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Déc 28 2019

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…Un Dimanche à Montparnasse – Delloly

Série avril

Mots en pagaille -2020 (A)

Dix avril il tombe encor -2018 (B)
Douceur timide -2016 (C)
Chromique du dix avril -2010/13 (D)
Mélancolie du Jour -2010  (E)
Jour Requiem -2008..  (F)
 …De cet Au-revoir 2007 (G)
Tout en Apparence -2003(H)
L’Odyssée de Vous -2001(I)
♥Un Dimanche à Montparnasse -1999(J)
Le Printemps sans Âme -1992 (K)
C’est l’Heure -1989 (L)
Ô Toi l’Humain -1988 (M)
Immuable Jour indicible -1985 (N)

(****à paraître)

Ce matin endolori de songes “charade”
je songe à Vous mon Frère encore d’un refrain
chantonnant limbes de l’enfance en un jardin
celui de Meulan où gamins jouions gaiement
avec Armand, et Jarry, berger allemand
qui parfois devenait fou, ignorant sa force
en s’immisçant au jeu du ballon en féroce
jusques à nous renverser d’une dérobade

Fragile matin fêtant son centième jour
il est le bienvenu, jour d’un chagrin d’amour
la vie continue comme depuis le départ
que vous avez pris un matin gris bien à part
Ô.. Nous oubliant sur le Quai de l’Avenir
Vous cachant du noir désespoir à devenir ;
ce samedi, prendre le temps est un plaisir
reposant tourments et songes d’un désourdir

J‘imagine demain du dimanche matin
Vous rendre visite de l’envie à paraître
ce frère osant déambuler au milieu d’Êtres
tous étendus sans le paraitre, draps satin
les recouvrant pour qu’ils n’aient froid durant la nuit
murmurant vents de mots jusques au blanc minuit
où pâle brume recouvre traces de larmes
de baladins aux souvenirs gardant leurs charmes

C‘est à Montparnasse d’une habitude rare
que cet’ balade muette laissera mots
au pied de tombe en grès réfléchissant le faux
celui de la vie de son avenir et phare
apportant bonheurs et douleurs comme sentence 
des jours des mois des années jusques à l’absence
Vous ressemblant ce jour-là allongé sous draps
Vous rejoignant : l’orbe du Temps ne sonnant glas ?

Un dimanche à Montparnasse, seul je serais
à Vous rechercher com’ durant autres visites
du bizarre m’égarant contemplant les sites
d’un Cimetière orné de bustes en futaies
comme Nous observant muets long du chemin
de calvaire marquant l’honneur air de jasmin
déposé sur lettres gravant nom composé 
tel Francis inscrit deux fois, hélas imposé

Et puis au sortir, passerais un temps béni
auprès de Mère gardant chagrin au secret,
à rire de la Vie pour que l’heure se vêt
d’un souvenir commun à conter sans déni…

.

©…Un Dimanche à Montparnasse
©(P)-10/04/99  Francis Jr

4+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Fattoum Abidi
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Fattoum Abidi

Bonjour Oli très beau et touchant écrit en souvenir de votre frère chéri qui est si présent dans vos écrits. On ressent sa présence avec nous vos lecteurs et lectrices, cet amour fraternel nous le partageons avec vous Oli. Que son âme repose en paix.
Mes meilleurs vœux de bonheur et de bonne santé pour l’année 2020
Très cordialement
Bises
Fattoum.

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Christian Satgé
Membre

Votre frère tant chéri, source intarissable de votre œuvre – comme pourrait-il en être autrement – trouve ici, comme dans d’autres écrits fort touchants, à revivre à merveille. Au-delà du drame vous le rendez si vivant et si présent que l’on regrette ne pas l’avoir croisé dans ces instants d’enfance peuplés de moments de joie que vous ressuscitez de main de maître. Car, en toute douleur, reste la puissance du souvenirs, fil ténu qui tient en vie, et le pouvoir de l’évocation qui le renoue lorsqu’il se distend ou risque de se rompre… Amicalement.

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