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Mar 28 2018

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…Flânerie parisienne – Delloly

Souvent nous prenions le Temps
aux Tuileries d’un après-midi
au Café Diane d’un apéro, thé
à parcourir des revues d’un regard
de chapître de livres d’un convenu
des murmures de la Gent d’un sourire
des coups d’œil aux moineaux vagabonds
harcelés de coups de bec de pigeons
amenant le soupir d’une gorgée d’oubliance
comme des habitués blasés du spectacle

Souvent ce Temps passé à la détente
s’épuisait aux dix-neuf heures
d’une envie de dîner sous légère brise
printanière, estivale suivant l’époque
de cette balade aux Tuileries au Café Diane
avant que la nuit ne tombe et brise le charme
de l’instant composé des parfums et sons
nous rendant complices de la scène
tels des acteurs avertis de l’improvisation
plaisant aux oiseaux, papillons et guêpes
À la nuit tombante traversions le Pont Royal
pour une balade le long du Quai Voltaire
jusqu’au Pont des Arts et contempler la Seine
irisée des lumières parisiennes
chatoyée de ses artistes et amoureux du soir
au-dessus du ballet de bateaux-mouche
où des convives chantaient, photographiaient
souvenirs de cette promenade au clair des étoiles
en Nous saluant comme si nous étions les magiciens
de la douce nocturne parisienne

Puis le silence des étoiles scintillantes
sous nos pas sur le Pont des Arts
Nous conviaient à se rendre au Carrousel
et y contempler la Pyramide de verre
bras dessus, bras dessous, de quelques bisous
et rêver encore une fois de nos secrets
pour se les partager à l’écume de la nuit
notre nuit à l’abri du regard des lucioles
fêtardes traînant une liqueur parisienne
la Nôtre se glissant sous les draps Rue de Beaune


Oli ©Flânerie parisienne
© (P)-12/07/06 à Laura (libre) *Lon026

6+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Anne Cailloux
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Que j’aime votre Paris
j’ai l’impression de le redécouvrir par vos mots..
très beau poème.
Anne.

Christian Satgé
Membre

Paris comme si on y était… et à vous lire, on y est.
Amitiés

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