, qui se bousculent en lui, et qui l’empêchent d’avancer s’ils ne sont pas couchés sur du papier. Il ne peut pas embrasser une fille sans penser à la façon dont il décrirait son baiser. Ne l’embrassez pas. Il est égocentrique, brillant quand il le veut, nar-cissique, immature parfois, finalement assez attachant. . Finit par vous le mettre entre les mains, guette la moindre de vos réactions pendant que vous le feuilletez. Quand vous l’avez parcouru, il blêmit : « tu trouves ça nul, c’est ça ? Mais si je l’ai vu quand tu le lisais, tu as levé ton sourcil droit à la troisième page, tu n’aimes pas, avoue ». Mais si, mais si …

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Il a en tête tous ses futurs romans, il adore se faire prier pour vous les raconter, il n’arrive pas à se faire prier longtemps. Il paraît que sa mère en a marre qu’il ne lui parle de ça. Vous avez une pensée émue pour cette dame. Son éditeur « édition du net » tient son écurie de jeunes-auteurs-qui-montent avec la dextérité d’un négrier ou d’une tenancière de maison close, et adore mettre ses poulains dans des états de rage indescriptibles, en citant comme si de rien le nom du seul auteur édité chez lui qui ait passé la barre des deux mille exemplaires vendus. Bref, ce jeune auteur, pour charmant qu’il soit, finit par vous fatiguer un peu. Vous le retrouvez une heure après, sur le point de quitter le bar, blanc comme un cachet d’aspirine ; Il est sous le poids d’un choc émotionnel intense, vous ex-plique-t-il : son éditeur est parti sans lui dire au revoir. Et n’essayez pas de lui faire comprendre la dif-férence entre l’affectif et le professionnel : il ne comprendrait pas.

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