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Jan 09 2016

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Pudeur – Delloly

Francis00*1er volet sur un frère disparu tragiquement-

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Quarante jours d’errance : tu ne souris plus ;
Certains diraient “sanglots longs” je ne souris plus;
Tout s’enlaidit d’ABSENCE ; famille se meurt
De ton départ en des cieux trop loin du bonheur.

Mis en tombeau de l’oubli : Dix Janvier pourri
En ce Montparnasse aigri, où l’âme s’écrie
De mes larmes éplorées, la tête à l’envers ;
Tente de fuir ce Monde pour un brin de terre.

Amis s’ébruitent sans vie, d’un coeur lamenté
Où misère se pousse, pour écrire : Était ;
Rien de parisien coule en veine, noire
De CHAGRIN tant immortel, songeant chaque soir.

Parfois, me semble : Être, celui qu’on attend,
Juste d’un geste anodin, comme parfumé
De ta belle existence, pour revivre Temps ;
Dédoublement fraternel, d’un passé aimé.

Vie se déteste d’instants, de vile honte née
D’exister sans ton âme ; partout, nulle part
Et l’envie de tout casser, d’un coeur sombre, laid
Vacille d’un désespoir, plus il se fait tard.

Des trois frères parisiens, ne reste que mire ;
Branches de Vie se meurent, malgré ce désir
De toujours se réunir, de ce faux plaisir
Où souvenirs et rires, s’adonnent à lire.

Dramatique tragédie, les Nôtres soupirent ;
Souvent fabuleuse envie, de les embrasser
Me remplit d’un Univers, où s’est effacée
Sotte, l’erreur inconnue, où tu y respires.

Peine incommensurable, use nos parents
En un puits où SILENCE, s’enivre de larme
Retenue par La Pudeur : Dame sans un charme.
Seuls, MOT et CRI s’énervent, à fuir sale Temps.

Treizième s’enfuit triste, de Vie appauvrie
Entourée de Vos amis : Les voir me meurtrit
Imaginant un SECRET, bêtement omis
Oubliant que cet écrit, est le tien, banni.

Demain et Temps valseront, au sein d’une vie
De larmes et sourires, sans Ton Beau regard ;
Certains t’oublieront, usés, d’autres, de survie ;
Souhait de te respirer : RÊVE ! Viens m’y voir !

 

Oli ©Pudeur
©(P)-20/02/XX à mon frère (12p)*Fra029

https://www.plume-de-poete.fr/dix-janvier-oliver-delabre/

6+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Fattoum Abidi
Membre
Fattoum Abidi

Merci Oli très beau et émouvant message poétique chagrine, ainsi va la vie entre le néant et l’existence
Mes amitiés
Fattoum.

Christian Satgé
Membre

Paradoxalement, tout est dit…

Anne Cailloux
Membre

Quelques mots avec pudeur retenu marchant sur la pointe des pieds en silence.. Je connais cela il y a peu.. Je compatis et je comprends votre douleur et votre manque…
Anne

ChantalC
Modérateur
ChantalC

Bouleversant message évoquant avec pudeur et retenue, la douleur et le chagrin immenses, à la perte d’un être cher… Que dire de plus…
Amitié sincère
Chantal

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