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Déc 12 2017

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De la maîtrise du charlatan – Frau Melizenn

Le théâtre n’avait de fin que son propre commencement.

Aussi troublé puisse être le flot du ressenti, il n’en est à nul autre pareil car il s’agit de celui qui, honoré par l’aiguille, choisira de se perdre, inébranlable et aisé, dans la carcasse d’if, de velours et de matière grise en perpétuel mouvement. Qu’il choisisse le voyageur nostalgique et on le qualifiera de langoureux, on osera l’affubler d’artifices aussi grand-guignolesques que superflus, tant l’insaisissable se devra demeurer berceau du fantasme, sans pouvoir reprocher aux enfants qui rêvent leurs idolâtries, parés de clair obscur.

Las. Mue par les suppliques des pleurants, sa chimère s’est mise en branle, arrachant quelques rictus amusés à ses progénitures. L’aiguille se fige, sans protester, et alors que l’inexorable retrouve son cours un vocero jubilé tonne, ses milles cors oubliés baisant le têt. Épuisés par la fouée, simulacres anthropoïdes, les enfants se joignent au chasseur et l’ataraxie reprend cours ; longue, lancinante pénétration -dieu qu’ils étaient   beaux, dieu ils ne méritaient pas- vénérant sa propre algèbre du moins autant que le Démiurge. Néant donc, gaussée soit son ironie.

Qu’y a-t’il sur la cène que le gisant cannibale ne peut saisir ?

 

© Frau Melizenn – 12/12/2017

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