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Jan 15 2019

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…Jour d’un Parjure – Delloly


1-Ô..Toi ! que j’ai tendrement aimé
un Temps humain paraissant trop court
souvenances parfois m’envahissent
de vos souffrances suivant une maladie 
tant et tant combattue d’un diagnostic
auprès de patients réclamant sentiments 
où toujours preniez le Temps de Vous
comprenant la détresse de la famille
comme celle d’un corps demandant paix et mots
rassurant l’instant évitant tréfonds d’un gouffre
et l’abandon de l’espérance du lendemain
l’Amie de la Vie que nous aimons malgré Tout !

.
Ô.. Père !  qui avez tant enseigné Médecine
et son Art jusques à comprendre le patient
de ses demandes de soins et d’existences ;
Vous, Monseigneur que j’ai tant admiré parfois
j’ai crié mille raisons de ne pas assassiner
certains élèves se prenant pour Seigneurs
négligeant leur Serment d’un Surmoi affreux
se croyant atteints du parfait en Professeurs
jusques à tomber dans la suffisance sans Nom
oubliant qu’ils parlaient à leur Maître d’un Temps
tant vénéré auprès des leurs hier encor :
Ô.. Mon père, voyez comment votre femme 
a souffert en silence de l’insipide être.

.

Ô.. Vous, fidèle d’un Temps de Hippocrate
comment avez-vous fait pour le trahir
ce soir auprès d’une femme inquiète
Vous demandant un peu de compassion
et non philosophie d’un trop de moquerie ;
votre Père Ami de mon Créateur eut dû
Vous entendre jusques à punir cette faute ;
..hélas, seul témoin, je fus de la triste Scène
prêt à bondir et Vous gifler de mots âcres
faute à l’Arrêt de duels à l’escrime…sous peine.. ;
remerciez cette Femme, mère de treize
ayant subi la torture à Koenigsberg
ayant toute jeune dit Non à l’occupation,
de m’avoir stoppé de l’action illicite
me soufflant d’un air ravi quoique attristée
d’observer vos deux assistantes furieuses
d’un regard  noir silencieux tuer Votre Ego
me laissant crier en limbes mots à Dieu.

Ah ! il est exact que vous êtes Professeur
comme nos Pères reconnus en leur Monde
et jamais vantards pour un sou de fierté ;
Vous ! l’oubli de la vie Vous a vaincu moche
de vos décisions de chirurgien sorcier ;
vous l’avez opéré veille d’un départ
aux USA pour un colloque et séjour
d’une quinzaine, comme un garagiste …;
Il était le meilleur ami de votre cher père
remettre au retour « l’opé » était nécessaire ;
durant votre absence le Service de Médecine
fut inopérant présentant  désillusions 
jusques à meurtrir mon Père d’erreurs médicales
laissé des heures à terre d’une chute
lui offrant une fracture de l’omoplate
lui délivrant le sentiment d’abandon
de ses Pairs l’amenant au laisser-aller
d’un cinq juin d’une souffrance rendant l’âme…

Ah ! il est exact que son mal le prédestinait
à quitter un jour sa Vie comme est le « destin »
mais abandonné comme il a été ressenti ;
jamais, l’entendez-vous d’un jamais jamais
il n’eut le fait respectant l’Edit du Serment.

Je me rappelle d’un jour face à mon Père 
allongé, en compagnie de vos collègues
vous lui avez demandé ce qu’ils devaient 
« operandi » pour guérir grise  souffrance ;
…étonné !  il Vous laissa juge comme dépité
de votre incapacité décisionnaire
Vous précisant qu’il n’était plus le Professeur
mais seulement un patient attendant les soins
me serrant la main gauche comme un besoin ;
Tous ! bêtement vous en avez ri tels des sots
brisant déjà la confiance en votre choix
heurtant ma croyance en ce désir de soigner
tant vous présentiez une faiblesse amère ;
« ..je passerai ma Vie, j’exercerai mon Art
dans l’innocence et la pureté «  (Serment)

 

7-Vous le connaissiez bien de sa splendeur
à découvrir la cause d’un mal caché
au diagnostic réputé et chanté en salles
sauvant mille vies perdues de leur essence ;
face à la digne réponse de mon Père
vos rires maladroits d’un au-secours
vous ont entraîné sur un chemin de défaut 
trahissant ce Sabir médical et Serment ;
que de bêtises et de mensonges émis
avez commis au détriment d’une vie encor
parjurant Hippocrate et votre Serment ;
« Je dirigerai le régime des malades
à leur avantage suivant … mon jugement
et je m’abstiendrai de tout mal… injustice »...

.
Remerciez Mon père me demandant silence

de ne pas abîmer l’Univers pour du futile ;
il se savait condamné de ce ridicule
comportement de l’absence à guérir
autre que celui d’opérer pour statistiques
négligeant les quatre-vingt cinq de récidive
ne devenant qu’un numéro parmi d’autres.

Il se savait trahi de Pairs incompétents ;
il se savait dépérir Vous amenant
tourments, Vous marquant d’une Croix de maladroit ;
vos limbes ternies d’un métier ne Vous allant,
Lui, mon Père préférant me conter miracles
du Vôtre d’un Toujours auprès de ses patients
rassurant et jamais hautain, sans pudeur

Oui ! je tairais votre nom là, « cher professeur » ;
sachez que si Dieu Nous écoute, existe
jamais le Paradis ne Vous attendra
vous devrez  y faire vos preuves d’âme ;
bien sûr, vous avez sauvé des Vies un Temps
oublié d’autres parfois faute de pouvoir,
mais la suffisance et l’Ego démesuré
sachez-le Monsieur, est la pire sentence
après le crime d’âmes innocentes ! 
« Je ne pratiquerai pas l’Opé… de la taille
Je la laisserai aux gens qui s’en occupent »
est un commandement du Serment d’Hippocrate ;
vous l’avez sottement oublié de l’Ego !

Il se chuchote qu’une sœur Vous respecte
que puis-je dire sinon qu’elle ne sait
votre incompétence amère face à ma Mère ;
– « .. Docteur, .. il va mourir ? .. (d’une prière)
jamais  de Vie, un homme comme une femme
ne devrait y répondre sarcastiquement 
d’autant à un Être de sa connaissance
de plus de vingt ans ; vous vous êtes maudit ;
c’était une  digne prière d’une Femme
demandant  mots de compassion d’un ami ;
– « Mais… Madame, Tout le monde meurt un Jour »
d’un ton suffisant, dégainant mon lever pour… ;
ne sais comment mes frères eurent réagi
si témoins de la scène offusquante ils furent ;
ce qui me rassure est que vous serez oublié
un jour dans un Palace pour Gent aigrie
vieillissant d’une complainte oubliée ;
c’est un dogme de mon cœur de Médecin,
même si ma voie se détourna de ces études…
vous avez fourvoyé ce rôle médical…

Oui ! mon Père va mourir, tel est ce compas
voué à chacun sur la Planète bleue ;
oui ! ma Créatrice toujours Reine dans son porté
subira mille tourments injoignables
de ses secrets et pudeur d’une femme « humaine »
comme depuis son retour de la Déportation.

Oui ! jamais Vous n’aurez à lire la sentence
que je Vous ai alloué à la seconde de mots,
mais sachez, « professeur » que le mal fait
d’autant à la Cyrano d’un foutu Ego
est punissable ad vitam aeternam ;
– Être Médecin, ce n’est pas Devenir Dieu
ni Satan, ni brandir le drapeau du nombril ;
vous avez bafoué le beau sacerdoce  ;
Vous dégrade comme suivant le précepte ;
du Serment : « -…si je viole le Serment et que
je me parjurepuissé-je avoir… sort contraire !.. »
-Être médecin, c’est accepter de prêter son cœur
au patient pour le guérir de soins et de mots
même le Temps infime d’un sourire.. !

Quinze janvier, Mon Père, Vous imagine
naître à sept mois, fragile et d’un cœur tendre
croisant un Jour les yeux verts d’une parisienne…

 

Oli ©…Jour d’un Parjure
©(P)-15/01/97(20/05/96) à mes Créateurs 

 

3+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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oasisArt69

quelle émotion j’ai eu Olivier.. chair de poule
ne sai pas comment je ferais face à ces empereurs des soins si ma mère entendait pareille vilénie…. grrr
honte à lui qui a oublié le droit du respect
Merci pour l’avoir composé
Julie

ChanTal-C
Modérateur
ChanTal-C

Quel texte émouvant !
Il est vrai que certains médecins oublient leur rôle d’écoute et de soutien, à la longue
négligeant ainsi le mot, ou le geste qui fait toute la différence pour un patient.
Ici, c’est encore plus touchant puisqu’il s’adressait à l’épouse de son ancien Maître…
Merci pour ces mots Oli, en hommage à ce père tant aimé et admiré.
Bises

Chantal

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