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Mai 30 2019

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Un être fantasmagorique – Mohamed Ghanimi

Ce n’était un passé, ni simple ni composé
il ne faisait ni froid ni chaud, seul le show
animait deux corps stressés et pressés.
Une nuit noire luit comme ces yeux,
des étincelles de désirs bellement sauvages,
des mouvements inertes composent le non-sens.
Ils fabriquent dans leurs inconsciences,
ils dessinent étrangement une prochaine souffrance,
ils créent une agonisante naissance,
ils badinent avec la force d’un certain fatal,
ils sont pris par la libodo brutale,
ils ont eu le plaisir, partiel et partial.
Le fruit de leur fantasme est à présent,
laissé, délaissé, coincé, insensé et sans pensée.
Il pense pouvoir panser leurs pesantes absences.
Il croit pouvoir orner leurs moroses présences.
Il se voit le reflet indécis de leurs condescendances,
celles de deux corps animés par la mortelle danse.
Il est là, un corps pluriel, un cœur singulier.
Il vit son présent sous les débris de leur passé,
un passé qui n’est ni simple, ni composé!
Chaque heure et chaque minute imposées,
le rendent un vieil enfant brisé.
Ils sont là, mais ils sont partis blasés.
Ils lui laissent le lieu et ses apparences,
les temps passés et composés et leurs luisances.
Lui, simplet, consomme son vil âge,
caressant le malheur des villes et des villages.
Il meurt en vivant dans leurs sillages,
Il vit en méditant sa tombe noire et simple,
et leurs cadavres jouissant d’autres plaisirs,
d’autres désirs et d’autres funèbres loisirs.
Le même jeu qui n’est nit simple ni composé.

Mohamed Ghanimi

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