«

»

Juil 24 2019

Imprimer ce Article

Passions des corps, douleur de l’âme – Sandrine Turquier

Sandrine Turquier et son livre Passions des corps, douleur de l’âme

 

Passions, désirs, tourments sont l’expression de cette conscience lacunaire que nous incarnons en tant qu’êtres vivants. Le désir amoureux, la recherche de la plénitude à travers l’autre, la trahison ou la peur sont justifiés par l’espoir de combler le manque affectif qui sommeille en chacun de nous. C’est pourquoi sous la forme d’un journal intime poétique, Sandrine Turquier transporte ses lecteurs dans l’abîme de cette passion dévorante, communion de la chair et de l’âme. Plus loin avec deux nouvelles, elle dresse les portraits d’enfants aux destins marqués par des traumatismes familiaux. La poétesse exprime comment, même au seuil de la mort, la résilience permet aux êtres, par la simple force physique et psychique, de dépasser et vaincre d’insoutenables épreuves. Tant de textes qui sont réunis dans son livre Passions des corps, douleur de l’âme.

La Compagnie Littéraire : Chacun de vos recueils est basé sur une thématique précise : nous retrouvons l’amour, la souffrance, et la résilience. Pouvez-vous développer ce que représentent ces trois concepts à vos yeux ?

Sandrine Turquier :  Ces trois concepts représentent pour moi la PYRAMIDE de chaque vie humaine dans laquelle nous nous confrontons inlassablement à nos réflexions métaphysiques et intérieures après être passés par des moments de joie, de plaisir, de souffrance et de délivrance.

Dans ces trois concepts tout est flux continuel et résonance, l’amour ne peut être vécu sans souffrance et la libération suprême de cette souffrance et d’entrer en résilience afin de transcender la douleur, la sublimer pour se reconstruire et avancer sur le chemin de la vie.

L’amour et la souffrance sont deux cris permanents de l’âme et du corps, deux voix sans cesse en querelle, qui malgré toutes les adversités qu’elles confèrent, clament en nous à chaque instant que nous sommes vivants et c’est à mes yeux le plus important, quel qu’en soit la finalité.

La Compagnie Littéraire : Quelle place occupe la poésie dans votre vie et pourquoi avoir choisi cette forme d’expression ?

Sandrine Turquier : La poésie tient une place primordiale dans ma vie, elle est comme une pluie douce qui se déverse en moi, une note précise et discontinue que je vis dans mon quotidien, un chant d’oiseau, le vent qui se lève, des visages, des silences…

Et si j’ai fait le choix de cette forme d’expression, je dirais que je ne l’ai pas choisie, elle s’est véritablement imposée à moi, je ne peux trouver pour déclamer la force de mes émotions et les messages que je veux délivrer que dans la puissance et la beauté de l’expression poétique, je suis avec elle dans le royaume des mots, dans le chœur de sa chapelle, chaque syllabe, chaque vers s’enveloppe de musicalités de nuances, je fais corps avec elle comme elle fait corps avec moi.

Elle est la déesse du langage et je suis sa servante.

0

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/passions-des-corps-douleur-de-lame-sandrine-turquier/

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner  
Me notifier pour :
Optimization WordPress Plugins & Solutions by W3 EDGE