«

»

Août 04 2020

Lucienne Maville-Anku

Imprimer ce Article

J’ai laissé couler mes larmes, Lucienne Maville-Anku

Je laisse couler mes larmes
De ma douleur ces rimes de vers
Car je sais que mon Père
Est là dans le secret qui me voit
Là il est. Toujours présent
Là il est. Jamais absent
Là est mon Père qui m’attend
Je laisse couler mes larmes
Les rimes de mes pleurs intérieurs
Car je sais que de mon cœur
Ce Père tendre au cœur de mère
Mon Père qui est aussi ma Mère
Entend et comprend ma douleur
Je laisse couler mes larmes
De rimes qui s’alternent et s’arriment
Dans son outre qu’il a conçue et cousue
Ils s’y connait bien en couture d’arts !
Et partout avec lui et avec soin
Il transporte son échantillon si précieux
J’ai laissé couler en silence mes larmes
Mes rimes de prières et de plaintes
Mon Père les a écoutées et les a entendues
Lui qui m’a donné son nom
Et m’a indélébilement imprimée
Dans la paume de sa main qu’il déploie
Toutes elles sont compilées mes larmes
Je sais dans son recueil de pièces de choix
Et je sais qu’il les lit
Le Poète qui rythme les pas de ma vie
Et qui sonde les mystères de mon moi
J’ai laissé couler mes larmes
Et il les a recueillies
Car pour lui toutes elles sont
Uniques rimes de Poésie

©Lucienne Maville-Anku, 16/07/20, 15 :30

0 0 vote
Note de l'article

Au sujet de l'auteur

Lucienne Maville-Anku

Lucienne Maville-Anku

"C'est en écrivant que j'apprends à écrire."
Je suis originaire de la Martinique, une des charmantes petites iles de la Caraïbe, et vis au Royaume-Uni.
J'écris depuis de nombreuses années, et ce sont les autres, dans un premier temps, qui par leurs nombreux encouragements et appréciations a la lecture de mes textes m'ont aidée à prendre conscience que j'avais des talents à valoriser.
Ce désir d'écrire et de mieux écrire qui niche en moi depuis l'âge de 15 ans n'a jamais cessé d'aller croissant. Aussi, j’expérimente que c'est le fer qui aiguise le fer, et que plus j'écris, plus je désire écrire, et apprends de la sorte à écrire en autodidacte, par le soupir, par le désir, comme un feu qui s'attise.
La Poésie elle-même m'enseigne, j'apprends d'elle et découvre plus de sa beauté et sa diversité en lisant et en appréciant ce que d'autres écrivent et expriment, notamment sur cette plateforme, terrain de partage et d'expérimentations où foisonnent tant de talents qui m'émerveillent. C'est une vraie galerie d'arts uniques.
J'écris et développe cet art d'écrire en cultivant ma relation avec la Poésie, 'bon pédagogue’ qui m'instruit et m'éduque, et l'écriture elle-même qui comporte aussi des vertus thérapeutiques contribue à mon développement personnel. Cependant, j'ai souvent désiré participer à des programmes de formation pour parfaire mes talents et la stylistique.
J'ai compilé déjà plusieurs recueils de textes poétiques que je souhaite "dé-confiner" pour les mettre à profit, partant du principe que ce que l'on partage, on le gagne, et ce que l'on garde, l'épargnant à l'excès, on le perd.

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/jai-laisse-couler-mes-larmes-lucienne-maville-anku/

S'abonner
Me notifier pour :
guest
5 Commentaires
Plus récents
Plus anciens Plus de votes
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Hassan Hyjazi
5 août 2020 20 h 37 min

Un très bon poème triste qui dit quand même des comparaisons importante et un point de vu pertinent dit avec douceur.

Michel Leutcha
5 août 2020 16 h 38 min

” Le Poète qui rythme les pas de ma vie
Et qui sonde les mystères de mon moi ” ! Merci Maville pour ce poème qui magnifie le Père, le Poète, l’Unique et vrai Poète dont toutes les créatures sont de magnifiques tableaux poétiques.

Brahim Boumedien
5 août 2020 14 h 59 min

Merci, Lucienne, pour ce partage qui est aussi un message, où déception et mélancolie sont le prélude d’un espoir qui luit !

5
0
Dites ce que vous en pensez, laissez un commentairex
()
x