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Juil 02 2018

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…au Jardin…traîne l’oubli – Delloly

EPILOGUE

Au Jardin des Tuileries je traîne l’oubli
les moineaux m’ignorent comme le chablis
commandé et si peu goûté de sa saveur
l’amertume se glissant lasse d’une humeur
vagabonde éprise de son Passé laissé
lissant d’un abandon ce lamento posé

Samedi s’annonce parisien sans remords
d’être auprès de Parents vivant sous pseudo torts
préférant converser autrement que d’ivresse
au bord de la Creuse parmi amis de cesse
questionneux, voire inquiets de garder l’amitié
sous la chape du Temps écrasant l’initié

Et puis imaginer Armand se parfumer
de souvenirs d’étés de week-end à jongler
de jeux d’amours d’un Temps, partagés avec Toi
ravit mélancolie oubliant sombre Moi
tant la Vie de frères se meurt loin de la Terre
que tous trois habitions Ô.. d’une joie naguère

Au Jardin des Tuileries je traîne l’oubli
du chagrin me collant encor trop à midi
guère noyé du Temps d’un chablis désolé
de n’être la brise me sauvant du Passé
le nôtre tant valsé d’un coulis de la Vie
perturbant négligeant le demain d’une Vie

A l’horizon Louvre demeure Ô.. impassible
d’une beauté régnant quelque soit l’indicible
se moquant quelque part du trouble de nos Vies
gesticulant pensées à jeter exuvies
et suivre le chemin détourné de son cours
puisque la sottise surgit l’âme un vil jour

Au long du Pont Royal je déambule au bord
de la chaussée grise, oubliant Seine et tort
Vous ayant avalé d’un mépris sans égard
un soir de décembre froid invitant la Mort
Ô.. ne Vous déplaise je n’aime plus les Ponts
déroutant souvenirs de la mémoire et sons

Je marche au ralenti Rue du Bac à Raspail
ce samedi diurne fredonnant un Versailles
de morceaux musicaux de Kim Wilde et tant d’autres
tant et tant côtoyés durant sorties d’apôtres
de la Vie Parisienne au Macao d’un rire
juste pour s’enivrer de nos Vies d’un sourire

Sous le ciel parisien se pardonn’ souvenirs
composant l’aubade séduisant les soupirs
long de Rues parcourues de nos pas s’appréciant
le Temps de la survie limbes clopin-clopant
encor quelques années se reposant de Vous
repoussant vile mort d’un miroir “Vent de Nous”

Au vingt-neuf de Sèvres je pousse la vitrée
lourde porte noire tant et tant repoussée
comme un somnambule franchissant des marais
perdant notion du Temps de raisons à jamais
enfouies fond de limbes pour vivre le demain
et je sonne au premier d’un baiser bien lointain
résonnant l’Amour d’un Cœur exsangue et amer
suffisant à donner de l’Espoir à ma Terre

©au jardin…traîne l’oubli
© (P)-15-19/02/19XX à mon frère (12p) *Fra029

   du livre « …Itinéraire d’un Calvaire »

épilogue d’une suite de 28 (..Itinéraire d’un Calvaire) décrivant l’absence d’un frère, disparu tragiquement du 06déc au 26déc à Paris, seulement mis en Terre le 10jan, à travers mon regard et ceux de mes aimés (publication prochaine du livret)

6+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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Anne Cailloux
Membre

magnifique écrit ou la tristesse se fait autre par vos mots..
Vous sublimez presque cette tristesse..
Magnifique Olivier
Anne

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Delloly
Modérateur
Delloly

merci bcp Anne
vous avez raison sur fait que cette tristesse, je la sublime… quelque part pour exister, vivre
Bise

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Fattoum Abidi
Membre
Fattoum Abidi

Bonjour Oli très beau poème nostalgique où l’amertume noue la gorge de la tristesse. Il est fort difficile de perdre un être cher. J’ai suivi vos poèmes dans ce sujet avec tant d’émotions et de compassion. Que son âme repose en paix.Je vous dis mille mercis à la place de son âme. Car vous avez éprouvé beaucoup d’amour envers ce frère précieux . Et qui était très proche de vous depuis votre enfance et après.
Bravo et mes félicitations et que tous les frères du monde s’aiment de cette façon.
Très cordialement
Fattoum.

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ChanTal-C
Modérateur
ChanTal-C

Un épilogue aussi émouvant que chacun des 28 poèmes
composant cet “Itinéraire d’un Calvaire” qui ont marqué
le cœur et l’âme…
Merci Oli
Bises

Chantal

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Christian Satgé
Membre

Tout a une fin même cette série que vous avez su imprégnante d’une touchante force, Oli. Bravo pour l’ensemble même si je n’ai pas tout commenté, chaque texte est un coup au cœur et une claque à l’âme. De ceux qui font du bien…
Amicalement

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