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Juil 25 2017

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Ivres Vents de la Nuit – Delloly

Oli© Ivres Vents de la Nuit

Il pleut ce jour des Vents nous volant amer Temps
Nous ayant conviés d’un air charmeur
Au lever de couche si tendre d’un bonheur ;
Qu’avons-nous fait de quitter l’avant
Pour l’inconnu matin Nous offrant le poison ;
Etions si beaux de notre raison.

Encor l’ivresse pluie Nous blottissant surpris
À bord d’un téméraire esquif
Tel lit sur pilotis tanguant près d’un if ;
Qu’avons-nous, dis-moi, entrepris
De suivre bel ami ce jour du désespoir
Criant un Ciel d’un gris-miroir ?

S’accrochant Ô.. trempés aux cordages d’un mât
Ruisselant d’eau d’été
Glissant de-ci de-là sur le pont en coma
Rions d’un regretté
La balade au matin oubliant gente ivresse
De la nuit Ô.. joliesse.

Bateau tangue l’espoir en tréfonds de regards
Se fixant sur l’horizon
Oubliant ces larmes confondues d’eau ; blafards
Nous devenons à foison ;
L’océan Nous vogue triste mélancolie
Telle voile qui supplie.

L’île aux Vents Ô.. s’entend d’un refrain lancinant
Trempés jusques os giclant d’eau salée ;
Neptune Nous frissonne à son gré de son Temps
De mots embarrassants maudissant la marée ;
Qu’avons-nous tant rêvé de ce voyage ilien
Le goûtant de nos mains la nuit de ce destin ?

Il pleut hallebardes noyant l’esprit du rhum
D’un imaginé latent
De l’époque aux longs Cours grisant capharnaüm
De l’abandonné du Temps
De raison embuée à sauver nos regards
Du miroir de ces flots d’Arts.

Ô.. qu’avons-nous osé cette nuit, voyagés
À dormir oubliés en nos bras opportuns
Terrassant les rêves d’un divague d’embruns
Balbutiant ces corps endormis allongés,
Trahissant la beauté du silence d’un Rêve ;
Vois ! ivres sans un mot, nous nous noyons de sève.

Il pleut des Vents grisant l’amer Temps ;
Echoués Nous sommes, sur l’Île aux Vents, sans doute,
Oubliés des flots nus tendrement ;
Vivez-vous mon rêve, en vos limbes d’envoûte ?
Là ! tous deux, Ô.. nous nous embrassons
Loin des Vents à nourrir la fraîcheur de doux poisons.

 

Oli© Ivres Vents de la Nuit
©-25/07/17 à La Muse (12p, 6à11p)
 *Mus143

 

2+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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SandraL
Membre
SandraL

Toc toc poète ..! Juste deux mots.. DÉLICIEUX sont tes mots et MERVEILLEUSE ta gentillesse ..!
Merci d’exister Poète …! Énormes bisous de Moi pour Toi

Françoise Thiebaut
Membre
Françoise Thiebaut

On se sent ballotté et fouetté par ces vents… Très imagé, on s’y croirait !
merci pour ce moment
Françoise

Fattoum Abidi
Membre
Fattoum Abidi

Très beau poème Oliver bravo

Loupzen
Membre

.”Écoute le vent qui parle de ma Belle ‘
‘Et vogue vogue mon ivresse, et claque ma voile dans l’air.”…..il est temps de hisser la grand-voile et de mettre le cap vers les folies de la nuit….
Bel hommage.

ChantalC
Modérateur
ChantalC

Quel beau voyage que ce poème qui nous entraîne vers l’île aux vents…
Dans les “Vents de la Nuit”.
Très beau poème
Merci Olivier
Bise

Chantal

Anne Cailloux
Membre

Qu’il est bon de voyager au long cours dans votre sillage, avec Eole comme compagnon. Cela me rappelle tant de choses…Magnifique écrit.

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