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Juin 25 2018

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Journée d’un péon futur – Ywan Cooper

Premier très bon chapitre

J’ignore ce qui m’a poussé à sortir aujourd’hui. Ma maison serait debout pendant encore deux heures et la relève se présentait pour le mieux. Je venais d’acquérir mon deuxième poste de télévision de la journée et je suis sûr qu’il aurait tenu le temps que le Reboîteur arrive.

En plus, ce n’est pas dans mes habitudes d’en sortir. Mais on a toujours le temps d’en perdre, non ?

Je suis un citoyen modèle. La première chose que je fais en sortant dans la rue, c’est m’approcher d’un consommateur de billets pour payer mes taxes volontaires hebdomadaires. La machine me salue de son « bienvenue, citoyen ! » habituel avant de me demander le montant des taxes dont je veux faire don. Je me sens d’humeur généreuse, alors je donne quatre liasses.

Je m’engage dans la rue des Morts par Torture pendant la dix-huitième Guerre du Viet Nam, parce que c’est la seule qui soit bloquée par les feux rouges pour le moment. En dépassant le carrefour, je jette un coup d’œil au compte à rebours de la signalisation : les feux seraient rouges pour encore deux heures. La file de véhicules en attente s’étend aussi loin que je peux lancer mon regard. La plupart des conducteurs profitent de l’attente pour remplir leurs grilles de mots croisés obligatoires. J’ai fait la mienne au réveil, comme d’ordinaire.

Le peu d’animation de la rue finit par m’agacer, alors je traverse la route et pénètre dans une petite rue commerçante dont j’ai oublié le nom. Un panneau m’apprend que c’est la rue du Combat Très Sanglant des Émeutes du 19 juin. Visiblement, c’est jour de sursoldes ; les commerçants jettent des pelletées de billets par les portes pour inciter à l’achat. J’en saisis quelques poignées puis j’entre dans un magasin au hasard, sans idée précise. L’enseigne annonce « La Chat ». Je ris ; la plupart des jeux de mots d’enseignes sont médiocres, mais l’on a parfois de bonnes surprises.

Le magasin est large de trois mètres et profond de dix. Derrière la caisse se tient une femme énorme d’une vingtaine d’années qui me salue en usant de la formule locale : « mes plus sincères salutations au cher client que vous constituez et qui me fait l’insigne honneur de bien vouloir débourser dans mon humble local ». J’ai toujours trouvé cette phrase assez hypocrite, parce que les gens l’énoncent avec ferveur alors qu’elle en exprime si peu. Peu flatté, je lui serre la main, la prend dans mes bras et fais une courte révérence. Elle ne semble pas se formaliser pour autant de mon peu d’efforts et se retourne sans un mot sur l’écran qu’elle avait quitté des yeux pour m’accueillir.

Je fais un tour rapide des rayons. « La Chat » a tout d’une boutique de la décennie passée, du temps où la mode était de ne pas être à la mode. Je suis presque déçu de ne pas trouver de gants contre le froid à -18,5 degrés Celsius ni d’antidépresseurs à prendre avec un jus de papaye à onze heures et demi du matin. L’objet le moins démodé que je déniche est un iPhabPhone Zlabia 420042, sûrement dénué des applications de dernière génération permettant de décider quels habits porter ou quelle couleur de café convient le mieux à la météo du jour. Je l’allume et j’ai la surprise de découvrir que la machine est dotée du jeu Atom Invaders ayant fait fureur à sa sortie une semaine plus tôt ; l’iPhabPhone est donc largement obsolète, mais pas autant que je l’imaginais.

Je joue une partie sur le vieil appareil ; le jeu fontionne mal, mais je parviens tout de même à détruire quelques atomes d’hydrogène dans l’air, et même des atomes d’or dans les cheveux de la caissière. Depuis la chute du coût de ce matériau, il est monnaie courante d’en retrouver dans les produits de beauté.

J’éteins l’iPhabPhone et m’apprête à continuer mon tour du magasin quand j’entends une voix familière saluer la caissière derrière moi d’un seul mot. C’est André-Sigismond, mon collègue de chômage. Il dépose quelques liasses de billets sur le comptoir pour s’épargner la peine des politesses ; la jeune femme le regarde avec une moue mauvaise en les encaissant. Quand il m’aperçoit, il me salue tout aussi rapidement et je lui réponds de même. (Nous avions fait un arrangement devant notaire pour gagner du temps lors de nos fréquentes rencontres. C’était cher pour notre notaire, mais rentable au bout du compte.)

André-Sigismond me demande combien d’argent j’ai sur moi ; je lui réponds deux milliards. Il me dit que le Premier Journaliste a annoncé la fin de l’enflation d’ici un mois. Je ne prends pas la peine de corriger son lapsus, ni d’évoquer mes réserves sur cette nouvelle ; André-Sigismond a besoin de la carotte au bout de son nez pour avancer.

Tout en prenant des objets au hasard dans les rayons, il continue de me parler de ce qu’il a entendu au Journal Officiel Télévisé : le Grand Oligouvernement a fait sa priorité de la reprise économique. Il demande le prix de ses achats à la caissière – un yo-yo, une minuterie, une petite peluche musicale et deux exemplaires du même album de David Bowie – puis dépose six épaisses liasses de billets sur le comptoir en conséquence. Tu sais ce que ça peut vouloir dire, la reprise économique ? me demande-t-il. Je lui fais non d’un mouvement de tête.

Comme je n’achète rien, je propose à la jeune femme de lui rendre l’argent que j’ai pris dans la rue, mais elle refuse ; le jour des sursoldes, la loi autorise le citoyen à garder tout l’argent qu’il trouve. Alors je lui propose de me le racheter, et elle accepte. Elle dispose mes poignées de billets dans un liasseur qui en fait trois piles lisses et régulières entourées de leur bracelet en plastique. En échange, elle me donne cinq liasses en tous points pareilles ; une bonne affaire pour elle, ça sera toujours deux liasses de moins sur lesquelles payer des taxes.


Deuxième excellent chapitre

André-Sigismond me propose que nous marchions dans la rue ensemble. Il devra s’arrêter en chemin pour accomplir une corvée, mais ça ne devrait pas prendre plus de deux minutes. J’accepte.

Il me parle de son fils Charles-Ormond-Quorentin. Il a dix-huit ans maintenant et vient de passer son onzième diplôme préparatoire, comme quatre-vingt-dix-neuf pour cents de la population. André-Sigismond en est très fier. Son fils peut maintenant choisir sa discipline de prédilection, et il n’y a nul doute qu’il sera éligible pour le parcours long.

Je le questionne sur ce parcours long, et il m’explique que c’est une nouveauté : quatre-vingt années d’études à l’Université Globale suivies d’une année de carrière effective. Il me dit encore que c’est une idée brillante de l’Oligouv pour former des scientifiques vraiment utiles à la nation. Si l’étudiant ne décède pas avant la fin de ses études, il a l’honneur de faire partie de l’élite. À l’issue de sa carrière, une confortable retraite lui est octroyée pour profiter de ses vieux jours dans la sérénité. Je lui demande qui paye pour ces études ; l’Oligouv, naturellement. J’approuve d’un signe de tête ; notre gouvernement a vraiment des idées innovantes et progressistes.

Nous marchons en silence jusqu’au bout de la rue. Là, nous débouchons dans l’Avenue des Paumés et son embouteillage permanent. Je me souviens avoir entendu au JOT qu’on y avait récemment battu le record de lenteur avec une progression moyenne de trois mètres par heure sur deux cents kilomètres de file ! Je le mentionne avec enthousiasme à André-Sigismond qui rit et me tape sur l’épaule ; c’est bon d’avoir des fiertés nationales.

Nous respirons avec plaisir les gaz échappés de ces milliers de moteurs inactifs, progressant sans nous presser sur l’étroit trottoir, quand un publicitaire nous aborde, maquillé tel un clown et monté sur des échasses. C’est une chance : nous pouvons nous débarrasser de tout notre argent. Sans prêter attention à ses produits – il mentionne des brosses à dents, une grande marque automobile et une autre d’éléctroménager –, nous vidons nos poches de toutes leurs liasses en l’échange d’une promesse de livraison sous huitaine. D’ici là, nous aurions oublié avoir effectué cette commande et la livraison serait une surprise. La veille, par exemple, j’avais reçu deux voitures de sport sans avoir aucun souvenir de les avoir demandées. Ne conduisant pas, je les ai afriquées.

André-Sigismond me dit qu’il est arrivé sur le lieu de son affaire. Il entre dans un bâtiment tandis que je reste sur le trottoir. J’en profite pour réfléchir à ma situation professionnelle ; je suis au chômage depuis l’obtention de mon huitième diplôme préparatoire (il n’y en avait que huit à mon époque), soit trois ans et demi. J’ai eu beaucoup de chance jusqu’à maintenant, mais je finirais bien par gagner à la loterie obligatoire. J’aurais alors un emploi. Qu’est-ce qu’on me donnerait à faire ? Je décide que j’en toucherai un mot à André-Sigismond, qui a réussi à ne garder aucun de ses emplois plus de trois jours.

Quand il sort du bâtiment, André-Sigismond n’est plus le même. Il ne présente pourtant aucune différence visible avec l’homme que j’ai connu. Avec un sourire radieux, il m’annonce qu’il vient une nouvelle fois de changer de nom. De plus, puisqu’il n’avait plus d’argent sur lui pour payer les frais, son prochain salaire se verrait réduit de moitié. Je lui lançe un regard admiratif ; il savait y faire, avec l’Oligouv. Il précise qu’il aurait voulu un prénom à quatre parties mais que cela aurait coûté trop cher au gouvernement de lui fabriquer une carte d’identité aux dimensions adéquates, et qu’on l’a prié d’y renoncer.

C’est donc à Marcel-Eugène que je pose la question qui me trotte dans la tête.

Selon lui, il n’est pas compliqué de se faire montrer la porte quand on a un emploi : il suffit de se faire affecter aux Suicideurs. En effet, l’industrie du suicide n’a jamais aussi bien fonctionné, mais le peuple a rejeté à deux reprises une proposition d’abolition de la loi qualifiant l’euthanasie de meurtre au premier degré. De fait, les employés des Suicideurs sont considérés comme des criminels, et par conséquent démis de leurs fonctions après leur première opération. Cela soulève deux problèmes : en premier lieu, comment se faire affecter aux Suicideurs, et deuxièmement, comment éviter la prison ?

Marcel-Eugène m’explique la façon dont il y est parvenu la dernière fois. L’attribution d’une fonction professionnelle n’est que peu réglementée, et très sensible à la corruption. Ainsi, il a obtenu de travailler aux Suicideurs par trois fois en forçant l’officier administratif à lui payer un pot-de-vin. Ensuite, il a suffi à Marcel-Eugène d’arguer au tribunal que l’officier en charge lui avait donné de l’argent pour le forcer à accepter un certain poste, puisque c’était là la définition originelle et méconnue d’un pot-de-vin.

Dans le cas où le juge soit tâtillon, mon ami avait pris la précaution d’afriquer le pot-de-vin à chaque fois, ce qui lui donnait l’excuse du geste caritatif. Et à chaque fois, il avait été acquitté.

Le temps que Marcel-Eugène finisse ses explications, nous arrivons au titanesque Rond-point de l’Épidémie de Peste de 2035 au milieu duquel se dresse un écran sphérique d’environ six mètres de diamètre affichant le nombre de véhicules congestionnés en son sein sur le moment, suivi d’un point d’exclamation clignotant : deux cents trente sept.

Après un silence, je lève les yeux vers le ciel et demande à haute voix l’étymologie du mot « afriquer ». Un hologramme s’affiche devant nous et une voix – féminine, bien sûr – nous l’explique.

« Afriquer », du Très Haut Français « fric » signifiant « argent », avec le préfixe privatif « a- », signifiait originellement « se débarrasser d’argent ». Cet argent, d’abord brûlé aux débuts de l’hyperinflation, a ensuite commencé d’être envoyé aux PEVoNePSeDAVQA (pays en voie de ne plus se développer aussi vite qu’avant), causant la dérive sémantique du mot jusqu’à sa signification actuelle, « faire don volontaire d’argent aux PEVoNePSeDAVQA ».

Plus on en sait…


Troisième grandiose chapitre

Un bip provient de ma montre. C’est la notification chargée de m’informer que ma nouvelle maison est construite et habitable. Marcel-Eugène et moi nous séparons. Je ne veux plus marcher, alors je hèle un tax-i.

Le chauffeur sort du véhicule, m’adresse un sourire éclatant et effectue une révérence. Il se présente comme mon très humble Ministre du Calcul des Impôts sur le Beurre et me dit qu’il fera tout son possible pour me satisfaire. Je lui donne l’adresse et il m’annonce que le coût de la course sera de trois liasses. Je m’apprête à accepter, puis je me rappelle que les élections mensuelles se tiennent aujourd’hui, alors je refuse de payer. Il m’en remercie gracieusement.

En arrivant dans mon quartier, je remarque que toutes les habitations ont déjà été remplacées. Elles sont similaires aux anciennes en tous points – et tous les objets ont été placés dans l’exacte position dans laquelle ils avaient été laissés à l’intérieur – mais la date inscrite sur leur base est celle du jour. Puis je remarque que le Reboîteur est encore au travail au bout de la rue ; l’énorme machine retire les blocs obsolètes et dispose les nouveaux à l’aide d’une grue. Le chauffeur du tax-i me remercie encore, et m’assure qu’il me donnera sa voix.

Fatigué, je rentre sans prendre la peine de me changer, m’assois et commande à la télévision de s’allumer. L’écran affiche une journaliste que je ne connais pas. Le JOT commence tout juste. Elle se présente : Léa-Germaine.

Léa-Germaine commence par donner les Petites Nouvelles du Jour : l’arrestation d’un dissident ayant tenté d’importer une devise étrangère non inflationnaire dans un but prétendument « éducatif », la découverte d’une planète aux confins du système solaire (une « ineffable transneptunienne », comme la qualifie si joliment la reporter) et la fin de l’allocation d’une part du budget national à la lutte contre la richesse (le nombre de riches ne cessait d’augmenter, mais un économiste avait, semblait-il, démontré qu’allouer un budget pour leur venir en aide était « contre-productif » ; j’aurais été bien en mal de lui donner tort ou raison).

À ce moment-là, le bulletin est interrompu pour laisser la place aux publicités. Je profite de ces soixantes secondes pendant lesquelles défilent trente réclames pour aller me chercher une boisson. Je reviens avec un verre d’eau platinée (la plus chère des eaux les moins riches) alors que passe l’avant-dernière publicité. Puis les informations reprennent.

J’apprends qu’un centre de Suicideurs vient d’ouvrir à deux rues de chez moi. Je suis curieux de cette industrie florissante ; je n’ai jamais réussi à me figurer les motifs pouvant mener une personne à la décision de mettre un terme à sa propre vie au point que l’Oligouv subventionne un service public dont ce soit l’objet.

Puis enfin, la dernière annonce : on vient d’estimer qu’il faudrait à l’humanité quatre cents cinquante milliards d’années d’existence pour atteindre le dernier stage supposé de la science : l’Âge des Miracles et ses promesses d’immortalité et d’omniscience.

Quelque chose se brise en moi sans que je m’en rende compte. Les informations se poursuivent, puis vient la Grande Nouvelle du Jour. Je découvre sans surprise ce dont il s’agit ; les élections. C’est un moment rempli d’appréhension et d’excitation : en quelques minutes, les choses auront changé, pourtant rien ne s’est encore produit.

Je n’ai rien à craindre de ces élections. J’ai toujours été un citoyen modèle et j’ai toujours réussi à me fondre dans les gouvernements que j’ai vécus.

La journaliste disparaît de l’écran, remplacée par un hémicycle où s’agitent des personnes indistinctes. Le brouhaha est énorme. Au bout d’une minute, le vacarme redouble parce que la quasi-intégralité des personnnes présentes dans l’hémicycle viennent de pousser des exclamations de joie. Un texte s’affiche sur l’écran en lettres majuscules : « Le Peuple est réélu ! »

Tout cela reste sans surprise pour moi jusqu’à ce qu’un autre message s’affiche sur mon écran, en plus petit. « En raison d’une enquête ayant estimé que votre comportement sociétal tient de la dissidence, une motion a été votée pour que vous constituiez une exception dans la réélection du peuple ce mois-ci, en conséquence de quoi : ».

Le message se termine ainsi, comme une notification automatisée qu’un programmeur distrait aurait oublié de doter d’un paramètre. Je me lève d’un bond, paniqué : je ne fais plus partie du peuple ! Un appel à mon Ministre des Problèmes me le confirme : il n’y a pas d’erreur, et il est normal que les deux points ne soient suivis d’aucune précision puisque cela ne changera rien à ma condition. La différence est purement administrative, restera probablement invisible et n’aura pas de raison de perdurer au-delà des prochaines élections mensuelles.

Je me réenfonce dans mon fauteuil, pris de vertige. Comment peut-on vivre en paria de la société ? Quelques minutes plus tard, j’essaye de relativiser. J’y parviens presque, mais une Petite Nouvelle me revient à l’esprit : quatre cents cinquante milliards d’années… C’est long. Et l’humanité existe depuis quelques millions d’années seulement. Qu’est-ce qui nous garantit qu’elle sera encore parmi les étoiles ?

Quelle était l’adresse des Suicideurs, déjà ?


Fabuleux épilogue

Le soir venu dans la maison vide, la télévision s’arrêta d’elle-même du fait d’une coupure d’électricité. Le lendemain, elle se remit en marche, au service docile de son propriétaire absent. Ce jour-là, le JOT annonça seulement deux Petites Nouvelles.

Tout d’abord, une grève à la centrale électrique voisine avait causé les récentes pannes électriques. Les techniciens s’étaient vu octroyer des jours de vacances suite à une erreur informatique. Ensuite, la journaliste – différente de celle de la veille – annonça une erreur dans le précédent journal : il ne s’agissait pas de quatre cents cinquante milliards d’années d’existence de l’humanité, mais de quatre cents cinquante milliards d’années cumulées de tous les humains ayant vécu à la surface de la Terre. Pour illlustrer, la journaliste ajouta que l’âge de l’humanité était donc, à ce jour, incrémenté de presque quatre cents soixante-seize ans par seconde.

La jeune femme incita les spectateurs à se plaindre de cette inexactitude. Si deux de ses confrères ou consœurs étaient encore licenciés le jour-même de leur engagement, la chaîne de télévision se verrait remettre le prix de l’Entreprise la plus Soucieuse du Bien-être de ses Salariés.

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© Ywan Cooper

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Hello ! Je pouvez m'appeler Ivan, qui est mon surnom, ou bien Ywan, qui se prononce pareil et qui est mon diminutif.

Je suis né en l'an 1998. J'ai pour le moins grandi hors du monde puisque je n'ai jamais été scolarisé. Aujourd'hui, je vis mes passions (quoique je ne vive pas - encore - d'elles), à savoir l'écriture, les langues et le cinéma. J'aime écrire, lire, apprendre des langues, en créer, voir des films, écrire sur eux.

Si vous voulez un aperçu plus exhaustif de ce que je suis, mon blog n'a pas son pareil pour parler de moi !

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