Mai 24 2018

Les nouveaux arrivants – Christian Satgé

 

Une perruche et un serin, un cardinal,
Oiseaux certes mais ne faisant pas très « local »,
Un jour, en nos ramées, avaient trouvé refuge
Après avoir fui la misère et les rets
De leurs tristes tropiques où le malheur déluge.
Ils avaient dû, émaciés, en peu d’arrêts,
Traverser un désert où règnent les rapaces
Et affronter la mer, ses périls, son espace,…

Ils étaient tous là et las, le regard perdu,
Claquant du bec, plumes abîmées, bien entendu.
Le linot n’avait, pour ces gueux, qu’indifférence ;
Le chardonneret en sa livrée, blâmant tout,
Méprisant le reste, les disait pestilence ;
Le pinson des haies craignait de ces risque-tout
L’assassinat et le vol : « Pensez donc, des bêtes
Qui crèvent la faim, c’est pire que Malebête ! »

Le rossignol voulut aider ces étrangers,
Il fut fort houspillé et non point louangé
Par la fauvette, le coucou, le rouge-gorge,…
Il n’y eut guère que le pic-vert qui, malgré
Tous, eut pitié leur offrant quelques grains d’orge
Et son amitié sans plus de simagrées.
Tant pis pour les perdrix qui encore commèrent
Ou ces bons perdreaux de l’année valant leurs mères…

À tous, notre toqueur, qui passe pour frappé,
Répond : « Ici-bas, le malheur n’est pas un crime
Pas plus que leur pauvreté ne va vous happer…
Mais vous pourriez être de ceux qu’on opprime ! »

 

© Christian Satgé – avril 2018

 

 

Petite fable affable

 

 

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/les-nouveaux-arrivants-cristian-satge/

Mai 24 2018

Si le bon réussit … – Ilef Smaoui

Le tonnerre sera sans vacarmes
Si on arrête de fabriquer les armes
Qui font couler les chaudes larmes
Pour que la paix vive sans alarmes

Pour que violette garde sa couleur parme

La mer sera sans algues sans vagues
Si les esprits sont sans humour sans blagues
Si les cœurs sont sans amour qui les drague
Si les idées sont rigides sans zigzags

Le temps sera sans heures
Si tous les êtres laissent le bonheur
Apaiser douleur et malheur
Iriser les sourires faire taire les pleurs

Les cercueils seront sans deuil
Si les humains sont sans dédain et sans orgueil
Laissant modestie franchir âmes de seuil en seuil
Pour respecter homme et écureuil
Pour qu’on vive ensemble tel la prunelle et l’œil

Le soleil sera sans chaleurs
Si les esprits ne valsent plus dans les couleurs
S’il n’y a plus d’cœurs antidouleur
S’il n’y a plus amour souffleur de vie sans pâleur

Le volcan sera sans feux
Si chacun fait ce qu’il peut
Pour que cruauté fasse ses adieux 
Et tout être avance vers le mieux 
Semant grains d’bonté mélodieux

Les fleurs seront sans odeurs
Si le bijou dans la poitrine n’bat plus avec ardeur
Pour épancher grande splendeur
Qui fleurit les esprits lourds les esprits boudeurs

 

© Ilef Smaoui – 24/05/2018

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/si-le-bon-reussit-ilef-smaoui/

Mai 24 2018

Cinq sens – Bert Yvan

Dans sa robe ambre aux belles paillettes,

Pétillante grâce dans ce corps élancé,

En fonction de l’habit peut être replète,

A la jambe fine, jolie et effilée.

Peut importe en fait, elle est désirée.

Ce n’est pas sa tenue que je veux conquérir,

Même si ses atours cherchent à m’enivrer,

Puisqu’elle m’éblouit par sa vue à chérir.

A l’oreille penchée sur ses lèvres tendues,

La bouche ouverte sur son désir brillant,

Attendant ma langue impatiente, imbue,

Qui apprécie l’envie à l’écho écumant.

Sur le pied de son pas harmonieux et discret,

Ses souliers de verre imitant Cendrillon,

Je guide sa danse aux rythmes de l’attrait,

Tintements délicats réitérant la passion.

L’odeur enivrante du parfum délicat,

Exhale l’espace d’une ambiance gaie.

Je hume l’effluve des onduleux éclats,

Le nez dans ses charmes tout prêt à m’exciter.

Dans sa robe ambre aux belles paillettes,

Pétillante grâce dans ce corps élancé,

En fonction de l’habit peut être replète,

A la jambe fine, jolie et effilée.

Peut importe en fait, elle est désirée.

Ce n’est pas sa tenue que je veux conquérir,

Même si ses atours cherchent à m’enivrer,

Puisqu’elle m’éblouit par sa vue à chérir.

A l’oreille penchée sur ses lèvres tendues,

La bouche ouverte sur son désir brillant,

Attendant ma langue impatiente, imbue,

Qui apprécie l’envie à l’écho écumant.

 

Sur le pied de son pas harmonieux et discret,

Ses souliers de verre imitant Cendrillon,

Je guide sa danse aux rythmes de l’attrait,

Tintements délicats réitérant la passion.

L’odeur enivrante du parfum délicat,

Exhale l’espace d’une ambiance gaie.

Je hume l’effluve des onduleux éclats,

Le nez dans ses charmes tout prêt à m’exciter.

Ma propre haleine des échanges sensuels,

Embaume mon être d’une douce chaleur.

L’âcreté m’étourdit en arôme idéel,

Découvrant au contact son exquise fraîcheur.

Lorsque je l’empoigne par ses cotés paillards,

La serre finement de ma main fébrile.

Elle nourrit l’envie de boire son nectar,

Qui touche ma lippe par l’entrée facile.

Ils coulent sur mes doigts, flots insaisissables,

Que je ne peux capter lorsqu’ils s’évaporent.

Une perte d’elle aussi regrettable,

Comme quitter le ciel juste après la mort.

Après cette lenteur que le temps mesure,

Son goût me pénètre au plus profond de moi.

La soif aussi amer que l’âpre luxure,

M’abreuve d’un plaisir qui me remplit de joie.

Je déglutis gourmand son liquide spumeux,

Léchant le bord du creux les dernières gouttes.

Je me laisse soûler par ce gel délicieux,

Qui fait parti de moi et broie tous mes doutes.

Le réfrigérateur n’est pas si éloigné.

Je m’approche de lui, je l’ouvre pervers.

Je regarde autour, la chercher, la trouver,

Décapsuler, goûter une autre bière…

 

© Bert Yvan – 24/05/2018

 

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/cinq-sens-bert-yvan/

Mai 24 2018

Le baiser de midi – Gaspard Dévoluy

Un jour mon astre soleil
pour qui la muette sirène
retentit son tout pareil
ne se couchera plus ;
Sous lui, pendant cent ans
j'attends patiemment.

Il m’étourdit et mon songe arrangé
de ta terre couleur de peau
flanquée de rais courbes et chauds
ne dormira plus ;
Qu’éclosent les persiennes
de mes yeux, infiniment.

Et la fleur de ton rêve agrandie,
par l’heure lente ou arrêtée
à la double aiguille de midi
de ce premier long baiser,
s’évapore sur nos lèvres
jusqu’à la sève, tendrement.

Enlacés, nous rêvons, debout en aimants,
sans ciel, ni sol, ni monde ;
Car le tocsin sourd sonne midi
à notre cœur soudé et guéri,
tant et tant battant
que s’égrènent les secondes,
doucement.

© Gaspard Dévoluy – 24/05/2018

 

© Gaspard Dévoluy - 24/05/2018

Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/le-baiser-de-midi-gaspard-devoluy/

Mai 24 2018

C’est la gadoue – Christian Satgé


Cycle toulousain
 

L’averse frappe comme le ciel cogne
Sur ce coin perdu de ma belle Gascogne,
Mon esprit erre de ses talus herbeux
À ses bois mouillés et ses buissons bourbeux.
Tu m’as laissé le cœur enlisé de glaise,
Dans cette gangue de fangue il fait malaise.

Mes idées sont arbres tors bottés de boue
Et mes pensées pierres crottées, debout.
Mes jours, longs, ne sont que brouillasse et brumasse ;
Mes nuits un cloaque aux heures limaces.
Ton départ donne un goût de vase aux cieux
Et fait bourbe des larmes de mes yeux.

Ma vie, chemin terreux, est dans l’ornière ;
Passé défoncé, avenir fondrière.
Tes mots boueux, tourbeux, y ont fait pleuvoir
De fermes adieux, des mots en rivoir
Dans l’orage de reproches et blessures,
Mille éclaboussures de cent salissures…

 

© Christian Satgé – octobre 2017

 

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/cest-la-gadoue-christian-satge/

Mai 24 2018

C’est pour quand ? – Fattoum Abidi

C’est pour quand ?

 

C’est pour quand je vois nos rêves se réaliser ?

C’est pour quand je vois les guerres se suicider ?

C’est pour quand je vois l’amour régner et la paix succéder ?

C’est pour quand je vois mes souhaits  se concrétiser ?

 

De mon vécu j’ai appris la patience c’est ma devise,

La tolérance a construit un nid dans mon âme,

Ma mémoire remplit ses étagères de mes maux de la vie,

Mais dans ma conviction pose l’espoir et ses maximes.

 

C’est pour quand ?

Les victimes de la terre auront gain de cause,

Les sans abris auront des domiciles fixes,

Les jeunes diplômés  auront un travail digne.

 

C’est pour quand ?

La famine prend congé de  la terre,

Les prisonniers de la liberté quittent vite,

 Les prisons qui sont arbitraires et injustes.

 

Pourquoi certaines grandes vedettes de la terre

Se suicident lorsqu’elles quittent

Le domaine de la lumière,

Pourquoi l’ingratitude loge souvent chez les êtres ?

 

Ma pensée pose tant de questions

Elle vit dans un monde incompris et indécis,

Souvent les gens sont négatifs

Peut-être parce que la colonisation leur a appris ceci ?

 

© Fattoum Abidi – 23.5.2018

 

Illustration sculpture  » Le Penseur de Rodin. »


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/cest-pour-quand-fattoum-abidi/

Mai 24 2018

…mon Ami, mon Frère – Delloly

*06/28

Francis mon ami, mon frère
vêtu de l’âme triste
de rue en rue j’erre
à la recherche d’un site
se déshabillant de souvenirs
plaisant au regard sans les soupirs

Francis mon frère, mon ami
la vie parisienne est triste
Toi qui l’adorait cette vie à Paris
il me semble que ce monde altruiste
s’est perdu cet hiver de son côté noble
qui chantait la Vie même à la Coupole

Des amis de Libération, ton « Journal »
d’un pas hésitant et d’un air cardinal
sont passés avec humilité  Nous voir
prouver leurs douces amitiés au soir
rappelant nos chers moments secrets
au Trot à Vincennes de rires partagés

L‘amour se dessine autour de Toi
de tes folies et des jours sans loi ;
plus les jours essaimés s’écoulent
plus les gens désarmés se dévoilent
comme l’impression d’être leur thérapeute
Ô.. soignant leurs amères larmes d’un tressaute

Étrange destin que de démasquer
l’angoisse de ses habits du lendemain
la privant des souvenirs d’un humain
pourtant écouté jusques à l’admirer ;
étrange refrain que l’honneur secret
se dévoilant du caché à la mort tel méfait

En tout lieu l’Amour s’habille de votre Air
Francis mon ami, mon Frère

 

 

 

Oli ©…mon Ami, mon Frère
© (P)-04-5/01/19XX à mon frère (libre) *Fra006
               du livre « …Itinéraire d’un Calvaire »

6ème Volet d’une suite de 28 (..Itinéraire d’un Calvaire) décrivant l’absence d’un frère, disparu tragiquement du 06déc au 26déc, seulement mis en Terre le 10jan, à travers mon regard et ceux de mes aimés (publication prochaine du livret)


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/mon-ami-mon-frere-delloly/

Mai 24 2018

Donne-moi la main – Eric de La Brume

Donne-moi ta main et viens avec moi
sur les chemins de l’amour.
Donne-moi ton cœur
et je t’offrirai le mien.

Donne-moi ton corps
et le mien sera tien.
Montrons-nous tels que nous sommes
sans gêne et dans notre plus simple attribut.

Dans un endroit discret,
de nos mains,
parcourons avec douceur
les méandres de nos formes.

Donne-moi ta main et viens avec moi,
et laisse toi sombrer avec moi,
dans les effluves de l’amour
et les délices du plaisir.

Offre-moi ta bouche
et laisse mes mains
caresser avec douceur
le galbe de tes reins.

Prête-moi tes seins
pour que je les palpe avec douceur
et m’y réfugie entre
comme un enfant confiant.

Viens avec moi et donne-moi ta main
et laisse-moi partager l’amour
que je veux te donner
avec effusion.

Laisse-moi te respirer,
sentir ton odeur et ton parfum
pour m’enivrer
et parcourir avec toi le pays de la tendresse.

Donne-moi ta main et viens avec moi.
Faisons battre nos cœurs à l’unisson
pour qu’ils n’en forment plus qu’un
et laisse toi emporter dans le tourbillon de l’amour.

Illustration : Nath La Muse
Texte : Eric de La Brume
Le 22 mai 2018

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/donne-moi-la-main-eric-de-la-brume/

Mai 23 2018

Fondant au pardon ! – Ilef Smaoui

Cœur n’est pas impassible
Ses larmes ne sont visibles
Que par les cœurs infaillibles
Cœur n’connait pas impossible
Désespoir lui est inaccessible
La rancune lui est inadmissible
Seul l’amour lui est compatible

 

Après tout poignard
Lancé par le hasard
Cœur reste pleurard
Puis il recueille le nectar
Qui allume ses phares
Qui accorde sa guitare
Qui arrête tout l’bazar
Et il rechante sans retard

Cœur n’est pas insensible
L’émotion y est fort attingible
La douleur y est corrigible
Dedans y a l’amour invincible
Dedans y a l’amour incessible
Qui chasse méchanceté nuisible
Et laisse son jardin beau paisible

©Ilef Slmaoui

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/fondant-au-pardon-ilef-smaoui/

Mai 23 2018

le silence et les mots – Laurent Vasicek

J’ai compris les silences et les mots absents

Chargés de revanches sur le temps et ses vagabondages

Tout parait plus clair dans la lumière tamisée

Quand rien n’est dit et tout est murmuré

 

Ces longs silences brisés seulement par une musique douce

L’absence éternelle et revancharde des mots

Et le cliquetis dans la porte qui ouvrent vers de grands placards

Remplis de photos et autres moments de hasard

 

Comme les mots qu’on utilise, appropriés ou pas …

Ces lointains souvenirs qu’on voudrait disséquer

Doux instant d’éternité

Mais les mots mentent parfois

Ne restituant qu’un bref élan

Alors qu’il s’agissait de bien plus

D’un amour vrai et sincère

D’une rose posée sur le temps

Préférant le silence et les mots absents

 

©Laurent Vacisek


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/le-silence-et-les-mots-laurent-vasicek/

Mai 23 2018

Un crime au poil – Marie Combernoux

UN CRIME « AU POIL »Résultat de recherche d'images pour "portrait de salvador dali"

Depuis des années que je vivais avec mon compagnon, je l’ai vu arborer plusieurs sortes de moustaches. 

Il y a eu d’abord la petite moustache discrète genre « dandy » , bien entretenue, lavée et parfumée tous les matins.

Il y a eu après la moustache à la « Brassens » broussaille fournie, qui bougeait dès qu’il prononçait une phrase, et l’on ne pouvait pas s’empêcher de suivre cette touffe de poils dès qu’elle se mettait en mouvement.

J’ai eu droit ensuite à la moustache des années 30 style  Salvador Dali , appelée aussi « en guidon de vélo » gominée tous les matins , raide et lisse, en forme de piques acérées tournées vers le haut.

Suivit la moustache épaisse et tournée cette fois-ci vers le bas, à la mode des Gaulois : c’était la période Astérix.

Je m’étais dégoûtée depuis longtemps de ses baisers piquants et répugnants qui retenaient les odeurs de cuisine. Mon homme était pourtant séduisant mais cette manie d’orner son visage de poils gâchait tout .

Je m’étais mis en colère plusieurs fois pour lui dire que je l’aimerais mieux s’il consentait à se raser.

Mais rien n’y faisait, c’était comme s’il voulait se cacher derrière cet artifice, ou cacher sa bouche. 

Alors, n’y tenant plus, me vint l’envie de le quitter d’une manière radicale…. Mais comment ? Nous nous étions aimés depuis tant d’années et nous avions vécu tellement d’événements heureux ….et aussi d’autres plus tristes , ensemble.

Une nuit que j’étais près de lui couchée et que je ne dormais pas, il s’était endormi et ronflait bruyamment, je voyais dans la pénombre sa moustache se soulever par saccades, au rythme de sa respiration.

Excédée de voir ses poils, cette barrière à nos baisers depuis longtemps, n’y tenant plus, je me levais doucement, pris son rasoir et décidais de le raser. Ce que je fit…sans qu’il se réveilla, à peine se tourna t’il sur le côté, sans cesser de ronfler. 

Mais je ne m’arrêtais pas là, prise soudain d’une furie homicide, je lui mis le rasoir sur le cou, et je l’égorgeais .

J’avais réglé son compte à sa moustache et à ses baisers indésirés. Notre amour était définitivement mort…

Les gendarmes m’arrêtèrent et je vis parmi eux, au moins trois hommes qui portaient la moustache . Et je me dis que ma phobie des poils allait continuer…en prison !

©Marie Combernoux


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/un-crime-au-poil-marie-combernoux/

Mai 23 2018

Je te suivrai au pas… – Nordine Chebbi

               …

 

Où que tu ailles

Où que tu sois

Aux Antilles, très loin là-bas

Derrière les horizons

Ou aux fins fonds des océans

Je te suivrai au pas

Là où tu iras.

 

Je partirai dès que tu me le diras

Je laisserai mon bonheur et mes joies

Je dirai adieu à la terre et à ses lois

Je jetterai mes habits de soie

Je laisserai tout derrière moi

Ma vraie vie, elle est auprès de toi.

 

Je traverserai bois et déserts

Je ferai le tour de la terre

Je me laisserai pousser des ailes sur le dos

Pour voltiger tout haut

Et suivre les traces de tes pas

Pour être toujours auprès de toi.

 

De jour comme de nuit

Dans le rêve ou dans la réalité

En temps de tumulte ou en temps de paix

Sous un ciel bleu ou un ciel gris

Ton image me poursuit

Comme l’ombre de mes pieds.

 

Nul ne me fera oublier

Mes jours heureux, mes folles nuits

Mes poèmes que je chantais

Sur des rythmes endiablés

Que j’écrivais par amour

Tout en pensant à toi

©Nordine Chebbi

.


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/je-te-suivrai-partout-nordine-chebbi/

Mai 23 2018

Volons vers nos destins – Philippe Correc

Laisse tes yeux
Se perdre
Dans les nuages.
Déforme
L’horizon
En forme
De poison.

Laisse ton esprit
Se diluer
Dans mes rêves.
Dessine
Ton futur
Affine
L’ouverture.

Laisse ton coeur
Te guider
Dans la vie.
Dévoile
Tes sentiments
Une toile
Hors du temps

Laisse ma main
Se poser
Dans la tienne.
Partons
Sur les chemins
Volons
Vers nos destins.`

 

©Philippe Correc

https://i1.wp.com/www.semflo.be/spipsecondaire/local/cache-vignettes/L240xH300/affiche_de_Folon_pour_Amnesty_International_1988-04e51.jpg?w=880

©Folon.

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/volons-vers-nos-destins-philippe-correc/

Mai 23 2018

…Vingt-huit jours – Delloly

*05/28

 

Vingt-Huit jours de solitude grise et détresse
vingt-huit jours vêtus simplement de l’angoisse
pourtant jamais je le sais Vous ne reviendrez
parmi Nous quoique en l’âme  le souhaiterais

Vingt-huit jours et toujours là-bas vous sommeillez
en blanche Demeure des oubliés du Cœur
parfumé du froid sans âme maîtrisant l’odeur ;
vivement le choix du jour où reposerez

Vingt-huit jours pâles de ces peintures livides
Ô.. décorant les visages de nos parents
d’ombres et lumières blanches d’amours vides
paraissant crevasses ayant plus de cent ans

Les oiseaux se cachent au Jardin Boucicaut
ni un chant ni un vol ne s’entend gentiment ;
Ô… je dois ressembler à l’épouvantail blanc
sur un banc sous neige et le froid sans un chapeau

Demain les jours de pleurs ne se compteront plus
comme les jours d’hier de ta fière présence
laissant place au matin à de l’indifférence
des folles larmes abandonnées  en tribus

 

Oli ©…Vingt-huit jours
© (P)-03/01/198X à mon frère (12p) *Fra005
               du livre « …Itinéraire d’un Calvaire »

5ème Volet d’une suite de 28 (..Itinéraire d’un Calvaire) décrivant l’absence d’un frère, disparu tragiquement du 06déc au 26déc, seulement mis en Terre le 10jan, à travers mon regard et ceux de mes aimés (publication prochaine du livret)

 

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/vingt-huit-jours-delloly/

Mai 23 2018

Au soir de ma rime… – Dominique Chiri

        Eloge de mon arbre

Que je croise chaque jour,

Que je regarde avec amour,

Que je respire, les yeux grands ouverts

Sur un passé révolu mais dont je suis si fière,

Témoignage d’un temps joyeux et heureux,

Avec et autour de Toi qui a rejoint les cieux.

 

© Dominique Chiri – 23/05/2018

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/au-soir-de-ma-rime-dominique-chiri/

Mai 23 2018

Chuchotement nocturne – Fattoum Abidi

Chuchotement nocturne

 

La nuitée raconte ses soucis,

La lune rêveuse embrasse le croissant inédit,

La confusion de la pensée humaine

Inquiète, son état devient perplexe.

 

Le cerveau  de la terre encaisse des maux arbitraires,

L’âme est envahie par les intruses bactéries,

Elle vomit, son flair baille la fatigue,

La détresse ronfle la malaise.

 

Les ombres  de la planète se croisent avec la lumière,

Leur mariage enfante une lueur tamisée,

Et là une lectrice  bouquine

Sous les ailes de la nuit, elle médite la beauté.

 

Entre les bras de l’obscurité soucis,

La fée  pose dans la prairie des songes inédits,

Elle narre à son oiseau l’épanouissement sage,

Dans une âme patiente mijote la marmite de l’art de vivre.

 

 

© Fattoum Abidi – 22.5.2018

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/chuchotement-nocturne-fattoum-abidi-2/

Mai 23 2018

Les deux lions – Christian Satgé

Petite fable affable


 

Un lion, souverain en sa savane
Envie au grand jour l’un de ses bons pairs
Qui toujours en majesté se pavane,
Prenant à tous les vents, par tous temps, des airs
Qu’on dit, à l’alentour, « de circonstance »,
Faisant, aussi, à tout venant, des mines
Sentant la sentence ou l’accointance
Qu’on vécut au palais ou en chaumine.
Ses peuples étaient en adoration,
Chantant haut sa puissance et sa gloire,
Louant son règne et sa modération.

Notre jaloux, l’esprit comme en bouilloire,
Décide d’imiter, idée d’animal,
Ce brave roi : il feint le saint, il mime
La grandeur, contrefait le libéral,
Joue le juste, en mots et pantomime,
Attendant des hymnes vantant son nom.
Hélas, trois fois hélas, chose pareille
N’advint point : il perd renom
Et autorité… Qu’ouït son oreille ?

On se gausse ?!… On le moque ?!… Par Dieu,
Il veut en avoir le cœur net. Sur l’heure.
Il va trouver son rival en lieu
Neutre et lui demande raison comme on pleure.
Et l’autre répond à l’ardélion :
« Parce que, mon ami, tu vagabondes :
Un lion qui copie un lion
Devient un singe* aux yeux du monde ! »

* D’après Victor Hugo.

 

© Christian Satgé – mai 2018

 

 

 

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/les-deux-lions-christian-satge/

Mai 23 2018

En souvenir – Eric de La Brume

Une rose écarlate, rien que pour toi,
que je pose au pied de ta la petite stèle
posée en souvenir
au fond de mon jardin.

Quand il m’arrive de passer devant elle,
je me rappelle de la vie
qui était en toi,
et du sourire que tu offrais aux autres

Chaque année, quand la reine des fleurs
nous ouvre ses corolles
et colore mon jardin,
je dépose l’une d’elles à tes pieds.

Le temps passe comme l’éclair,
l’âge qui nous surprend
nous rappelle que rien n’est éternel
et que toute vie est éphémère.

Cependant, tu restes gravée dans ma mémoire,
et quand il me vient de passer
devant cette petite stèle
qui souvent est délaissée, je me souviens.

En souvenir de toi, qui aimais tant la nature,
je dépose cette rose
pour te dire que tu resteras à jamais
gravée dans ma mémoire, grand-mère.

Illustration : Nath La Muse
Texte : Eric de La Brume
Le 22 mi 2018

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/en-souvenir-eric-de-la-brume/

Mai 23 2018

Le Train des Égarés – Karim Sidi Attallah

 

    Je suis un conducteur du temps. 

    Le temps qui coule à contre temps, entrainant les aiguilles de la montre à la verticale

du cadran.

   Je traine derrière moi les secondes, les minutes, les heures. Je traverse les siècles en rebroussant le chemin de l’histoire.

   Je m’arrête aux stations du paradoxe, pour embarquer des égarés. Je les entraine vers leurs futurs nostalgiques.

   Devant leurs yeux hagards et vides défile l’espace jusqu’ au bout de leurs destinations natales.

   Je voyage dans les solitudes amères et désabusées, heureuses de leurs multitudes.

  Mes égarés crient de joie leurs peines immenses. Mes secondes s’effilochent, mes heures se dispersent aux vents stridents des silences des solitudes.

   Dans mes wagons chimériques, mes passagers égarés reprennent les rails des rêves diurnes, filant à travers les étoiles. 

    Je conduis mon chargement d’âmes éperdues vers le tunnel de l’origine de la vie. L’obscurité les aveugles tel un firmament de déceptions. 

   Je file à travers le temps infini en quête d’un port d’attache où je noierai mes wagons dans les abysses du désir, entrainant les espérances évanouies…..       à suivre

 

©Karim Sidi Attallah – 23/05/2018

 


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/le-train-des-egares-karim-sidi-attallah/

Mai 23 2018

Repose En Paix Mère – Fouzia El Mellah

Tous les êtres et les choses naissent…tous petits et grandissent…Sauf la mort, elle naît énorme…Diminuant et le temps l’anéantit… Mais, l’impact est si difficile à supporter que certains fléchissent…Rares sont ceux,  longtemps après le coup, qui oublient et guérissent…

Même si j’ai beaucoup à écrire
Ma plume refuse de le faire
Même si j’ai beaucoup à dire
Ma bouche préfère se taire

Qu’elle fut triste et qu’elle fut amère
Cette nuit où tu as rendu l’âme, Mère
Où tous te pleuraient, moi, en colère
Contre ce maudit, terrible adversaire

Invisible, invincible et vite tel l’éclair
D’entre nos mains a pu te soustraire
Après réflexion, une déduction claire
Est venue pour m’apaiser et me taire

Dieu est souverain des cieux et terre
Seul décideur, et clément autoritaire
Auquel une âme ne doit que se plaire
A reprendre sa place, la plus salutaire

De la vie et la mort, aucune frontière
Un nuage noir, qui couvre la lumière
Tout est sombre, devant, et derrière
On part sans se retourner en arrière

Le matin en me levant, je me dépêche
Direct, vers ta demeure, encore fraîche
Comme si tu m’appelles, et m’allèches

Pour te dire bonjour et faire une prêche
Je demeurerai longtemps à ta recherche
Et te pleurerai, même à larmes sèches

©Fouzia El Mellah – 23/05/2018

   


Quelques utilisateurs qui ont aimé ce texte :

  • avatar
  • avatar
  • avatar

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/repose-en-paix-mere-fouzia-el-mellah/

Articles plus anciens «