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Déc 22 2018

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…le Silence dort – Delloly

 

J‘ai froid, les genoux claquent, le silence dort
rue de Babylone où personne ne sort
les gens dorment il est déjà quatre heures ;
au Palace les gens dansaient s’amusaient
Vous étiez heureuse belle de vos swings
le Monde était fou nous étions beaux
un peu îvres de tout et rayonnants

Raccompagnée, embrassée Rue Blanche
taxi envolé un dimanche matin blanc
longue marche col remonté sous bruine
mois de novembre gris de sa présence
morne de taxis et du silence qui dort
tombant pluie londonienne trempant les os
lancinement même au pas traversant la Seine

J‘ai froid, les joues se creusent, le silence dort
rue de Babylone face à la rue de Sèvres
long d’un mur sous devanture oubliée
tel auvent miraculeux se prêtant au jeu
que n’ai-je fait d’oublier les clefs en demeure
que puis-je faire d’une batterie épuisée
le portable se meurt de ce silence

Attendre qu’une âme nocturne entre en la danse
veillant cette lourde porte vitrée s’ouvrir
de ce coin de Babylone et courir courir
au-delà des vents et pluies s’amusant de Moi
à vivre au chaud loin de givre blanc de l’automne
un automne bien hivernal de sa tenue
comme s’abandonnant à vertueuse mort

 

 

J‘ai froid même à cinq heures de partout
la solitude me gagne d’amertume
comme les limbes de leurs rimes noyées
tout se rétrécit préservant la chaleur
je dois me concentrer sur le Paradis
de sa porte close m’appelant  d’un moiré
je ne vois qu’Elle en amie ce matin froid

Sept heures même les cafés de la Rue
se meurent un dimanche de pluie
le Quartier est bien calme de son odeur
au matin de la nuit : la porte est close ;
ai-je sommeillé appuyé dos au mur
un extra-terrestre a visité mon corps
j’éternue comme annonçant l’avenir

J‘ai froid, de fait je m’y baigne lentement
ne ressentant plus le calice de la douleur
bientôt le Paradis ouvrira sa porte noire
comme chaque dimanche à huit heures
de la tournée aux pains de la gardienne ;
j’ai faim de chaud du simple fait d’y penser
troublant le ventre tambourinant le silence

Et je pense à Vous dormant belle au chaud
rêvant du Thé au Café de Flore convenu ;
serais-je en phase avec vos lèvres roses
de la fièvre me gagnant bouillant d’un bel ose
à ne plus être celui du matin  trempé ;
… la porte s’ouvre,  m’y engouffre tremblotant
comme hésitant à croire au trouble du bonheur

J‘ai froid, sous les draps le silence s’endort
m’entraînant de fièvre Ô..loin de la mort
de votre rire réchauffant ce troublant sort

 

Oli ©…le Silence dort
©(P)-11/11/93 à Galaxy

 

 

8+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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SandraL
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SandraL

Magique…! C’est une splendeur 😍😍😍 on le vit !
Doux bisous et jolie journée Oli 💞

oasisArt9
Membre
oasisArt9

Oh la la quelle nuit vous avez passé telle nouvelle contée
C remarquable. J adorée
Julie

Anne Cailloux
Membre

Encore plein de nostalgie ce texte d’amour…et d’envie.
Anne

Laurence de Koninck
Membre
Laurence de Koninck

Jolie balade nostalgique où le temps court toujours. C’est très plaisant à lire. Merci Oliver.

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