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Fév 09 2018

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Homme, où te diriges-tu ? – Jehan Videcrir

 

Homme, où te diriges-tu ?

 

En ce cinq décembre de l’année deux mille treize

S’est éteint une flamme, une icône décédée,

Qui éclaira le monde et supporta les braises

Qu’elle traversait chaque jour, sous les yeux des geôliers.

 

Il vainquit l’apartheid, il prêcha l’unité,

Il a rendu aux noirs leur statut d’être humain.

Bien-sûr, cette mission, n’en est pas à sa fin,

Mais les noirs et les blancs se sont enfin parlé.

 

Maître de son destin, il a longtemps souffert,

Pour revêtir un jour, ce maillot or et vert ;

Et pour faire d’un conflit, une réelle Nation,

Dont la maison encore, demande des fondations.

 

Homme, dis-moi maintenant, où te diriges-tu ?

 

L’horizon est désert, le chemin ensablé,

Un vent permanent souffle, te fouette le visage,

Et sont encore nombreux les êtres égarés,

Victimes ou bourreaux, aux terribles messages.

 

Petite fille afghane, privée de son école,

Si jeune enfant soldat, ou si jeune prostituée,

Et cette poudre blanche, qui l’a assassinée,

Ces animaux rentables, qu’on découvre à l’école.

 

Et l’imagination illicite explose,

Tous les trafics sont bons, que la mafia arrose,

Pour cet argent pourri, et sans doute illusoire,

Qui mène tant et tant, au profond désespoir.

 

Homme, dis-moi maintenant, où te diriges-tu ?

 

Les religions massacrent, le dogme est oppressant,

Des Etats en nient d’autres, et les fusils résonnent,

L’économie écrase, cela est même sanglant,

Les idées se percutent, tout cela dysfonctionne.

 

Et des murs ont surgi, et puis des barbelés,

Des génocides eurent lieu, d’autres se planifient,

Il n’y a pas de race, et ni même d’ethnies,

Seul’ment le genre humain, sur une Terre amputée !

 

Les maîtres financiers et leurs bourses fétiches,

Appauvrissent les pauvres, enrichissent les riches.

Ils pillent des pays, sucent leur sève vitale,

Façonnent des malheurs, qu’ils considèrent fatals.

 

Homme, dis-moi maintenant, où te diriges-tu ?

 

Des esprits éclairés, dont Nelson Mandela,

Ont abattu des murs ces dernières décennies,

Gandhi et Luther King, tout cet anonymat

Au nom de leurs idées, ont sacrifié leur vie.

Ils étaient hommes, mortels et ont su résister

Visionnaires, rassembleurs, militants du pardon,

Ils ont fait avancer, ces nobles convictions,

Et ont su supporter tous ces coups inffligés.

 

Nous sommes les héritiers de ces hommes célèbres,

Qui jamais, jamais, ne connaîtront les ténèbres !

A notre tour de prendre ce flambeau, cette merveille,

De défendre, d’enrichir, tous ces droits éternels !

 

Homme, dis-moi maintenant, sais-tu où aller ?

 

© Jehan Videcrir – 09/02/2018

 

 

 

 

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