Août 16 2018

Mamounette – Stéphanie Bisson

Mamounette

Quel âge as-tu Maman ?

Cela fait bien longtemps

Que je ne compte plus les ans

Car dans mon cœur d’enfant

Et pour la nuit des temps

Tu es et resteras ma petite Maman !

Sur toi le temps passe

Et ne laisse aucune trace…

Tous les jours égrenés à tes côtés

Me rappellent combien il faut aimer.

J’ai grandi, tu as certes vieilli

Et lorsque tu me souris

Je sais ce que ton cœur me dit

Nos regards complices

Se comprennent sans qu’un mot ne s’immisce…

Je suis devenue maman

Et toi super Mamie

Tous ses rires d’enfants

Remplissent d’amour notre vie

C’est grâce à toi que je m’accomplis

Et tous les jours je t’en remercie…

Pour ton anniversaire

J’ai une annonce à te faire

Je suis heureuse et fière

Que tu sois ma mère !

Et si parfois je préfère me taire

Aujourd’hui je ne peux pas le faire

En attendant de te voir pour te le dire

Je vais simplement te l’écrire

Je t’aime d’hier à demain en passant par aujourd’hui

Et ce, jusqu’à l’Infini…

.

© Stéphanie Bisson – 15/08/2018

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Août 16 2018

Ghjori – Nguyen Thi Hon

Un jour de joie
Ici ou là
C’est quand s’accordent
En même rythme
Deux âmes en or
Pour l’algorithme

.

©Nguyen Thi Hon – 16/08/2018

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Août 16 2018

Premières fleurs – Eric de La Brume

Illustration : Nath La Muse
Texte : Eric de La Muse
Le 16 août 2018

Janvier, l’hiver règne encore en maître,
et la nature est encore endormie.
Il n’est pas encore prêt de nous quitter.
Le grand sommeil n’a pas encore pris fin.

Pourtant, vers la mi-janvier,
alors que les jours s’allongent,
que le froid intense diminue,
des prémices de vie semblent apparaître.

Des petites clochettes blanches,
discrètement font leur apparition,
annonciatrices d’un réveil de la nature,
assez proche.

Première touche de couleur, 
dans ce monde engourdi,
encore en léthargie,
et endormi.

Elles s’amoncellent et s’étalent,
tapissent le vert du gazon,
à la fonte des neiges,
et présentent leurs petits calices.

Vers fin février-mars,
c’est le temps des crocus,
de couleurs plus variées, qui forment
de nos bordures un éventail de couleurs.

Enfin, le printemps est là,
la nature se réveille,
les rayons du soleil deviennent plus généreux, 
les premiers bourgeons apparaissent.

La vie reprend
et on entend le chant des oiseaux
emplir le ciel de leurs mélodies
faisant honneur aux premières fleurs.

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Août 16 2018

Lumière affectueuse- Fattoum Abidi

Lumière affectueuse

 

Lumière affectueuse

Peint de roses lumineuses,

L’obscurité crie lueur

La silhouette songe, allume la bougie bonheur.

 

L’âme brave ignore

Les gens amoureux des métaphores

Salées, insultant la noble gent humaine,

Ils croient qu’ils sont plus intelligents, ils se dévoilent.

 

Lumière affectueuse,

Réchauffe les âmes,

Poussées dans le gouffre

De l’oubli, elles brodent les lettres de la patience rebelle.

 

Certains gens ont vécu

Une existence perdue,

Dans l’errance de la vie

Ils jettent le sac de leurs maux sur les sages moineaux.

.

© Fattoum Abidi – 16.8.2018.

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Août 16 2018

Paramètres primaires – Contu Aurel

ce billet

c’est sans retour

pas d’arrêt,

valable seulement pour une course,

de ton choix,

sur qui tu dois le faire

une fois dans une vie,

tels que route vers la Mecque,

la destination, cependant, n’est pas trop claire,

ni durée du séjour,

sinon, tous les services hébergement sont inclus

„all inclusive”

dans le paquet de base…

.

©Contu

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Août 16 2018

…Oublié.. un peu …- Delloly

Vous m’avez oublié.. un peu
embarrassé de la Vie qui court
celle amenant soupirs et angoisses
celle qui Nous a vus naître
un jour un mois une année
du plaisir de metre au Monde
la vie la voir grandir et aimer
du plaisir de croire à l’espérance
que cette vie naissante ressemble
à vos rêves d’un Temps de légendes
apprises retenues déshabillées
de leurs déconvenues donnant l’espoir
du demain à votre mesure

Vous m’avez oublié.. un peu
…dois préciser qu’au sein de huit milliards
point de Temps Vous est attribué ou si peu
pour rire partager un Temps sans soupir
loin du quotidien opprimant désir ;
Ô.. comprends votre désarroi de l’instant
croyant pouvoir acter une pensée
au demain sans imaginer l’oubli
le monde fuit si vite de ses vices
que la fantaisie d’un moment de délasse
auprès d’êtres aimés devient puéril
face au « que deviendra-t-on demain« 
même si l’empreinte de cette angoisse
est irréelle à l’échelle humaine

Vous m’avez oublié.. un peu
Ô..le reconnais com’ ai pensé l’avoir acté ;
les jours passent comme les mois s’oublient
point ne Vous en veux ni reproche
juste un fait plus la vie s’allonge
plus les aimés s’oublient faute de temps
pourtant guère de temps d’un jour
nous n’avons eu plus que nos ancêtres ;
certes la télé les jeux vidéo les soldes
occupent notre vie à chacun parfois
et la semaine passant l’on oublie
même son cœur à défaut de respirer
faute au rêve n’apparaissant plus
faute au sommeil ne se reposant plus
faute à la vie nous privant des nôtres
aux moments où l’Adn crie famille

Ô.. ne Vous déplaise la vie s’oublie
plus la vie se rallonge plus le temps
Nous prive du temps de comprendre l’autre
ne reste que quelques contes et légendes
souvent énoncés amèrement devant stèle
à défaut de croire en ses paroles
juste par défaut et ignorance du temps
de l’oubli d’êtres pourtant aimés
de croyance qu’énoncer vèpres
donnera nuance à l’oubliance et pardon
d’avoir pensé qu’avec le temps
les erreurs s’oublieront comme le vent
comme la vie d’êtres ayant vécu
différemment de la sienne un jour
ce qui est un paradoxe étant humain
mais à force on oublie de l’être

Ô.. rassurez-vous… m’est arrivé d’oublier
jusques aux nouvelles de votre vie
la faute aux vents et marées peut-être
la faute de la vie et sa structure sans doute
Nous poussant à suivre une route différente
jusques à oublier le principe de la vie
que nous existons d’une chaîne d’Adn
qu’il ne faut pas briser du risque à disparaître
comme une histoire lue parcourue un jour
comme un paysage traversé lors d’un voyage
parfois ce côté humain semble s’être évaporé
ressemblons plutôt aux fourmis ignorant la voisine
le temps de parfaire son travail loin de belle vie ;
pourtant hormis la famille que reste-t-il
des images moirées de vies secrètes
de vies faussées Nous attachant à un fil d’ariane

Qu’attendons-nous l’espérance devrait être l’oriflamme de nos cœurs à tendre la main à l’Adn
celui que créateurs Nous ont offert de l’Amour ;
pour survivre commençons à ne pas oublier

 

 ©……oublié.. un peu…
© (P)-16/08/18 à YouC (libre) You50

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Août 16 2018

Aquarelle… – Jeanine Chatelain

( Sandrine Bodiguel Peintures )

Aquarelle.

Je rêve d’une mer bleue, et d’une aurore mauve,
Où chavirent les paupières dans un drapé de rose,
L’aquarelle de mon âme, à les teintes extatiques ,
Des bâtons de guimauve , de l’enfance féerique,

Des nuages se dessinent,couleur de pierres fines,
Des saphirs scintillants, dans une aube opaline ,
Près des rivages tendres, de ma mer intérieure ,
Je voyage dans le ciel, dans le bateau du coeur ,

Douce rêverie, la lumière tombe sur ma plage ,
Le soleil met de l’or, sur ma grève sans grillage,
Quand la terre s’achève dans l’eau existentielle ,

Je plonge mon esprit , dans les vagues éternelles,
Je me noie , dans les flots, de l’amour qui inonde,
Où les rêves sont miel, dans la douceur de l’onde .

©Jeanine Chatelain, le 16 août 2018.

 » Quand on applique l’esprit à une chose aussi simple et aussi innocente que de peindre une aquarelle, on oublie un peu de l’angoisse qui naît de notre appartenance à un monde devenu fou. »
Virage à 80 – Henry Miller

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Août 16 2018

Soleil ! Soleil ! Soleil ! – Ilef Smaoui

Je l’ai attendu, il s’est caché
Je suis allée dans le nuage le chercher
Et savoir pourquoi il est fâché
Pourquoi en été en août il nous a lâchés

 

Et j’ai crié : Ô mon soleil où es tu 
Ton absence me tue 
Viens s ‘il te plait ne sois pas têtu

Et il a répondu à mon cri
La mer le ciel la terre tous ils sourient
La toile naturelle s’colorie
Mon cœur joue son air sur sa batterie

Et j’ai dit soleil merci tu as tout embelli
De joie tu m’as emplie
Ta réponse m’a profondément ennoblie

Oui merci mon soleil tu as répondu à mon vœu
Tu as bronzé ma peau tu as doré mes cheveux
Toi aussi tu calmes tout atome d’sang nerveux
Ta présence je la veux mon cœur en est verveux

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Août 15 2018

Chevalier – Quidam

Le voyez-vous là ce servant, fier et bombé ?
Il s’immisce, il rit fort, son sourire est clinquant.
Il paye des coups parfois, se paye les têtes souvent,
C’est son moyen de paraître, séduire, exister.

Mais ne nous y méprenons pas, vous tomberez :
A la renverse, chères fines cuisses parfaitement soignées,
A genoux, devant autant de virilité,
Dans le panneau, quand il se sera soulagé,
Et des nues. Et dénuées de toute mémoire,
Goûterez pourtant à nouveau à ces déboires.

Moi, ce que j’aime, c’est pas vous.

.

©Quidam

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Août 15 2018

Les fibres de la tristesse – Fattoum Abidi

Les fibres de la tristesse

 

Les fibres de la tristesse

Tissent des mots de la détresse,

Les émotions font couler des

Pleurs en sang brûlant.

 

Les maux creusent

Comme un chalumeau,

Les nerfs crient :

Aïe ! Aïe ! Aïe !

 

La silhouette souffrante

Apparaît gémissante

Son corps est lourd,  il marche comme

S’il chausse des souliers en plomb.

 

Les fibres de  la tristesse

Brode sur le canevas du destin

Des sentences sort, l’oiseau sortant

Se  refuge dans l’espace de la paix.

 

Le hasard se moque de son copain

Le destin, le moulin

Plie le temps,

Ah ! La silhouette a peur de la tombe solitaire.

.

© Fattoum Abidi – 15.8.2018.

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Août 15 2018

mer jaune – Bizheng Gerber

mer jaune

passante de la pierre
qui obombre les heures mutinées 
méticuleusement la cendre s’enquiert 

l’hélianthème calligraphe 
l’encharme de l’inflexion chère 

le poème obsessif 
qui t’épeura jusques aux neiges funérales
te silhouette désormais 
dans tous ses chantournements du dicible 

sans offreuse les florilèges larment en ors taciturnes 

le mot inexplorable 
et la languissance des trouveurs 
élongent de silence
les lèvres des proues abyssales 

par maint brisant de foudre
s’inaccomplit l’été d’absence 

d’un sablon empreint de nos confiements
se recompose le fileyeur paternel de tes ailleurs 

oh ! siller
où blondoie la poudre accalmie 
de nos traverses fromentales

.

©Leukaima Poetik – 15/08/2018

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Août 15 2018

Le solitaire – Eric de La Brume

Eric de La Brume
Le 15 août 2018

C’est un solitaire,
partout où ses pas le conduisent,
il se retrouve seul,
ignoré de tous.

Son indépendance, il la chérissait,
ne voulait la partager avec personne,
ne dépendre de personne,
rester sans attaches.

Il lui fallait peu,
son ambition était sa liberté,
des moments de rencontres fortuites,
sans lendemain ni avenir.

Avec le temps qui passait,
il était devenu un solitaire,
comme beaucoup,
à notre époque le deviennent.

Les amours de passage,
se faisaient plus rare, au fur et à mesure
que le temps s’égrenait et que les rides,
commençaient à lui buriner le visage

Il était devenu solitaire,
aurait eu la chance de ne pas le devenir,
si son plaisir et sa liberté totale,
n’avaient pas été les buts premiers poursuivis.

Mais des solitaires, il en existe,
de toutes les sortes, parfois de nature,
pas toujours volontaires,
qu’on côtoie sans les voir.

 

Ils passent comme des ombres,
leurs dires s’effacent,
comme neige au soleil,
et l’aigreur s’installe.

Nous vivons dans un monde,
de plus en plus grouillant,
une foule de gens indifférents,
ignorant parfois leur voisinage
.
Longtemps, on y est indifférent,
tant que la santé nous tient compagnie,
mais au fil des ans, quand l’âge commence à peser,
on sait qu’on restera solitaire jusqu’au bout.

Parfois, ils marchent côte à côte,
poursuivent le même chemin
sans se voir, centrés sur eux-mêmes
ce sont des solitaires.

Quand la santé décline,
que les mouvements deviennent pénibles,
que le corps petit à petit
se transforme en cage.

Souvent alors, on regrette,
de ne pas avoir porté plus attention à l’autre,
de ne pas avoir plié parfois par amour,
de n’avoir jamais rien voulu partager.

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Août 15 2018

Marcuri – Nguyen Thi Hon

Dans une course folle
Un âne un peu pantois
Étalon son idole
Compéta en tournoi

Besogneux mais hargneux
Harnaché l’acharné
S’appliqua de son mieux
À singer l’imité

Il fit tant et si bien
Que candides ratons
Louèrent sa raison
Bravache de vaurien

Au pas au trot l’idiot
Satisfit ses ouailles
Mais au premier galop
S’ébaudit sur la paille
Un hi-han trahissant
Son orgueil ignorant

D’un ridicule échec
Sauvé par sa bafouille
Il retrouva bredouille
Sa place et son pain sec
Apprenant bienheureux
À s’accepter bien mieux

.

©Nguyen Thi Hon

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Août 15 2018

L’instinct – Brise Sauvage

Imagine un ruban de lait flottant,

défiant la nature, notre poids portant,
de nos pieds, vers l’horizon,
au dessus d’un gouffre démon.

Quand toute la logique du monde
le compterait pour ineptie                   
il te fait discerner dans le tournis,               
il t’inspire, démêle le maquis,
et sans loi, au rebut la raison.

Tenant de la nature ou humain?
hasard ou divine providence?
De là, j’entends les dévots revendiquer.
Non pitié, pour une fois, taisez-vous!

Serait-il la raison de l’inconscient?
Avant le dérapage, le dernier garde-fou?
Déchiffrer sa nature, le pourrait-on un jour,
de cet inconnu en qui on est souvent confiant?

Seule entorse au bon sens
qui mériterait tolérance.
Et qu’importe, à quel germe
la graine devrait son terme.

Bien que le rationnel, en juge suprême,
de lui reconnaître une légitimité se refuse,
je reste éternellement pantois  
devant le sublime de sa pertinence.

© Brise Sauvage
crédit image: Guilherme Stecanella

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Août 15 2018

 » le temps d’un nouveau jour » – Rodga Yann

    le temps d’un nouveau jour

                                                         est le temps d’une vie qui court

                                                       le chemin étroit de son parcours

                                                       est une lueur que laisse son humour

                                                       sa qualité est l’image de son amour

                                                     renversé par la peur de son doute

                                                     il recherche le temps d’une vie sur sa route

                                                       influencé par tout évènement qu’il redoute

                                                       sa réalité est une pensée qui le déroute

                                                      comment peut-il éviter tout ce qu’il écoute?

                                                     une peur s’empare alors de lui devant tout ce qui s’ecroule

 

                                                     voici alors l’espoir du temps d’un nouveau jour

                                                   le temps d’un nouveau jour

                                                   qui est le temps d’une vie qui court

                                                  une vallée, effleurée, arrosée d’une vie

                                                 fait renaitre l’espoir qu’il ya en lui

                                                 le désir d’un moment de ce que l’on reussit

                                                 ramène l’homme à tout croire aujourd’hui

                                                 et une paix s’installe face au sentiment d’un bruit

                                                 quand l’on trouve soudain la source d’un large puit

                                                  son breuvage arrose tout arbre qui donne des fruits

                                               et on réalise que nous sommes passés devant l’ombre de la nuit

                                                alors on se réjouit, du temps d’un nouveau jour

                                                qui n’est autre que le temps d’une vie qu’on parcourt

                                                                                                                                               by+2(p+r)=1

                                                                       

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Août 15 2018

Apocalypse Terre – Michel Pierron

                                     Nous verrons en ces proches horizons

                                    La vapeur chaude des clartés fécondes

                                     Une terre sèche brûlée au feu aquilon

D’un soleil de plomb incendiant le monde.

 

Maintes fois soufrées mortelles vapeurs

Par son infâme éther intensément respiré

Nous comprendrons ici-bas nos peurs

Devant l’extinction de l’espèce animée.

 

Nous saurons qu’une seconde glorieuse

Sous la fièvre de cet univers en furie

Sera vitale sensible et dangereuse

Dans l’obscurité des jours, l’ombre des nuits.

 

La colère des cieux versera purpurine

Sanglante riposte sur nos âmes agnostiques

Et la nature blessée jusqu’à sa racine

En douleur absorbera le poison chimique.

 

Une structure épuisée de ses richesses

Aridité et poussière sur un sol stérile

Nous subirons cette ultime détresse

D’une famine sur nos vies en périls.

 

Humain en son berceau existentiel

Son outrecuidance à sectionner le lien

De sa conscience à l’univers originel

Mais à la fin, il ne restera plus rien.

.

©Michel Pierron – 15/08/2018

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Août 15 2018

Delta… – Jeanine Chatelain

Delta.

Du glacier et de l’eau jaillissante de la source ,
Ô fleuve, du ruisseau jusqu’à l’embouchure,
Où tu viens étaler les boucles de ta chevelure,
Dans les méandres qui achèvent ta course ,

Des montagnes blanches ,aux rivages bleus ,
Tu livres ta bataille, aux éléments déchaînés,
Quand le mistral souffle , le long de la vallée ,
Les eaux se gonflent , sous le regard des cieux,

Ô Rhône, l’eau bouillonne des cascades franches ,
Entraîne notre regard captif à toi, indomptable ,
Passionnelle fulgurance, d’un courant redoutable,
Tu transportes la vérité et la cassure des branches,

Tu suis le cours de la vie ,sur le chemin du temps,
Sous un ciel azuré, où courent des chevaux blancs,
où les plumes des flamants, teintent l’aube de rose,
Ô delta, ma Camargue, dans tes bras enserrants ,

Le fleuve va à la mer, dispersant derrière les roseaux,
Où les étangs mélangent , le sel et les douces eaux,
Près des Saintes-Maries , où chantent des guitares ,
Aux gitanes résonances, dans la lumière d’or du soir.

©Jeanine Chatelain, le 15 août 2018.

« Âme éternellement renaissante, – Âme joyeuse et fière et vive – Qui hennis dans le bruit du Rhône et de son venti – Âme des bois pleine d’harmonie – Et des calanques pleines de soleil; – De la patrie âme pieuse – Je t’appelle! incarne-toi dans mes vers provençaux! »
Frédéric MistralCalendal (1867) de Frédéric Mistral

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Août 15 2018

Aurélie – Stéphanie Bisson

Aurélie

Quand j’ai posé ma valise ici

Tu es la première à m’avoir souri

L’amitié n’attend pas le nombre des années

Avec toi ça a tout de suite collé !

 

Un an après c’est toi qui partais

Et la vache qu’est-ce que tu me manquais

De pays lointains tu m’écrivais

Bulles éphémères qui m’égayaient !

 

Puis l’accident t’a ramenée à une cruelle réalité

Le temps, pour beaucoup, s’est comme figé

Depuis François, tu n’es plus tout à fait toi

Mais la vie doit reprendre ses droits

 

La vie ne t’épargne certes pas

Tu as vraiment un drôle de karma

Pourtant, tu ne baisses jamais les bras

Et pour tous, tu es toujours là…

 

Le sourire et l’optimisme sont tes armes

Pour ne pas verser de larmes

Lors de ce combat intérieur

Pour ne pas perdre la lueur

 

Les belles rencontres d’aujourd’hui

Comme tes plus vieux amis

Veulent te redonner l’envie

Tu es tellement belle quand tu ris !

 

Pour nous tous tu es une petite sœur

Tu as un si grand cœur, tu mérites le meilleur

La gentillesse s’est posée dans ton giron

Ton prénom en est la douce chanson

.

©Stéphanie Bisson – 15/08/2018

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Août 15 2018

Il n’y a plus d’enfants – Christian Satgé

Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’gamins, ni de mômes,
Faisant d’rien un royaume
Des plus ébouriffants,
Plus d’bourgeons ni d’p’tits bonhommes…
 
Où est la marmaill’ en cal’çon,
Insoucieux petiots, enfançons,
Petits bouts pas plus gros que pouce,
Fanfarons n’amassant pas mousse,
Sur qui on fit tant de chansons ?
Ces têtes blondes, brun’ ou rousses,
Tour à tour p’tits diables gaillards
Ou bien petits anges braillards, 
Moustiqu’ à la tendre frimousse  ?!
Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’marmousets, ni d’drôles
Se donnant le beau rôle
De héros triomphant
Promettant tout méchant aux geôles…
Où sont galapiats et mouflets,
Moutards et chasseurs à siffler,
Plus insolents que jeunes pages ?
Sont-ils désormais d’un autre âge
Comme le duel, le soufflet ?
Où sont minots pas toujours sages,
Lardons, garnements, rejetons,
Pichouns, loupiots ou marmitons
Tout en esbroufe et abattage ?
Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’polissons, ni d’chiares
Et qui caus’ et qui tcharent
En dormant, en bouffant,
Mais que jamais on ne rembarre…
 
 
Où sont passés les p’tits poulbots
Tout crottés mais qui portaient beau ? 
Les titis vauriens, les gavroches
Avec leurs casquet’, leurs galoches ?
Ils n’craignaient ni pleurs, ni bobos,
La tête plus dure que roche ;
Z’étaient de ces poulots, d’ces marmots
Séraphins qui s’envol’, d’un mot,
Dès qu’un perdreau perdu s’approche…
Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’morpions, ni de cancres
Dont les rêv’ jettent l’ancre
Sous un soleil chauffant
Des palmiers que le vent échancre…
 
Où sont fripons sautes-ruissseau
Plus benêts ou niais que sots ?
Ces chenapans qui se gobergent,
Chassant demain de leur gamberge ?
Jésus, lascars et jouvenceaux
Se mêlant au gibier d’auberge ?
Ces gommeux, vrais petits merdeux,
Jouaient les morveux comm’ pas deux ;
Oui, des chérubins de douz’ berges !
 
Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’galopins, ni d’mioches
Pour te faire les poches
Avec des yeux de faon
Qui, vite, éteignent tout reproche…
 
Où est l’sacripant, l’pierrot,
Le déluré godelureau ?
L’gosse morguant la jouvencelle,
L’goujat boutonneux qu’ell’ muselle ?
Où est l’mirliflore faraud,
Le dadais à grosses bretelles,
Le nigaud encore blanc-bec ?
 Et l’béjaune jouant au mec,
L’œil noir et la lippe cruelle ?
 
Il n’y a plus d’enfants,
Ni d’bambins, ni d’potaches,
Les doigts tout pleins de taches
Et l’pantalon bouffant,
Jouant, bravaches, les Apaches…
.
© Christian Satgé – Septembre 2011 (Photo J. Dosineau)

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Août 15 2018

Sages messages… – Ilef Smaoui

Il y a toujours un message
Sur le soleil sur les nuages
Sur la mer et sur ses plages
Sur les ailes du vent et l’oiseau qui voyage
Sur les arbres et ses feuillages
Sur les fleurs et ses arômes qui se dégagent

 

Le soleil crie non à la vanité
Dit qu’il scintille et garde l’simplicité
Le nuage crie oui à la propreté
Dit qu’apporter pluie est sa spécialité

La mer dit qu’il faut être fier
Autant on est profond autant on est clair
Marcher pieds nus sur ma plage est super
Toutes émotions se libèrent

Le vent crie non aux cages
Ne prenez pas mes bons oiseaux en otage
Ne commettez pas outrage
A ceux qui vous offrent amour et ramages

Cet arbre vert m’a inspiré ces vers
Il m’a dit qu’il faut éviter le piège de la colère
Il faut garder chaleur du cœur en été en hiver
Il ne faut pas être avec la vie sévère

Les fleurs murmurent et conseillent 
D’avoir l’comportement des abeilles 
Elles recueillent leurs nectars sans les jeter dans corbeille
On doit être avec nos aimés pareil

Quand on aime vraiment la nature
On reçoit des messages sans mesures
Messages qui nous sont une efficace pure cure
Messages qui nous irisent et apurent
Messages qui nous aident quand c’est trop dur
Messages qui rendent esprits plus mûrs

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