Sep 28 2020

Elodie Ancel

Plus d’espoir – Elodie Ancel

De te voir
Je n’ai plus d’espoir
5 heures j’ai mis
Aujourd’hui
pour me lever du lit
Je n’arrive plus à croire
Ni à manger, ni boire

J’ai tellement
froid dedans
Le soleil dehors
ne réchauffe pas
mon coeur qui lui est mort

Quand la pluie viendra
Mon moral sera toujours bas
Je n’ai plus d’espoir
Ni en la vie
Ni de te voir
Je suis partie

 

 

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Sep 28 2020

Jean-Marie Audrain

Votre voix m’intéresse – Jean-Marie Audrain

 

Bonjour amies lectrices et lecteurs,

Vous avez remarqué que je poste pas mal de textes de mes chansons.

Certaines figurent sur des CD, d’autres non.

Les voix les interprétant sur des CD s’en sont remises à moi pour ce que je nomme “accouchement de la voix”, c’est à dire une libération totale

(décontraction –  respiration-  interprétation). Le tout dans une perspective de partage des savoir-faire.

Cela peut éventuellement s’imaginer en non présentiel.

Si vous désirez apprendre à placer votre voix sur mes compositions, n’hésitez pas à me tirer par la manche.

 

Jean-Marie

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Sep 28 2020

Contu Aurel

Merveille – Aurel Conțu

Sur les collines,

erre l’ombre du jour poignardée au cœur –

le coucher du soleil…

 

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Sep 28 2020

Mikael Daroca

Amour de miroir – Daroca Mikael

La glace s ’ illumine
Le reflet se trouble
Au corps de chaleur
Un vent léger apaise.

Miroir de mille feux
Brille , la face invisible
Les yeux se rendirent
Bel amour de poésie.

Une partition d ’ étoiles
Chorale de fleurs latente.

 

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Sep 28 2020

Ilef Smaoui

Hommage à ma Titoussa – Ilef Smaoui

Hommage à ma TITOUSSA

 

Je ne l’ai pas dit et je l’ai cachée

Assez de douleurs dans mes vers crachées

Oh ma TITOUSSA sois pas fâchée

 

Ma chère TITOUSSA est morte

Sa mort m’a causé une peine forte

J’ai voulu fermer cette porte

Pour vous éviter poésie non accorte

 

Mais par reconnaissance

À celle qui par sa présence

A su soulager en silence ma souffrance

Hommage n’fera pas absence

 

TITOUSSA je t’aime infiniment

Ton départ m’a touchée profondément

Tu me manques terriblement

 

Tu me suivais partout

Tu m’as consolée lors du départ d’mon bijou

Ton regard me disait tout

Ton amour tenait debout

 

Ô TITOUSSA tu m’aimes c’est sûr

À travers tes yeux j’ai vu ton âme pure

J’ai vu un cœur qui partage ma torture

Moi aussi je t’aime sans mesure

 

Ô TITOUSSA tu es dans l’autre monde

Tu es avec ma fille ma jolie blonde

Je te voue une gratitude profonde

 

Je suis désolée pour ce retard

Je suis abattue par la perte de ma perle rare

Tu m’as tant offert ton nectar

Tu as compati quand joie a éteint ses phares

 

Je t’ai enterrée dans le jardin

Je ne t’oublierai jamais toi douceur du satin

Toi adorais l’odeur du jasmin

Toi qui me chantais bonjour tous les matins

 

 

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Sep 28 2020

Jean-Marie Audrain

Le bleu voit rouge – Jean-Marie Audrain

Quand j’étais un tout jeune gardien de la Paix,

mes collègues parlaient souvent de ce type en KAWASAKI qui passait à toute vitesse aux feux rouges

et qu’aucun coup de sifflet n’arrêtait.

Pour moi, ce type devait être soit sourd soit daltonien, et même sûrement les deux.

Je voulais en avoir le coeur net.

Un jour, je l’ai surpris à l’arrêt.

Par simple curiosité, je lui ai demandé, l’air de rien :

“Alors mon gars, on ne voit plus les feux rouges ?

On n’entend plus le sifflet du gendarme ?

Monsieur serait-il daltonien ou sourd ?”

Le motard, répondit simplement, l’air hébété :

“Qui parle ?” en enlevant son casque de moto.

En dessous il portait des lunettes noires.

C’est à ce moment là que je me suis aperçu

qu’il avait une bécane blanche.

Aussitôt, je me suis confondu en excuses,

lui avouant que son handicap, que je ne pouvais pas deviner, m’avait induit en erreur

au point de m’apprêter à le soupçonner

d’infractions volontaires.

Quand je suis devenu tout rouge de confusion,

le motard démarra en trombes.

A l’instant même, machinalement, je l’ai sifflé à pleins poumons.

En vain.

Finalement, je crois que je me suis fait avoir.

Ce type-là était bel et bien daltonien et sourd !

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Sep 28 2020

Alain Salvador

Les arbres morts – Alain Salvador

Une ombre blanche dans l’obscurité d’un univers impénétrable, empreinte indélébile telle une cicatrice témoin des temps révolus.

Blêmes fantômes à l’orée des forêts semblant vouloir nous retenir dans une étroite étreinte pour ne plus jamais nous en libérer, défenseurs engloutissant dans leurs vieux troncs fendus et noueux tout être malveillant, des bûcherons assassins aux promeneurs indélicats.

Squelettes aux branches tentaculaires, gardiens d’un monde où nous ne sommes pas les bienvenus, les arbres morts veillent dans l’intention de nous effrayer pour nous dissuader d’entrer dans un sanctuaire réservé, interdit aux humains.

 

Ces respectueux vestiges m’ont toujours fasciné, comme des totems venus de civilisations disparues, bien plus que les majestueux hôtes des forêts par toute la force qu’impose leur présence, qui écartent leurs branches pour se donner de la place et exposent aux rayons du Soleil toute la verdure de leur frondaison pour se nourrir de leur lumière.

Ils se démarquent surtout en été, tranchant sur un vert foncé, sur les fûts bruns avoisinants, reflétant tout l’éclat de l’astre du jour qui vient frapper leurs corps gris cadavériques, dépourvus d’écorces désormais, mais toujours aussi gracieux avec leurs belles dentelles de branches exemptent de rameaux.

Si l’on ne regarde que la partie feuillue d’un arbre, tous ceux de la même essence se ressemblent plus ou moins. Mais il en est tout autrement des arbres morts… On peut alors imaginer à chacun sa personnalité, sa propre vie. Bien entendu, il faut prendre le temps de s’y attarder un instant et de bien les observer… Et de laisser libre cours à son imagination…

 

Ossature d’un corail géant sorti du fond des océans, voulant résister aux années qui passent encore et encore, malgré un environnement hostile d’où peut-être du haut de son faîte aperçoit-il couler une eau vagabonde ou l’écume des vagues lui rappelant un lointain passé.

Titan venu du ciel, membres décharnés par tant de pluies et de bourrasques, ne reculant jamais d’un pas sous les coups de boutoirs d’une tempête, si terrible soit-elle… Os desséchés par les brûlantes journées d’été sans la moindre ombre aux alentours pour l’abriter, seul et pourtant entouré de compagnons de haute futaie dans la force de l’âge, impuissants devant une agonie pudique, longue et silencieuse.

Soldat vétéran faisant la guerre aux siècles, ne cédant pas un centimètre carré de terrain. Le regard posé sur ses camarades de la première heure tombés au champ d’honneur, brisés, déchiquetés, troncs éventrés, gisant au sol avec pour seule protection contre les hivers rigoureux une couverture de mousse, unique souvenir d’un vert qui régulièrement pouvait passer du jaune au rouge quand l’heure de l’automne était venue.

Parfois paré d’un uniforme de lierre, comme un remerciement envers sa loyauté, ultime hommage rendu par la nature reconnaissante à ce Goliath émergeant parfois d’un parterre de hautes fougères. Sève figée dans les veines, devenu stérile après avoir tant donné, mais racines toujours aussi profondément enfouies dans un sol rassurant, encore debout, fidèle au poste.

Géant foudroyé à la cime tronquée, à l’âme brûlée, au corps déchiré. Servant de perchoir aux corbeaux aux cris lugubres qui résonnent à travers la forêt, porteurs de mauvais présages dit-on… Sur la rive d’un plan d’eau ou d’une eau courante, juchoir pour cormorans aux ailes déployées pour un séchage après plongée, telles de larges feuilles couleur ébène comme un linceul posé là pour un instant volé à l’éternité.

Empereur déchu en manteau blanc d’hermine par un matin d’hiver, médailles de glace rutilantes sous les rayons d’un Soleil réconfortant.

Entité dont seules les grosses boules de gui subsistent pour qu’elle puisse encore s’orner d’une parure d’émeraudes géantes.

Mage inquiétant qui renvoie ses ramifications vers le ciel, tels des bras levés pour une fervente prière pleine de vie et d’espoir.

Colosse déraciné, trop près d’une berge dont les crues ont raviné la terre, déjà couché sur l’onde mais désespérément agrippé au rivage par une dernière racine salvatrice et qui ne veut pas lâcher prise pour ne pas être emporté loin du pays où il est né.

Arbres qui ne verront maintenant que trop rarement un écureuil grimper à leur fût, escalader leurs branches, mais où nicheront pour très longtemps encore des oiseaux bien à l’abri dans leur tronc caverneux, où les nids énormes des grands voyageurs du ciel auront tout l’espace nécessaire pour se bâtir et s’y accrocher.D’où d’une petite fente sortiront à la nuit tombée un à un ces petits mammifères ailés pour une chasse nocturne effrénée.

 

La forêt est le reflet de notre société, les arbres en sont les êtres vivants. Chaque arbre a sa singularité au sein d’une espèce, et chaque essence a sa place dans son monde. Les gros étouffent les petits, c’est la loi de la nature et elle est impitoyable et irrévocable. Ils ont contre eux les parasites, les maladies… Ils se défendent comme ils le peuvent. La vie côtoie la mort, à ceci près que dans la nature la mort n’est pas dissimulée, elle est omniprésente et fait partie du décor.

Savez-vous que lorsqu’un arbre est attaqué, il génère des molécules défensives pour lui-même et en expulse dans l’air pour que ses congénères les développent à leur tour pour pouvoir lutter? Existe-t-il une certaine forme d’intelligence pour engendrer et diffuser une telle réaction chimique? Personne n’est capable à l’heure actuelle de répondre à cette question, et je pense qu’il serait prétentieux et prématuré d’essayer de le faire.

 

Un arbre mort est le refuge pour tout un microcosme, un abri pour des milliers d’espèces d’insectes, de petits rongeurs, d’oiseaux et de chauves-souris. Il est le support pour la prolifération d’une végétation spécifique.

Non, un arbre mort n’est jamais totalement mort, il a son utilité dans la nature, et même après plusieurs siècles sa décomposition sera l’humus d’une terre enrichie, un fabuleux héritage légué aux générations suivantes. Sommes-nous capables, nous humains, de pouvoir en dire autant…

 

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Sep 27 2020

Elodie Ancel

Pour toujours, mon Amour – Elodie Ancel

Tant de peine, de tristesse et d’ennuis
Tant de sentiments que j’ai ressenti
Tant de maux dont j’ai souffert aussi
Tant de mots que je ne t’ai jamais dit

Est-ce la fin, mon Amour?
À toi, j’ai promis pour toujours

À tes côtés, chaque matin, me réveiller je voulais
A tes côtés, vivre ma vie je voulais
À tes côtés, chaque soir, m’endormir je voulais
A tes côtés, vieillir je voulais

Que faire, mon Amour?
À toi, j’ai promis pour toujours

Avec toi, découvrir le monde, je voulais
Avec toi, fonder une famille, je voulais
Avec toi, vivre nos aventures, je voulais
Avec toi, élever nos enfants, je voulais

Que reste-t-il, mon Amour?
À toi, j’ai promis pour toujours

 

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Sep 27 2020

Mikael Daroca

Quotidien mouvement – Daroca Mikael

Robe     se      délace

Fils     s  ’  en     vont

Couchant    de    nuit

Lisière     se     rougit .

 

Un     coup      d  ’  œil

Le   viol    d  ’  étendue

L  ’  horizon      flambe

Éclipse     d  ’  humains .

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Sep 27 2020

Contu Aurel

Merveille – Aurel Conțu

D’un graine apparaît un arbre

qui s’élèvera pas à pas proche de le ciel –

la vie…

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Sep 27 2020

Jean-Marie Audrain

Le caillou blanc – Jean-Marie Audrain

Refrain :

Il te donnera un caillou blanc

Avec ton nom écrit dessus

En lettres de feu et de sang

En signe de paix et d’amour

 

Tu ne seras plus jamais loin de Lui

Car Il t’a ouvert sa maison.

Laissant à la porte fardeau et soucis

Tu pourras entrer dans la Vie.

Au refrain

Tu devras lutter encore une nuit

Avec l’Esprit pour défenseur.

Et ton nom nouveau restera secret

Entre toi et ton Créateur.

Au refrain

Tu laveras bien tout ton vêtement

Et ton coeur au puits de l’Agneau

Ainsi revêtu, tu pourras louer

Et rendre gloire à ton Seigneur.

Au refrain

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Sep 27 2020

Colette Guinard

Mon père – Colette Guinard

MON PÈRE

Papa est un mot sacré
Pour ton enfant que je n’ai jamais été
Toi qui m’a quitté avant même que je sois née

Tu es parti dans un autre univers
Alors que moi j’avais tant besoin d’un père
Ce père dont tout enfant est fier

Quand avec lui tout est sécurité
Amour bonheur amitié
Ces sentiments qui en osmose sont diffusés

Avec toi j’aurai parcouru les déserts
Sans jamais un instant être assoiffée
Car tu m’aurais voué ta vie entière

Si tu avais su qui j’étais
Ton enfant qui traverserait toutes les mers
Pour un jour enfin te retrouver

Mais ce rêve ne sera jamais réalisé
Puisque pour toujours tu as gardé ta liberté
Celle de ne jamais être un père

En allant vers cet endroit de lumière
Qui à jamais de toi m’a séparé

Texte de Colette GUINARD 1993

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Sep 27 2020

Christian Satgé

L’âne fatigué d’être bête – Christian Satgé

Petite fable affable
Las de cette bêtise qu’on lui attribue,
Le grison qui vivote chez mon voisin, imbu
De sa position, et ce n’est pas là fadaise
Ni foutaise, un Homme se voulut. Tout à son aise.
 
Pourquoi donc me direz-vous ? Car il est tant d’humains 
Qui, sans mal, sont des ânes. Inverser donc, dès demain,
La chose était possible : s’il connaissait ses lettres,
Il s’éduquerait. Il s’en ouvrit donc à son maître
Qui coiffa un bonnet à oreilles de baudet,
Enfant. Il trouvait ce fermier bête à bouffer
Du foin, ce benêt dès, qu’hélas, il avait un verre 
Dans le nez, occasion qui lui faisait vivre un calvaire.
 
Le paysan donc trouva l’idée bonne. Et mit, dès lors,
Sa famille au travail : il vendrait, sûr, à prix d’or
L’œuvre de tout ce petit monde si le prodige
Arrivait. Et sans parler de son futur prestige.
Mais ils eurent beau, tous, braire il n’advint las rien
Qui ressemblât aux espoirs qu’eurent ces vauriens.
Car Dame Nature ainsi le veut, impérieuse :
Esprit ne se gagne, sottise est contagieuse !
© Christian Satgé – septembre 2020

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Sep 27 2020

Hassan Hyjazi

Année de tourmente – Hassan Hyjazi

Des émeutes et mobilisations en grands troupeaux
Orchestrés pour désapprouver des méfaits issus de complot
Ou des manifestations sans réels bienfaits pour les écolos
L’environnement reste toujours brumeux d’une pollution invisible profonde
Tout ceci maintenant, et pourquoi pas avant ?

Maintenant, on a le droit de répondre aux questions
Maintenant, on se soulève pour dire non
Des révoltes et révolutions accompagnées de rage
Des marches et des changements qui écrivent de nouvelles pages
Tout ceci maintenant, et pourquoi pas avant ?

Des saisons accablantes nous tombant dessus
En passant par un climat qui nous joue des tours
Cela nous indique une nouvelle ère de non-retour
Mais qui se terminera sûrement dans le bien et l’amour
Tout ceci maintenant, et pourquoi pas avant ?

On cherche notre pain quotidien
Pour survivre dans un système en faillite
On cherche un espoir pour les habitants de demain
Descendant de ceux qui ont pris courage pour un merveilleux lendemain
Tout ceci maintenant, et pourquoi pas avant ?

Mais soulagez-vous des rayons du soleil
Toujours aussi brillant dans le ciel
Surtout, n’aveuglez pas votre conscience
Pour lâcher prise. Car, aujourd’hui, la liberté ne dit plus ce qu’elle pense
Tout ceci maintenant, et pourquoi pas avant ?

On pourrait trouver mille excuses à donner
Avec des diaporamas pour en faire des exposés
Mais le temps passe sans trêve et le monde s’use
Dans la précipitation, vous ne pouvez être patient
Cet antonyme montre un signe ô combien présent !

 

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Sep 26 2020

Elodie Ancel

Je t’attends – Elodie Ancel

Le plancher garde les traces de mes larmes
Je me retrouve seule, sans coeur, ni âme
J’erre dans ce logement qui aurait dû être nôtre
Au lieu de ça, je survis et je me vautre
De cette situation, plus que las je suis
J’avance ici tel un zombie
Arrivant dans notre appartement pleine d’espoir
Je reste dans la pièce avec du désespoir
Peu à peu, les idées, les projets et l’imagination
Ont laissé place aux pensées, aux regrets et à la capitulation
Merci au coronavirus d’avoir tout retardé
A cause de lui nous sommes restés bloqués
Dans un pays avec tant de difficultés
Et pendant un mois, dans une chambre que je ne pouvais pas quitter
Je comptais les jours, pleurais et ne cessais d’espérer
Que viendrait le jour où toi et moi on partirait
Ensemble vers la vie que l’on avait imaginé
Et que dans ton pays plus jamais je ne reviendrais
Mais cela n’est jamais arrivé…
Merci au Consulat d’avoir tout annulé
Des rendez-vous, procédures mis de côté
Des appels surtaxés aux courriers en recommandé
Demander, rechercher, imprimer pour fournir des papiers
Et payer, se déplacer pour constituer un dossier
Ne pas basculer en attendant qu’il soit traité
Pour qu’au final un rejet soit décidé
Ta demande de visa n’a pas été accordée
Alors que mon conjoint tu es
Et de droit, il devait t’être donné
Sur quelle base cette autorité nous a-t-elle privé
D’un bonheur que l’on avait largement mérité
Je n’ai pas demandé à être plus âgée
Un chiffre n’empêche pas d’aimer
Par le Consulat lui-même notre mariage a été validé
Alors pourquoi nos rêves et espoirs a-t-il brisé?
Je reste à t’attendre dans cet appartement vide de toi

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Sep 26 2020

Colette Guinard

Peindre – Colette Guinard

PEINDRE

La peinture lorsque je la manie de mes doigts
Ne représente ni un art ni une culture
Pour moi elle m’offre l’ouverture
Vers un je ne sais quoi !

Des tubes jaillissent les couleurs
Qui s’étalent sur ma toile avec ardeur
Pour exprimer la chaleur ou l’émoi
Tout dépend de ce que je ressens en moi !

Ce petit rien qui soudain par magie
D’un coup de main de mes pinceaux surgit
Immortaliser mes sentiments
Est un véritable enchantement
Je me laisse emporter par cette frénésie !

Peindre fait partie de ma vie
Et quand arrivera le moment
Où mon âme sera emportée par le vent
Essayant de rejoindre le paradis !

Ma présence ici-bas subsistera encore longtemps
Au travers de mes peintures dont mes descendants
Par soucis de vouloir me redonner vie
Feront dans l’avenir peut être des copies

texte de Colette Guinard

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Sep 26 2020

Mikael Daroca

Round de vie – Daroca Mikael

Mots     frelatés

La   com    fêlée

Les   mots   diseux

Les   sots   fielleux.

 

Chevelure   se    lâche

Fouette     le      visage

Les    tisons     signent

Les    feuilles    riment.

 

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Sep 26 2020

Jean-Marie Audrain

Dans le silence du coeur – Jean-Marie Audrain

Apprends-nous

A te chercher, Seigneur

Dans le silence du cœur

Remplis-nous

Tout entiers, oh ! Seigneur Dieu

Et nos  vies brûleront de ton feu.

 

Comme Moïse au désert

Quarante ans a marché

Nous venons t’écouter.

Comme Jésus au désert

Quarante jours a prié

Nous venons te parler.

 

Comme Samuel dans sa chambre

Trois fois fut appelé

Nous venons t’écouter.

Comme Elie sur son char

Au ciel fut emporté

Nous venons te parler.

 

Apprends-nous

A te chercher, Seigneur

Dans le silence du cœur

Remplis-nous

Tout entiers, oh ! Seigneur Dieu

Et nos vies brûleront de ton feu.

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Sep 26 2020

Contu Aurel

Gestes – Aurel Conțu

L’arbre s’accroche à ses branches sèches

et grince –

chant du cygne…

 

©

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Sep 25 2020

Delloly

…Songe d’une Nuit aux Tuileries – Delloly

01Il fait froid d’un Noroït cette nuit
Pourtant l’été tente de libérer l’ennui
De ces limbes parfois misérables
À me conter vaine tarentule de fables
D’une folle excuse à me tressauter
De gentes histoires à pavaner ;
Comme cette tendre promenade
D’une jolie femme aux Tuileries
Récitant d’un charme à ses amis
Son enfance malouine d’une ballade
Attirant promeneurs, rêveurs et curieux
Amoureux de Paris et du merveilleux.

02Etonnamment, figurant parmi Gent
Un coquin frisson me gagne d’une pente
Fixant son agate-regard d’un troublant
Comme le connaissant, m’appartenant ;
– Brune  aux yeux verts : merveille
Vous délivrant du noir sommeil
Faussement attaché à la nuit
Sûrement livré au Temps éconduit ;
– D’allure svelte, dansant avec grâce
De voix soprano chantant parnasse
Sous les olas de passants des Tuileries
Et vivas d’amis, sans doute, tous épris.

03Ô.. ce cœur s’emballant sur le Tempo
D’un silence ignorant la Gent et son bravo
Tel un écho, la Diva à chaque tour
De ses hanches m’invite à son jour ;
– Suis-je le seul à caresser ce ressenti ?
J’observe le regard de chacun au ralenti
N’y percevant que goût du beau plaisir
Leur rappelant quelque évasif souvenir
D’un instant de leur vie joyeuse
Oubliant l’autre parfois fort ténébreuse ;
Et me tangue l’envie Ô.. de l’embrasser
Avant que sa ronde ne fasse jaser.

04Sur le clapotis de la foule en transe,
De leur voix et mains en danse,
S’entend un chœur de musiciens ailés
Invitant quelques regards d’envolés ;
Pourtant : je ne quitte plus son miroir
Et murmures s’écoulent d’une onde d’un voir ;
Celui de Nous mirer tour à tour
Comme découvrant ce bel ajour
D’une passerelle où l’amour s’habille
De parfums et sons d’un goût de vanille ;
Ô.. je rougis de cet impromptu
Déclarant le sourire d’une brune de ce convenu.

05Il fait froid d’une bise cette nuit
Me retourne sans briser rêve d’un ennui ;
– Point, limbes ne le comprendraient ;
– Parjure serait libéré de ses allitérés ;
Ô.. je replonge recouvrant l’instant d’aubade
Toujours fasciné de ce refrain : ode
Me chavirant sous les regards complices
Des balladins m’observant avec caprices,
Quelque part que je ne sois pas qu’un mirage
Voire un songe leur reprochant l’hésitation sage
À danser auprès de “la brune aux yeux verts”
Diva des Tuileries adorant les trouvères.

06Ô.. d’un pas léger, Tous s’éclipsent
Sur pointe de pieds devinant ellipses
Nous offrant face-à-face frémissant
Attirant nos regards d’un  firmament
Glissant l’ivresse en ces limbes : suis-je réel
En ce rêve, ou ai-je séduit l’irréel ?
Ce visage d’une douceur que je caresse
Enivre mes yeux d’étoiles : délicatesse
D’une voute céleste dansée d’argus bleus
Oubliant la nuit et songes onduleux
D’un cours d’eau malouin papillé
Renversant l’émotion dorée d’un habillé.

 

 

07Ô.. que je ne m’éveille pas du songe
Cette nuit d’été où la Vie se prolonge
Dans l’espace du dansé de vos hanches
Décorant les Tuileries d’osées fragrances ;
– Voyez comme ce rêve ose se livrer
À votre souhait de rougir lèvres ;
-Voyez comme les papillons aiment lettrer
Les fleurs du jardin de leurs sèves ;
– Voyez comme je vous protège des nuages
Eclos cette nuit du vent des mirages
Où se perdent visages conçus
Au frôlé d’un corps d’entraperçus.

08Ô.. sur l’oreiller froissé, je me retourne
Brisant ce froid d’amertume qui me gagne
Recherchant ce parfum d’un jardin d’antan
Refusant à quitter cette danse du Temps
Ressourçant le vague-à-l’âme d’une Dame
Vous ressemblant jolie Paname
Reprenant cette danse aux Tuileries
Tournoyant nos désirs en valkyries ;
-Voyez comme je ne vous quitte plus
Prolongeant la balade d’impromptus
Se grisant de l’ineffable charme d’un Vous
M’amenant à Vous donner sensuels bisous.

09Doucement la nuit se rougeoie belle
De votre danse formant un carroussel
Où tel un Prince j’en deviens Ô.. l’invité
En ces verts jardins où se plait divinité
Attendant d’être délivrée de bronze-posture
D’une danse d’un osé d’aventure ;
– Respirez Dame en ces bras incertains
Luttant face au vent du songe, de tourmentins
Protégeant nos craintes de l’épuisement
D’une nuit parisienne d’un autrement
Offrant à nos cœurs gente élégance
De nos pas aux Tuileries de bleue fragrance.

10Au fil de la bleue nuit, danse ne cessa
Parcourant nos corps d’un Air de salsa
Comme pour Nous offrir parfums d’éteules
Près de l’Orangerie où grignotent écureuils
Nous déposant un tapis de souvenirs
Préparant la robe automnale des soupirs
Attirant grives et moineaux à la ripaille
Avant que “Meute”, de pigeons, les assaille
Perchée sur marbrées guettant occasion
À se présenter telle maîtresse de la collation ;
– Voyez comme Vous en riez à séduire ce Prince
De vos yeux même une nuit : Ô.. m’en pince.

11Fait-il nuit, fait-il jour ?…. qu’importe !
Près de “La Renommée” point de feuille morte,
Seul se balade cet indicible parfum
Sinuant mes limbes d’un songe en ce jardin
Murmurant mots nus Vous appartenant
En ces rêves interdits à conter délictueusement
À cette Gent Vous courtisant hormis ce Sire
Balladant refrain épousant ce sourire

Plaisant tant aux Tuileries et au songe
De la nuit d’été Nous couvrant d’un prolonge
De baisers à jalouser Dieux et Fées
Soupirant de ce mascaret de piaffés.

12Il fait jolie brise malouine ce matin
S’étirant épanoui de ce rêve satin
Où jamais ne vous ai délaissée
Où toujours m’avez séduit d’un balancé ;
– Certes, Votre Cour s’en est allée en méandres
D’un océan poussé d’un vent de sarabandes
Vous oubliant en la crique des sentiments
Où seul Vous ai recueillie de mille serments ;
– Chaque nuit, Nous nous retrouverons,

Nous échappant d’un songe en contrées lointaines
Aux Jardins, de Babylone à Lhassa : voyagerons
D’un dansé à baisers,  douces vies olympiennes.

Oli© Songe d’une Nuit aux Tuileries
©(P)-10/10/17 à Muse Ambre

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