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Déc 10 2016

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La Duchesse du Luxembourg – Delloly

 

Au Luxembourg soupirent les moineaux
Dès l’aube, de sautillements fragiles
À picorer restant, laissé des « Gros »
Les bourreaux tracassants : ceux qui roucoulent.

La vieille Dame, si noble du geste
Les appelle pour miettes, d’un dialecte
Que ces petits espiègles, l’air reconnaissant,
Ne se prient pas, en la décorant
D’affluer en masse et cui-cui ivres,
Sachant que leur Reine chassera grives,
Pigeons-grognards, au-delà du respect ;
Ô.., tel est son plaisir : d’un quolibet.

Au Luxembourg soupirent les moineaux
À midi, d’acharnements malhabiles
De poursuites au sol de vilains gros ;
Les pigeons !  lors, doivent rester agiles,
À sauver leurs plumes de la brillance
Plaisant tant à la vieille Dame «  alliance ».

La vieille Dame ne reviendra pas ;
La chaleur ne lui convenant Ô.. guère ;
Depuis vingt ans, ne vient que le matin
Chaque jour tel refrain même en hiver ;
Les voir sautiller à becqueter « pain »
Est sa panacée : oubliant tracas.

Et depuis ces vingt ans, tous les oiseaux
Squattant le beau jardin Ô.. en plein air,
L’espèrent, au matin, surtout moineaux ;
C’est leur légende urbaine de l’Amour
Transmise aux petits et aux vagabonds
Migrant d’autres jardins et vastes plaines
Contant la joliesse de mains humaines
Offrant pitance aux petits, tels bonbons.

Au Luxembourg, les moineaux se toilettent
Avant l’aube, pour plaire à vieille Dame
De tous ces matins de richesse d’âme,
L’habillant «  belle » d’ailes tel’ paillettes ;
Conviant fiers touristes à l’attendre,
La Duchesse du Palais, au Cœur tendre.

 

Oli ©La Duchesse du Luxembourg
©(P)-10/12/16 à La Duchesse (10p)

 

1+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Anne Cailloux
Membre

Que j’aime c’est écrit c’est juste sublime c’est juste vrai
Que j’aime cet écrit.
Merci à vous Olivier
baiser Anne

Christy
Invité
Christy

Oh ce délicieux poème me rappelle la « Dame aux Pigeons » aux tuileries ! C’est ainsi que nous l’appelions avec Bonne-Maman. Elle leur donnait aussi du pain … Mais nous ne l’aimions pas car elle avait un parapluie noir qu’elle posait ouvert à l’envers par terre , et parfois elle émiettait du pain dedans et hop elle enfermait les oiseaux à l’intérieur! Nous faisions alors exprès de lancer nos ballons vers elle (avec la connivence de Bonne-Maman ) afin que la vielle dame ne puisse pas capturer les oiseaux! Qu’en faisait-elle nous n’avons jamais su ça reste un mystère!…… Lire la suite »

ChantalC
Modérateur
ChantalC

Oh ! J’aime tellement La Vieille Dame !
Ce poème est un tableau vivant, tendre et doux…
Merci Olivier pour ce très beau moment..
Bise

Chantal

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