Oct 15 2018

je vais devenir votre Circé – Anne Cailloux

L‘acropole brasille sous une lune

qui s’offre sans pudeur à l’empyrée céleste.

Vous êtes là, entre le purgatoire et le paradis

ensorcelant de vénusté

 

Sous une aumônière de cendre reposent vos croyances

je vais devenir votre Circé

je vais être votre chant du cygne

pour cet ultime opus

 

A genoux devant les pierres millénaires

vous hésitez entre la plume ou la prière

chancelant entre les envies et la foi

j’ondule dès l’heure présente

dans votre inconscience.

Je serai votre poésie

****

©Anne Cailloux 2018/10

Couchez moi donc sur votre manuscrit

abaissez-moi par des mots troublants

effleurez mes courbes par votre plume

effacez les non-dits, écrivez les mots-dits

 

Ensorcelez moi sur vos pages

en parlant de mon corps

vous ferez succomber

la vestale qui sommeille en moi

 

Glissez donc dans l’interstice de l’ouvrage

vos mots crus, que vous n’avez jamais affrontés

La pensée n’est pas qu’une vue subjective

mais la vôtre, va emprunter

d’autres chemins, ceux de votre imagination

aux adages de ma bouche

 

Mes formes callipyges vont ombrager vos lèvres

Mes baisers de cinabre et mes appétences

feront rougir Lucifer et son pandémonium

votre nuit deviendra céruléenne

 

Quand Hypnos viendra vous emportez

Vous priez en ma paroisse

vous serez enfin croyant a mes vœux

vous allez devenir pratiquant…

Venez…

 

 

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Oct 15 2018

Chacun a besoin de l’autre – Maurice Renard,

Chérie, de ta bouche, ne sort que de belles paroles
Qui, lorsque je les entends, elles m’affolent
Ajoutons à cela un doux regard enjôleur
Et me voici envahi de bonheur

Chacun ayant besoin de l’autre
Inutile pour nous de chercher ailleurs
Car, toi et moi c’est tout à fait autre chose
De la vie, nous allons prendre que le meilleur

Laissons de côté ce qui ne nous convient pas
Vivons l’amour comme nous l’entendons
Tu es si rayonnante dans mes bras
Plus encore sous l’édredon…

Chérie, de ta bouche, ne sort que de belles paroles
Qui, lorsque je les entends, elles m’affolent
Ajoutons à cela un doux regard enjôleur
Et me voici envahi de bonheur

Chacun ayant besoin de l’autre
Inutile pour nous de chercher ailleurs
Car, toi et moi c’est tout à fait autre chose
De la vie, nous allons prendre que le meilleur

Laissons de côté ce qui ne nous convient pas
Vivons l’amour comme nous l’entendons
Tu es si rayonnante dans mes bras
Plus encore sous l’édredon…

©Maurice Regard

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Oct 15 2018

Les Transports – Guiyom

Tout le jour, allant à travers bois et forêts,

sautant dans les flaques d’eau et dans les rivières –

dans ma course folle je ne touche plus terre –

Je ne sais où je suis, et vais où il me plaît.

 

Me voici arrivé aux murs de la cité :

point d’eau, pas un arbre – j’ai perdu mon chemin.

Monterai-je dans la voiture ou dans le train,

conduisant seul, ou me laissant même embarquer ?

 

Je ne sais pas où nous mèneront ces transports :

nous irons, séparément, vers le même endroit,

ou ensemble, puis chacun descendra chez soi.

Pour sûr, personne n’arrivera à bon port !

 

Marcher dans les forêts me porte bien plus loin :

je ris devant les cris, les chants de l’hirondelle,

je m’envole parmi les essaims de corneilles –

Mes extases ne sont point transports en commun !…

 

… Ce petit jeux de mots est prétexte à mes vers,

et n’ayant pas d’emploi, ne vivant sous un toît,

je suis certes un bon Français : en suivant nos lois,

j’honnore et je sers la langue de Molière !

 

S’il n’y a plus de sous dans ma tirelire

pour une miche de pain et un bon reblochon,

mon vrai soucis, c’est qu’en taillant bien mon crayon

il ne me reste bientôt plus de quoi écrire !

 

©Guiyom

Cet été, lors d’une randonnée en montagne, me reposant dans un des premiers livres des Mémoires d’outre-tombe, je lisais les descriptions formidables que fait Châteaubriand de ses transports : marches dans les bois, mystères de la nuit, vols des hirondelles, sons des feuillages environnants… Ces transport, me suis-je dit, sont d’une bien autre nature que nos transports en commun ! De là, j’ai commencé une satire de la modernié, qui finit par une petite malice sur la condition du poète.

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Oct 15 2018

Le Poème sans titre – Sara Di Luna

 

 

                         ©Sara Di Luna – 15/10/2018

 

 

 

 

Poésie souviens-toi
Il était une fois
Toi et moi dans un Chant
Je criais de ma Voix
Mon Refrain dans le Vent
« Au secours, je me noie »

Je ne cesse de rimer
En chantant mes Pensées
Qui errent ça et là
Flottant au gré du Vent
Qui me souffle une Strophe

Catastrophe, je coule
Et mes Larmes s’écoulent
Sur la Mer du Poète

Au secours je me noie
Poésie, aide-moi
Sans Toi de quoi ai-je l’air
En suivant le Cours d’eau
J’ai le Cœur allant vers
Le Radeau sur la Mer

Je rime et cours vers Toi
Au secours, je me noie
Je t’en prie, Sauve-moi
Mon Cœur est en émoi
Et ma Vie sans Toi
Ne rime à rien, crois-moi

Poésie, allez Viens
Que j’embarque avec Toi
Nous irons tu verras
Où les Vers enverront
Les Alexandrins Rois
Et les Refrains Chansons

 

 

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Oct 15 2018

Amour en cage..- Jeanine Chatelain

Amour en cage.

Amour en cage dans une fleur,
Mis à l’abri au fond d’un coeur,
Or rouge sur un voile de soie fripée ,
Une lanterne japonaise vermillon ,
Renferme un joli papillon ,

Encense le fruit de la passion ,
Niché dans un joli jupon,

Calice rouge et baie sucrée,
Amour, amour, viens me chercher,
Gonfle les voiles orangées,
Et ouvre la porte verrouillée.

 

©Jeanine Chatelain, le 15 octobre 2018.

« Quand la vie est une cage 
Chaque jour est une larme. »
Jacques PrévertFatras (1966) de Jacques Prévert

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Oct 15 2018

…Soirées à l’Escurial – Delloly

 

Vous-souvenez-vous boulevard Saint-Germain
au Café l’Escurial de ces rendez-vous
face à  Rue du Bac et son chic incertain ;
vous aimiez le blue-lagoon d’un entre-nous

Parfois au soir d’un vendredi écoutions
morceaux de jazz blues et autres partitions
les chantonnant d’un murmure aimant en rire
souvent joués au piano grisant l’admire

De même à l’étage assis siège anthracite
nous aimions Nous y délasser adossés
invitant le Temps à se passer trop vite
de nos souhaits et rires alcoolisés

Amis et rencontres passant, s’absentant
le Temps d’un verre d’un bisou d’un oubli
le Temps de rires d’un rendez-vous poli
le Temps de se plaire là d’un autrement

Vous-souvenez-vous de Nous à l’Escurial
les après-midi enfin seuls au premier
à l’abri des regards voulant oublier
les amants isolés s’invitant au bal

De ces années et soirées aux heures belles
reste des amertumes et aquarelles ;
l’Escurial s’en est allé vaincu des Temps ;
le nôtre sûrement pas, ivre d’instants !

 

©…Soirées à l’Escurial
© (P)-20/04/94 à Vous (11)

 

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Oct 15 2018

Coquin de Cocker – Dominique Imbert

Je joue à cache cache,
Avec ma maîtresse,
Si je perd elle m’attache,
À la niche,
Avec ma laisse.

Alors je pleurniche,
Comme un Caniche,
Mais je suis un Cocker,
Du moins j’en ai l’air.

Elle se fâche,
Et dit qu’elle me dresse,
Je lance un S.O.S.,
Je veux des caresses,
Sinon je deviens suicidaire,
Et fais pipi la patte en l’air
Sur le tapis en mohair.

Et là, bobo sur mes fesses,
Avec la laisse.

 

©D Imbert

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Oct 15 2018

La nuit – Christian Satgé

 

Il n’y a que les poètes,
Les chantres qui se la pètent,
Pour voir descendre la nuit
Comme un grand rideau de suie,
Enveloppant de ses ombres,
Dans sa cape de pénombre,
Un pays sage drapé
D’un très obscur voile épais…
Tout serait, non sans tristesse,
Douceur et délicatesse
Avec un peu de lenteur
Aussi mais sans pesanteur.

 

Ici, la nuit tombe, Ami,
Comme une lame ennemie,
Et coupe les chaumières,
Tranche bois et clairières,
Hache vaches et brebis,
Divise, fend et sectionne
Le jour qui démissionne,
Guillotine et raccourcit
Ou entaille sans merci.
Bref, sans nulle sommation,
Elle décapite arbres,
Fauche, cisaille et partage
Tout dans notre paysage !

En tombant de tout son poids
Sur l’horizon qui en ploie,
Elle broie les plus maroufles
Des vents, leur coupe le souffle ;
Brise l’arbre qu’elle abat ;
Moud le ciel qui en rabat ;
Casse et concasse nuages
Et sillons des champs sans âge ;
Pile comme grain maisons
Et contours des frondaisons,
Pulvérise la campagne
Puis écrase nos montagnes.

Oh oui, seuls les vieux poètes,
Les chantres qui se répètent,
Voient donc descendre la nuit
Comme un grand rideau de suie,
Enveloppant de ses ombres,
Dans sa cape de pénombre,
Un pays sage drapé
D’un très obscur voile épais…
C’est faux car cette traîtresse,
Violence, petitesse,
Ne nous vient qu’avec hauteur,
L’air vengeur, triomphateur !

© Christian Satgé – octobre 2013

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Oct 15 2018

L’encrier de vie – Yann-Jakez

L’encrier de vie.

Indélébile encrier de mon histoire,
Se trouvent dans ma mémoire des parchemins,
Plusieurs sont encrés de couleurs, d’autres de noir.

Ceux du bonheur chantent des souvenirs heureux,
Alors que tous les autres pourrissent ma vie,
Parfois les rêves de mes nuits sont tant affreux.

Rien ne peut effacer ce qui est bon ou mauvais,
À chacun ses écrits, chargés de lies, de joies,
Il faut apprendre à vivre avec ses vils regrets.

Ainsi va le récit de son propre livre…

– © – 2018 – YJAL

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Oct 15 2018

Rencontre – Simone Gibert –

C’est sans contrefaçon,

Cheveux longs, un blouson,

Sa moustache barre

Ses joues de barbare.

 

Il a la carrrure

D’un véritable dur

Issu d’un film noir,

Où transparaît l’espoir.

 

Tout au fond de sa voix,

On dénote parfois

Un accent gouailleur

Qui vous propulse ailleurs.

 

Quand il chante sa voix

C’est comme un éclaircie,

Sa voix se fait tendre,

On peut tout comprendre …

 

J’ai brossé le portrait

Qui n’est pas trait pour trait,

Il n’est fait que de mots,

Si c’était un tableau :

Le visage esquissé,

A peine coloré,

J’aurais peint le regard,

Ce n’est pas par hasard.

 

C’est même très sérieux,

En plongeant dans ses yeux,

J’ai effleuré son coeur,

Et cela m’a fait peur.

 

Il ne faut réveiller

Mes démons ligotés,

Au fond de ma raison

Qui leur sert de prison.

 

Sans tatouer le corps,

Tu as peut-être eu tort,

Le sais-tu tatoueur,

De tatouer le coeur ?

 

©Simone Gibert

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Oct 15 2018

Parfum – Michel Granier

Envolée de douceur,

Aérienne senteur,

Enivrante chaleur,

Ressuscitant l’ardeur.

 

Une odeur, un parfum,

Élixir de beauté.

Cette odeur, ce parfum,

Au charme désuet.

 

Parfum du premier jour

Ou je t’ai rencontrée,

Parfum du dernier jour

Ou l’on s’est séparé.

 

Des arpèges futiles,

Aux arias lointains,

Ce doux parfum subtil,

Nous trace le destin. 

 

Une odeur, un parfum,

Nous aura rapproché,

Cette odeur, ce parfum,

Nous aura éloigné.

 

Dans les jours à venir,

Ce parfum s’ancrera,

Parmi mes souvenirs,

Tu seras toujours là.

 

Une odeur, un parfum,

Nous change notre vie,

Cette odeur, ce parfum,

Serait-ce l’infini ?  

.

©Michel Granier

                                                            

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Oct 15 2018

Prima Nocté – Ghazy Belghazy

sanguis somnia nostra

À l’aube…
quitter votre sanctuaire demeure ma peine…
le courroux de dieu, puis la douleur que je traine…
De votre sein ma joue se joue du destin…
Quand à nos chairs, le tumulte en sang du bout des lèvres…
Celles ci fremissent à nos soupirs félins..

Puis Murmurent à qui veut la fin de moult trêves ..
Au soir de l’amour sevré de nos larmes…
Querelle en appelle une autre à la joie de vos armes…
Des baisers en dentelles d’avant que ce songe ne trépasse…
À lueur de ce jour d’aurore…
au pli de vos tendres crépuscules…
Bénis soient nous d’entre vos souches en bataille….
Sous la coupe assassine de ma blanche majuscule…

 

©Ghazy Belghazy

 

 

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Oct 15 2018

Désenchantement – Maryse Le Lay -Jézégabel Fauconier

Désenchantement

On a écouté ma musique,
On a écouté mes chansons.

Les mots s’envolaient doucement
Emportés par Brassens, Brel ou Duteil.
Je les fredonnais gaiement,
Complice de mélodies si belles.

Mais,
Il n’a pas aimé ma musique,
Il n’a pas aimé mes chansons.

Beaucoup trop vieillottes,
Elles n’étaient pas au Top !
En écoutant Lenny,
Il en baillait d’ennui !

Alors,
J’ai écouté sa musique,
J’ai écouté ses chansons.

Des voix aux intonations bizarres
Sur des rythmes endiablés
Aux consonances barbares,
Se sont mises à… Chanter.

Mais,
Je n’ai pas aimé sa musique,
Je n’ai pas aimé ses chansons.

Devant mon air septique
Il a haussé le ton,
Est devenu cynique,
S’est fâché pour de bon !

Alors,
A chacun sa musique,
A chacun ses chanson !

© Maryse Le Lay-Jézégabel Fauconier

 

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Oct 15 2018

Plaisir douloureux – Lamine Cissé

PLAISIR DOULOUREUX

Au dela de cette nuit ensoleillée

Mes lèvres poussent des cris cryptés

Elles veulent donner naissance à des vers

Dans un paysage tout fais de vert

La douleur est peut être au sommet

Mais le courage sera aux aguets

Plus de naissance en césarienne

Les vers doivent naître sans querelles

Sans balbutiements

Sans crampes

Sans harcèlement

Sans sangs

Grâce à mon étoile mobile

Mes lèvres ont réussi

Elles ont accepté les affres

Pour enfin maîtriser l’art des syllabes.

.

 

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Oct 14 2018

Ô muse(forme le maillet) -Béatrice Montagnac

Ô muse (forme le maillet) page 4 couverture mon livre

 

Ô muse inspirant douleur en mon âme !

Gribouillant ma page en un sombre écrit

Révélant ce monde en douloureux cri,

Elle ne peut se taire et donc proclame.

L’écriture en feu dénonçant le mal,

Ô muse inspirant douleur en mon âme !

Incarnat en pleur d’un deuil abismal ;

Chacun de ces mots déplore le drame.

La révolte est en moi tel des flambeaux,

Mes mots en vers noirs sont pour vous madame

Ô muse inspirant douleur en mon âme !

Vous en souffrance une femme en lambeaux.

Poétesse énonçant ce monde en flamme !

Terre en danger son cœur agonisant,

L’humain l’assassin en la méprisant.

Ô muse inspirant douleur en mon âme !

                       ©Béatrice Montagnac

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Oct 14 2018

Songe Diabolique – Laure Fayarde

Tu crois peut-être m’échapper
En me faisant un pied de nez
Mais la sorcière que je suis
Depuis longtemps a réfléchi
À préparer une potion
Qui s’apparente à un poison
Pour te forcer à avouer
Toutes tes fautes du passé :
Pourquoi tu mangeais mes bonbons ?
Pourquoi tu me piquais tous les garçons ?
Ah !
Tu es tombée dans mes filets
Et je vais donc te corriger !

Nous attendrons l’heure nocturne
Pour que je danse sous la lune
Et de ma baguette magique
Par ces paroles maléfiques :
« Je te punis, toi la vilaine,
D’avoir pour moi eu tant de haine
Quand tu m’arrachais les cheveux
Et m’enfermais dans mille lieux
En compagnie de vieux crapauds,
De rats crevés et de blaireaux »…

Puis, je te boucherai le nez
Pour t’empêcher de respirer
Te tirerai tes doigts de pieds
Pour que tu puisses enfin tomber
Dans ma marmite où je mettrai
Quatre vipères et queues de rats
Gouttes de sang, abracadabra !
Dirai-je en reine de sabbat
Et pendant que je touillerai
Tu expieras tous tes péchés

Tiens, mais voilà que je me réveille
Oups, il est six heures à mon réveil !
Il est temps de me préparer
Pour que je parte travailler

.

©Laure Fayarde

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Oct 14 2018

Un bouquet à cueillir – Bernard Saulgeot

Triolet continu

 

Un bouquet à cueillir

.

Il est parfait le temps présent

Pour aller un bouquet cueillir

Vous saurez bien à qui l’offrir

Il est parfait le temps présent

Si vous voulez m’en faire présent

Je saurais bien le recueillir

Il est parfait le temps présent

Pour aller un bouquet cueillir

.

©B saulgeot

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Oct 14 2018

Un cri muet- Fattoum Abidi

Un cri muet

Un cri muet

D’une plume engagée

Qui n’a pas le pouvoir

De siéger contre l’injustice du douar.

 

Un cri solennel

D’une vérité amère

Sort de la bouche

Des enfants de guerre.

 

Un cri muet

D’une plume engagée

Froissée dans l’ignorance

La terre crie la  paix.

 

Un cri solennel

Des enfants de Syrie, de l’Irak

De Yémen, de La Palestine et autres

Meurent sous les bombes intruses.

 

Ô ! Industries des armes

Qu’attendez- vous

De la mort des innocentes âmes ?

Qu’attentez –vous de nos futures générations ?

 

Ô ! Grands décideurs de la  terre

Courez vite vers vos parlements

Pour éponger les décrets et les lois de guerre

Vous voulez la richesse,  investissez-vous dans la paix.

 

Avec vos bombes  vous avez détruit

Les ondes positives de l’espoir,

Vous avez bloqué le sourire

Des enfants habitant les camps des réfugiés.

 

Vos biens mobiliers et immobiliers

Bloqués  dans l’anonymat

Sous x, quels rôles jouent-ils ?

Et notre terre saigne de douleurs.

 

Cessez d’extraire nos richesses

De l’Afrique, de l’Asie et  des autres

Contrées, sous le régime colonial

Et sous la colonisation économique on est écrasé.

 

Regardez les pleurs des enfants,

Regardez les morts des innocents,

Regardez la pauvreté des néants,

Agissez-vous pour sauver nos humains et notre terre.

 

Un cri muet

D’une plume engagée

Qui n’a pas le pouvoir

De siéger contre l’injustice du douar.

 

© Fattoum Abidi

14.10.2018

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Oct 14 2018

Mon nid – Lazhar Djaballah.

Mon nid.
Le nid où je vis
Moi et ma famille.
Est sur un arbre
Qui est mon pays.
Un platane fleuri
Appelée l’Algérie.
Donnant de l’ombre.
À ses fils et à ses filles.
Très élevé par ses sommités.
Très riche par ses puits.
Ses racines approfondies
Dans l’histoire de la vie.
Elle pleure,quand il fait sombre.
Lorsque il fait beau,elle rit.
Ses enfants prodigues l’ont appauvrie.
Ses enfants fidèles l’ont enrichie.
Notre arbre est rongé par les chancres.
Mais elle résiste tel un combattant aguerri.
Moi qui suis comme un oiseau dans son nid
Sur un rameau faisant un rêve pendant la nuit.
J’ai vu dans mon rêve que je suis un canari.
Qui ne cesse de chanter pour.son pays.
Lazhar ben Lamine Djaballah.
.
©Touggourt.Algérie.
14.10.2018.
Poète des Oasis.

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Oct 14 2018

dans un lointain village occitan – Georges Cambon

Dans un  lointain village occitan

un chien veillait un homme famélique

le vieux paysan ne souffrait pas l’autan

il luttait, cachait une douleur, pudique!

 

L’homme pensait aux travaux des champs.

la mort rôdait, la faux conquérante,

elle posait ses yeux sur la plaie géante,

imaginant du sacre un festin alléchant!

 

L’aïeul plus ébahi que notre angelot,

tirait le rideau sans aucun sanglot!

Aux vêpres le vent cessa, mauvais lutin,

le chien put, s’asseoir près du mourant,

lécher  un bras tatoué de grosses catins

qui ressemblaient à un tableau délirant!

 

Il se mit à hurler comme font les pleureuses.

Dans sa tête, il y eut un souvenir  pressé,

le bonheur muet dans la misère poreuse

l’enfant d’hier, géant maintenant terrassé!

 

Nul ne peut éveiller, une âme déshérité

mais la vie est souvent un jardin inhabité!

 

©Georges Cambon

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