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Mar 13 2015

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La vieille Dame – Régina Augusto

La vieille dame

J’ai cueilli ce matin des fougères dans le bois
Voulant faire un bouquet pour mettre de la joie
Dans le salon si triste de la dame d’à côté
Elle est toujours si seule tous l’on abandonné
Dès que j’ai un instant je lui rends une visite
La vielle dame est sourde il y a de la redite.

Pourtant j’ai du plaisir à l’entendre raconter
Ses souvenirs d’avant de tous ses beaux étés
De cette horrible guerre qui lui prit ses parents
De la période bénie où elle était maman
De ce deuxième mari qui la fit si heureuse
Une femme étonnante qui fut même chanteuse

Son amour pour ses fils transparait dans ces mots
Elle dit qu’une mère ne dépose pas son fardeau
Ses rires un peu grinçants mais si plein de tendresses
Et dans ce cœur si lourd il y a tant de sagesse
Il y a ces moments où elle reste si muette
Et je crains que sa vie ne la fuit et s’arrête

Ma vieille dame est parfois terriblement grognon
Quand son corps épuisé lui fait changer de ton
Une nouvelle accalmie ramène sa gaieté
Elle me fait un gâteau m’appelle sa poupée
Cette vieille dame fragile m’est devenue si chère
J’aurais donné beaucoup pour l’appeler « grand-mère »

Régina Augusto Châteauroux.
Texte protégé.

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