Oct 21 2019

Habit enchante – Clipperton

Douleur     de     Patrie

Cesse    d  ‘  être    belle

Du       bleu       Paradis

Enfance     des      jeux.

 

Du       riant      tableau

L  ‘  ardent      souvenir

Soupirs     des     talons

Hérissent     le     visage.

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Oct 21 2019

Mortelles vendanges – Philippe X

.

« Je suis issu de gens Qui étaient pas du genre sobre
On conte que j’eus La tétée au jus D’octobre…

Mes parents ont dû M’trouver au pied d’une souche

Et non dans un chou Comme “ces gens plus ou Moins louches”

.

    La musique et son tempo a remplacé les maux de ma vie, prenant un air guilleret, mes ennuis, mes emmerdes sont devenus mes amis.

    Autant que ma mémoire le permet, j’ai, depuis ma venue sur cette terre, un attachement particulier pour les vignes du Seigneur.

    Je me défends bien d’être un pochetron et de présenter des signes extérieurs d’abus de vin, me souvenant des dégâts que l’alcool provoque, et des dérives malheureuses que cela entraîne.

    Elle est là devant moi, flétrie comme un grain de raisin qui serait resté trop longtemps au soleil, rescapée d’une vendange tardive, elle tient ses promesses, elle sera durant cet entretien, pétillante comme un vin nouveau.

    Le corps usé par une vie trop bien remplie, les épaules cassées d’avoir trop porté le malheur des autres, son visage plein de malice traduit le plaisir et la joie d’étaler les souvenirs de sa vie… où je vous parle d’une temps que les « paysans » ne peuvent pas connaître…. sa vie en ce temps là…..

    La «Tia MIMI » nous présente fièrement ses 87 d’années de vigueur, elle est la mémoire vivante de la saga familiale, dont CATINOU, sa nièce, est la généalogiste de la famille.

    Je les regarde toutes les deux, la tante et la nièce, il y a de la complicité entre elles, et je les trouve belles, je sais qu’elle se comprennent … je vous parle d’un temps … quand nous nous sommes épousés… j’avais promis de ne pas te quitter… moi le gadjo que l’on ignorait du bout des lèvres… et toi la belle Gitane qui m’aura tout offert.

    J’ai infiniment de respect pour cette « ancêtre », depuis qu’un jour de marché où je déballais mon stand, elle m’avait présenté à la Communauté en disant : « c’est mon neveu, il est de la famille »  coupant court à toute discussion.

    Vous ne pouvez pas vous imaginer le travail de Romain que représente la création d’une généalogie sérieusement contrôlée par des actes officiels, chez le nomade de naissance.

    Cet exploit permet, à l’heure actuelle, d’établir la présence des membres de la famille aux années 1769.

    Vous pourriez croire qu’ils ont surfé sur la crête de vagues « from Spanish Spots » mais pas que…. les Pyrénées une fois franchies, la déferlante en FRANCE a eu lieu à la rapidité de gens qui circulaient en roulotte tirés par des chevaux.

    “En Afrique, chaque vieillard qui meurt est une bibliothèque  qui brûle.”

    Dans notre famille, pendant longtemps, (et encore aujourd’hui), la littérature a été orale, que ce soit pour les généalogies, les chroniques et faits divers.

    Je compare la famille à une grappe de raisins, chaque grain représentant un membre de la famille et à chaque fois que la vie nous enlève un ancien, c’est un grain de raisin qui est croqué .

    Demain nous accompagnerons un des anciens, un des piliers de cette fameuse famille.

    Cette année passée, les vendanges ont été cruelles , il ne reste plus que deux anciens la « tia MIMI » et mon Beau-père.

.

©Philippe X – 21/10/2019

.

 

 

 

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Oct 21 2019

…Lisière du Bois – Delloly

Puisque cette âme il ne la perçoit
de son parfum naissant dès l’aurore
comme autrefois lisière du bois
…l’imagine danser l’air narquois
l’invitant à la suivre sonore
de son vent semant le doute au bois

Puisqu’il vaque à ce bois s’endormant
sans la dérobe au dernier moment,
il vous suit de l’âme Ô.. bien curieuse
loin du livide de l’ombre heureuse
à mourir ce tremblement prenant
d’une absence Ô.. d’un Vous ressemblant

Puisqu’il avance auprès de douleurs
en les négligeant com’ de leurs peurs
promenant le regard d’un ajour
délaissant souvenirs de torpeurs
il Vous suit de la joie et l’amour
de raison frissonnant les senteurs

Puisque cette âme il ne la perçoit
de son décor comme de son corps
il Vous embrasse de mots d’accords
les yeux clos à Edimbourg d’encore
les mains glissant long du corps au bois
le Temps de s’endormir comme à Chambord….

..

Oli©…Lisière du Bois
©(P)– 20/09/04 …. à Laura.  *Lon64

du livre « …Les Fleurs d’Oli “

 

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Oct 21 2019

Douce nuit, mignonne… – Brahim Boumedien

Douce nuit, ma Belle

Une douceur égale

A celle de tes yeux

Si beaux, si merveilleux

 

Que tes nuits, ma Rose,

Comme les belles choses

Soient tout le temps Amour

Un peu comme tes jours

 

C’est mon vœu de minuit

Lorsque la lune luit

Quand je m’adresse au ciel

Pour que ta vie soit miel

 

C’est le moment je crois

Où comme tu le vois

Tu viens boire à ma prose

Où ton cœur se pose

 

Si à l’heure habituelle

Tu es sans nouvelles

Pense que je n’ai pas tort

Mes souhaits sont plus forts.

 

  1. BOUMEDIEN le 27.10.2013

 

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Oct 21 2019

L’emblème.Lazhar Djaballah.

L’emblème.
Très haut,flotte notre emblème.
Très beau avec ses trois thèmes.
Tricolore,moitié vert,moitié blanc.
Étoile mariée avec un croissant.
Femme et homme ont versé leur sang.
Sur la terre de leurs ailleux.
Ceux qui l’ont hissé sont glorieux.
Quand ils l’ont mis sur un pieu.
Élancé vers les cieux.
Ils étaient si sérieux.
Loin d’etre envieux.
Mais plutot généreux.
Ils ont sacrifié leurs vies.
Pour libérer leur patrie.
Mais les loups ont pris
Le pouvoir sans soucis.
Ils ont trahi leur pays.
Après Dieu,le peuple en est témoin.

©
Lazhar ben Lamine Djaballah.’
Touggourt.Algérie.
09.10.2019.
Poète des Oasis.

1+

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Oct 21 2019

Plume perdue… – Khadija Elbahar

Sur la marge je te tire la main…..
Viens vers moi…..
pour te dire un mot…..
Sur les vagues…. t’as laissé la plume…..
Pour écrire ton histoire……
En ordre très beau ….
pour chanter le jour…..
Petit oiseau …..renforce toi…..
Tire tes ailes en haut….
Ne pense plus……
A ces créatures en bas…..
Je voyais un jour …..tes yeux …….
Brillant comme la pureté de l’eau…..
D’une rivière Vièrge…….
entre les collines discrètes…..

L’oiseau chéri lève toi …….je suis ici….
Tire de toi ….
de ce qui est passé….
Oublié le temps…..les maux entendus….
Viens vers moi ….pour continuer
le rêve doré ……qu’on a fondé…..
Il ya des années…….
De détruire les rapas…….
et de se libérer…..
Petit oiseau si sérieux ….
Conduis moi avec tes émotions….
Tire mon bateau ……là bas…..sur la côte……
Ces vagues fortes……
m’ont épuisée…..

Rebel mon cher……
Lève toi…… la vie en haut…..
Magestueux chic ……comme ta peau……
Serre ton rêve ……et suis moi…..
Le jour se lève ……attends de toi…..
Le petit vent ……que font tes ailes…..
Ta patience…… et tes inspirations
à la vie et le cocktail de joie ….
Viens l’oiseau chéri ….
Tu n’est pas le seul….
A te combattre les dieux de chimère…..
Ce marché noir incompris de l’humanité…..
Qui a perdu la sensation……
Et le manque de respect…..
Des créatures se cachent entre ce mot……

“Tout se met a l’inprovisation”…….
Ne trouve de la vie que la couleur et claques d’argent…..
Du matériel des yeux masqués…..
par un chauffeur aveugle……
Et l’égoïsme….sont tous guidés…….
Tirant le feu ……sur l’arc en ciel……
La pureté des chats….et des petits oiseaux…..

N’oublie jamais que l’on est venu….
Pour mettre les points et chasser …..
les mauvaises nuits et ramasser…….
Les livres des ténèbres et les brûler…..
Pour qu’ils oublient ……..
Un petit peu…..comment détruire et tuer……
Notre espérance secoue le tout…..
Et rejete le monde….au nouveau départ…..
Lève toi cher combattant ….
La vie est là et tes copains….
Cours …..apprécie…..sans poser la question…..
Souris toujours….. même au mauvais moment…..
L’univers t’accueille pour déclarer la fin…..
De couleur sombre que laisse la cendre…..
Des passagers stupides qui ont mal compris…..
Que la vie est courte ……
On est au monde ……
Pour s’aimer …..s’aider……
.vivre et faire la paix…..

Par Khadija Elbahar

Le 20/10/2019

Les droits sont réservés

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Oct 21 2019

L’arbre du temps- Fattoum Abidi

Je regarde son corps

Il est debout et humble

Comme un soldat

Il demeure silencieux.

 

L’arbre du temps

Reçoit des  coups

Du fort vent,

On tient à la vie.

 

L’arbre du temps

Observe les maux,

D’une nuit silencieuse

Les anges prient sans répit.

 

L’arbre du temps

Mes ouïes ressentent

Les recueillements,

Mystiques et magiques sont les fées.

 

L’arbre du temps

Entre les bras de la nuit

Veille la  dame nature,

Chevauchant un monde mystique on est épris.

 

L’arbre du temps

Persiste debout

Malgré vents et marais

Le cœur bat pour la lumière de dignité.

 

L’arbre du temps

Glisse ses  nobles pieds

Dans la terre de la destinée,

Morphée  prie pour un monde sans souci.

 

© Fattoum Abidi

20.10.2019.

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Oct 21 2019

Ô mon chat EMNA n’est plus là! – Ilef Smaoui

Ô mon chat EMNA n’est plus là !

Besoin d’repos
Repos d’souffrir
Besoin d’peau
Peau de sourire

Ô escargot
J’n’ai plus d’coquille
Il m’la faut
La douleur me fusille

Besoin d’vers
Vers qui m’ensorcèle
Besoin d’couvert
Le chagrin m’harcèle

Ô coq
Je n’peux plus chanter
Mon choc
Nul n’peut l’supporter

Besoin d’elle
Elle qui colore mes jours
Besoin d’ficelle
Qui m’lie avec mon amour

Ô papillon
J’ai perdu ma splendide fleur
Mon avion
A annulé les vols du bonheur

Besoin d’EMNA ma fille
Ma fille qui est ma joie de vivre
Besoin d’soleil qui brille
Qui fait fondre le froid du givre

Ô cheval
Je ne peux plus galoper
Mon mal
Plus rien n’peut l’stopper

Besoin d’un réveil
Qui m’dit c’est un cauchemar
Ta fleur sans pareille
N’est pas morte, est là ta star

Ô lion
Prête-moi ta force féroce
Pour damer l’pion
À ma douleur fort atroce

Besoin du créateur des cieux
Pour renforcer ma foi dans mes pas
Besoin de dieu
Pour m’aider à vivre sans ma EMNA

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Oct 21 2019

La caresse du vent – Essadiq Benarreg

Ô nuit pluvieuse ! nuit blanche, nuit sans sommeil

Où j’invoque celui qui, sur des vases attiques

À figures rouges et nullement antiques,

Orne de sa main ton pendentif en vermeil.

 

Oh ! quelle caresse ! Une caresse tendre,

Grâce à celui qui régnait dans les îles éoliennes

Où l’on sert le foie de veau à la vénitienne,

Que je te promets la nuit qu’on a qu’à attendre.

 

Alors apprête-toi pour sortir, change-toi.

Je suis là, sous tes fenêtres, devant chez toi.

Allez ! Serai-je dehors toute la journée ?

 

Ouvre-moi les portes de ton coeur, car je meurs

De froid; enfin après ce combat acharné,

Accompagne-moi à ma dernière demeure.

 

 

 

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Oct 20 2019

Banshee Queen s’est fait racketer – Banshee

« Roll Le gone en homme ou en bulle lors d’un savon 

*  Tu déambulles omnibulé par la compassion

*Dans le vestibule profond du coeur sans raison

* ” Car le coeur a des raisons que la raison ignore “

*Tu comprends Keny au-delà de tous ces seigneurs

* Car il n’y a pas de masque dans votre cœur à cœur

*  Télépathique grâce à la colère du cœur * ».

Ai-je écrit quelque chose de plus ?

 

Je veux regarder les bordels. Les titres sont plutôt bons. Petite croix. Cocu ? Il a des c…..

Ouais : la moto est dedans. Je suis au Diplomate. Photo. J’ai acheté Le Monde.

On peut pas faire mouche à tous les coups. Femme ronchonne.

Aveugle. La petite voix. Pressé restau japonais. Historique de navigation.

Votre café ‘l va être rendu avant vous. Petit court après le bus.

Sincère. Deux, trois atomes.

Test mémoire. Et le jeu du carré.

Test psychotechnique. Une jolie blonde accompagne son fils. ça je te l’ai pas dit. Capuche. Quel est ton crew ?

Trop d’informations dans le cerveau. Hors normes. PS4. Le bébé qui sourit.

Le restaurant japonais. Les titres des journaux.

Anne Hathaway, une jeune femme qui cache sa bipolarité. Entre guillemets. Elle est belle.

Un allongé, un double. La DGSE. Des études de criminologie. DGSI. Des langues étrangères.

Des gens qui fouinent. Des soldats. Des Réprouvés.

 

Il court. Novembre sans tabac. Mémoire. Affirmation de soi. Une pensée comme une bulle qui éclate.

Elle me regarde. Gober le sucre. Tous parachutés. Des histoires d’adulte. Le juge. J’ai demandé un double.

Tu écris un peu ? Un mec casquette et lunettes noires. Ca va ?

Vive la magie. Sortir avec son portable. Je l’ai appelée tout ça, cinquante bulles près.

Mimétisme. Conditionnement. Journal épluché.

Rien de grave. Trop facile. La clé de ton cœur. Sarkozy à la rescousse. Avoir des amis. Marcher.

Trois de cœur. Pas de hasard. Millénium 6.

 

CHAPITRE 10

Se donner de l’amour. « Je ne suis pas mon handicap ».

« Rien ne nous arrive par hasard ». C’est vrai qu’on a les mêmes centres d’intérêt.

Brexit. Femme. Homme vert. Piercing. Clochard. Une bonne ambiance et une petite croix.

Des citrons. Le serveur.

Conférence de presse annulée ? Ou j’ai rêvé. France 2. Regard dans le vide mais portable.

Il ne faut pas qu’elle lise mon carnet.

J’arrête jamais. Je dépense de l’argent mais ça va j’ai pas acheté la paire de chaussures.

Mais j’ai de l’argent. Ca c’est heureux.

 

Pas de revenus, malheureux. Je tiens sur mes deux jambes, heureux. On va arrêter de compter les points.

Je m’emmerde mais j’ai suivi le lapin blanc. Un pain de folie. Dewew. Une audience calme.

Je fais impression partout où je passe. Je me promène et il a pas vu ma q…..

Cul sec. Guitare en feu pas là. Terrasse libre. Millénium.

Etre friendly, sourire à la vie. « C’est comme les livraisons gratuites chez Monoprix ».

Un jeu à jouer tout seul. Apprendre les règles.

Le journal cyclothymique. Ca t’intéresse ce que j’écris ? Et la mienne ? + 1.

Tenir la pression. Laisser le temps que ça se digère. Je conseille le PR.

Comment expliquer ça à mon entourage ? Impossible et j’écris au critérium pour que ça s’efface.

Une clé USB et un ordi en veille. C’est long.

 

Laisse-toi imprégner – fais une pause. Je te connais ? Et un gentil chien.

Assis. Guitare en feu. J’ai passé un cap je passe un chapitre.

Je suis un être à sang froid. Gilet rose. Elle veut savoir tout sur tout. Mais pas habilitée secret défense.

Attentat déjoué. Un casque de moto. Les femmes et la route. Axa Prévention. Faut arrêter la moquette.

Ca sert à quoi d’écrire ? A se souvenir.

Ma mine dans le c…. en musique.

Nous sommes les filles des sorcières que vous n’avez pu brûler.

 

© https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/banshee/dans-la-tete_66019

 

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Oct 20 2019

…Ce Rêve merveilleux – Delloly

Ce rêve merveilleux la nuit venue
d’une envie de ne plus se réveiller
à le poursuivre pour ne l’oublier ;
– mais que ferait-il au soir revenu ?
– replongerait-il en ce rêve loin de Vous ?
de ce hasard s’amusant de tout
même d’un baiser sur l’épaule rose
au lendemain oubliant ce lieu de pause

Ce rêve merveilleux il Vous l’a donné
au matin où lui aviez prêté
ce baiser paraphant nuit éprouvée
de mots, de sentiments d’ivresse avouée ;
– mais que feriez-vous sans le rêve de l’un ?
– devriez lors chercher mots de coton, de lin
là-bas, en quelque endroit inconnu
recouvrant un paysage reconnu

Ce rêve merveilleux enfoui limbes de Vous
demain de sa toge drapée de pensée
s’inviterait à colorier le ciel de Vous
de traces, de ces baisers de l’hyménée
– mais que ferait-il s’il ne se réveillait ?
– devriez-vous le rechercher fond de limbes
jamais du hasard, toujours atteintes
même sous vent de sable qui l’oublierait

Ce rêve merveilleux, la nuit cachée
laissant au jour le choix de son souvenir
le garderait le temps d’un soupir
au fil de l’encre d’une plume tachée
de bribes du parfum nocturne
le Temps de Vous revoir bord de lagune
et courir dans l’écume éclaboussant
ce sentiment commun renaissant

..

Oli©…Ce Rêve merveilleux
©(P)– 1010/19 …. Eva

du livre « …Miroir de Mots

 

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Oct 20 2019

Trouble bipolaire- romain en serie 14- Contu Aurel

a paisprezecea zi – fuga

 

Rezumat

Virgil Morel, personajul principal, se internează într-o clinică psihiatrică la indicațiile medicului său curant, Julien, prieten cu doamna Adelaide, directoarea clinicii, cu care acesta are o relație de dragoste tensionată. Dorind să scape de ea, el o omoară, punând totul în spatele lui Virgil. Urmează o investigație psihologică complicată, condusă de comisarul Marquette.

 

 

Virgil se gândea de câteva zile, dar nu putea scăpa de acel sentiment de panică, care începuse să-l obsedeze imediat după plecarea comisarului Marquette. Era convins că nu venise la Oradour-sur-Glane doar ca să-l vadă, așa cum spusese la un moment dat și că bănuia ceva despre crimele petrecute acolo. Simțise ceva, dar nu știa ce! Pentru asta, trebuia să părăsească locul. Cât mai curând. O lăsase pe Henriette în pat, dormind. Nu știa încotro se îndrepta, deși accelerase la maximum. Era mai important ca el să iasă din acest loc, indiferent unde. Putea să meargă la mătușa lui care locuia în Lion. La urma urmei, nu avea nimic mai bun de făcut. Cine s-ar fi gândit să-l caute acolo? Există și cabinetul medical al lui Julien, la nord de orașul Toulouse, unde fusese internat la începutul bolii (cabinetul avea și câteva spații pentru recreere). Foarte inspirat, păstrase cheia camerei și acum o putea folosi în siguranță. Dar optase pentru Lyon pentru că își petrecuse copilăria acolo și o iubea pe mătușa Emma. Aruncă telefonul pe geamul mașinii, pentru a nu fi interceptat, și schimbă brusc direcția. Trebuia să parcurgă aproape 700 km, aproximativ cinci până la șase ore de mers, sau mai mult, pentru a nu fi oprit de poliție. Cumpărase țigări, cafea și hot-dogs, temându-se să intre în stațiile de serviciu. Cineva își putea aminti de el și nu voia asta. Pe drum fusese asediat de gânduri. Își amintea de momentele minunate ale copilăriei când nu avea griji sau boli și alerga fericit pe câmpiile din Toulouse, sub privirile afectuoase ale mătușii Emma. Nu bănuia că avea un dușman invizibil, moștenit, probabil și că nu a profitase de viață nici în adolescență, nici mai târziu, la maturitate. Întotdeauna amestecase lucrurile, fără să se concentreze pe nimic concret. Boala sa mentală îl găsise nepregătit, nerealizat existențial, ca să zic așa, pe drumuri sau mai precis între drumuri. Ani de zile, fusese internat în toate tipurile de spitale, nu reușise în relația cu femeile, întârziase studiile universitare, integrarea socială și profesională, totul. La scurt timp după împlinirea a patruzeci de ani, îl cunoscuse pe Julian, care îi prescrisese câteva medicamente ciudate, cu efectele mai mult decât bizare. Uneori, avea  momente în care se manifesta involuntar și nu-și amintea nimic. O forță a răului îl controla. Cum ar fi putut să știe toate astea, Marquet? Cine s-ar fi gândit? Statul trebuia să-l pună sub strictă supraveghere, pe el și chiar pe Julien, și să nu-i aresteze ca pe niște infractori. Din punct de vedere medical, erau iresponsabili: persoane cu grave probleme de sănătate. Parcase lângă Toulouse, la o benzinărie, pentru a reflecta ce îi va spune mătușii sale. Știa că se va căsători, îi spusese chiar el în urmă cu mult timp, dar nu reușise să termine acest proiect. Prietena lui renunțase la relația cu el din cauza bolii. Știa, de asemenea, că are un loc de muncă undeva în industrie, dar nu reușise să-și păstreze serviciul. El supraviețuise, la limită, ca șofer de taxi. Desigur, nu se putea prezenta cu o astfel de biografie. Avea nevoie de o poveste.

 

le quatorzième jour évasion

 

Résumé

Virgil Morel, le personnage principal, se rend dans une clinique psychiatrique selon les instructions de son médecin, Julien, un ami de Mme Adélaïde, la directrice de la clinique, avec laquelle  il entretient une relation amoureuse tendue. Voulant se débarrasser d’elle, il la tue, mettant tout en place derrière Virgil. Suit une enquête psychologique compliquée, dirigée par la commissaire Marquette.

 

 

 

Virgil pensait depuis quelques jours, mais il ne pouvait pas échapper au sentiment de panique,  qui avait commencé à   l’obséder  immédiatement après le départ du commissaire Marquette. Il était convaincu qu’il n’était pas venu à Oradour-sur-Glane juste pour le voir, comme il l’avait dit à un moment, et qu’il soupçonnait quelque chose à propos des crimes dépensés là. Il avait senti quelque chose, mais il ne savait pas quoi! Pour cela, il court, il devait quitter les lieux .

Dès que possible. Il avait laissé Henriette dans le lit, dormant. Il ne savait pas où il allait, même s’il avait accéléré au maximum. Il était plus important qu’il sorte de cet endroit, peu lui  importait où. Il pourrait aller chez sa tante qui vivait à  Lion. Après tout, il n’avait rien de mieux à faire. Qui aurait pensé à le chercher là-bas. Il y avait le cabinet médical de Julien, au nord de la ville  Toulouse, où il avait été amis au début de la maladie (le cabinet avait quelques espaces pour la récréation). Très inspiré, il avait gardé la clé de la chambre, et maintenant il pourrait l’utiliser  en toute sécurité.

Mais il avait opté pour Lyon, car il y avait passé son enfance  et aimait tante Emma. Il  jeta le téléphone sur la vitre de la  voiture, pour ne pas être intercepté, et changa tout à coup de direction. Il devait couvrir près de 700 km, environ cinq à six heures de marche, voire davantage,  pour ne pas être arrêté par la police. Il avait acheté des cigarettes, du café et des hot-dogs, craignant d’entrer dans les stations-service. Quelqu’un pourrait se souvenir de lui, et il ne voulait pas…

En chemin,  il avait été assiégé de  pensées. Il se souvenait des moments merveilleux  de l’enfance quand il n’avait pas de soucis ou  de maladies et  courait avec bonheur sur les plaines de Toulouse sous les regards affectueux de tante Emma. Il ne soupçonnait pas qu’il avait un ennemi invisible, hérité, probablement, et il n’avait pas profité de la vie ni en l’adolescence, ni, plus tard, du maturitate.

Il avait toujours mélangé les choses, sans se concentrer sur quoi que ce soit de concret. Sa maladie mentale l’avait trouvé non préparé, non réalisé existentiellement, pour ainsi dire, sur les routes ou plus précisément entre les routes. Pendant des années, il avait été hospitalisé dans toutes sortes d’hôpitaux, il avait échoué dans sa relation avec les femmes, avait retardé ses études universitaires, intégration sociale et  professionnale, tout.

Peu de temps après eu quarante ans, il avait connu Julien, qui lui avait prescrit quelques médicaments bizarres, avec les effets plus que bizarres. Parfois, il avait  des moments où il se manifestait involontairement et il ne se souvenait de rien. Une force du mal le contrôlait.   Comment aurait-t-il pu pour savoir tout ça, Marquette ? Qui l’aurait cru? L’État devait le mettre lui sous  la surveillance stricte,  lui  et surement Julien,  et ne pas  les arrêter  comme des criminels.D’un point de vue médical, ils étaient irresponsables: personnes ayant de graves problèmes de santé.

Il s’était garé près de Toulouse, à une station d’essence, pour refléchir aux paroles à  venir de sa tante. Elle savait qu’il allait se marier, il lui avait dit lui-même, il y a longtemps, mais il avait échoué à terminer ce projet. Sa petite amie avait renoncé à sa relation avec lui à cause du la maladie. Elle savait aussi qu’il avait un travail quelque part dans l’industrie, mais  il n’avait pas réussi non  plus à garder son service. Il avait survécau, à la limite, en tant que chauffeur de taxi. Bien sûr, il ne pourrait pas  se présenter avec une telle biographie. Il avait besoin  d’une histoire

 

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Oct 20 2019

Pleure le saule… – Jeanine Chatelain

Pleure le saule

A force de pencher son regard sur l’onde près des berges du lac,
La ramure de tulle vert des graciles branches est dans les flaques,
Pleure le saule, qui a le tronc voûté qui s’est cassé de trop aimer,
Les flancs du tronc de l’arbre saignent, l’écorce déchiquetée,

Ô,Dame Nature, les vents cruels ont brisé le corps de la ballerine,
Qui tournoyait près du lac, la danse si fatale de la mort du cygne,
Les paupières closes ne caressent plus des yeux le miroir de l’eau,
D’avoir contemplé au fond son image, Narcisse en a oublié Écho,

Une bourrasque s’est levée et le vent a flagellé mon Arbre de Vie,
Fouettant le corps désarticulé et les veines, du vieux tronc meurtri,
Près d’ancestrales promenades en ces lieux, des amants de jadis,
Des chevaliers d’antan et des heaumes, gravés de la Fleur de Lys,

Les roseaux balancent leurs tiges frémissantes au bord de l ‘étang,
Les branches soupirent le souffle de la brise, sur ce chemin d’Antan,
Un vieux saule se meurt, je me recueille près de cette voûte brisée,
Au souvenir du temps, où je voyais, son habit de danseuse voltiger,

Est-ce que les arbres pleurent quand leur échine se brise aux années,
Et qu’ils mettent à genoux leur cime, sur la terre où ils sont enracinés ,
Ainsi va toute chose, tout s’en va où meurent les papillons et les roses,
Pour embaumer nos rêves et nos âmes , de l’ éternelle beauté des choses.

Jeanine Chatelain, le 20 octobre 2019.

” Sans le saule, comment connaître la beauté du vent ? Lao She.”

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Oct 20 2019

La Vie joue des rôles ! – Slimane Lagra

   LA VIE JOUE DES RÔLES! 

 

 

Cher ami ne te prends pas pour un héros

Si aujourd’hui tu as le pouvoir et tu es fort

Demain peut-être tu feras l’objet de complots 

Tu chuteras et tu souffriras mille morts 

 

Sois réfléchi, ne fais pas confiance à la vie

Souvent elle change son masque de visage

Cette fois elle est clémente et te sourit

La prochaine fois elle te lâchera au virage

 

Tant de gens ont fait mauvaises affaires

Et avaient confiance si aveugle en elle

En conséquence ils ont fini par payer cher

Après s’être cassés nez et dents c’est cruel

 

Estime-toi à ta juste valeur jamais plus

Et évite d’être arrogant ou méchant

Tu seras apprécié comme un frère ou un fils

Et tu seras fier et heureux très longtemps

 

La vie est une grande école où on apprend

Il y a ceux qui gagnent et ceux qui perdent

Ceux qui y passent des jours en puissants

Et des délaissés qui sur la touche regardent

 

Avec le temps tu apprendras à la connaitre

Et à te méfier davantage sans confiance

Souvent elle te présente le ciel et les astres

Et te laisse courir et souffrir… sans chance 

  

 

©Slimane LAGRA, le 20-10-2019

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Oct 20 2019

Viens vers moi, ma belle-Brahim Boumedien

Viens vers moi ma belle

Comme d’accoutumée

Tu demeures celle

Que mon cœur a aimée

La poésie nous unit

Et renforce nos liens

Cet élixir béni

Nous fait beaucoup de bien

Nous causons en silence

Et nous nous comprenons

Sans doute, ni méfiance

Nous nous appartenons

Tes écrits confirment

A chaque apparition

L’Amour qui t’anime

J’en ai la conviction

La clé de l’Amitié

A ouvert la serrure

Nous sommes invités

A un bonheur qui dure

Buvons à ta santé

Et sans modération

Puis semons ta bonté

Partout, à profusion

Tenons-nous donc la main

Et marchons ensemble

Aujourd’hui et demain

Car on se ressemble.

 

  1. BOUMEDIEN le 14 octobre 2015

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Oct 20 2019

Ça nous parle – Clipperton

Une     muette     place

Un        être       danse

Encoignures     de    rues

Honorent      évocations  .

 

Attribuer     changement

Parfaire        l  ‘   espace

Vertus      des       noms

Reliques     des     morts.

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Oct 20 2019

La Pucelle d’Orléans : Jeanne d’Arc – Essadiq Benarreg


                               I

Un jour, Robert de Baudricourt vit, devant lui,
Paraître une jeune paysanne qui, réjouie,
Lui dit ” Moi, je suis Jeanne d’Arc, de Domrémy,
Et j’ai à vous communiquer, comme une amie,
Une chose extraordinaire. Le Ciel bleu
M’a fait entendre sa voix et, comme de  Dieu,
M’a ordonné de sauver la France bénie.
Oui, il faut que je parle au roi qui n’aura ni
La haine ni du dégoût pour moi “. ” Une exaltée,
Pensa-t-il, ou bien une menteuse effrontée “
Mais Jeanne continua, ferveur dans les  yeux,
Et le capitaine crut qu’elle était de Dieu.
Finalement, il l’accompagna chez le roi.
On marchait comme avoir une confiance en soi.
Quelques bonnes semaines plus tard, on reçut
Jeanne d’arc qui entendit la voix si aiguë
De plusieurs seigneurs en lui montrant, de la cour,
Un gentilhomme vêtu comme Roi d’amour.
” Voici le roi “. C’était juste pour la tromper.
Le roi en personne l’avait fait pour taper
Sur les nerfs de Jeanne d’arc et la mettre enfin
À l’épreuve. ” Si ce qu’elle a dit est divin,
Se dit le roi, elle saura me reconnaître
Parmi tous mes gentilhommes qu’il faut soumettre “.
Or, Jeanne d’Arc ne se trompait pas. On la vit
S’arrêter, après avoir parcouru, sévie,
Toute la grande salle, devant un bonhomme
Qui essayait de se cacher comme un tel homme.
” Au nom de Dieu, s’écria Jeanne, c’est vous le roi.
En ayant une confiance absolue en moi,
Les Anglais seront tous chassés certainement,
Et vous serez reconnu roi de France aimant.
Donnez-moi des armes et soldats, car Dieu le veut “
Devant un tel prodige, Charles VII, peureux,
Demeurait étonné; mais pourtant convaincu
Que Jeanne allait obéir à sa mission voulue.

                              II

L’armée anglaise était bien massée près d’Orléans.
Certes, la ville avait résisté comme un lion,
Après s’être assiégée depuis plus de six mois.
Mais elle semblait tout près de céder. “Ô mois
Difficiles ! “. Les Anglais étaient en grand nombre
Et toute résistance, face à ce grand nombre,
Paraissait inutile. Et voilà Jeanne d’Arc
Qui conseillait d’attaquer cet ennemi braque
À Orléans ! Les chefs de l’armée française émus
Considéraient la jeune fille comme élue.
Elle était jeune mais pourtant inébranlable.
Les soldats enthousiasmés la voyaient capable,
Alors ils étaient déterminés à la suivre.
Vêtue d’une armure éclatante et tout en cuivre,
Jeanne d’Arc conduisit tous ses hommes à l’assaut.
La bataille était terrible. Comme des flots,
Les deux armées ennemies, comme deux  lions,
Luttaient si hardiment sous les remparts d’Orléans.
Mais les Français parvinrent à ouvrir d’emblée
Une grande brèche dans les rangs des Anglais.
Les habitants de la ville, tout à fait là,
Qui suivaient bien avec émotion le combat,
Se lancèrent eux aussi à l’assaut, l’air franc.
Hélas ! pris entre deux groupes de combattants,
Les Anglais étaient contraints de se retirer.
Par bonheur, Orléans était enfin libérée.
La ville fêtait cet événement. Mais Jeanne
Ne laissait pas de trêve à l’ennemi en panne :
Elle le poursuivit jusqu’à Reims et la ville
Se libéra. La jeune fille était habile.
Une grande partie de sa mission divine
Était désormais accomplie. L’air si câline,
Le roi était reconnu roi de France aimé
Et sacré en cathédrale de Reims aisée.

                               III

Cependant, tant que les Anglais, en défaillance,
N’étaient pas encore tous boutés hors de France,
Le règne de Charles VII n’était pas certain.
Jeanne crut que la lutte allait prendre fin.
Mais à Compiègne Jeanne d’Arc était captive.
Les Anglais pouvaient maintenant, la mine vive,
Se venger de celle qui, apparemment bête,
Était bien à l’origine de leurs défaites.
Confiée à un vrai tribunal ecclésiastique
Jeanne était soumise à un procès fatidique.
Les juges la déclarèrent simple sorcière,
Coupable d’une grande imposture grossière.
Ces fausses accusations ne troublaient en rien Jeanne.
Elle n’avait q’une réponse bien divine :
” Tout ce que j’ai fait était sur l’ordre de Dieu “
Mais quel poids pouvaient avoir ces mots pris de Dieu
Devant des juges volontairement hostiles ?
La peine serait si terrible et non futile.
Le matin, Jeanne était conduite sur la place
Du Vieux-Marché à Rouen. Apparemment de glace,
Seule, calme, les yeux bleus tournés vers le ciel,
Jeanne monta les degrés du bûcher tout miel.
Tandis qu’un grand soldat l’enchaînait au poteau,
Elle répétait à voix haute d’un moineau :
” Tout ce que j’ai fait était sur l’ordre de Dieu “.
Mais les flammes déjà l’entouraient. Oh mon Dieu !

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Oct 20 2019

Le pigeon et le rossignol – Christian Satgé

Petite fable affable
 
Là, deux pigeons s’aimaient d’amour tendre
Sachant aller l’un à l’autre le jour
Et être l’un avec l’autre toujours
Quand la pénombre vient à tendre
Ses rets, s’iluner d’illusions
De passions à profusion.
 
Un rossignol voisin de ce couple
Se gaussait des attentions
Qu’ils avaient, sans variation,
L’un pour l’autre, le gosier souple
Et la voix las jamais endormie
Pour jaser de tout en fa, en mi.
Il leur reprochait surtout de taire
Cet amour si grand que rien l’un 
Sans l’autre ils ne faisaient, et qu’aucun
Chant ne célébrât ces amours austères
Tout en douceurs et fidélité,
Alors que, lui, sans vouloir se vanter…
 
« Et où est donc, l’ami, cette tant belle
Pour qui tu chantes amour à l’envie… ?
 
– Elle change selon le cours de ma vie !
 
– C’est là le drame, fit Colombelle :
L’amour qu’on vit en nos catalpas
Se prouve mais il ne se crie pas ! »
 
© Christian Satgé – juin 2019
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Oct 19 2019

La valse des saisons – Ober Lenon

                                

                            

                              La valse des saisons

Tiédeur d’un jour sans nuage : le ciel d’un bleu cyan
chevauche la canopée comme vagues sur l’océan.
Carpe Diem, c’est la trêve, sous le vent partent mes rires,
deux pupilles grandes ouvertes, le printemps en point de mire.

Des pétales chamarrés et des corbeilles d’argent
ruissellent dans mes pensées et les colorent un instant.
Des myriades de teintes que je pose sur la page
puis, je laisse en filigrane ta bouche et ton visage.

C’est la valse des saisons, c’est le temps qui nous entraîne,
doux moment des fenaisons où l’on s’abreuve aux fontaines.
C’est la valse des saisons, oui, c’est le vent qui nous mène
Dans son sillage et les « si on » , on le suit, il nous emmène.

Nos corps se brûlent à l’été, et nos peaux soudain rougissent;
une passion, un abandon, voilà nos mains qui frémissent.
Les empreintes de nos têtes sur le sable se confondent
et ma main sur ton cœur déverse de douces ondes.

Mais quand tombe brume d’automne sur un regard qui charbonne,
amertume de tes paroles, et c’est l’hallali qui sonne.
Ton cœur, comm’ peau de chagrin un matin s’est déchiré.
J’ai supplié la brise de l’emmener aux alizés.

C’est la valse des saisons, c’est le temps qui nous entraîne.
Tu as quitté la maison d’un simple « salut », sans scène.
C’est la valse des saisons, oui, c’est le vent qui nous mène.
Dans son sillage et les « mais on » : on le suit, il nous emmène.

Nos deux ombres dans le froid de cet hiver qui s’installe
On blêmit dans ce frimas ; douleur habille nos teints pâles.
Nous avons fermé les yeux , nos cœurs enfin ralentissent :
émotions en hibernation , dans l’attente du solstice.

C’est la valse des saisons, c’est le temps qui nous entraîne,
met nos peines au diapason , quelques larmes que l’on draine.
C’est la valse des saisons, oui, c’est le vent qui nous mène.
Dans son sillage et les « quand on » : on le suit … il nous emmène …

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Oct 19 2019

Perdu de vue – Philippe X

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Perdu de vue

    La folie douce est un échappatoire indispensable à mon équilibre déjà bien précaire….et en parlant de précarité, il paraît qu’ on ne prête qu’aux riches.

    Pas grave….le royaume des cieux m’est ouvert, car sur la pancarte sont inscrits ces mots du divin : Heureux les pauvres d’esprit, le royaume des cieux leur est ouvert.

    L’autre jour, je me suis rendu en la Sous préfecture d’une bourgade du centre de «n’importe où » il y faisait bon mourir d’ennui, du moins c’est ce que gazouillaient les oiseaux avant que d’aller se cacher pour mourir.

    Ce gentil petit cimetière qui humait bon la poussière et les souvenirs enfouis, portait en lui tous les désespoirs d’une nation en quête de résurrection .

    A cette heure du potron-minet à laquelle le minet poli lape son lait, j’ai été étonné de constater qu’une file d’attente de S.D.F s’était formée au guichet.

    Exceptionnellement ce jour était réservé à la réception des S.D.F, ou des personnes Sans Difficultés Financières.

    Que venaient-ils chercher en ces lieux, l’espoir d’une vie meilleure, histoire d’être prétendant à une quelconque manne que distribuerait un plus riche qu’eux ?

    Ils étaient logés à la même enseigne que les propriétaires d’intestins paresseux, (c’est à dire les -sans papiers toilettes- en transit intestinal) à la résidence «Des  Sans Soucis », que des Lapins Crétins louaient à de pauvres gosses de riches, par le biais d’une agence dont le nom était très révélateur du milieu dans lequel leurs parents évoluaient.

    Cette agence « FOURRE MOI SEC », sponsorisée par « comme j’aime », avait le vent en poupe , son flag était 2 phoques se tenant par la main, fraternité oblige.

    Son but était de rendre égaux tous les humains sur cette terre …mais les mâles étaient plus égaux que les autres…..bizarre non ?

    L’entrée se faisait donc par l’arrière boutique.. L’administration et Kafka… c’est du Kif au même.

    Sur la pancarte on pouvait lire : 

    Rêves perdus : ” service ouvert tous les jours- sauf du lundi au samedi –’

    Rêves trouvés : ‘‘ service ouvert en dehors des heures de fermeture –”

    ” Pour tous renseignements, contacter le service des renseignements, ouvert tous les jours de la semaine sauf les Lundi, mardi, mercredi, jeudi, et vendredi -”

    Les week-end, le service sera exceptionnellement fermé – merci de votre compréhension.”’

    Un individu avait osé écrire à la place du -R– de réception, un –D– ce qui laissait à penser qu’il avait bien compris le fonctionnement de cette administration:

DÉCEPTION au lieu de RÉCEPTION.

    Une fois pénétré dans ce haut lieu consacré à la recherche du temps perdu, j’ai croisé nombre de personnes qui semblaient être préoccupées par le fait de ne pas marcher sur leur propre ombre.

    Seule ombre au tableau, il n’ y avait pas de lumière dans le couloir.

    Elles soliloquaient en regardant le sol, les mains dans le dos, courbées sous le poids des heures qui passent , comme le ramasseur de champignons.

    Feignant de ne pas m’entendre leur poser la question qui dérange «excusez-moi, je voudrais un renseignement ».

    Une seule personne m’a répondu, c’était un homme qui appartenait aux éditions du « CHERCHE MIDI », comme cadeau de départ à la retraite, son chef lui avait offert une montre à gousset dont le cadran ne comportait pas de douzième heure.

    Depuis près d’une semaine, ce retraité tentait en vain de sortir de ces lieux…. Il cherchait « midi à sa porte ».

    « vous voulez un renseignent ? Eh bien servez-vous ! »

    «  oui mais….où ? »

    « Ben que diable.. au service des renseignements  des rêves retrouvés. Fermez bien la porte en sortant il y a des rêves enfuis ».

    Il y avait pèle -mêle toutes sortes de formulaires, correspondant aux divers rêves perdus.

    Retrouver les rêves partis en fumée, les irréalisables, les rêves tout éveillés, caresser un rêve avec une créature de rêve….

    Mais la réalité dépassant la fiction, il me fut bien aisé de me rendre à l’évidence.

    Les formulaires étaient rédigés en «langue xyloglotte »

    Un ouvrage, qui soit dit en passant par la Lorraine avec ses sabots, permettait la traduction de la langue xyloglotte. . (du grec ‘langue de bois ) était mis à la disposition des administrés de « Plume de Poète ».

    Cet ouvrage incompréhensible par le grand public était l’œuvre de Mister RENARD dit : « SATGE le vieux Rusé » il proposait le mot ‘‘dodécahoroportospecter” à la place de cette expression.
    Il est bien connu que, quand on regarde à sa porte, on portospecte. Et quand on connaît le nombre de faces d’un dodécaèdre, la compréhension de ce mot à facettes (comme en témoigne une drôle de Dame : Farah FAWCET ) coule de source.

    Les possesseurs de rêves perdus ne les retrouvent jamais et continueront le nez en l’air à rêver à l’inaccessible étoile.

    Déçu je le fus.

    Qu’aurait-il fallu à tous ces hurluberlus….

    Ils confondaient « rêver » et « rêvasser ».

    Rêvasser, c’est laisser la place à l’à peu près, au hasard, à la volonté des autres.

    Rêver c’est avoir les pieds sur terre et la tête dans les étoiles…. et avancer.

 .  

     ©Philippe X – 19/10/2019

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