Jan 20 2020

…Au Bal démasqué – Delloly


Désolez-vous de ne pas me voir en soirée 
Vêtu du déguisement  qui ne convenait
Au Prince de vos lèvres sous roseraie
N’y voyez pas de trahison, je m’en irais

Les invités Champagne bord de commissures
Ne sauront mon absence sous bel air masqué
Comme je ne les reconnaitrais en masures
Puisque jamais les observerais embusqué 

Désolez-vous de ne pas me voir en soirée 
Somnolerais de Vous d’un songe enflammé 
Ô Fond de bergère en bateau comme allongé
Démasqué sur l’air d’Armide au bord de marée 

Réveillez-moi retour bal masqué d’un baiser
Vous démasquerais jusques à douce cheville
À marée haute à marée basse de papille
Prendrons l’océan jusques à le courtiser

.

Oli ©…Le Bal Démasqué 
©(P)-17/05/14 (12) 

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Jan 20 2020

L’âge traverse- Fattoum Abidi

L’âge traverse

Ressent ses robes

Odorantes, tresse,

Ses fleurs palpèrent.

 

L’âge traverse,

Milite, lutte brode,

Se rebelle,

Quitte la scène.

 

La jeunesse demeure

Dans les âmes artistes,

L’âge traverse,

Plie les années en transe.

 

L’âge traverse,

Clame les injustices,

Qui ont marginalisé

Une lumière prometteuse.

 

Un opus on a bouclé

Son chant édifice,

L’âge traverse

Cache son amertume.

 

L’âme à peau de fleur

A supporté des tonnes de pleurs,

Sa place devait être phare éclaireur,

Son cœur bat en sauveteur.

 

L’âge traverse,

Le cœur est en transe,

Fait un câlin aux  douces Oies,

On voit se défiler les jours,

Les nuitées somnambules  vont vers l’avant.

 

Des journées joviales vibrent

Des nuits tristes gémissent,

La société patriarcale

Enlève à la femme ses droits légitimes.

 

Favorisé l’homme le sexe fort,

Le sexe faible la femme

On ignore  sa liberté,

Et on bafoue sa dignité, elle se rebelle.

 

Des maux cassent,

Tuent, les vertus

Défendent la bienfaisance, avec le siffle

D’une sagesse l’âme lève haute la tête du défi.

 

 Fattoum Abidi

20.1.2020.

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Jan 20 2020

Hiver….- Ilef Smaoui

Hiver………

L’univers de l’hiver n’est pas sévère
Puisqu’il y est le soleil et le tapis vert
Puisque par l’amour il reste couvert
Puisque dans son vent on lit jolis vers

Désolé pour ce que j’ai pu écrire

Ce n’est pas l’hiver qui me fait souffrir
On sait tous ce qu’il peut nous offrir
On sait tous que sa neige a joli sourire

C’est la mort qui est la douleur d’enfer
L’air sévère c’est elle qui sait le faire
Seule la mort ne peut attendrir le fer
Seule la mort le vrai chagrin le transfère

C’est la mort qui ne connait pas raison
C’est la mort qui ne connait pas saison
C’est la mort qui est le seul mortel poison
C’est la mort qui met le bonheur en prison

C’est en hiver que j’ai subi le plus cruel supplice
Dire c’est ta faute c’est commettre une injustice
J’sais qu’ma blessure n’deviendra jamais cicatrice
Sera ouverte saignante sans trouver nul auspice

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Jan 20 2020

Être une vague – Daroca Mikael

S  ‘  éloigner     de    soi-même

Pour       s  ‘  en       rapprocher

Souffle      un      grand     vent

De      l  ‘  histoire      bienfaite.

 

Le       lyrisme       échevelé

Une    durable    conviction

Un      lieu      de       paroles

D  ‘  imagination      allumée.

©

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Jan 20 2020

Bonne année – Simone Gibert –

Mieux vaut tard que jamais !

Voici pour vous mes voeux :

Que votre année soit belle,

Que vos idées bourgeonnent,

Sincèrement !

 

Quant à moi, je fais une pause,

Mes pensées s’envolent

Avant que d’être nées …

Je redoute ma douleur,

J’essayerai d’apaiser celle des autres,

Devant la maladie.

L’année 2020 débute durement.

Sans croyance, j’espère

Pour chacune et chacun,

La sérénité.

Bien à vous,

Simone Gibert.

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Jan 20 2020

Écrire, c’est aimer…….Jeanine Chatelain


Écrire, c’est aimer.

Pourquoi j’écris, j’écris seulement parce que j’aime,
Avec mon coeur, avec mon âme, parfois ma peine,
Pour exulter ces sentiments qui m’étouffent,
Quand les non-dits ne sortent pas de ma bouche,

J’écris sans réfléchir, pour faire jaillir ma foi et ma vérité,
Libre dans ma tête, et mon coeur, libre, hors de moi de voler,
Et de commencer le grand voyage de l’imaginaire,
Dans la folie de l’Amour qui libère, le coeur en bandoulière,

Écrire, pour un regard qui viendra se poser sur ma page,
Pour élever mon âme en caressant des yeux mon ouvrage,
Les paupières baissées , et vibrant sur les mots de l’écriture,
Des lignes, écrites avec le coeur, pour seule signature,

Pourquoi j’écris, j’écris seulement parce que j’aime,
Pour l’Amour, et pour ceux , qui ont le feu dans les veines,
Pour exulter ces sentiments et les non-dits qui m’étouffent,
Et boire à la source de vie, d’un baiser sur ma bouche.

Pourquoi j’écris, j’écris seulement parce que j’aime,
Pourquoi j’écris, j’écris parce que je t’aime.

Jeanine Chatelain, le 20 janvier 2020.

” D’autres que moi écrivent comme ils parlent, moi j’écris comme je me tais. “
Amin Maalouf

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Jan 20 2020

Goupil est plutôt subtil – Christian Satgé

Petite fable affable

Adossé aux lézardes moussues d’un mur branlant,
À moitié désempierré, mais de lierre
Richement habillé, Maître Renard, d’un œil lent,
Regardait le monde aller par champs et bruyères
À son train d’enfer de façon cavalière.

Il était, comme tous ces empressés, pourvu
Non seulement du nécessaire mais encore
De l’agréable ; or pour tous ces m’as-tu vu
Ce n’était pas suffisant, comme le croient pécores :
Ils se voulaient chasseurs, il n’étaient que proies
De leurs désirs, n’ayant jamais assez de tunes
À mettre en turne, de biens qu’envieraient les rois,…
Riches d’un superflu qu’ils appelaient « fortune ».

L’une de ces braves bêtes était un blaireau
Qui, pour arrondir un embonpoint qui n’en demande
Pas tant, remuait sans cesse terre et terreau
Et brassait l’air qu’il ne pompait pas, moue gourmande
Et regard à vide. Ce vil olibrius
Disait que voler un voleur était bien. Quel gus !

Goupil voulait se jouer de ce grand malade
Qu’il soupçonnait d’avoir visité son poulailler,
Nuitamment. Il suffisait d’une guignolade.
À force de rêvasseries et de bailler
Des songes creux à son esprit, il imagine
Un stratagème pour confondre le fendard :
Il fit savoir qu’il rapinait force frangines
Pour étoffer son poulailler de viandard.

Le bruit se répand comme cocorico de l’aube.
Le blaireau, riant, se voit déjà ripaillant
De nombre de poulets rôtis, poules en daube,
Poussins à l’étouffé, œufs mouillettes larmoyants,…
S’en délectant à s’en dilater la bedaine,
Il ne lui restait plus qu’à attendre la bonne aubaine.

Chaque soir, Renard partait donc, pour revenir
Au matin avec une ou deux prises nouvelles.
Le rayé calcula que, s’il devait intervenir,
Ce serait au mitan de la nuit ; sa cervelle
Lui souffla qu’il n’aurait qu’une opportunité :
Gruger par deux fois un rusé, en ce bas monde,
Ne se pouvant ; aussi, sans ambiguïté,
Il lui faudrait prendre le plus possible à la ronde.

Ainsi fit-il. Mais ses bras trop chargés et ses mains
Occupés à tenir ses victimes l’empêchèrent
De sortir de leur enclos. « Pris comme un gamin,
L’ami ! fit le Renard au matin. Faisons chère,
Ajouta-t-il, le croquant : qui fait un pas plus long
Que sa jambe ne se plaint de choir comme plomb ! »

© Christian Satgé – décembre 2019

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Jan 19 2020

Notre dernière rencontre – Banshee

Ma chère Harley-Davidson,

Notre dernière – et première – rencontre

M’a fait vrombir comme un train

En marche, et j’ai croisé Jeanne la Folle

Sur ton bleu désir de connais-

Sœur. Il y aura bien des étincelles

Quand elle reviendra poser son manteau,

Mais c’est un risque à prendre.

Totally Ëcriture Automatique

 

©

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Jan 19 2020

….Belle Dame – Delloly


La vieille Dame s’éveilla tout doucement
Sous l’ombre nuageuse sombre de pensées
Dévoilant des formes rondes et élancées 
Un peu voilées à l’horizon sans autrement

Matin froid de janvier baissant le voile pâle 
Comme conviant le regard à l’admirer
se magnifiant nuit étoilée du ‘briller’
En centenaire la nuit elle se dévoile 

La reconnaître est aisé de sa grande hauteur
Son besoin de Vous séduire est voyez-vous charme
Vous amenant à la contempler ”belle Dame”
Jusques à observer ses dessous de langueur

Ne Vous méprenez pas point elle ne s’offrira
Ô Juste d’une invite long d’une jambe
A grimper jusqu’au sommet d’un courage ingambe
Où raison d’existence se justifiera

Ô l’élégance de Dame Eiffel
Courtise amoureux de l’éternel

Oli ©… Belle Dame…
©(P)-19/12/20 , (12) Claire & Xaviet

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Jan 19 2020

Les remords de la mère du bisaïeul de Sarah – Essadiq Benarreg

Sarah ? Que de difficultés tu surmontes ! Dieu

Le sait. Tu as un coeur sensible qui, néanmoins,

Te pousse à te résigner, beaucoup, bien moins.

Ainsi, je vois les larmes te monter aux yeux.

 

Ô tristesse ! Ô obsession ! Ô désagrément !

Je regrette bien de l’avoir fait avec zèle,

Avec beaucoup de dévouement comme une telle,

D’avoir mis et couché tous sur mon testament.

 

Je pousse des cris de ma dernière demeure,

Des cris plaintifs d’une femme de bonnes moeurs.

Je caresse complaisamment un rêve amer :

Celui de justice et de si bonne équité,

 

Si tardives, je crois, ainsi que de bonté

Divine pour toi, ta fille,… et surtout ta mère…

 

©

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Jan 19 2020

Amis et amies Daroca Mikael

Des    visiteurs    imprévus

Accompagnés     de    roses

Parures      de      femmes

Agitent       belle      forêt .

 

Chaos      de      rencontres

Pressentent      des      sens

Tournante       de       rêves

S  ‘  envole      la     colombe.

 

©

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Jan 18 2020

…Ne m’ecoutez pas – Delloly


(

Ne m’écoutez pas ce soir Vous conter l’histoire
De ce vent ayant soufflé  le long des vieux quais
Délaissés au cours du temps et de vents mauvais
Tant je me suis raccroché à sotte mémoire

La mémoire parlons-en elle s’en est allée 
Imprudemment surfer sur le bel océan
Préférant de fait se baigner bon an mal an
Que de se troubler de phrase désordonnée

Ne dites rien s’il vous plaît, ô de m’écouter 
Certes guère ce soir, Vous en fais la promesse
D’ailleurs j’ai oublié l’histoire de paresse
Voyez cet oubli comme gage à Vous aimer

Ne m’écoutez pas ce soir il est inutile
D’attendre reposez-vous en ces jolis mots
Rêvez d’une histoire Nous révélant sur l’île 
D’un baiser amours se lèveront angelots

 

Oli ©…Ne m’écoutez pas
©(P)-17/05/14 (12)…..

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Jan 18 2020

Vous me suivez? Anne Cailloux

Son père disait qu’elle était bonne à rien et que son ex elle était mauvaise en tout.
Sa maman ? elle lui hurlait dessus, lui disant qu’elle parlait pour ne rien dire, alors que son oncle lui, était gentil, affirmant, qu’elle parlait de tout et de rien. Elle comprenait plus ou moins la Françoise. Plus tard, de moins en moins, son prof disait même qu’elle avançait à reculons.

Justement son ex, il paraît qu’elle l’avait aimé à jamais. D’autres disaient qu’elle l’avait aimé pour toujours et certains qu’elle ne l’avait jamais aimé .. Difficile de tout saisir quand on ne comprend rien..

Quand elle voulait comprendre et qu’elle posait des questions, son padré répondait ; -qu’elle devait plutôt la fermer avant de l’ouvrir, sa mère elle chuchotait ; -Ha c’est malin pour une chose bête comme ça..

Son nouveau copain, lui disait qu’elle était juste une illustre inconnue
un genre d’obscure clarté dans un silence assourdissant.

Maintenant dans la vie elle était capable du meilleur comme du pire et dans le pire elle était la meilleure.
Elle avait décidé de ne pas faire grande chose dans sa vie, mais des petites choses de façon grandiose.
Elle ne fera jamais confiance à personne, quand on lui dira c’est du sucre, elle saura que c’est du sel.

Et puis, elle savait bien, qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde mais quand elle voyait à qui elle ne plaisait pas, en fait cela ne La dérangeait pas…
Vous m’avez suivie ? Oui, bien sûr que non..

 

©Anne Cailloux

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Jan 18 2020

Ô ! Poètes engagés – Fattoum Abidi

Ô ! Poètes engagés

Vos plumes sont ma rebelle cause,

Vos verves sont mon refuge prairie,

Vos écrits sont mes vœux inédits.

 

Ô ! Poètes engagés

Vos  vibrations  apaisent les esprits,

Vos émotions  basculent nos âmes inédites,

Les plaies s’élargissent, gémissent, souffrent.

 

Ô ! Poètes engagés

Pour certains de vous l’histoire

A marqué  l’injustice sauvage,

Dont vous avez bu de la mer amère.

 

Ô ! Poètes engagés

Vous êtes des éclaireurs,

Mon esprit adore vous lire,

Mes yeux accourent vos lignes magiques.

 

Ô ! Poètes engagés

Vous  habitez dans nos esprits,

Soutenez-vous les uns les autres,

Car vos visions  éclairent l’obscurité absolue.

 

Ô ! Poètes engagés

A vos plumes

Ô ! Artistes à vos pinceaux,

Ô ! Philosophes à vos doctrines.

 

Ô ! Poètes engagés

Vous êtes la lumière des peuples,

On a hâte de lire vos vives perles,

Nos cœurs chavirent pour  une vérité tranchante.

 

© Fattoum Abidi 17.1.2020.

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Jan 18 2020

Autre époque – Daroca Mikael

Au    temps     des    arbres

Mémoire    d  ‘  eau    verte

Au    mirage     du     souffle

S  ‘ y    perdre    allègrement.

 

Luxuriance     des      récits

Des     aventures     aimables

Nature      de      l  ‘  harmonie

Chante      toute     admiration.

 

©

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Jan 18 2020

Ennui dans la nuit – Christian Satgé

Au chaud de ma chambre,
Au cœur de décembre,
Peu à peu, la nuit,
Ses ombres et sa suie,
Viennent à s’étendre
Caressantes, tendres.
Depuis longtemps
Je guettais « l’instant »,
Ce moment de trêve,
En suspens, où rêves,
Cauchemars,… se marient
Et font armoiries
De moments caresses,
Cent laps de tendresse,…
Vient « la » pensée,
Le souffle insensé
D’une idée nouvelle
Qui fera javelles
Des plumes endormies
Au champ à demi
Mort de mon Parnasse
Aux pléiades lasses.

L’été n’est pas mort.
Non : il bouge encor’
Aux landes d’Irlande,
Aux neiges d’Islande,
Où mon cœur s’endort,
Frissonnant condor
Au pays de l’Aigle,
Rapace espiègle.
Là, le craquement
Du vent inclément,
Fait frémir les branches
Nues qui flanchent :
Est-ce ration
D’inspiration
Que j’attends, réclame
Du fond de mon âme ?
La lune est fâchée,
Aux nues attachée.
Au mur, sans fin, passent
Mille heures crasses,
Sans grâce, sans mots,
Pour panser mes maux…

Drapée en sa brume
Et nimbée d’écume
Ma plume posée,
De vers reposée,
Se tait. Point d’errance,
De désespérance
– Vouloirs de velours,
Devoirs de toujours –
Ni de doux délire
À muser en lyre.
Mon encre, assagie,
Joue à l’« Ici-gît »,
Fige l’écritoire
Dans des crocs d’ivoire
Loin des horizons,
Papiers grisons,
Où pépient des phrases
Qui jazzent et jasent
Venues de ces songes
Que le sommeil ronge,
Brisant leurs échos,
Cahots en chaos.

Ce soir, pas un pas.
Je n’écrirai pas.
Mon destin m’ignore,
Rien ne phosphore
En mon esprit lourd ;
Et sous mes doigts gourds
Muets comme carpe
En quête de harpe,
Rien, las, ne court.
Et point de secours
Hélas, à attendre
Ni de lueurs tendres
Pour, là, espérer
Pouvoir opérer.
L’infini se ferme.
En frémit mon derme.
Alors je me tais,
Toute flamme ôtée
En mon cœur. Silence.
Tout d’insolence,
Vaincu et trahi,
Le noir m’envahit.

© Christian Satgé – décembre 2019

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Jan 18 2020

Pour toi mon ange – Ilef Smaoui

Pour toi mon ange

Est-ce que ma joie était profonde ?
Non, plus jamais sans ma jolie blonde
Mais je dis grand merci mon seigneur
Tout petit bonheur m’est honneur

Est-ce que j’ai rigolé de tout cœur ?
Oui, ZIZOU et KOUKOU sont magique liqueur
Leur présence me fait grand bien
Ils sont pour moi un si précieux lien de soutien

Pourquoi j’ai partagé cette photo ?
Est-ce pour appuyer la vérité de mes mots ?
Non, car je ne peux jamais mentir
Je ne peux écrire que c’que j’peux ressentir

Oui la joie n’peut plus m’offrir son ivresse
Ma princesse ne veut pas voir ma tristesse
Cette photo prise par surprise j’ai voulu la publier
Parce que réellement le bonheur m’a oubliée

Oui ma fille et vous en avez marre de ma peine
En avez marre du chagrin qui traverse mes veines
On dirait que mes larmes ont essayé de se cacher
Sans vouloir vous tromper sans vouloir tricher

Oui ma EMNA voyait ma volonté tel monument
J’ai voulu l’entendre me dire bravo ma maman
C’petit moment où j’ai pu rire, sûr lui a fait plaisir
C’est certain me voir souffrir guère elle n’le désire

Oui j’sais que tous ceux qui m’aiment espèrent adoucir mon enfer
Espèrent comme jadis me voir prendre la vie à bras ouvert
Mais ma vie a perdu son goût sans ma fille mon si cher bijou
Sans plus jamais pouvoir déposer sur ses joues des doux bisous

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Jan 17 2020

…La Page – Delloly

Madame la page  d’une Vie est tournée
nous ne verrons plus ensemble le film du Temps
que vous aimiez contempler dès l’envol de vents
les oiseaux ne sont plus les mêmes la journée

Les nuages se sont endormis en janvier
laissant le froid se plaindre tréfonds de nos rêves
Madame vous ne dites plus rien, phrases brèves
seraient les bienvenues ce matin l’air inquiet

Madame la page d’une vie est tournée
il plane un silence taisant les mots du vent
s’évadant en chevelure désordonnée
glissant un frisson pour un mot inconvenant

L‘encre de votre voix est sèche sur la page
abandonnée sur une table où meurent mots
de leur ennui ne se murmurent songes  sots
seul le parquet craque de ce moment trop sage

.

Oli ©…La Page…
©(P)-17/12/20 (R12)  MM, (12) YouC

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Jan 17 2020

“Iissel” ô “Iissel” !-Brahim Boumedien

 

 

« Iissel » de mes beaux jours

Te souviens-tu de moi

Moi qui suis de retour

Reconnais-tu ma voix ?

 

Moi qui te retrouvais

Pour admirer ton charme

Les jours où je venais

Apprécier ton calme

 

L’oued qui te traversait

Irriguant tes palmiers

N’avait jamais cessé

D’attirer les ramiers

 

Ta beauté inspirante

Faisait le plus grand bien

À mon âme errante

Dont tu prenais soin

 

Ton pont si généreux

Qui me servait de siège

Me rendait si heureux

C’était presqu’un mirage !

 

« Iissel », je t’aime bien

Et ne peux t’oublier

C’est vers toi que je viens

Je te reste lié.

 

B.Boumedien, le 17/1/2020

 

 

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Jan 17 2020

Ma larme – Essadiq Benarreg

 

Dans le miroir, je te vois couler de mes yeux

Marron foncé comme un torrent des Pyrénées.

Mais, que m’arrive-t-il dans cette matinée ?

Pour la réponse, je m’adresse alors à Dieu.

 

“Mon bon Dieu, le prie-je en me mettant à genoux,

Je vous prie de me révéler tôt à moi-même”

En me mettant debout, je suis dans un dilemme.

Aller dormir ou bien voir ma vieille nounou?

 

Oui, il faut voir cette dernière, très malade,

Qui m’a allaité en bas âge, dans un stade,

Dont j’ai oublié le nom, mais il est olympique.

 

Oui, elle m’a donné le sein, m’a fait tété

En criant fort, très fort, tels les fous fanatiques

De ces meilleurs sports qui se tiennent en été.

 

©

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