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Déc 26 2016

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Couleurs – Delloly

Matin gris se baladant du soir
Où je vous ai vue en ce miroir ;
Que n’ai-je fait de Vous oublier
Et Vous aimer loin de l’oreiller,
Pourtant, j’ai tendu la main à l’aube
Pour goûter belle image de Vous
Reflétant la couleur émeraude
De ce regard épris l’hier doux.

Que n’ai-je fait de Vous retenir
En les draps froissés du gris matin,
Retardant l’heure du vil embrun
Dépréciant la chaleur du ternir.

Tel l’automne et sa couleur passée,
Le parfum de cette âme rencontrée
Se complait de l’évanescence ivre
Fuyant complainte amenant le givre ;
De la fenêtre se meurt : le Temps
Marché des passants, et Vous y voir
Traîne l’espérance en vain miroir,
D’un regard se détournant d’instants.

Que n’ai-je fait ce doux soir d’automne
De Vous ouvrir l’ivresse des mots
Impalpables du son qui fredonne
Pour Nous goûter d’Univers jumeaux.

Tel l’automn’ fuyant les soirs d’été
Ce corps chéri s’évapore éteint
De sa couleur au désir enfreint
D’un fol’ horizon interprété ;
De la fenêtre, Vous guette en vain
Sous les vilains pas de Gent sans frein
N’osant regarder cette âme triste
Affolée du vide coloriste.

Que n’ai-je fait de Vous adorer
Dès l’aurore à travers le volet
En vous offrant l’Art à redorer
La brisure de l’âme envolée.

Tel l’hiver se dévêtant de neige
Couvrant les traces de pas d’un renne
Le parfum de Vos yeux florilège
A perdu son essence pérenne ;
De la fenêtre se couche : soir
De l’absence au tréfonds de l’âme
Se brulant de Circé, d’une flamme
Brumant le Temps acquis, d’illusoir’.

Que n’ai-je fait là !  Ô.. de m’enfuir
Au crépuscule de votre songe,
D’un impromptu d’une odeur à fuir
L’imaginé : la Couleur qui ronge !

Et ce frisson qui tourne la page
Du vent Ô. sonnant le battement
Au croisement du regard-Otage
Me détourne de Vie sans tourment ;
Que n’ai-je fait de penser à Vous
Ce jour sans fin ignorant l’ivresse ;
Ce soir, ouvrir les Volets du Nous
S’éprouve d’un baiser de tendresse.

Oli ©Couleurs
©(P)-26/12/16 à Muse S. (9p) *Mus111

 

 

3+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Anne Cailloux
Membre

De très beaux sentiments si bien décrits
Un brin de tristesse peut-être mais oh combien beau
Merci à VOUS Olivier de nous faire partager ces moments
Anne

ChantalC
Modérateur
ChantalC

Couleurs du temps, couleurs des sentiments, se confondent en harmonie.
Musique envoûtante d’une balade souvenir….d’un temps, un jour, un instant…
Merveilleux poème.
Merci Olivier

Chantal

Jean Kerbiriou
Membre
Jean Kerbiriou

c’est curieux….je ne sais pas comment fonctionne exactement ce site??

MAIS je constate que pour une poésie aussi merveilleuse (en 9 pieds) on relève un seul commentaire!!

je peux alors attendre longtemps!!lol

bonne nuit

MM

Jeanine Chatelain (Belle des Bois)
Membre
Jeanine Chatelain (Belle des Bois)

Magnifique poème, beaucoup de musicalité, très beau ;

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