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Sep 09 2018

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Drame à la patinoire – Marie Combernoux

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DRAME A LA PATINOIRE

Le jour du drame, mes parents et moi avions décidé de sortir nous distraire.

Mon beau-père tenait absolument à aller au cinéma -il était très cinéphile- mais ma mère et moi avions décidé de nous initier au patinage – artistique, si possible – .

Après maintes tergiversations, il capitula et nous partîmes pour la patinoire de la Fraternité, située dans le quartier « Soupetard » à Toulouse.

Nous arrivâmes sur place, nous payâmes l’entrée et l ‘on nous donna des patins que nous chaussâmes, ma mère et moi.

R. était resté sur le bord, appuyé à la balustrade pour nous regarder, ronchonnant d’avoir loupé son cinéma.

Une fois sur la glace, nous nous accrochâmes à la balustrade sans oser en décoller.

Les gens, autour de nous, avaient l’air à l’aise sur leurs patins, ils tournaient, virevoltaient, faisaient des pirouettes,

glissaient à toute allure, ou s’arrêtaient brusquement dans un petit jet de glace.

Avec ma mère, nous « mascagnions «  bien !

De temps en temps, nous lâchions la balustrade et esquissions quelques pas timides vers le centre de la piste, mais vite nous revenions nous accrocher.

Nous allions à chaque tentative de plus en plus loin, nous passâmes toute l’après midi à essayer de patiner, si l’on peut dire !

Essayez de vous tenir sur des patins instables sur une surface glissante !

La fatigue commençait à se faire sentir. Quant tout à coup, dans un élan inattendu, ma mère lâcha prise et se lança , téméraire, vers le milieu de la piste !

Elle n’alla pas loin, elle tomba lourdement sur la glace et immédiatement, se mit à crier : « au secours, je me suis cassée la jambe ! »

Moi, j’arrivai le plus vite que je pu auprès d’elle et je lui dis : « mais non, je vais t’aider à te relever »

Mais je vis bien qu’une jambe était à l’équerre et qu’elle avait sûrement raison !

Vite j’appelai mon beau-père qui alla chercher le responsable de la patinoire et ils appelèrent les pompiers !

A peine un quart d’heure après, ils arrivèrent avec un brancard, ils ne mirent pas les patins, eux ,

ils marchèrent sur la glace en faisant attention de ne pas glisser avec ma mère sur le brancard !

La situation était grave et pourtant digne d’un film de Charlot, les pompiers pas trop à l’aise sur la glace,

ma mère sur le brancard avec un patin à glace qu’ils n’avaient pas voulu enlever de peur d’aggraver la cassure, quand j’y repense,

je suis morte de rire et pourtant à ce moment là , je ne riais pas !

On l’amena à l’hôpital de garde, aux urgences, et de suite le chirurgien de service se rendit à son chevet.

Elle avait toujours son patin au pied !! Quand il vit cela, il ouvrit de grands yeux et lui dit : « Madame est une grande sportive, je vois ».

Elle était à jeun depuis midi, et il l’opéra dans la nuit. Ma pauvre mère dût rester plus d’un mois dans le plâtre, bloquée à la maison !

Quand au patin, on n’a pas su ce qu’il était devenu, il devait y avoir à la Patinoire de la Fraternité, un patin qui n’avait pas le pied gauche !

R. lui, fulminait contre nous deux : « si vous m’aviez écouté, on aurait été au cinéma et tout cela ne serait pas arrivé ! »

C’est ainsi que plus jamais je ne voulus rechausser des patins et devenir la Reine des Glaces !

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je ne suis plus une jeunette, je suis née le 3 Avril 195....et quelque, j'ai été élevé jusqu'à mes 12 ans à Caussade (82) par mes grands parents , qui étaient agriculteurs et négociants en fourrage, j'ai été élevé entouré de nature, d'animaux de basse-cour, d'un jardin, et j'ai aussi appris l'occitan car entre eux mes grands parents le parlaient. Après 12 ans de bonheur , je suis allée vivre àToulouse, avec ma mère et son mari. A partir de là, ce fut une autre histoire.... je viens d'écrire un libre de nouvelles, réelles et fictives, et de poésies, j'attend sa sortie. Voilà un peu de moi, mais vous ne savez qu'une partie de ma vie riche et cahotique à la fois Bien cordialement.

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Christian Satgé
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En cette période « rentrée des glaces », un texte fort rafraîchissant et qui me rappelle d’équivalentes mésaventures – moins grave, je te rassure – en ce même lieu qu’est la Fraternité que je ne hante plus depuis lurette… Pour ma meilleure santé !

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