L’Ombre et la Lumière – Dominique Capo

Mon Aimée, alors que je te contemple si belle et si rayonnante, obligeant ce Soleil flamboyant à pâlir à l’aune de ton regard lumineux, je ne peux que m’incliner devant toi. Moi qui ne suis qu’un humble parmi les humbles Servant de ton Palais fastueux, je n’ai d’autre choix que de me prosterner devant la noblesse de chacun de tes traits. Je n’ai qu’une obligation : honorer de toutes les façons celle qui, jusque dans mes plus intimes pensées, capte l’ensemble de mes engagements. Et tandis que mon Esprit chemine aux frontières du Désir et de la Folie, je n’ai qu’une seule obsession : m’efforcer, jour après jour, d’écarter de ta route ces mille médiocrités de la Vie, et te sublimer par mes actes, mes paroles, mes écrits.

Moi qui ne suis qu’un Simple m’agenouillant devant cette Divinité que tu es, je suis heureux d’être ce Condamné destiné à te révérer. Car, malgré les mille supplices auxquels je dois me plier, malgré cette peur qui me tenaille à chaque fois que j’ai l’audace de t’approcher, je ne peux que t’admirer, mon Aimée.

Puisqu’à chaque fois que je m’en sens la capacité, je lève les yeux dans ta direction. Avant de me dissimuler au coin de cette obscure passe afin de ne pas contrevenir à l’avancée de chacun de tes pas. Moi qui n’ai aucun droit sur toi ; et qui pourtant, rêve immodérément encore et encore ; à cet instant évanescent ; au cours duquel j’ai eu le sentiment de devenir un Géant. En enfreignant ce Maudit Interdit ; qui me contraint depuis que j’ai été happé par l’existence, à errer de lieu en lieu, de contrée en contrée, et de chercher, tel un désespéré, celle qui un jour m’a vampirisé. M’a pris dans ses filets argentés ; et m’a ouvert les portes de cette vile Éternité ; au cœur de laquelle je n’ai qu’une envie, qu’un désir : m’offrir à elle jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Car, mon Aimée, peut-être tu ne le sais. Mais jamais je n’oublierai celle que j’ai adulée. Et pour laquelle je me suis engagé, à explorer au-delà de mes tourments, cet insondable précipice aux fins fonds duquel tu m’as abandonné. Malgré tout, en aucun cas je ne te blâmerais, de m’avoir fermé à toutes ces issues. Car si ces cruelles blessures m’élancent continuellement ; au moins, elles me rappellent ce privilège qui est le mien ; de souffrir pour celle à laquelle je tiens. Même si je le sais bien, jamais elle ne me regardera. Et ira davantage, vers ceux qui ont le droit, de considérer comme naturel ; de me contraindre à cette noire itinérance. Puis de rire de mes de mes déchirements, avant de se glisser avec enchantement ; au sein de sa couche où elle ne fait que attendre. Dans le but de se livrer aux multiples élans d’un fougueux amant qui me défend ; d’être aux cotés de celle dont je dépends…

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2 Commentaires
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Invité
21 avril 2017 13 h 06 min

C’est très beau

Plume de Poète
Administrateur
21 avril 2017 11 h 43 min

Merci pour vos partages poétiques Dominique.
N’oubliez pas d’ajouter votre prénom et nom à la suite du titre de votre texte lors de la saisie depuis la page des publications.
Afin que les membres, visiteurs et lecteurs puissent mieux vous apprécier en particulier sur les diffusions vers les réseaux communautaires.
Je reste à votre écoute.
Bien à vous,
Alain :)