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Sep 30 2017

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La didactique de l’éducation de la langue française….. – Aymane Semmid

Entretien réalisé par le journaliste Reporter d’ « IENA-NEWS » Aymane Semmid   à propos de la didactique de l’éducation de la langue française au Maroc ainsi la culture de l’orientation scientifique qui a cédé notre société marocaine qui la trouve comme quoi un bon avenir pour leurs enfants avec la participation de Souad Loulidi (Ancienne enseignante de la langue française et écrivaine d’un recueil de poésie)

– “Rencontre” ou bien “Encuentro” une anthologie de poésie qui regroupe maintes plumes.Peut-tu nous parler de cette création littéraire ?

-Tout d’abord, je vous présente mes vifs remerciements pour votre invitation à cette interview dans votre édifiant journal. La sortie de l’anthologie “Rencontre” “Encuentro” symbolise” la poésie humaniste” par excellence. Humaniste dans le sens où ses initiateurs les poètes et chercheurs « Najib Bendaoud » et « Outhma Boutisane », à qui par l’occasion je rends un vif hommage, sont sortis du cercles des poètes et écrivains nimbés de leur égo. Tous les écrits chantent la tolérance, la paix, le vivre ensemble, dénoncent le spleen dans lequel s’embrume l’humanité .Mais les auteurs de ces idéaux s’isolent dans leur chapelle et dédaignent tendre leur main pour aider ou encourager toute créativité. Le choix du titre “Rencontre” précisément, c’est ce pas vers l’autre, en faisant fi des distances, des frontières aussi bien linguistiques que culturelles ou phallocratiques. La voix des quatorze poètes:(Abdellatif Bhiri;Abderrahman El Fathi; Ali Lahrichi;Ana Herrera; Bouchra El Mouali;Gaïtan Parisi;Mohammed Hachoum;Mohamed Rougie;Najib Bendaoud;Najia Abdaïm;Nisrin Ibn Larbi Outhman Boutisane et Souad Loulidi) dont la diversité des timbres, des rimes ,des images poétiques, des vers a forgé une symphonie humaniste. Dans ce sens Patrick Berta Forgas dans sa préface du recueil souligne: “Forger une anthologie n’est pas prendre parti, c’est rassembler jusqu’à l’unité.”

-Souad Loulidi ancienne enseignante de la langue française et écrivaine d’un recueil de poésie qui s’intitule “Murmures d’une voix”. Pourquoi cette didactique de l’éducation de la langue française au Maroc n’a pas porté ses fruits ? Et quelles sont les difficultés de l’éducation de la langue française au Maroc ?

-La langue française a un statut privilégié dans le paysage linguistique marocain. Elle reste visible dans divers domaines: La presse, les programmes de télévision et l’édition. Même notre dialecte marocain est mêlé de mots français. Mais on remarque que le niveau de français s’enlise dans la médiocrité et même la langue arabe. Plusieurs hypothèses sont émises pour expliquer la situation. La baisse du niveau peut être imputée aux méthodes sclérosées dans l’archaïsme et ne répondent nullement aux attentes et besoins des apprenants. Aussi la lourdeur des programmes qui ne se prêtent à aucune motivation. En plus de l’arabisation qui n’a fait qu’approfondir la blessure. Outre cela, et peut être le plus important, le déficit relatif à la formation, à l’encadrement, au recrutement des enseignants .Et pour terminer n’oublions pas que nous sommes devant des générations plus accros à la technologie, au fast-food .Alors, l’absence du livre de son répertoire est aussi un facteur à prendre en considération.

-On voit une absence totale de nos élèves qui s’orientent vers la littérature de même la branche de la littérature française est absente dans nos écoles privées et Semi-absente dans nos écoles publiques. Pour être clair et limpide, pourquoi au Maroc il y a une culture de la science tant une trajectoire magnifique pour un bon avenir pour nos enfants ? Une autre problématique qui cherche une réponse. Pourquoi au Maroc il n y a pas cette démolition de la diversité de l’éducation ?

Donc pourquoi pas qu’on gère cette balance qui donne la manchette à la science !

-À noter que l’orientation vers les branches littéraires n’est plus un choix ou une vocation. Seuls les apprenants ayant des résultats défaillants qui sont orientés vers les branches littéraires. Le cas se reproduit même après le baccalauréat. Les inscrits dans les branches littéraires sont les apprenants dont le seuil des moyennes ne leur donne accès à aucune école. Aussi sur le marché de l’emploi, on remarque une absence totale de débouchés concordant avec leur formation littéraire. Ainsi les lauréats de ces branches sont voués à leur sort et chacun, par ses propres moyens, essaye d’intégrer le marché d’emploi dans une fonction qui s’éloigne ou de sa formation ou de ses aspirations. Et là encore je peux ajouter que c’est un autre facteur du déclin de l’école et plus particulièrement des enseignants parce qu’enseigner doit d’abord émaner d’un amour et d’un choix pour cette profession. Donc il est temps que la vision des branches littéraires change et que l’on en prévoit une stratégie ambitieuse leur donnant plus d’opportunités dans la formation et l’emploi.

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