Jan 22 2019

_INGRATÆ_ – Badar

_____de Badar

.
J’ai croisé l’indifférence,
L’horrible dame brûlante,
La mère de la méfiance,
Amie des âmes sanglantes.
.
C’est la maîtresse du désert,
La grande muette du cœur,
Adulée par la misère,
Elle ne voit que le malheur.
.
Nous tuant à petits coups,
L’amour est assassiné.
La haine est au rendez-vous,
Quelle triste destinée ! 
.
C’est le mépris qui prend vie :
L’indifférence est un crime.
Tuons cette maladie,
À jamais dans les abîmes !
.
Altruisme, mon ami, 
Fais de moi un guerrier heureux,
Un fier soldat de la vie,
Courageux et valeureux !
.
TDR®BADAR (MDA46110)
.
Illustration : « BORGNE » huile sur toile coton de 70×50 cm

.

www.badar.fr

1+

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Jan 22 2019

Tes yeux couleur de la mer – Bernadette Laroze

Tes yeux couleur de la mer

M’avaient envoutée

Et mon coeur a chaviré

Perdue dans quelque chimère.

.

Mon âme et mon corps t’appartenaient

Confidente de notre passion

J’avais perdu la raison

Et toute à toi j’étais.

.

Ce fut une passion torride et houleuse

Quelquefois grandiose

Et d’autres fois douteuses.

.

Bien des années ont passé

Et bien que tu nous as quittées

Je me rappelle cette passion d’un autre temps.

.

©B Laroze

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Jan 22 2019

Ma chère mélancolie- – Céline Gillet

Ma chère mélancolie…

Je l’aime comme le bleu d’un ciel radieux

Ou le parfum exalté d’une fleur sucrée.

Je l’aime comme ma folie joyeuse

Quand je suis joueuse…

Ou mon pouvoir

De toujours continuer à y croire.

.

Je l’aime comme les défis

Que peut susciter la vie,

Ou mes cicatrices

Prouvant ma combativité face à ses sévices.

.

Je l’aime comme une amie

Pour la vie

Ou une promesse de sang

D’être tout sans faux semblant.

Elle n’est pas un carcan de tristesse

Qui m’affaiblirai sans cesse

Ni une chaîne à mon pied

Qui me ferai chuter….

.

Elle est simplement mon petit coin obscur

Discret sous l’armure…

Pas mon talon d’Achille …

Mais mon joli vers fragile.

Si gracieuse dans sa robe noire

De vulnérabilité d’un soir…

Sous ma plume elle luit

Ma chère et douce mélancolie

.

©C.

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Jan 22 2019

La mer, fusion des éléments – Eric de La Brume

Illustration : Nath La Muse
Texte : Eric de La Brume
Le 18 janvier 2019

La mer, étendue vaste et liquide,
fusion de deux existences,
le calme et la sérénité,
la rage et l’impétuosité.

Calme et docile,
quand le soleil darde ses chauds rayons,
et lui donne l’impression d’être un lac,
reflétant la lumière qui la pénètre.
tel un miroir étincelant.

Écumante et tumultueuse,
quand les éléments du ciel se déchaînent,
et font surgir des vagues ravageuses,
déferlantes et meurtrières.

Révoltée et fourbe,
quand on la méprise,
et veut la réduire en esclavage
pour en faire un dépotoir.

La mer, séduisante comme une femme,
qui peut vous étourdir par ses flots caressants,
mais peut fondre sur vous,
comme un crotale pour vous engloutir.

Fusion des éléments,
étendue liquide, source de vie,
rare et précieuse, qu’on ne trouve
que sur notre planète bleue.

Toute vie en a son origine,
mais croire sans cesse,
qu’elle est inépuisable,
est grave erreur.

Parfois, je te vois surgir,
nymphe des mers,
de toute beauté,
flottant nue, au corps somptueux.

Mais souvent menacée,
par ce crotale prétentieux qu’on appelle être humain 
qui veut te pénétrer, te détruire, 
faire de tes eaux nourricières un désert.

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Jan 22 2019

Vous voilà tous bien prévenus ! – Christian Satgé

Que sont donc les Ménades devenues,
Divines beautés descendues des nues,
Dont les poètes chenus ont entretenu
Un souvenir ému et puis grenu
En cent vers lyriques et biscornus…
Ont-elles fui car, soudain, saugrenues ?
Que sont donc les Ménades devenues
Seraient-elles mortes ?… Déconvenue !

Que sont donc les Ménades devenues ?
A-t-on puni le manque de tenue
De corps charnus, tendres, ingénus,…
Qui ne s’effrayaient pas d’un inconnu,
Fût-il voyeur flénu ou parvenu,
Croisant dessous leurs vertes avenues ?
Que sont donc les Ménades devenues
Les aurait-on, pour vice, détenues ?

Que sont donc les Ménades devenues
Qui aimaient tant à se promener nues ?
Tous les hommes étaient les bienvenus,
Par promesse d’un sourire ténu,
Pour danser avec elles et les cornus,
À jours continus et sans retenue…
Que sont donc les Ménades devenues ?
Elles se font de bois à notre venue !

© Christian Satgé – mars 2016

Tableau : Penthée et les Ménades, par Ch. Gleyre (1805-1874), musée d’art de Bâle.

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Jan 22 2019

Chante mon coq chante- Ilef Smaoui

Coq il ne faut pas que tu te taises
Chante même du haut de la falaise
Il ne faut pas que tristesse te baise
Ton beau cocorico longtemps apaise

Chante même au milieu des bombes
Il ne faut pas les laisser creuser les tombes
Elles vont vite t’entourer les colombes
Répandre la paix l’amour guère n’incombe

Coq tu sais sur quel bouton appuyer
Pour enjoliver le monde et l’égayer
Chante pour que la joie puisse pagayer
Puisse foudroyer stress et le balayer

Chante pour que cœurs se réveillent
La circulation de l’amour la haine l’embouteille
Répand ton cocorico sans pareil
Pour qu’amour frissonne de la tête aux oreilles

Chante même au milieu des vautours 
Chante plus fort que le son du tambour
Chante plus beau que la voix d’Aznavour
Chante la joie la paix la justice et l’amour

Chante pour inaugurer l’aube par ton air cordial
Le matin a besoin d’une dose minimale de régal
Le jour a tant besoin d’sourires sur visage jovial
La vie ne peut pas se passer de ta présence vitale

Je n’irai plus sentir les fleurs dans les champs
Non parce que je crains de croiser les méchants 
Mais joie s’réduit sans la volupté d’ton chant
Coq j’sais que tu trouveras mon poème touchant

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Jan 22 2019

Gourmandise ( Acrostiche ) – Béatrice Montagnac

Gourmandise ( Acrostiche )

 

Grenadine sa bouche écarlate glamour

Originel fantasme enflammant son amour

Unissant d’un baiser leurs lèvres polissonnes

Réveillant la tornade en leurs âmes friponnes

Mirabelle sa bise au goût d’un mets sucré

Attendrit son amant en cet instant sacré

Navigant sur sa taille au flux d’une mesure

Danse voluptueuse en douce torture

Invitation folle au dessert défendu

Soulevant le blinis de sa robe fendu

Elle la gourmandise amante d’un jour.

.

     © Béatrice Montagnac

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Jan 22 2019

Qu’il est bon d’être pécheur – Philippe X

 

   Vous allez vous régaler.

   En effet je vais vous faire part d’une grande nouvelle. Votre voisine et votre voisin sont de grands pécheurs devant l’Éternel.

   Toutes les religions orientales et anciennes ont élaboré un lieu de souffrance après la mort, histoire de dire aux intéressés que le fait d’échapper à la vindicte royale sur terre en perdant la vie, ne les empêchera pas d’en baver en enfer, mais de façon éternelle….

   Restés sur le bord du quai, les fidèles se délecteront à l’évocation des tourments infligés aux ayant droits aux 7 péchés capitaux.

   Bien au chaud et à l’abri du huis clos des monastères, les ascètes (pourquoi pas huit au fait ?), les moines, se présentent en champions de la vertu. C’est une élite qui échappe à la damnation.

   BARBARIN en est témoin. Ne rien voir, ne rien dire et ne rien entendre (il paraît que certaines pratiques rendent sourd ).

   Les moines décrivent avec force détails croustillants, les visions qu’ils ont eues,  et pour que les pauvres pécheurs s’en souviennent, ils sculptent d’affreux personnages aux visages tourmentés. Les bas reliefs et les églises servent de galeries d’art.

   Et parce qu’ils savaient que vos voisins et amis succomberaient à la tentation, ils dressent le catalogue de la liste officielle des péchés préférés.

   Figurez-vous que j’ai mes entrées dans ces lieux de culte, je connais encore assez bien les portiers, et possède une collection d’auréoles qu’un grand couturier a confectionnées, rien que pour moi.

   Sous le sceau du secret, je vous communique cette liste : créée et établie en 1215 lors du concile de Latran. Des récits sculptés ramenés par ces braves moines dont la parole ne peut être mise en doute.

   LUXURE : sexe et poitrine féminine dévorés par des serpents. Les 2 amants adultères sont attachés l’un à l’autre par le cou.( J’écraserai bien ces foutus serpents..histoire de prendre leur place…j’ai une petite faim)

   GOURMANDISE : vous mangerez vos propres membres. Pendu par les pieds, le gourmand est condamné à la régurgitation. (le clergé et les rumeurs de pédophilie ou cannibalisme?)

   ORGUEIL : supplice de la roue, symbole des changements de fortune. Un chevalier reçoit des coups de fourche de la part d’avides diablotins(un coup des gilets jaunes ?)

   COLÈRE : découpé en morceaux, puis reforgés entre eux (PICASSO sors de ce corps ) . Le coléreux se fait dévorer le cerveau, il s’enfonce lui même un couteau dans la gorge.(on est jamais aussi bien servi que par soi même)

   AVARICE : plongé dans le métal en fusion et embroché par le prince des enfers. L’avare est pendu avec une bourse autour du cou. (en cas de fortune, il est pendu avec ses 2 bourses )

   PARESSE : avalé et régurgité par des monstres ailés. Le paresseux est allongé dans les flammes sous le poids du diable assis sur lui. (?)

   ENVIE : plongé un coup dans le feu puis dans la glace à fin d’envier le sort contraire. Un moine d’origine Belge nommé Johnny chantera plus tard : « qu’on me donne l’envie » . Par la suite son vœu fut exaucé.

   Le MENSONGE apparaîtra plus tard, car il ne fallait que 7 péchés capitaux….

   Ce qui prouve qu’en religion on peut vous raconter n’importe quoi !

   Une idée de génie ramena la balle dans le camp des pécheurs.

Il y en a un plus filou que les autres qui a eu cette idée :

« Et si on se pardonnait… on pourrait recommencer « 

.

©Philippe X – 21/01/2019

 

2+

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Jan 21 2019

Amitié – Fred Campi

L’Amitié c’est comme l’amour mais sans la sexualité

Montrer son âme, pas son corps

Partager le dedans, pas le dehors

Se révéler sans se cacher

L’amitié se nourrit des similitudes

L’amour des différences

L’attirance corporelle n’est plus une servitude

La tendresse une effervescence

L’amitié sincère ne se décrète pas

Pour la mériter, il faut faire don de soi

L’ami sera une partie de toi

Comme un virus qui t’envahira pas à pas

Drogue ou Kryptonite, son pouvoir est unique

Accro à ses effets hypnotiques

L’amitié te transporte dans un monde féerique

Un ami c’est rare et précieux

En posséder c’est merveilleux

Le conserver, périlleux

Un ami écoute sans juger, supporte dans l’adversité

Donne sans compter

Est présent contre vent et marée

Et jamais tu ne douteras de son honnêteté et fidélité

L’amitié vous transformera, enivrera et sublimera

S’y refuser ou l’ignorer

C’est s’isoler et décliner

Une fois lier, nul ne résistera à son aura

L’amitié n’est pas éternelle

Il faut la choyer, la dorloter, la cultiver

Pour vivre une relation irréelle et intemporelle

Sinon elle finira par se déliter

L’amitié quand elle se présente

L’embrasser de tout son être

Quitte à en perdre la tête

Car à la fin , on va renaître

.

Fred Campi

3+

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Jan 21 2019

L’âme millésime- Fattoum Abidi

 

L’âme millésime

L’âme millésime

Jaillit de la lumière,

Sème les grains éclaireurs de la lune,

Illumine les ombres nocturnes.

 

La sincérité signe

L’amour en écriteau doré,

La pierre précieuse

Injecte de la lueur satinée.

 

La douceur enveloppe

Les êtres, d’une fine

Câline divine reposent

Les esprits des feuilles fragiles.

 

 

L’âme millésime

Va donner le sourire aux lèvres

De la mélancolie des cœurs démoralisés,

Le temps compte ses fragments de bonheur violé et saccagé.

 

© Fattoum Abidi

21.1.2019

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Jan 21 2019

…Murmure au Bonaparte – Delloly

 

A Saint-Germain-des-Prés, se murmure
un après-midi , où m’auriez attendu
en vain autour de thés et friandises
à défaut de baisers comme ils disent

M‘en voudrez-vous beaucoup de ce murmure
à Vous conter raison de l’inaperçu
ne pourrais me rendre au Bonaparte
faute au vent ayant fermé clés et porte

Des heures à chercher juste solution
pour grimper et pousser la fenêtre
heureusement en ce printemps, entrouverte
le temps de poser l’échelle d’occasion 

M‘en voudrez-vous encor demain à l’aube
de quelques roses rouges Cardinale
déposées au seuil d’une porte fatale
patientant à Vous aimer de leur ode

Je Vous attendrais à Saint-Germain-des-Prés
au Bonaparte face au bal des goélands
le temps de votre venue de bel allant
où vous offrirais un lit rosé de baisers

M‘en voudrez-vous jamais alors de ce Temps
à se chercher sous l’arôme de thés 
de nos mains et rires d’un geste charmant
taisant murmure de Paris d’un parfait

Il chanterait au Bonaparte un désir de Nous
revoir au soir, rêver, d’une rose de Vous…

 

Oli ©…Murmure au Bonaparte
©(P)-25/07/95 à K

 

7+

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Jan 21 2019

Hibernation – Camille Moureaux

 

C’est l’hiver où l’y verser,

Je contemplerai la voûte

du point A au point B.

Laissant planer le doute sur la chute,

M’a retombée.

Y à t-il quelque route destinée à arriver?

Je paye le prix de cette joute

N’ayant pourtant pas parié, Ma défaite me coûte,

Tous me voyait gagner.

 

J’ai creusé ma maison sous la terre des peupliers.

Elle me ramène à ma raison loin du peuple lié,

D’un de ces liens goût prison

Rayé morose noire gaieté.

Dans ma maison loin de ces choses

Je me sais cassée.

C’est l’histoire d’une mort rose

Que le peu a plié.

 

©Camille Moureaux

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Jan 21 2019

Complicité – Eric de La Brume

Illustration : Nath La Muse
Texte : Eric de La Brume
Le 19 janvier 2019

Quand deux regards se croisent,
que les yeux se mettent à briller,
comme des étoiles,
l’amour naît.

Tendresse du regard,
mots doux qu’il entraîne,
cœur ardents
qui battent de concert.

Complicité qui naît,
savoir ce que veut ou pense l’autre
comme si c’était soi-même
Sentir sa proximité.

L’amour, le vrai le pur,
celui qui englobe le corps et l’âme,
qui vous transfigure,
fait des regards complices des diamants.
 
Bien-sûr, il est bon
d’avoir chacun un coin
de jardin secret
pour garder un coin de mystère.

 

Mais être complice de l’autre,
complémentaire et solidaire,
est une part qui en amour
fait souvent que celui-ci perdure.

Yeux dans les yeux,
corps à corps,
deux âmes qui fusionnent,
quoi de plus beau sur terre.

Complicité,
plaisir d’être à deux,
le monde semblant,
leur appartenir.

Conjuguer sa pensée
à celle de l’autre,
aimer sa différence
être complémentaires.

N’est-ce pas ça l’amour,
quand on peut arriver,
à faire de nos différences,
un complément.

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Jan 21 2019

Sans avoir l’air de chercher la petite bête… – Christian Satgé

Petite fable affable

Un grand poète maria

À la gloire la plus mystique
L’ Alexandre qui paria,

Matin, face à quelques sceptiques,

Pouvoir dominer, flegmatique,

Le monde connu, le distendre,…

Il proclama donc, frénétique :

« Non, nul n’est plus grand qu’Alexandre ! »

Roi d’un peuple de parias,

Aux us et aux mœurs ascétiques,
Il réussit – Victoria ! –
À annexer à la Pontique,

Une Perse un peu chaotique

À l’Indus, et sans plus attendre,

Une Egypte fort exotique
Car nul n’est plus grand qu’Alexandre !

Mais Thanatos injuria

Ce soldat devenu mythique
Lui collant la malaria :

Un insecte peu sympathique

Fit du héros un être étique

Qui mourut. Et ça fit esclandre !

Mais qui savait, chez les moustiques,

Que nul n’est plus grand qu’Alexandre ?

Homme, gare aux poux et aux tiques
 !
Même si, paix soit à ses cendres,

On crie toujours depuis l’Antique :

« Non, nul n’est plus grand qu’Alexandre ! »

© Christian Satgé – mars 2016

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Jan 21 2019

C’est pour ça que la poésie m’extasie – Ilef Smaoui

Les mots dorés
D’où montent l’odeur sucrée
Apaisent l’esprit amer navré 
Perles nacrées
Dans cœur viennent s’ancrer
Pour l’enivrer

C’est pour ça que la poésie m’extasie

Un poème ailé
Arrive à survoler
Pour aller parler
A une âme gelée
A un esprit salé
Cœur l’amour saura l’exhaler

C’est pour ça que la poésie m’extasie

Un succulent vers
Peut être l’été en hiver
Peut emporter dans beau univers
Doux et jamais sévère
Esprit qui pense à tort et travers
Devient sage et ouvert

C’est pour ça que la poésie m’extasie

Un poème velouté caressant
Embrassant bouquet de mots ravissant
On peut voir espoir renaissant
On peut ressentir le bonheur jaillissant
Le cœur palpite tout frémissant
Il danse plein de sensations d’émotions

C’est pour ça que la poésie m’extasie

Une bonne phrase
Peut avoir l’effet d’une frase
Qui arase une base
Remplit de fleurs les vases
Espoir encore l’évase
Et l’âme ressent une extase

C’est pour ça que la poésie m’extasie

Un poème dont les vers montent au ciel 
Touchent les nuages et excellent
Pour les changer en torrentiel essentiel
Torrentiel de félicités sensuelles 
Changent nuages en soleil sensationnel
Soleil unique soleil exceptionnel

C’est pour ça que la poésie m’extasie

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Jan 20 2019

CORPS – Christine Videlaine

Toi Moi l’Autre

De mon corps l’organe solaire

Toi corps étranger

De mon propre corps de lune

 

Pars – ma bouche te quitte

Viens – ma main j’étends

Je t’ai déjà oublié

A jamais je t’oublie

Regarde

 

La cicatrice invisible 

Qui court dans le creux de ma main gauche

Coupure circonscrite – éclat de feu d’un miroir – en forme de croissant de lune

 

Dommage collatéral

D’un bal perdu

 

(ta peau)

Cette trace qui en coupe

Le lisse et l’infini

Dit que tu as un corps, Adam

Et que je n’en ai pas.

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Jan 20 2019

Au bois mort – Christian Satgé

Petite fable affable

Sur un petit coin de la forêt,
Et par les beaux prés de son orée,
Régnait le très gros groin sauvage
De ce sanglier grognon hors d’âge.
Mais, terne d’humeur et de livrée,
Éteint d’esprit, le cœur en ivraie,
Il exigea que tout son royaume
Soit à l’image de sa grotte, home
Morose et froid. Oui, triste à mourir.
Insipide. À se laisser pourrir !
Nuages chagrins et soleil blême
Dans un ciel fade, effacé, de même,
Fuyaient, falots, l’ennui et le jour
De ce monde atone pour toujours.
Ici pas de chant, de cri, de rire,…
Et la couleur était à proscrire :
Fleurs blafardes pleurant sous la pluie,
Herbe délavée étaient beaux fruits !
Pelages puces et gueules sombres,
Les bêtes passées, partaient en nombre.

Sa laie ne goûtant pas les beaux lais,
La poésie, loin, fut exilée ;
Personnages livides, décor vide,
Son règne semblait faire un bide
Et son pays maussade et flétri
À tous semblait trop pâle et meurtri :
Même les souris en devinrent grises…
Sans ivresse ; l’aube, sans surprise,
N’offrait plus d’espoir ni de sursis
Et pas d’oiseau de passage, ici.

Seul un écureuil, glandeur nature,
Refusait les décrets immatures
De ce grotesque cochon des bois
Et de Ma’, sa femelle aux abois,
Étant toujours entre deux grossesses,
Grossiers souverains, tout en bassesses.
Souvent dandy et, parfois, bandit,
Roux de poil comme l’est l’incendie,
Il chantait, chassant le monotone
Jouait, riait,… en faisait des tonnes.

S’oublie, avec cet astre vainqueur,
La mort des corps, la rancœur des cœurs,…
Mais cette lumière faisait tâche.
À ce titre, traqué sans relâche,
Banni par décret, mis à prix par le roi
Dont vœux et souhaits sont Lois et Droit.
Nul ne l’avait attrapé ce sbire
Qui faisait refleurir des sourires !
Or ce boute-en-train providentiel
Avait volé un bel arc-en-ciel

Avant l’hiver voulu du monarque,
il cacha ses couleurs au hiérarque…
Et là, dans un coin de la forêt,
Et par les beaux prés de son orée,
Matin, tons et teintes mis en tubes,
Il fit pleuvoir, tel un vrai succube !
Le printemps revint. Et le bonheur
Avec. Pis, pour le plus grand malheur
Du roi fainéant, ses sujets lâches
Et serviles d’ordinaire, se fâchent.
Il les menaça du fer, du feu,
De la faim,… En vain. Notre suiffeux,
Roi maudit, dut fuir ces tropiques,
Désormais doux et gais : une pique
Aurait fait de sa tête un trophée
S’il s’était un peu plus échauffé
Ce vieux tyran mis en déroute !
Même si nous est permis le doute,
Ne désespérons, dans un combat,
De rien ni de personne, ici-bas.

© Christian Satgé – janvier 2016

3+

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Jan 20 2019

Balade au parc Laurent Vasicek

Belle balade au parc

Ma main est dans la sienne

Ca doit être le printemps

Il est tôt ce matin, près du saule pleureur

.

Nos pas sont parallèles et pas un mot …

Juste une douce sensation et un renouveau

Son visage est tout près du mien

On y croise peu de monde

Un vieil homme promenant son chien

Un jeune avachi sur un banc et finissant sa nuit

Je n’entends pas le chant des oiseaux, je suis plutôt bercé par la clarté de son regard

Belle balade au parc, ça doit être le printemps

Et franchement, je m’en moque

Je la referai bien cent fois par moins 30 et un fort blizzard

.

Cette douce promenade au parc

Main dans la main

Unis et sereins

Près du saule pleureur

 

©L V

2+

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Jan 20 2019

Atypique – Philippe X

 

   Ma femme me trouve atypique…et j’aime çà

   Être atypique : Qui diffère du type normal ou habituel. Qui est inclassable, hors normes.

   « Être ou ne pas être » la question je ne me la pose même pas, car je suis comme je suis, sinon qu’est-ce que je pourrais bien faire là, sous vos yeux ?

   A ses yeux je suis un « être » hors normes.

   En ces temps d’aseptisation des pensées de « Monsieur Tout le monde » ou le politiquement correct écrase sous sa chape de plomb tous ceux qui pensent à voix haute, j’élève ma voix en réclamant le statut dêtre atypique.

   Si l’appellation de Gilet Jaune de la Littérature était en gestation, j’en assumerais bien la paternité.

   Rassurez-vous, ça n’est pas une maladie honteuse, je suis juste différent, et c’est en cela que nous nous ressemblons, car sinon qu’est-ce que vous pourriez bien manigancer sous mes yeux ?

   Faire partie d’un courant de pensées universelles, se fondre dans la masse, entrer dans le rang avec le petit doigt sur la couture du pantalon, ou sécher comme des andouilles, est-ce bien cela que vous recherchez ?

   Si c’est oui, alors qu’est-ce que vous pouvez trouver comme excuses pour être là ?

   Je pratique la « nage à contre courant » et bien que ma vie ne soit pas un long fleuve tranquille, surtout en période de crue, je ne me qualifierai pas de « nageur en eaux troubles « 

   Certains disent comme un gros mot que vous êtes «atypique ».

   Faites preuve de magnanimité et   « pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

   Très souvent, c’est une manière de vous dire qu’ils n’ont pas la capacité de vous comprendre.

   Bon, je veux bien, mais quelles sont les normes, qui les a définies et sur quels critères se sont basés les  décideurs.

   Qui sont les niveleurs de ceux qui sortent la tête de la mélasse journalière ?

   La réponse est simple : ceux qui ne pensent pas comme Nous.

Et Nous les atypiques qui sommes Nous ?

Avez-vous remarqué que d’adjectif hautement qualificatif, nous venons de passer à nom propre ?

 L’un des traits dominant est qu’il (ou elle) s’intéresse en général à beaucoup de choses.

   Que ce soit la curiosité ou l’ouverture, il se nourrit intellectuellement, spirituellement et émotionnellement des diverses influences dans son environnement.

   L’autre trait marquant qui découle assez naturellement du premier est en général une excellente intuition.

   Toute la difficulté consiste à disposer de la confiance des gens autour pour obtenir leur engagement et leur action ;

   Il est vrai que je porte une attention à autrui supérieure à la moyenne en qualité et en quantité.

   Je m’intéresse sincèrement aux autres.

   Déjà le fait d’être présent en ce moment, sur cet espace, vous rend cette légitimité sur celles et ceux qui ne mangent pas de ce pain là. 

   L’exception vous va à ravir…. non pas celle qui confirme la règle des hors-normes.

   Nous rêvons tous et toutes de croiser sur nos chemins de vie et même de côtoyer des gens incroyablement exceptionnels… la rencontre a eu lieu … Bon, ça c’est fait….

   Ben quoi ?… ne vous retournez pas, regardez vous dans la glace.. C’est bien de Vous dont je parle, sinon que faites-vous chez Moi ?

   Et ce n’est pas parce que votre meilleur amie, votre collègue de bureau ou votre compagnon de chaînes ( le rameur de galère) a décidé que vous n’étiez pas à la hauteur, qu’il vous faut baisser les bras et rentrer dans le rang.

   Vous êtes unique en votre genre et nul ne peut vous ressembler… alors faites le connaître à votre entourage… jeter les gommes qui voudraient que vous vous effaciez devant elles.

OSEZ être exceptionnel, affichez votre différence.

C’est aussi être inhabituel.

   Ah ! les habitudes ! la routine mine le travail de titan que vous avez effectué pour venir jusqu’ici.

   Faites dès à présent quelque chose qui va vous étonner, vous secouer, vous désorienter, mettre à mal les diseurs de mauvaises aventures… en un mot, sortez de votre fin programmée. VIVEZ… chez vous c’est inhabituel !

C’est aussi être irrégulier .

   Dans le sens de ne pas être lisse, sans aspérités, sans relief.

   Vous savez ce bois dont on fait des flûtes, aussi lisse et sans promesses qu’un programme d’un futur président, on dit qu’il plie et ne rompt pas… oui il ne casse pas 3 pattes à un canard !

Faites-vous entendre, non ? Alors faites vous lire.

   Mais vous, si vous deviez être un son que seriez-vous ?

   Semblable à une tonitruante trompette de guerre, à un grondement, prémice d’une irruption volcanique, à une vague déferlante sur une plage.

   Si c’est ainsi que je vous devinais hier, ce matin vous étiez :

   « une douce mélopée faite de bruissements d’arbres, de bruissements d’ailes, du doux chant d’une source fraîche, d’une voile qui claque au vent… »

   

   Les mots employés ne sont pas les mêmes… il appartient à chacun d’entre nous de mettre des couleurs sur nos émotions.

   Vous êtes devenus imprévisibleexceptionnels, inhabituels et irréguliers dans votre façon d’être…. et çà.. c’est VOUS.

   Cultiver vos différences !

   Je citerai «in fine » CONTRASTE de Marie Flore Rapenne :

   Retrouvez la saveur de chaque geste simple… Retrouvez l’intensité de chaque moment simple….. Ne soyez pas en attente du mieux… le mieux c’est dans votre présent…. le mieux c’est dans ce que vous avez déjà, pas dans ce que vous n’avez pas encore….

   Ne vous perdez pas dans des quêtes qui vous détournent de votre vie…. votre bonheur est là,  en vous, à travers tout ce simple que vous vivez….. Arrêtez d’anticiper le bien ou le mal… il est temps de vivre ce qui est à vivre sans se projeter….

   Soyez bien, maintenant…. pas demain… il n’y a pas d’idéal …. le seul idéal, c’est que c’est vous qui pouvez rendre vos moments beaux, ou apprécier vos moments sans conditions.

   

   Chaque homme est une histoire chaque femme porte en elle une épopée.

   C’est libre que l’on va rôder du côté de l’aventure humaine, nous devenons alors une histoire, et je suis devenu mon histoire.

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©Philippe X – 19/01/2019

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Jan 20 2019

Oui l’amour fait tout ça . – Ilef Smaoui

L’amour fait des roses à foison
Mais ne permet pas d’prendre dans sa cargaison
Chaque être dont la morale est sans conjugaison

L’amour fait des jours de béatitude
Et ne permet pas de prendre l’habitude
Des erreurs et mauvaises attitudes

L’amour fait des bouquets de liesse 
Il ne permet jamais l’impolitesse
Laquelle agresse les sentiments et les blesse

L’amour fait un soleil de frissons
Mais il refuse complètement toute boisson
Si elle piétine d’autres chansons

L’amour fait des miracles stupéfiants
Il refuse qu’un cœur traite d’insignifiant
Tout ce qui rend le bonheur fortifiant

L’amour fait des ailes de liberté
Mais il ne vole jamais dans les airs de cruauté
Il meurt s’il respire la méchanceté

L’amour fait une lune de lumière 
Ne permet pas de mettre poison dans sa rivière
Car ça empoisonne la terre entière

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