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Avr 10 2016

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Au Soir Macao – Delloly

01-Au soir Macao, heures de l’ivresse
Mélodie périt en limbes « maquis »
Sous belle annonce de jeune princesse
Le «quittant» d’un sort sottement acquis ;
Anéanti, là, du bruit guère rythmé,
Sombra le désir d’embrasser l’aimée
Qu’il venait chercher pour Pays osé
Suivant les pensées d’un Oracle posé !

02-Chaque battement heurtant amère âme
De pauvres raisons d’abandon du temps
Qu’il pensait tenir en son coeur latent
Tel Prince promis en coeur de la Dame ;
Larmes s’écoulaient sèches de senteur
De sa princesse ; péril en Demeure !

03-Six ans d’attente sans notion du temps
Patientant moment, hors Gent, l’irritant ;
N’osant partager heure passionnée
De sa présence, en sein pavané,
Qu’il désirait tant offrir enlacés
Puisque leur destin était : s’embrasser !

04-Confondu du temps où frère existait,
Avait estimé à la Retrouvaille,
Que Prince il serait à Diva d’été
Puisque l’Oracle prédisait long bail ;
Et le temps passa tel jeu dangereux
De valses, non-dits, jetés amoureux,
De souvenirs nés des erreurs navrées
De phrasés, pensées d’un trop enivrés.

05-Belle Dent du Chat l’avait encouragé
Bien malgré cela, jamais seuls ne furent !
Pas de carrosse à juste mesure
Pour cette passion, d’un coeur engagé ;
Tout paraissait beau ; doutes l’assaillant,
Il les admira d’un coeur foudroyant,
En Pays Aixois jusque au bel étang
Vibrant à la beauté de ce moment.

06-Point découragé, l’été en douceur
Sonna l’heure à dévoiler son bonheur ;
Etait son Prince, à l’amener belle
En le carrosse en tout lieu sous ombrelle
En Pays Yzeurois au bord de Creuse
S’écoulant sous la balade radieuse.

07-Puis, triste matin, d’un envers de songe
D’heures bien gauches, où l’horreur s’allonge
En sombre dix-neuf, vint fièvre de pleurs
Diffusés hélas en drame naissant ;
Pauvre nourrisson, parti ; Vie ailée,
L’Amour s’endormit du vide stressant.

08-Et le temps passa tel jeu dangereux
De valses, non-dits, jetés amoureux,
De souvenirs nés des erreurs navrées
De phrasés, pensées d’un trop enivrés.

 

09-Paris déchanta moult hésitations
Où Gwendoline ne parvint guère,
Vêtue guerrière, qu’injuste misère
Ne le libère de ses tentations ;
Le Film n’étant qu’une suite d’images

Cruelles ou romantiques peu sages.

10-En Rive Droite, il ne sut ; si libre
Elle existait tout en bel équilibre,
Au coeur d’une Gent la louant d’un choeur ;
Moment intime, être son rockeur ;
Désirant vivre, l’enlevant du Monde.
Qui le poussait hors de sa « blonde »!

11-Et le temps passa tel jeu dangereux
De valses, non-dits, jetés amoureux,
De souvenirs nés des erreurs navrées
De phrasés, pensées d’un trop enivrés.

12-Eté d’éclipse, envahi d’un sort
Voué à mourir ; amour sans ressort,
Un après-midi, vint à Saint-Maurice
Juste accompagné d’une ambassadrice
En un doux jardin où bel’ Gent goûtait ;
Princesse, était ! ; regards se croisèrent !
Dévasté il fut : cruelles misères
Ouvrant la porte d’un Amour « était »,
Ayant présenté l’éloigné, au Cœur
Espéré toute nuit, et de sa liqueur ;
Comment lui dire que brise d’été
S’enfuirait à Lyon l’oubliant piété,
En tréfonds de yeux, aimant savourer
Quand il l’observait roser sa  soirée.

13-Et le temps passa tel jeu dangereux
De valses, non-dits, jetés amoureux,
De souvenirs nés des erreurs navrées
De phrasés, pensées d’un trop enivrés.

14-Sorti, évadé d’un Macao traitre
Passa folle nuit à souffrir en lettre ;
Au matin café, tous deux commentaient
Du chemin choisi, des regrets pleurés,
De Vie attendue, s’étant bien perdue
En spires vécues, frôlés sans été,
De mois tant gâchés, de pas sans osé,
De croyances nées, légendes leurrées,
De regards moirés, d’un pouls entendu ;

15-Au jour d’Oracle, en autre Vie née
Tous deux rencontrés s’aimeraient posés
Pour vivre destin sottement fané,
Puisque les Dieux étaient courroucés
De leur manquement à Vivre enlacés ;
Aux vingt ans de Vie, se reconnaîtraient
D’un charme d’été, d’une Vie lettrée.»

.

Oli© Au Soir Macao
©(P)-20/06/90 …Diva (10)

“C’est l’histoire d’un cache-cache, oubliant notion du temps !”

ausoirmacao3
4+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

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Anne Cailloux
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Magnifique Macao.
l’ amour qui se cherche qui se croise qui se rate qui se quitte et se retrouve. Vous en parlez si bien… Bravo Olivier.

ChantalC
Modérateur
ChantalC

Long poème, très beau, contant l’attente, le temps qui passe,
la tristesse d’un rendez-vous manqué……et l’espoir, ténu, d’un possible retour……
Écriture ciselée au plus près de l’Histoire.
Merci Olivier pour ce sublime cache-cache……

Bises

Jules-Maryl
Membre
Jules-Maryl

Presque un chef d’œuvre, bonne continuation Olivier, ton beau et long texte fait ressasser Baudelaire

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