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Déc 04 2018

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Dessine moi un  ovis aries – Philippe X

  J’ai dit à mon petit-fils « dessine-moi un mouton « 

  L’effronté a rétorqué : « dessine le toi-même « 

  J’étais bien en peine d’exécuter le portrait d’un individu correspondant aux canons de la mode actuelle.

  Un « ovis aries » était-il blanc, noir, grisonnant comme la tête chenue qui peine à l’imaginer…sous quelles latitudes allais-je bien pouvoir le pêcher ce con !

  Était-il un détracteur de Macron, vêtu d’un gilet jaune, que le régime poussait à paître l’herbe rare des rond-points ?

  Était-il un adepte de Mélenchon, le trop bien Tribun qui raflera le butin d’après la bataille

  Était-il “noir “ comme celui qui est montré du doigt par le français qui n’en pense pas moins mais qui ne s’affiche pas ?

  Était-il de Panurge, suivant la foule des mécontents cherchant un mur pour aller droit dedans ?

  Était-il ce «bien ou non votant» ignorant qu’il fallait voter au bon moment (ou pas) pour le regretter demain ?

  Je l’imaginais mammifère ruminant de sombres pensées, descendant très probablement d’une union « d’un gars des Villes et d’une femme des Champs » ou victime toute désignée par les habitants de ce pays « Terre d’asile » comme étant responsable du chômage.

  Quelle que soit son apparence, sa provenance, son appartenance, il était né et sur terre pour être plumé comme un mouton qu’il était.

  L’Homme en général et la Femme en particulier aiment les animaux. Ils le prouvent de différentes façons, principalement en cette période fête… pauvres chapons !

  Lorsque je me balade dans la blogosphère, j’ai parfois l’impression de visiter une sorte d’Arche de Noé.

  L’humeur de nos blogueurs est conditionnée par les bulletins de santé du « chat Pépère » ou du «Toutou à sa Mémère ».

  Les uns rivalisent d’ingéniosité pour prendre des instantanés « d’un singe en hiver », les autres, pinceau à la main immortalisent une coupe remplie de fruits d’automne et d’un gibier mort pour le plus grand plaisir du peintre amateur, tableau chiant, devant lequel s’extasient vos faux-culs d’invités.

  Il ne se passe pas une journée durant laquelle la comparaison des faits et gestes de l’humain ne soit ramenée ou comparée à ceux d’un animal.

  Le mari, la femme et l’amant deviennent : Adieu veau, vache cochon, couvée... cherchez l’intrus… c’est la descendance, la progéniture qui n’aura pas lieu, sacrifiée à la suite d’un coup de fringale sexuelle.

 On pourrait dire trois petits coups et puis s’en vont. Pour ma part, ma comparaison se situerait au stade des « 3 petits cochons » .

  Mais revenons à nos moutons. Pourquoi cet animal, au demeurant si doux, est-il chargé comme une mule ?

  Et c’est bien là que le bât blesse. Frappé par l’insomnie c’est à longueur de nuit qu’il me faut compter sur eux.

  Il n’est pas rare que parmi eux se trouve un mouton noir, un Judas tout désigné par la vindicte populaire, victime désignée pour expier nos péchés.

  Blanc, il n’a pas une vie facile puisqu’il est né pour être tondu, alors je ne vous raconte pas quand il est noir ! Il est traité comme une brebis galeuse, au même titre que la pomme abîmée dans la coupe de fruits…. tiens…. ça me donne une idée !

  Je connais bien cette sensation d’être pointé du doigt…  

  Pour ma part ce fut par le passé des bouches à feu (et non pas en feu) qui me firent apprendre que : “si tu es Loup, je me ferai mouton… et si tu es mouton, je me ferai Loup”.

  Fort heureusement,  ma zénitude me permit de laisser pisser le Mérinos.” 

 (Entre l’avance lente des animaux et les arrêts nécessaires, il fallait que les cochers ou conducteurs d’attelages, et les éventuels passagers soient détendus, peu pressés, zen, état d’esprit qui est sous-entendu dans la signification de l’expression qui est ensuite passée dans le langage commun pour signifier “laisser faire”.)

  Si d’aventure vous cherchiez un mouton à 5 pattes, ne cherchez pas plus loin.

  Il est dit que Par l’amour, les loups deviennent des moutons”.

 

Avant de passer votre main dans mon ex-toison, saviez-vous qu’un Loup peut en cacher un autre ?…

.

©Philippe X – 2018

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'' nul n'est prophète en son pays''...c'est pour cette raison que je voyage.
''Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit.''...vous êtes mes invités, au banquet de la littérature....

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Serge Campagna
Membre
Serge Campagna

Quoi ? Philippe X l’auteur d’un livre culinaire qui ne voit pas le mouton sous la forme d’un navarin ou d’un ragoût ? C’est le monde à l’envers ! Mais on se régale tout de même à le lire votre texte, il a suffisamment de jus pour qu’on puisse arroser son accompagnement ! Bravo et merci.

Fattoum Abidi
Membre
Fattoum Abidi

Bonjour Philippe chaque lecture de vos écrits est un délice bravo
Mes amitiés
Fattoum.

ChanTal-C
Modérateur
ChanTal-C

Que dire de plus ?
Tout simplement superbe !…
Merci pour ce cadeau
Amitiés

Chantal

Anne Cailloux
Membre

BIEN BEL ARTICLE;
Oui le loup est un mouton noir pour le gens, il le décrit, le critique.
Mais faut reconnaître que le loup est bien pratique
pour se faire rembourser les vieux moutons malades.
bref..
En passant le mouton à 5 pattes est un vin exceptionnel.
Anne

Christian Satgé
Membre

Une verve qui fait du verbe une ronde à comprendre le monde, une ritournelle à faire danser les idées sur le fil tendu pour faire rêver le lecteur funambule. Un régal. Merci et bravo pour ce partage…

Delloly
Modérateur

Waooooooooooooooou ! ..et me souviens d’un berrichon écologique qui disait ; “Qui pense Loup, aime la Terre et sa nature”
certainement, ils sont entrés non à Paris mais en vos limbes, cher Auteur, et c’est parfait…. Votre écriture nous fait “galoper”
sûrement à travers l’immensité de votre rivière de mots d’un bel écho
amicalement
Oliver

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