Déc 08 2019

La peur ….- Khadija Elbahar (plume de marin)

La peur………..par Khadija Elbahar(plume de marin)

Je suis là ….approche…..
Je vais te chuchoter …..dans l’oreille…..
De notre histoire……je veux te parler…..
Depuis que ma mère ,t’ a ramené…….
À mon univers….pour vivre et coloniser……
Sans ma permission….. tu l’as fait…..
En profitant de la stupide maman……

Tu étais le vendaliste…..le commandant……
Minable … bêtiseur…..
Tu as passé le temps …..
Sur le lit de mes pensées…..
En dévorant mes moment ……
de joie et ma tranquilité……
Corbeau sans honte…..
Tu n’as pas filé…..
Loin de moi et laissé…..
Mon enfance en paix…..

Je savais que mes amants……
T’offreront sans arrêt…..
Des sacrifices de couleurs différentes……
Je me souviens des traits faciales…..
De cette pauvre femme…..
Que ces enfants passent au deuil…..
Avec toi salle peur…..
Quand -ils ont refusé tes ordres…..
À haute voix……
Sur la rue ….par une balle, ils étaient crevés…..
La balle du maître prédateur…..
Qui t’a ramené…..
Du pays lointain….

Cette femme….. À cause de toi saleté…..
Elle est vêtue d’une dureté ….
Devant ses calamités….
Elle a refusé d’être martyre…..
Pour celui qui ne mérite pas….
Pour ne pas laisser derrière elle …..
Des petits orphelins…..
Dans la rue sans pitié…..

Elle a montré l’indifférence…..
Devant les cadavres…..
Et la cicatrice dans ses entrailles…..
Mortelle lui déchire…
Elle a joué la comédie…..
Discrètement elle a essuyé ses larmes…..
Pour montrer l’indifférence…..
Comme touts ceux qui sont présents…..

Elle était forcée bassesse de nier…..
Devant les menaces de chaque nuit…..
Héros des sales intrigues….
Assassins des pauvres gens…..
Terroriste des habitants…..
De ces pays mécontents…..
Qui te tiennent comme refrain…..
De la chanson de leurs quotidien…..
Où les autres portent des masques lourds…..
Qui cicatricent leur visage et épuisants…..

La nuit se transforment en animaux ,Fous de rage…..
Finissant le combat….par ‘mordre’ l’un et l’autre …..
Tu leurs convaincs…. sale….. minable…..
D’exécuter les faibles en bas…..
Du classement selon le supérieur…..
Pour des années de corvée…..
À ces pauvres esclaves….
De toute nation Sud et Nord…..

Sans honte …sans sentir marre…..
C’est une époque incontable…..
Que je contrôle au fond de moi…..
Les mots en vague et le sourire…..
Je contrôle par minutie la petite parole ….je me soucis…..
Du stylo rouge qui vole…..
Tout le temps dans ma pensée…..
Qui trace la frontière à mes rêves…..
Des limites que je ne peux pas dépasser…..

.
Sale peur ….tu m’as transformée…..
En quelque chose de contradictoire…..
Sourire vermeille…..et yeux inondés…..
Capturée par des chaînes invisibles…..
Piqués par force dans mes idées…..
Jour après jour …..mes droits sont violés…..
En silence j’étais égorgée…..
Je ne crie pas…..je refuse pas…..
Je proteste pas…..j’ai accepté tes données……
Oui sale peur…….
Avec tout ce sombre ….j’ai pas osé…..
D’allumer une lampe…..
Pour ne pas tomber en marchant…..
Dans tes vulgaires faussés…..

J’étais seulement ….j’ai pas vécu…..
J’ai pas compté depuis quand…..
Que je suis entrain de surveiller…..
Mon futur et mon passé…..
Je t’ai hérité sale peur…..
Quand tu as colonisé, la mémoire de mes encétres…..
Ils ont oublié l’assassin de la tribue…..
Même ma mère …..dans ton université ….
Elle a appris de garder le silence…..
Même si elle reçoit les coups de fouets…..
En oubliant de réclamer…..
Que l’injustice est devenue une habitude…..
Une loi qu ‘on doit admettre à vie……

Oui sale peur …..
J’ai vu ma mère …..entrain d’étouffer، au fond d’elle ses cris……
Ses soupirs qui habillent ses yeux….
L’orsqu’elle oublie parfois de les capturer…….
Oui sale peur …..tu couvres le ciel….
Tu forces les embrillons qui se terrent…..
Même dans les ventres de leurs mère……

À suivre ……par Khadija Elbahar
Le 07/12/2019
Les droits sont réservés.

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/la-peur-khadija-elbahar-plume-de-marin/

Déc 08 2019

Les mots-Fouzia El Mellah

Les mots se bousculent
L’un après l’autre
Chacun désire montrer
Sa beauté magique
Et prendre place
Sur mon papier
Dans une harmonie
Orchestrale dansante
Sans demander mon avis
Une série de bougies
S’allument éclairant
Les cellules de mes pensées
Et déversant le flot
De la cire chaude
Sur mes idées bouillonnantes
Dans l’espace de mon esprit
Le parfum des mots
Embaumant mon cœur
Ces mots significatifs
Connus juste par le papier
Rongent mes doigts
Tantôt joyeux
Tantôt souffrants
Fleurissant le désert
Rimant majestueusement
Dans un véritable paradis

Fouzia El Mellah

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/les-mots-fouzia-el-mellah/

Déc 08 2019

…Jardin au Jasmin – Delloly

Y-passage grasses-3b

Dix jours que vous avez, lasse, quitté
Le Jardin du Rêve et son pinceauté
De formes soufflées et couleurs osées
Reflétant douces émotions posées.

Monde de la peinture “d’oses” pleure
De l’ivresse perdue, négligeant l’heure,
De leur Muse oubliée, s’étant enfuie
Du Jardin au Jasmin taisant l’ennui.

Œuvres d’un Temps rose Vous ont connue,
Sous leurs traits tirés sur toile élue
De quelque artiste ayant ce touché
Effleurant l’éclat d’un bel ébauché.

Demain sombre, certes, me quittera,
Comme de ce parfum d’un évanoui
Me laissant belle ombre de Votre Aura
Dessinant le songe d’un monde enfoui.

Souvenons-nous de l’Art séduisant l’air
Que nous prenions d’un rire sur Twitter
Délaissant l’ombre jusques  aux méandres,
Esquissant de mots un Jardin, de l’Ambre.

 

Oli ©La Salle du Rêve
© (P)-10/05/16 …(10) *Kar06

 

3+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/jardin-au-jasmin-delloly/

Déc 08 2019

La pyramide tronquée-Brahim Boumedien

Elle peut être égyptienne

Comme celle de Khephren

Elle peut être parisienne

Comme celle du Louvre

 

Elle peut être construite

Comme celle de Khéops

Elle peut être écrite

Comme celle de Maslow.

 

Elle peut être entière

Comme celle de Gysée,

Avoir une allure fière

Ou être déguisée.

 

Maslow s’est-il trompé

Car même dans les besoins,

Les damnés sont stoppés,

Beaucoup ne vont pas loin.

 

Heureux ceux d’occident

Qui arrivent au sommet,

Les autres, pour le moment,

Sont parqués au premier.

 

Des cinq paliers prescrits,

Ils campent au deuxième,

Les autres sont interdits

Qu’on s’en lasse ou qu’on aime !

 

Manger et s’abriter

Comme éternel souci

Malgré l’absurdité

De raisonner ainsi…

B.Boumedien le 23.12. 2012

 

 

 

 

2+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/la-pyramide-tronquee-brahim-boumedien-2/

Déc 08 2019

Que me reste-t-il ? – Christian Satgé

Oc, que me reste-t-il de tous mes temps passés,
De l’époque où mon nom résonnait d’espérances
Lorsque j’aimais la tempête sans me lasser,
Et que la pluie et les éclairs me donnaient ma chance ?
Maintenant que je fuis les ouragans
Même les zéphyrs me paraissent vaguants…
Mes beaux jours, hélas, s’en sont allés trop vite
Oubliant que Thanatos m’a fait invite.
Que me reste-t-il de ceux qui sont partis
Amis jamais revenus de leurs aventures,
Ceux avec qui j’ai vécu sans contre-partie
Une bout de vie, ceux que j’ai dans ma roture
Moins connus mais des traces ont laissé
En ma mémoire aujourd’hui harassée,
Et tous ceux emportant dans leurs anathèmes,
Avec eux, une partie de moi même.
© Christian Satgé – octobre 2019
3+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/que-me-reste-t-il-christian-satge/

Déc 08 2019

ELLE, un hommage à la femme. Edgard Jocelyn Amvame

Elle pousse un cri
Que personne n’entend.
Et quand Elle rit,
Bien sûr qu’Elle ment.

Elle à qui la vie
N’a su rien offrir. 
Elle dont les envies
La font tant souffrir.

Tous ses désirs inaccessibles
Que son cœur renfermait,
Dont la voix à peine audible
À ce monde la fermait.

Se créant une vie utopique
Loin des siens dans le noir.
Cette réalité au cadre idyllique
Était devenue son exutoire,

Pour fuir les maux
Enfantés par la peine,
Du fait des mots
Prononcés avec haine.

Elle, est une mère incomprise.
Elle, est une femme forte.
Elle, est une ado en crise.
Elle, est déjà morte.

Mortes parce que seules
À porter en elles cette douleur.
Car quoiqu’elles le veulent,
Qui voudrait bien entendre leurs peurs ?

Elle, est une voisine.
Elle, est une sœur.
Elle, est une coquine.
Elle, fait des erreurs.

Mais qui d’entre nous
N’en a jamais commis ?
Et qui d’entre vous,
Parmi ses nombreux amis,

Pourrait le lui reprocher ?

Car nous n’avons pour sur,
À tous les coups su voir chez
Elle, la douleur et les blessures.

Alors j’exprime mon repentir,
Et avec ma plume je veux écrire,
Ce que je n’ai pas su te dire,
Car incapable de te le traduire.

Elle, tu n’es pas seule
Dans cette solitude qui t’ étreint.
Elle, crois-moi, ils veulent
Prendre avec toi ce train

Vers cette destination isolée,
Aux confins de ton être
Où tu te caches, esseulée,
Dans ce vide qui est ton maître.

Elle, que tu es belle !
Transcendant les critères de beauté,
Que les Hommes sans cervelle
Ont inventé pour t’ôter

Assurance et confiance en soi.
Ils emprisonnent la perfection,
Dans des habits de soie
Oubliant qu’en chaque imperfection,

Existe une perfection que l’Homme
Ignore, limité par les codes,
Qu’il demain d’un trait gomme,
Pour instaurer une nouvelle mode.

Je veux que tu saches,
Qu’il y aura toujours
Un, parmi tes proches
Qui dans les sombres jours,

Saura te tendre la main,
Saura prendre soin
De toi même les matins,
Où tu n’en auras pas besoin.

Elle, je ne saurais finir,
Sans te dire: libère le pardon.
En le faisant je t’assure,
C’est toi que tu libères de prison.

Elle, rêve !
Elle, vit !
Elle ne t’énerve
Plus, mais rit.

2+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/__trashed-9/

Déc 08 2019

La Matrice de la lumière – Fattoum Abidi

La matrice de la  lumière

Enfante un frisson d’amour,

La vibration vole, traverse, sème

Le bonheur,  mets-toi debout cœur d’honneur.

 

La matrice de la  lumière

Froisse les pleurs des maux,

Oublie les tristes mots,

Avale le silence saignant.

 

La mort emporte les rebelles,

Étrangle la voix de la justice,

Le corps du néant

Colonise la liberté des gens.

 

Un bouquet de lumière

Sa silhouette fait un effort

Panse ses plaies douloureuses,

Réfute la souffrance intruse.

 

© Fattoum Abidi

7.12.2019.

5+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/la-matrice-de-la-lumiere-fattoum-abidi/

Déc 08 2019

Quitter la vie Daroca Mikael

Filigrane     d  ‘  adieu

Auroélaire     chanson

Tournée    de    pensées

Instant      de       départ.

 

Passage     d   ‘  extrême

Songes       de      statues

La     nuit     des     eaux

Ténèbres    des    renvois.

 

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/quitter-la-vie-daroca-mikael/

Déc 07 2019

… Mots de Cinq Heures – Delloly

Ô.. mon Père, il est cinq heures, j’obtempère
à Vous parler sans voix de ce qui m’indiffère ;
-m’entendez-vous de ce Monde où se plait Hadès
-me voyez-vous de ce regard manquant de mots
depuis lustres de présences abandonnées
aux rêves seuls maîtres gardiens de nos mots

Ô.. mon Père, il est cinq heures, j’obtempère
à Vous courtiser jusques au bout de ma Terre
une Terre où parfois ne se plait le mot aimer
une Terre où certains ne cessent de pleurer 
une Terre où le désert ensable pensées,
fond d’un puits de troubles, d’un jamais partagées

Ô.. mon Père, il est six heures, la fenêtre
reste close, je reprends de mots cette lettre
sur ce fauteuil usé de par le Temps passé
à Vous revoir penser fond du matelassé
dévorer des noix comme pour taire l’angoisse
cette Dame indécente de son air qui froisse

Ô.. mon Père, il est sept heures, Vous revois
toujours assis à parcourir revues, livres
de vos limbes intelligents, de jolie voix
commentant ou pas selon ce besoin de vivre
d’autant depuis vile mort lente d’un enfant
taisant chagrin s’enfouir sous sable lancinant

Ô.. mon Père, il est huit heures, la misère
du ciel gris est triste en la ville lumière
d’une courte halte : besoin de renaissance
de cette liqueur de Vous s’écoulant d’essence
comme rappelant l’existence sans remords
donnant raison à colorier les désaccords

..

Oli©…Mots de Cinq Heures…
©(P)– 06/06/13….(12)à mon Créateur

du livre « …Ivresse

7+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/mots-de-cinq-heures-delloly/

Déc 07 2019

Le pauvre et le riche-Brahim Boumedien

        Il y a des choses qui ne peuvent laisser indifférent : allongé devant le seuil d’un commerce fermé, dans cette ville du littoral algérien, jadis belle et coquette, un être humain qui n’a plus rien d’humain, les yeux hagards enfoncés dans leur orbite, la tignasse poussiéreuse, touffue et en désordre, le visage émacié, ravagé par les péripéties d’une vie impitoyable, la barbe hirsute, les vêtements en lambeaux, l’hygiène douteuse, faisant penser plus, à l’homme des cavernes, qu’à un citoyen du monde, vivant au vingt-et-unième siècle, se tord de faim, suppliant d’un râle caverneux, les passants de lui donner à manger.

 

         Le moment d’étonnement et d’effarement passé, je lui donnai une pièce de monnaie et continuai à marcher, triste, secoué, déboussolé.

Ce que je venais de voir me rappela un spectacle qui m’avait profondément choqué il y a quelques années : celui d’un SDF, aperçu dans la capitale portugaise, Lisbonne, cherchant sa nourriture dans une poubelle et mordant dans un morceau de pain qu’il venait d’y dénicher. L’image m’avait sidéré, parce qu’en ce temps-là, dans mon pays, cela ne se faisait pas, cela n’existait pas, cela ne s’imaginait pas !

 

          Parmi les souvenirs qui s’entrechoquaient dans ma tête, le récit fait par « Almanfalouthi », cet immense auteur, qui, selon ses propres dires, va au théâtre, non pas pour regarder ce qui se passe sur les planches, mais dans le but d’être « un spectateur ayant pour spectacle, les spectateurs eux-mêmes ! » me vint à l’esprit : il raconte, qu’un jour, alors qu’il se dirigeait vers la demeure d’un riche dignitaire, dans le cadre d’une visite, il rencontra en chemin, un pauvre, la main posée sur son ventre, comme s’il souffrait. A la question :”qu’as-tu ?” Il répondit qu’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Il lui fit l’aumône de sorte qu’il puisse se mettre quelque chose sous la dent, puis continua sa route en direction du domicile de son ami aisé.

        Arrivé devant l’imposante construction, il fut introduit chez l’ami qu’il était venu voir. Il fut surpris de le trouver la main posée sur le ventre et gémissant. A la question de savoir de quoi il souffrait, on lui répondit : « il a eu une indigestion pour avoir trop mangé. »

 

         « Almanfalouthi » eut cette réflexion : « étonné, je ne pus m’empêcher de penser : pourtant, il aurait suffi que le riche donne au pauvre ce qu’il a mangé en surplus, pour qu’aucun des deux ne se plaigne ni de famine pour l’un, ni d’indigestion pour l’autre. »


B. Boumedien 08/10/2012

 

2+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/le-pauvre-et-le-riche-brahim-boumedien-2/

Déc 07 2019

Vertige amour – Banshee

Madame,

 

Le livre ouvert sous tes yeux clos

En mille langages divers

Les formes dégradées contradictoires de l’être et de l’avoir

Seule la terre qui déborde

Défait les orages sans contraintes

Sur les vitres luisantes

Des reflets tes formes

Nue à travers les glaces

Comme un chant au grand espoir.

Il y a rouge aussi

Vertige amour.

 

Bien à vous,

 

©Banshee

 

1+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/vertige-amour-banshee/

Déc 07 2019

S ‘ immerger – Daroca Mikael

La    terreur     s  ‘  empare

De      toute       expression

Les      yeux     se      gèlent

Face       à      ce       regard .

 

La    menace     d  ‘  horreur

Être      seul       en      ville

Du        nuage      invisible

S  ‘  élève      la      passion .

 

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/s-immerge-r-daroca-mikael/

Déc 07 2019

Buvez de son nectar avant qu’il ne soit tard -Ilef Smaoui

Buvez d’son nectar avant qu’il ne soit tard

La vie est musique, il faut l’entendre
La vie est tragique, il faut s’y attendre
La vie est un bonheur, il faut l’prendre
La vie est une question, il faut lui répondre
La vie s’arrête un jour, il faut l’comprendre
La vie est un poème, il faut l’apprendre
La vie est l’amour, il faut le répandre

La vie peut t’émerveiller
La vie peut t’endeuiller

La vie est belle, il faut en profiter
La vie est un hymne, il faut l’chanter
La vie est courte, il faut la déguster
La vie est cruelle, il faut la supporter
La vie est un combat, il faut lutter
La vie est un rêve, faut en faire réalité
La vie est l’amour, il faut le diamanter

La vie peut te réveiller
La vie peut te sommeiller

La vie est une équation, faut la résoudre
La vie est une petite plaie, il faut la coudre
La vie est injuste, il faut prier et absoudre
La vie est une danse, faut être vif comme la poudre
La vie est pleurs de douleurs, il faut les moudre
La vie est là, il faut en avoir l’coup d’foudre
La vie est l’amour, haine il faut la dissoudre

La vie peut te surveiller
La vie peut te conseiller

La vie est diverse, il faut s’y adapter
La vie est amère, il faut l’accepter
La vie est sucrée, il faut se délecter
La vie est un moment, il faut l’capter
La vie est à sens unique, il faut l’acter
La vie a une durée, il faut l’exalter
La vie est l’amour, il faut l’augmenter

La vie peut t’ensoleiller
La vie peut te verrouiller

2+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/buvez-de-son-nectar-avant-quil-ne-soit-tard-ilef-smaoui/

Déc 07 2019

Piège de neige – Christian Satgé

Une pluie de cils blancs tombe en rideau
À la fenêtre, flocons flottants dans l’air
Hésitant à se poser, divin cadeau
D’un hiver tard venu qui se veut disert
Tels ceux d’antan, à l’immaculé fardeau.

Cette poussière virginale coud
De fils blancs un décor qu’elle ensevelit
Sous un silence poudroyant, beaucoup
Plus lourd qu’un linceul sur le grand lit
De nos jours à qui elle donne un autre coût.

Loin de ces liliales frondaisons,
Aux contours épaissis et presque indistincts,
Des franges de glaces pendent aux maisons.
Au gré d’un miroir d’eau éteint, sans tain,
Les roseaux figés se givrant à déraison.

Les buissons, il y a peu saupoudrés,
Sont désormais noyés comme les chemins
Qu’on ne devine même plus, encombrés,
Attendant comme nous qu’il soit demain
Dans la solitude où le temps a sombré…

Le ciel opalin devenu lointain
A tissé les dentelles alambiquées
Aux branches alourdies des arbres éteints.
Mais ce spectacle n’a pas fait abdiquer
La joie… d’être bloqués depuis ce matin.

© Christian Satgé – octobre 2019

6+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/piege-de-neige-christian-satge/

Déc 06 2019

Voyage de noces – Raymond Delattre

Nous partirons très loin en des lieux sans touristes
Nous nous arrêterons seulement dans des villes aux noms difficilement prononçables et jamais entendus
Je te contemplerai souriante et calme sur le quai de la gare avec une petite valise bleue à la main
Passé un certain cap les moyens de transport deviendront quelque peu archaïques
L’omnibus transportant plus de bétail que de gens se signalera par des haltes prolongées
Nous devrons traverser quelques déserts locaux à dos de dromadaire : des régions sur la route de la soie mais sans le moindre intérêt historique
Nous ne comprendrons pas un mot aux parlers locaux et nous ne serons même pas sûrs de nous repérer correctement sur la carte
Tu laisseras pousser tes cheveux fort longs et je les ornerai de fleurs aux parfums délicieux
Nous coucherons dans des hôtels où on ne parle pas l’anglais ou, à défaut, chez l’habitant
Nous aurons coutume de nous attarder toute la matinée au lit car le plus important n’est-il pas de mieux se connaître ?
Car tu es pour moi le but de ce voyage et le seul paysage vraiment intéressant
Je t’appartiendrai de tout mon être et te séduirai par la poésie de mon amour
En te serrant contre moi, j’aurai le sentiment de naître une seconde fois comme à l’émergence d’un monde nouveau
Peut-être serons-nous partis pour ne plus revenir
Peut-être nous établirons-nous quelque part en un pays singulier où notre existence sera fondée sur notre amour
Et nous serons heureux

Raymond Delattre

(Été 2000)

2+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/voyage-de-noces-raymond-delattre/

Déc 06 2019

…Mots en Berne – Delloly

 

Série décembre

♥ Mots en berne 2019 (A) 
Te rappelles-tu -2016  (B)
Dix Janvier -2015  (c)
Comme désordonnées -2014  (D)
Orage sans un mot -2008..  (E)
  Vent mauvais -2005(F)
Paris en Demeure -2002 (G)
Un Six décembre -2000 (H)
Les Feuilles tombées -1994 (I)
Paris, blanche de Vous -1988 (J)
Long d’un Soir -1984 (K)
Soir de Décembre -1985 (L)

(****à paraître)

Décembre vêtu de l’hiver bien avant l’heure
chagrine les feuilles ambrées de leurs odeurs
ce Six Décembre rappelant votre misère
d’un Temps Parisien Vous demandant militaire
au Pays ombré d’atrocités d’une guerre
contées de mots tus sur vos pas en cette Terre
jusques à Vous blesser  Ô l’Amour à se taire
de ne peiner le joli coeur de gente Mère

Passées ces années à Vous conter mots en berne
décrivant cette Terre d’un Coeur en lanterne
temps en temps du Monde de votre connaissance
d’autres parfois d’instants inconnus de l’absence,
l’absence étant du monde ne Vous connaissant
puisque six pieds sous Terre Êtes méconnaissant
habillé d’une pierre tombale ignorante
des passages de Gent en “étoile filante”

Décembre vêtu de l’hiver bien avant l’heure
invite à se protéger du marasme et heurt
traînant tel un virus aimant cette Demeure
abimée d’un Monde Politique de peurs
comme craignant que l’on sacrifie leur bonheur
à paraître de décisions, l’instituteur
de vies iniques satisfaisant leur carrière
oubliant ce Temps où fréquentaient la Terre 

Passées ces années à désirer la présence
des souvenirs communs ayant eu la jouissance
de Nous connaître les Trois frères de l’envie
de vivre et croire à la Vie loin de l’ordalie ;
un besoin telle Frida, bonheur du grand Jacques,
embellissant limbes luttant face aux opaques
intrigues de la Vie qui passe et se déshabille,
délivrant ce “Manque”, ravivant ce qui brille !

..

Oli©…Mots en berne..
©(P)- 06/12/19 ..(12).. à Francis Jr, mon frère 

du livre « …Itinéraire d’un Calvaire” Série Epilogue

8+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/mots-en-berne-delloly/

Déc 06 2019

Hadjout salue le Maître-Brahim Boumedien

Il est parti le Maître

Je l’ai appris ce soir

Il fallait le connaître

Ce géant du savoir

 

La craie dans chaque main

Il traçait au tableau

Un parfait corps humain

Et ses organes vitaux

 

Les apprenants conquis

Par sa compétence

Ont largement acquis

Toutes les connaissances

 

Hamid était l’exemple

Pétri de qualités

Il avait un coeur ample

Beaucoup de subtilité

 

Il était alité

Lors de ma visite

Et quand je l’ai quitté

J’étais plutôt triste

 

Je le suis plus encore

Car ce soir j’ai appris

Que le vilain sort

L’a arraché, l’a pris

 

Hadjout te salue, Maître

Tu as fait ton devoir

Sur la ville qui t’a vu naître

La pluie est fine ce soir.

 

 

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/hadjout-salue-le-maitre-brahim-boumedien-2/

Déc 06 2019

Sur les ailes des pigeons- Fattoum Abidi

Sur les ailes des pigeons

Sur les ailes des pigeons volent mes rêves de tous les temps.

Le ciel couve une brise matinale sensationnelle. Je me réjouis de la beauté de la prairie. Les arbres se réchauffent de leurs  branches affectueuses. Il fait un froid de Canard. Les passagers  respirent l’odeur des belles roses  rafraîchissantes. Je lis un livre des lettres classiques. Mes yeux dévorent sans modération les lignes qui  défilent. Dans ma mémoire amoureuse  des arts  se stationnent des mots captivants et des sentences exquises.

Une colombe vient se poser sur ma tête songeuse. Mon âme sourit de joie. Car l’oiseau ressent une sécurité divine. Et il me la passe tacitement.

Mon banc sur lequel sont assises mes trames  me transmet un froid glacial. Je sursaute, me mets debout, je lis en traversant les champs de blé. Dont les épis me caressent les membres passants.

Je vois serpenter un corps vivant entre les bras des allées.  Mes yeux ont peur, font signe à mon corps de s’éloigner de  plusieurs pas. Un peu bouleversée par mon intuition mes lèvres se plissent,  chantent  un sonnet apaisant.

Un chat miaule, un chien  aboie derrière cette petite bête Traversant les champs.

Ils veulent chasser la peur qui s’installe dans leurs tripes. Mes compagnons sauvages marchent  à mes côtés frileux.

Soudain un petit oiseau tombe de son nid, le chat court vers cette magique créature, le chien suit les pas fugitifs du  chat chasseur. J’ai mis toutes mes forces à courir afin d’empêcher le chat d’attraper le chétif oiseau naissant.

Mes  pas ont emprunté des ailes magiques des pigeons baladeurs et hop ! J’arrive à sauver l’oiseau. Je glisse à cause de la boue, je tombe et je m’évanouis suite  à un malaise. Je me réveille plus tard. Je me demande  si l’oiseau est arrivé à s’enfuir du danger du chat guettant ?

Mon âme persiste triste. Quel miracle l’oiseau se pose sur mon épaule droite. Mon vœu s’exhausse.

© Fattoum Abidi

6.12.2019.

5+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/sur-les-ailes-des-pigeons-fattoum-abidi/

Déc 06 2019

Métamorphose – Patricia Saccaggi

 

Comme un caillou
Aussi terne soit-il
Porté à son cou
Délicat et fragile
Se mue en bijou
De façon si habile
Qu’on crut au marabout.

En un geste facile
Les mots les plus doux
Et les plus futiles
Transformeront tout
Surtout ce qui est vil.

©P Saccagi

3+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/metamorphose-patricia-saccaggi/

Déc 06 2019

Les tontons blagueurs – Christian Satgé

Hommage à Michel Audiard
« Je savais qu’on pataug’rait dans la béchamelle
Mon Raoul, avec cette mouflette, une armelle
Qui, à pas vingt piges, te joue jà les nanas
« Émancipées » com’ si j’l’avait mise au cad’nas !

– Ouais : y’a des coups de latte qui se perdent !
En attendant, la donzell’, nous fout dans la m…
Et, en deux deux, elle va nous rendre tous branques
Avec son gars, caïd con à braquer des banques !
J’vais lui monter qui c’est le taulier ici
Tout vioque qu’elle me prenne la Sissi !

– J’te dis pas le suif qu’j’me fais : deux plombes
Qu’ell’ jaspin’ qu’ell’ va prendr’ son envol la palombe
Et qu’elle veut, sur le champ, faire ses valoches…
Je vais te la communier à la taloche,
Moi, comme quand récalcitrent trop mes tapins
Elles comprennent vite que ça sent le sapin,
J’te le dis. Elle a ses caps ou quoi, la donzelle ?
Faudrait pas qu’ell’ se croive tout permis, l’oiselle !

– J’en ai repassé pour moins que ça, Mon Raoul
Si elle veut se tailler j’la jouerai pas cool.
Qu’elle se barre j’en ai marre : j’ai la tronche
En carafe pire que quand les perdreaux bronchent
Au poste mais les Royco, ça, on peut toujours 
Les embobiner, les faire lambiner un jour
Ou deux. Là, Macache ! Je te dis : j’ai la rage !

– Paraît qu’faut y aller mollo avec l’ado’
Mais elle flamb’ l’oseill’ comme si c’était un cadeau
Bonus. Celui que j’escroque péniblement aux caves
Les ceuss’ qu’ont le traczir de se faire flinguer
Ou de finir, à un coin de rue, défringués
 Si j’défouraille au lieu d’jacter. Pouraves !

– Ouvre tes escalopes : vu comme il clope, le bout
D’chou manque de carbure et passe la nuit debout
Manquerait plus qu’il touche à la came, commac !
Ou que son truand de mec soit plutôt son maq’ !
Elle est capabl’ de canner si on le dessoude,
L’mariolle, y’a des sentiments qui les soudent !

– Le Mexicain va s’retourner le sombrero
Dans l’tombeau, si c’est ça ! C’est pas comme un héros
Qu’il a clamsé mais là on l’bute une seconde
Fois, si elle se fait relever les compteurs
Et marchande le bifteck, même en amateur.

– L’a bien fait de caner avant de connaître
Les joies d’êtr’ daron d’un’ pimbêch’ « en fac’ de lettres » !
Et nous on casque et on cause comm’ des manants…

– Et on boit !… Y’a d’la pomme. J’en suis sûr maintenant ! »
© Christian Satgé – octobre 2019
3+

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/les-tontons-blagueurs-christian-satge/

Articles plus anciens «

Optimization WordPress Plugins & Solutions by W3 EDGE