Avr 02 2020

Je patiente….- Ilef Smaoui

Je patiente……

Ma jolie princesse on est jeudi
Et avec grande peine je te dis
J’n’peux pas venir au cimetière
Et tu sais que cette visite m’est princière

Ma EMNA ma fille chérie
Je te vois lire ce poème puis tu me souris
Me disant : c’est moi qui ferai cette visite
Jusqu’à ce que disparaisse ce parasite

Tu ajouteras : T’en fais reine de mon cœur
Je suis avec toi à la longueur
J’sais que les marchands d’roses sont fermés
Mais celles de ton âme ne cessent de germer

Mon adorée tu me manques trop
Ce trop fait un mal qui dépasse les mots
Je t’aime mon bébé énormément
Je t’adore, t’es la fleur d’mes sentiments

Encore au destin je me plie
Mon jeudi jamais je ne l’oublie
Sitôt l’confinement sera fini
C’jour rechantera sa symphonie

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Avr 02 2020

Toumente – Marcel Charlebois

Vous qui n’êtes plus là dans cet ailleurs.

Que nous décortiquions jadis allègrement

Entre ces mondes étranges et si railleurs

De nos conditions putrides, de ses carcans.

 

Apparemment nous sommes, étions des leurs.

Et, Bang! Je décroche dans ce foutu tourbillon.

M’enfarge sur des marches à demi gangrénées.

M’abandonne en contre-bas grugé par l’abnégation.

 

Me crispe et m’érafle dans cet univers écorché.

Me dévoie au travers cette maudite continuation.

Pour une fois je vous parlerai de tout ce vécu.

J’y serai le bouffon, l’artisan de ces vers égarés.

 

J’en finirai de finasser, de maudire cette plus-value.

Il fut un temps où les mots s’appartenaient décryptés.

Où toujours de leurs sens s’enchainait leurs vécus.

N’eut été de notre aventure estampillée dans nos livres

 

Vous seriez devenus vos propres personnages attitrés.

Qu’il m’en souvienne de ce râle infernal qui me délivre

De ce cloaque émergeant de cette muse si tant accablée.

J’y reviendrai  boire dans toute cette espace qui s’enivre.

 

Le dimanche, 10 novembre 2019

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Avr 02 2020

La domination Daroca Mikael

Courage      d  ‘  oiseaux

Un      merle       chante

Fantômes     d  ‘  extinction

Chagrin      d  ‘  inquiétude .

 

L   ‘  onde      d  ‘  araignée

Curiosité      passionnante

Territoire      se     partage

Dehors     droit     au    sol.

 

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Avr 01 2020

…Il est Midi – Delloly

Il est midi, au dehors ventant Liberté
des pigeons s’envolent tout en légèreté !

Ô comment parvenir à l’instant de douceur ?
sans l’inventer, confiné, à supposer l’Heur’,
l’heure suffoquée d’une voyelle esquintée,
l’heure se délayant d’une heure renouvelée !
les oiseaux suivent l’ombre ensoleillée, au vent
changeant d’ardoises de vieux toits, se réchauffant,

ignorant ce regard les fixant, de place en place
avant de songer à s’envoler pour pitance !
Quand à l’ombre se dessinant sur le Musée
elle s’arrondit suivant la forme inventée !

L a Chimère laisse son empreinte au soleil
le temps que l’ombre ne reprenne son éveil ;
les oiseaux reviendront aux seize heures d’avril
ayant pondu souvenir au premier avril !
le Covid sait-il que ce jour est aventure
pour Nous autres plaisantins de mésaventure
d’un jour commun, Ô plus ou moins du convenu !
Comme la Chimère à l’ombre, il continue l’œuvre
détruisant les âmes de son soupçon de pieuvre
sans état-d’âme tout en étant prévenu !

C‘est un mercredi délaissant Ô le symbole
soufflant sa vie pour ne suivre le protocole
d’attendre encore un traitement aux vents maudits ;
Allons enfants,luttons pour notre Paradis !

⇑ 20*E040-You

.

Oli ©…Il est Midi
01avr  -YouC (12)   -15ème  Volet

♦♦♦

Série Confinement  (M -Z)

L’Ombre du Dimanche (M)
Ô comment s’endormir (N)
Il est Midi(O)
U(P)
U(Q)

 

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Avr 01 2020

Elucubrations – Simone Gibert

Le printemps

Toute seule dans ma chambre,

Je tourne et retourne des vers

Qui restent dans l’antichambre

De mon lent esprit à l’envers.

 

Et, me parlant à moi-même,

Me posant mille questions,

Demandant encor qui m’aime,

Ma réponse est discussion.

 

Discussion qui tourne en rond,

Mon interlocuteur est moi,

Par la fenêtre l’aileron

Noir d’un  merle que j’entrevois,

De l’angoisse, me réveille,

 

Qui me submergeait, tenace,

Voici qu’un rayon de soleil

Dans le ciel brille, fugace,

Bien suffisant pour rêver,

Eclaboussant la nature,

Oh ! mon printemps retrouvé,

Je discerne le murmure

De l’eau du canal étroit,

Des pigeons, le roucoulement,

Venant de leur nid sous les toits,

 

Esprit, voici l’apaisement !

J’ai tant de flammes dans le coeur,

Ce n’est pas un confinement

Qui fera, cendres, mon bonheur,

Je suis dans mon appartement,

Minuscule, mais aussitôt,

Je m’en contente et pense

A ceux qui dans les hôpitaux,

Souffrent, meurent, dont l’absence

Sera déchirement bientôt !

 

Beaucoup par chance sortiront

De cette pandémie sordide,

Sans doute, quelques-uns auront

Des états d’âme avides …

 

Qui en tirera des leçons ?

Je suis quant à moi bien âgée

Et ne sais de toute façon

Qui déjà peut le présager.

 

©

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Avr 01 2020

Reverrais-je ?….- Jeanine Chatelain

Reverrais-je ?

Reverrais-je le cygne, promenant sur l’onde,
Ses plumes caressant, la beauté de ce monde,
Sur le miroir des eaux , posant sa majesté,
La grâce dans ses ailes, et son cou recourbé,

 

Je marche sur un fil, tendu dans ma mémoire,
Dans un voile de douceur ,tombant sur un miroir,
Où l’oiseau lisse son plumage près des berges,
De son bec noir, dans la blanche soie qui émerge,

Ô, moments de volupté, je garde en mon âme,
L’éclat de la beauté , pour oublier l’infâme,
Où la mort lance un étendard de vanité,

Je pense à toi, bel oiseau blanc, tout près d’ici,
Dans la lumière du monde, construisant ton nid.
Je suis encore debout, l’espoir comme bouclier,

Jeanine Chatelain, le 1er avril 2020.

“Mais tout peut changer. Aujourd’hui, est le premier jour du reste de ta vie”. Etienne Daho

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Avr 01 2020

Les voyous flâneurs Essadiq Benarreg

Ah ! hélas ! les voilà ! Tout feu tout flamme, ô ciel !

On dirait d’un tas de voyous flânant dans les rues.

Ce n’est pas une vie ! Le monde est si recru

De douleur qu’il faut un discours circonstanciel.

 

Ce n’est pas tout de crier ainsi, il faut agir.

Que de souffrances morales nous ressentons !

Il me paraît que ça revient tous les cent ans,

Si bien que le soleil risque de ne plus surgir.

 

Que voulez-vous, c’est la vie ! On mange du pain,

Car enfin on va tous au cercueil en sapin.

C’est ainsi que je vois les choses. Néanmoins,

 

La revendication de justice est de droit,

La guerre subversive est infâme, du moins

Je le prétends, d’autant plus qu’on serait en émoi.

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Avr 01 2020

Écritoire de vie Daroca Mikael

Refonte      d  ‘   écriture

Incertitude     du    doute

En      art       épistolaire

Lumière      du      social.

 

Ciller      belle    question

Détourne     vrai     souci

Ombre    devient     soleil

Des    êtres    à     l  ‘  envers.

 

©

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Avr 01 2020

Le colloque des bêtes féroces – Christian Satgé

 
Petite fable affable
 
L’Homme ayant sacré le Lion, « Roi des Animaux »,
Tous ceux-ci, réunis en Grand Congrès, ne voulurent
Pas que ce bipède décrète qui, de ses maux,
Parmi eux tous, est le pire ou qui, à toute allure,
Le fait fuir au loin à le voir ou le savoir.
Les fauves et le requin, dits « mangeurs » de cette espèce
De Prétentieux, ne cessent de s’auto-promouvoir.
Départager ces cruels est une autre bouillabaisse…
La dispute tourne à la querelle : l’un arguant
Des dents de sa mère et de sa gueule si profonde ;
Les autres de leurs griffes et leurs crocs d’assaillants.
 
Mais tous sont d’accord pour confirmer que ces truands
D’Humains les ont, las, exterminés comme escogriffes
Et fléaux, sans vergogne, et presque tous éradiqués.
« Tu parles d’arguments ! fait une voix. L’hippogriffe
Aussi. Et ils n’était pas du genre à revendiquer…
Ne cherchez pas, vous ne pouvez pas me voir, Microbes !
Je suis une puce, celle du rat, que le fils
De Dieu a vu transporter la peste, mal probe
Qui décima, à lui tout seul, certes jadis,
La moitié d’un continent quand vous, tout en force,
Tuez un être ici, là, presque par accident.
Plus terrible que moi, il n’est. Pardonnez l’entorse
Au protocole, Souverains outrecuidants !
 
– Cela se peut, place alors un pangolin placide.
Mais moi, c’est la moitié du monde, et ces temps-ci,
Que je terrorise et je fais suer de l’acide
À l’autre moitié. Voilà toutes mes facéties,
Oui, moi l’humble gobeur de fourmis et de termites,
Le fragile carapacé, victime de toutes les dents.
La pire des plaies a, quoi qu’en croient bêtes ou mythes,
Souvent l’abord aimable et pas l’aspect intimidant ! »
 
© Christian Satgé – avril 2020
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Avr 01 2020

Toison d’avril… 2ème coupe – Ober Lenon

Toison d’avril … 2ème coupe

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. »**
Je tondrai les sentiers , j’irai par la campagne,
Ne laisserai les herbes envahir plus longtemps !

Je roulerai , les yeux rivés sur les pneus lisses,
Pied sur l’accélérateur , rasant la Police,
Comme un as, que dis-je, Ô, une folle du volant,
A fond dans l’virage , avec un seul phare pourtant ! 

Je ne verrai ni les tiges du soir qui tombent,
Ni le chemin menant au jardin d’Oliver,
Alors, chez Jeanine, je déposerai en trombe
Ma tonte fraîche du jour …le panier du bonheur !

©

**Les deux premiers vers sont empruntés au poème « Demain dès l’aube » de Victor Hugo. J’espère que vous ne m’en voudrez pas ! 

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Mar 31 2020

Toison d’avril – Ober Lenon

Toison d’avril

Les soleils mouillés
Et ces ciels brouillés
Me font entrevoir
Un corps dans le noir…

Qui est l’inconscient
Qui ainsi s’étend
Sous les pneus crantés ?? 
Honda déchaînée

J’évite de justesse, 
Volant en détresse !  
Ma monture se cabre
S’emballe et me navre. 

Piètre cavalière
L’amène sur une pierre.
Le pneu éperonné
S’écrase , dégonflé …

J’étouffe un grand cri, 
M’angoisse à ce bruit.
Que va dire Dominique ?
Ma pelouse !! Tu la niques !”

 

©

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Mar 31 2020

Pandore est de retour-Brahim Boumedien

Qui aurait cru qu’un jour

Pandore reviendrait

Qu’elle nous jouerait ce tour

Comme elle l’a déjà fait ?

 

Hélas ! Il faut l’admettre

Le monde est ébranlé

Par son geste traître

Elle nous a déglingués

 

Elle a ouvert sa boîte

Elle veut nous faire souffrir

Elle aime que tout éclate

Voulant nous faire périr

 

Corona est sorti

Mais reste l’espérance

Qui est encore blottie

Juste par méfiance

 

Elle surgira bientôt

Portant la délivrance

Sur un brillant plateau

Pour prendre sa revanche

 

Brahim B.

 

 

 

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Mar 31 2020

Névralgie abyssale – May Mary

À la fleur bleue piquante de tes lèvres

Est-elle suspendue, la phase brève ?

Des mots parfumés et des baisers doux

Qui de leur simple chaleur rendent fou.

 

Quels seront-ils une fois l’hiver passé ?

À la lueur de tes vents et marées

Aux bas sons de nos cœurs qui se déchirent ?

Sans justice, ils commenceront à fuir.

 

Cheveux peroxydés au creux des hanches

Je me sens qui me raidit et me penche.

Et de lourde chaleur pâlit le dos

 

Quand ledit maître tire son chapeau.

Ô si vague et intense hospice noir,

Tu nourris en moi un grand désespoir.

 

©

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Mar 31 2020

… Premières Brumes – Delloly

Y-lamentation-4a ·⇓

Se lamentant qu’elle se balade
Dès les premières brumes d’un parfum
Sous la voûte boisée près du cade,
Un parfum saupoudré de l’alun,
Comme pour imposer son odeur
Aux gardiens du matin de splendeur,
Il lança les Dés de l’Avenir ;
Allait-elle encor lui revenir ?

Hier, il souffrait de son absence,
Ce jour, il craignait que sa présence
Ne soit qu’une éphémère illusion
Égrainant l’espoir d’une alluvion
De morceaux de Vie sans la raison,
Aux premières brumes de flottaison,
Se perçant de questions inutiles
Sur l’Amour aux senteurs volatiles

Et les Dés lancés de l’Avenir
Se perdirent de mots en chemin
Maintenant au vol le souvenir
De l’incertitude du sentiment
Sur le Sablier du Lendemain ;
Muse  l’attendait, l’assentiment,
Celui qui frôle l’Univers du Beau
attisant l’Amant, tel un flambeau…

.

Oli© …Premières Brumes
©(P)-30/05/15    (9) *Mus06

15*E014-Mus   (anciennement “Dés d’un lendemain”)

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Mar 31 2020

Corona pascal- Martial Havel

Corona pascal

Demain c’est Pâques !
Les chocolats commencent à tomber du ciel
Inondant le supermarché.
On va tous s’y précipiter.
On achètera aussi l’Agneau Pascal
Qu’on servira avec des haricots blancs
Pour respecter la tradition.
Et nous finirons sur une belle tarte maison.

Demain, c’est Pâques !
Seule la messe nous manquera
Puisqu’on a le droit d’acheter en groupe
Mais pas de prier à l’église.
Alors, cette année, à notre manière
Nous partagerons le pain et le vin,
Comme l’avait fait Jésus avec ses apôtres.
Nous accompagnerons notre bel agneau
De quelques bouteilles de notre cave

Demain, c’est Pâques !

 

©

2+

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Mar 31 2020

Juste assez – Marcel Charlebois

J’ai juste assez d’air

Pour ne pas prendre la vôtre.

J’ai juste assez de jarnigoine

Pour faire semblant de réfléchir.

 

J’ai juste assez de croyances et de foie

Pour m’inviter au bal des âmes décharnées.

J’ai juste assez d’oseille et de fric

Pour en regretter l’existence.

 

J’ai Juste assez de tristesse et d’amour

Pour fignoler mon errance ici-bas.

J’ai juste assez de lettres éparpillées

Pour investir l’alphabet de mon aura.

 

J’ai juste assez de songes délavés

Pour y reconnaître mes rêves anticipés.

J’ai juste assez de grandeur d’âme

Pour m’y perdre le long de son ascension.

 

J’ai juste assez de maudits complexes

Pour dénaturer et empêtrer mon égo.

J’ai juste assez de mon écriture

Pour m’égarer dans celle des autres.

 

J’ai juste assez de langueur dans mes mots

Pour les assembler en une myriade poétique.

J’ai juste assez …

 

26 septembre 2017

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Mar 31 2020

Sur la route Daroca Mikael

Un      Poème     s  ‘  éloigne

Touche        une       rive

Souhaite       être       lu

Dimension      exigeante .

 

Chevauchée    d  ‘  espace

Invente       des       vers

Une      voix     au     loin

Ronronne     et      espère.

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Mar 30 2020

…Ô comment s’endormir – Delloly

Quand le moral se déguise au soir
le sommeil s’évade au loin du noir !

Ô comment s’endormir limbes broyées du jour
de toutes ces lames brisant les vies d’Amour ?
Ô comment s’endormir songeant à l’invisible
cet ennemi fatal chuchoté… invincible ?
Éteindre les médias, fuir les sombres idées
face au miroir d’eau dévoilant faces ridées ;

s’emmitoufler de draps, s’imaginer au vent
souffler au Covid Fin de son avènement ;
s’endormir de songes conviant l’Espérance
à rêvasser de Nous au bord de l’endurance !

Ô‘ comment s’endormir rassuré du repos
se dessinant à l’heure au soir venant bientôt
loin des tourments amers détournant le regard
bleu, du Styx aux rumeurs redites sans hasard ;
Ô comment s’endormir simplement comme avant
restant calme au matin du gris confinement ;
blanche médecine se démène à sauver
les âmes en détresse à ne les oublier
tréfonds de souvenirs ignorant dramatique,
Ô pour que Nous autres devenions pragmatiques.

C‘est un lundi timide ombrageux
l’on se doit être courageux !

.

Oli ©…Ô comment s’endormir
30mar  -YouC (9, 12)   -14ème  Volet

⇑ 20*E040-You

Série Confinement  (M -Z)

L’Ombre du Dimanche (M)
Ô comment s’endormir (N)
U(O)
U(P)

 

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Mar 30 2020

Cierge de vie Daroca Mikael

Être     si    vivant

Et      le      savoir

Parcelle    de    vie

S  ‘  amuse     sage.

 

Sauver     disparition

Le    chagrin    joyeux

Trépas     ficttionnel

Bourrasque    vitale.

 

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Mar 30 2020

Le Zara – Simone Gibert

peinture S.Gibert

Pourquoi, me direz-vous,

Avoir peint cet homme

Qui se tient debout

Si grand, si noir, comme,

Sculpté en ébène ?

 

Pour rendre hommage

A ces gens qui peinent,

Que l’on dit “sauvages” !

 

Ces populations

Tellement démunies,

Sont sans précautions

Pour sauver leur vie !

 

Quand ils boivent le sang

Prélevé aux vaches

Sur leur cou innocent,

Ils ne sont bravaches.

 

Force et énergie,

Animistes, ils sont,

Et la nature agit

De toutes les façons.

 

Des ancêtres, l’âme

Veille, les protège

Contre les drames

Ou les sortilèges.

 

Et pour êtres adulte,

L’initiation

Qui est une lutte,

Des incantations,

 

Des femmes, la danse;

Des flagellations

Et des gens en transe,

Des mutilations …

 

Ils mâchent des feuilles

D’un arbre magique,

Jusqu’à ce qu’ils veuillent

Être euphoriques …

 

Le corps de graisse enduit,

Il se tient debout, fier,

Sa peau rafraîchie luit,

Ses muscles sont de fer.

 

Affichant courageux

Des douleurs endurées,

Ce qui n’est pas un jeu,

Son corps fut déchiré.

 

©

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