↑ Revenir à Concours Poésie 2015

Imprimer ce Page

Poèmes

concours
CONCOURS DE POÉSIE 2015 DEPUIS LE SITE LITTÉRAIRE PLUME DE POÈTE SUR LE THÈME DE LA DIFFÉRENCE
Tous les poèmes des participants au Concours Poésie 2015 sur le thème de la différence
 

Warning!

Vous pouvez consulter le résultat des votes en cliquant ICI
Découvrez le résultat final du concours en cliquant ICI

DOMINIQUE.

Il parlait là d’une maison,
Un toit pour oublier les ponts ;
Il parlait aussi d’un jardin,
Quelques fruits pour calmer sa faim.
Il racontait le p’tit village
Où tous les enfants de son âge
Jouaient ensemble à des jeux
Que les dieux ont jetés au feu.
Il se berçait de l’arc en ciel
Qui en quelques traits renaissait
Quand un instant vite passé
L’aurore avait un goût de miel.
Il dessinait sur le béton
La vieille femme aux cheveux longs
Qu’il aurait sans doute épousée
Si le temps savait reculer.
Il a laissé sur les traverses
De ce pont qui nous abritait
Les souvenirs et la détresse
Qui l’ont poussé à s’en aller.

Oh Dominique s’il fait beau
Dans ton nouvel exil là haut,
D’hirondelles et d’arcs en ciel,
Dessines pour moi dans le ciel
Tous les jardins, tous les villages,
Toutes les femmes aux cheveux longs
Que cachaient alors les nuages
Quand ensemble nous les cherchions.
Oh Dominique si là haut
Les arbres sont gorgés de fruits,
Si le soleil est seul drapeau,
Dessines pour moi aujourd’hui
Les aurores qui ici bas
Pourraient encor’ guider mes pas.
Oh Dominique tout là haut,
Est-ce toi qui parles de nous ;
Oh Dominique est ce un sanglot,
Ou bien un vent un peu plus fou ;
Oh Dominique est ce de l’eau,
Ou bien des larmes sur mes joues ?… 

Amour insolite

Elle était fine et gracieuse
Il était grand et macho
Elle était noire de peau
Sa figure était crayeuse

Elle manquait de confiance
Il était bien sûr de lui
Elle travaillait la nuit
Pour lui, jamais de vacances

Pourtant ils se sont rencontrés
Rien ne pouvait les rapprocher
Le destin leur a joué un tour
Début d’une histoire d’amour

Elle était de père inconnu
Lui issu de la bourgeoisie
Sa vie ell’ ne l’a pas choisie
Son nom a lui est très connu

Ell’ n’a pas pu faire d’études
Lui est sorti tout droit d’Harvard
Son présent est piqué d’échardes
Le sien est jonché d’habitudes

Pourtant ils se sont rencontrés
Rien ne pouvait les rapprocher
Le destin leur a joué un tour
Début d’une histoire d’amour

Il n’y a plus de différences
Lorsqu’on aime, plus de souffrances
Il faut profiter du bonheur
Du soleil embrasant nos coeurs.

amour insolite

Notre Amour n’a qu’un Dieu

Je revis dans mes rêves tes caresses attentionnées.
Je voudrais qu’elles me soient réservées.
À jamais !
Qu’aucun autre homme ne puisse en profiter.

Faisant l’Amour, enlacés.
Tes courbes parfaites j’ai caressé.
Dans nos étreintes, ton corps nu j’ai serré.
Il avait le goût salé de tes larmes perlées.
Je frissonnais.
Écoutant les mots d’Amour que tu chuchotais.

Je me souviens.
Ton parfum au jasmin.
La douceur de ta peau sous mes mains.
Remontant de ton ventre à tes seins.

Oh ! Salma ! Viens à moi !

Pourquoi ne peux-tu m’aimer librement.
Notre Amour n’est ni catholique, ni musulman.
Restons naïfs comme des enfants.
Ni la loi, ni la famille ni les Dieux.
Ne remplaceront ce regard dans tes yeux.

Nous sommes libres et Dieu le sait !
Libres d’aimer et d’être aimés.

Ne m’en veux pas pour ce que je t’écris là.
Notre Amour te rend heureuse.
Je te sais croyante et pieuse.
Je t’aime aussi pour cette naïveté-là.
Mais je te sais aussi amoureuse.

L’homme a tout inventé.
Pour mieux nous interdire.
Les choses qu’il ne peut assumer.
Salma ! Je veux te dire :

Laisse toi aller et aimons-nous librement.
Aimons-nous musulmans.
Aimons-nous catholiques.
Aimons-nous simplement.
Notre Amour est unique.
Notre Amour n’a qu’un Dieu.
Celui qui nous rend heureux.

LES HUMAINS

Tous les humains sont différents
De races de cultures ou de religions
Quoique nés tous d’une même matrice
Et que depuis la nuit des temps
Du Cro-Magnon jusqu’au Sapiens
Furent érigés de superbes monuments
Et dont la plupart ne sont que vestiges
Humains s’entretuant pour diverses raisons
Malheur malheur à nous races humaines
Qui avions été trompés au cours des siècles
L’homme ingrat n’a tiré aucun profit
De sa semence il récolta un fruit vermoulu
Que vous soyez Rois ou Lambda
Vos vaines richesses accaparées
Ne vous accompagneront pas dans l’au-delà
Lorsque vous passeriez de vie à trépas
Le rêve du poète n’est que chimère
Il me suffit d’être là parmi les nôtres
Et de nous battre pour un nouveau monde
Et que peut-être bannissant nos orgueils
En nous armons d’un savoir implacable
Nous qui dans le reflet des miroirs
Regardons nos images colorées
Unissant un beau matin nos efforts
En nous soulevons à l’orée du jour
Pour changer le destin du monde
Les beaux jours sont à pour sûr à venir
Sachant que la vie n’est pas une plaisanterie
Qu’il faut la prendre au sérieux
Que tu sois adossé au mur les poings liés
Ou dans un laboratoire en chemise blanche
Tu mourras pour que vivent les hommes
Et qu’étant septuagénaire tu planteras des arbres
Non pas pour qu’ils resteront à tes enfants
Mais parce que la vie pèsera plus lourd dans la balance
Vivre comme un arbre seul et libre
Vivre en frères comme les arbres d’une forêt
Ce rêve est le notre

Le sens de la différence

Toi qui vis ici, lis la bienveillance.
Puisque tu es né de tes origines,
Tu es accepté,
Tu es rejeté.
Les dés sont-ils jetés ?
Les clans du passé ne sont pas en ruine,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, perçois la souffrance.
Puisque tu es là dans ton apparence,
Trop gros tu emploies,
Trop petit tu crois.
Ce physique est-ce toi ?
Et dans tous les cas, c’est l’appartenance,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, enraies l’insouciance.
Puisque cet enfant avait des parents,
Soit ils sont présents,
Soit ils sont absents.
Sont-ils bien cohérents ?
L’esprit étouffant ou bien hilarant,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, sens donc la fragrance.
Puisque tu connais ce que tu peux faire,
L’aveugle entendra,
Le sourd te verra.
Quel sens tu donneras ?
Si tu as du nez, ce sont tes affaires,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, fais tes préférences.
Puisque tu aimes dans tes propres choix,
Tu peux apprécier,
Tu peux détester,
Peux-tu le reprocher ?
Ce que tu sèmes, on te le renvoie,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, prends alors conscience.
Puisque tu penses dans un monde en normes,
Dans l’insuffisance
Ou sur-efficience.
Es-tu en divergence ?
Tes compétences complètent ta forme,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, quelles sont tes chances ?
Puisque la partie commence en un lieu,
La paix ou la guerre,
Parler ou se taire.
De quoi ta vie a l’air ?
C’est bien de ta vie que l’on est soucieux,
Tu vis dans le sens de la différence.

Toi qui vis ici, sois en résonance.
Puisque la nature a fait la richesse,
Toujours en nuance,
Construite en alliance.
Prends-en tu connaissance ?
L’espoir d’un futur où rien ne rabaisse,
Ton existence, c’est ta différence.

grand-juryPoème ayant retenu l’attention du Jury

Secrets

Tu n’aimes pas abuser des mots pour témoigner.
J’aime me laisser bercer par le goût de leur son. Jouer.
Tu préfères les illustrations intimes feutrées en images.
Je penche pour l’écriture furtive au risque de cafouillages.

Tu es une animale sauvage discrète et secrète.
Je suis un animal solitaire réservé et… secret.
Tentée de me dire ce qui te poussait à l’être. Prête.
Je renonce à le savoir afin de préserver ton intimité.

Aveux de maladresses. Trace d’ambivalence. Intuitions affûtées.
Peu de mots suffisent et quelques clichés les estompent. Sur le fil.
Nos échanges distants, à des kilomètres des contacts subtils
Occasionnent des temps d’incompréhension vite dissipés.

Ces mélanges vibratoires révéleront entre l’image et le verbe
Une histoire en train de s’écrire de la rencontre de deux artistes.
Sensibles, attentionnés et généreux sur ce chemin superbe.
Respect de nos différences et ascension de cet alliage évolutionniste.

Frères

Pâle, mâte ou noir;
Blond, brun ou roux;
L’humain perché au crachoir
Aime répandre ses poux !

Croyant lesdits aïeux
De l’existence d’un Nom
Porté sous les mêmes cieux,
Chanté ou non à canon,

Il brandit des origines,
Se grandit d’importance ;
Il répand tout son tajine
En grains d’intolérance.

Il cultive la moquerie
Par peur de l’inconnu,
Il est maître de la connerie
Et s’attaque aux nouveaux-venus.

Il prend chaque barrière
Pour mieux créer son gang
Et mettre feu aux poudrières.
De vipères déborde sa langue !

La collectivité du conflit
Veut se regrouper en intérêts
Car les goûts restent des délits
Puisqu’incompris, altérés, ignorés !

Sous le joug des opinions,
Il juxtapose parfois son silence
Aux vomissements des fanions
Pensant que son or n’est violence.

Mal formé de naissance
Est tout esprit corrompu.
Où se trouve la différence
Dans l’apparence qui t’a déplu?

Apprends toujours à connaître
Chaque être sans jugement aucun,
Il est et demeurera de sang ton frère
Alors, chéris l’étreinte de vos mains !

Sans racines

Ce petit homme que j’admire
a toujours un léger sourire
il me raconte doucement
Et je l’écoute patiemment

C’est son vécu qu’il me conte
Tout son passé qu’il remonte
Il me disait je suis une branche
Sans arbre, une vulgaire planche

Des parents je n’en ai aucun
Comme famille je ne suis qu’un
J’ai vu des enfants dorlotés
Moi les miens m’ont quitté

J’ai vu des mères embrasser
D’autres serrer puis caresser
Pour leurs petits s’inquiéter
Moi la mienne m’a jeté

J’ai vu des pères protecteurs
Gronder et punir avec douceur
De leurs fils se sentaient fiers
Moi le mien reste un mystère

Ai-je des frères et des sœurs
Ont-ils vécu le même malheur
A qui appartient mon sang
De quelle tribu je descends

Toute une existence amère
Qui a forgé mon caractère
Je n’ai pas un cœur de pierre
Et mes enfants ont une mère

Il soupire de soulagement
Cela ne dure qu’un moment
Ses questions sans réponses
Reviendront sans semonce

La différence, mais quel bonheur!

La différence, mais quel grand bonheur !
Pour le monde entier, pour ses bâtisseurs
C’est le vent du sud, c’est le vent du nord
C’est la rivière en crue, c’est l’eau qui dort

Pour la nuit et le jour, elle est magicienne
Pour la vie et la mort elle est souveraine
Elle est l’année avec ses quatre saisons
Elle est une reine dans le cycle du temps

Elle est l’hiver, le printemps, elle est l’été
Les couleurs de la nature toute en beauté
Un jardin d’automne et sa variété de fruits
La différence est aubaine, à toi, à moi, à lui

Chantons notre bonheur d’être différents
Nous autres, chrétiens, juifs et musulmans
Nous , bouddhistes, athées et non-croyants
Nous autres, philosophes, poètes et savants

Prônons le dialogue des cultures et de religions
Bâtissons un monde en couleur en noir et blanc
Sur toute la terre entière et tous les continents
La pensée humaine et son bel épanouissement

Les cascades de fraternité et leurs tintement
La différence, l’ arc- en ciel, le soleil puissant
Elle est la mer, elle est dans le fond des océans
La différence, c’est ouvrir tes deux bras grand

À tes voisins, à tes frères même venus de loin
C’est hier, c’est aujourd’hui, c’est aussi demain
Ouvre bien tes bras, à ton tour, ouvre ton jardin
En bâtisseur de la paix, en artiste, en magicien

Un bonheur sera notre vie, une joie immense
Debout, semons à tout vent notre différence
Pour un beau monde, creuset de la tolérance
Le vivre- ensemble reste notre unique chance.

La différence

Tu es bleu, blanc, jaune ou noir
Tu es métisse, créole ou nègre
Tout le monde se voit au même miroir
Et il se voit digne et intègre

Les noirs renflouaient les fins négriers
De l’Afrique aux fins fonds des Amériques !
A Sparte, les Ilotes n’étaient-ils pas injuriés ?
De nos jours, des âmes en sont amnésiques !

Des sévices dans la péninsule arabique
Contre des minorités sans défense
Des « Bidounes » toujours colériques
Subsistant de peur et d’indigence !

Même au sein des peuples « civilisés »
Des pays des Lumières, si vantards !
L’autre être humain est si martyrisé
Parce que non conforme au standard !

Nombreux ont péris à cause de leur peau
Aztèques, Incas et Peaux-Rouges
A l’époque, on se foutait des drapeaux
N’avaient-ils pas le même sang bien rouge ?

L’éveil onirique

Dans l’air bleu de Paris, je rêve m’envoler
Plus haut, sans ailes, avec des oiseaux jolis
J’éteindrai mes feux et je cesserai mes pleurs,
J’embrasserai les nuées que mon front effleure.
Et quand je survolerai des immenses plaines,
J’atterrirai sur le Louvre, au bord de la Seine

Je visiterai le Panthéon des Génies :
Sages philanthropes, chasseurs de tyrannie
Frères de Voltaire, les amis de Danton
Héritiers d’Hugo et les rêveurs des beaux temps

Je chanterai en flânant dans la géante Tour
Les chants de Brel, Sardou et du vieil Aznavour
Et je tâcherai de tisser un drapeau d’amour
En faveur de Celle qui me hante le cœur !

grand-juryPoème ayant retenu l’attention du Jury

Fierté

Tu appelles ça la Fierté.

Te déhancher, te trémousser, t’exciter,

une adolescente

en pleine poussée d’hormones.

 

 

 

Tu es fier.

Fier d’être toi.

 

 

 

Tu t’acceptes

gay, émancipé de tous stéréotypes

sexuels

de rôles sexuels

des attentes sociales.

 

 

 

Pourtant, tu t’emprisonnes

dans la prison

du culte

de la tyrannie

de l’excès

de la jeunesse.

 

 

 

Barreaux de chair

ferme

coincent tes bourrelets

ta peau flasque

dans son tonus inaccessible

pour ton âge.

 

 

 

Guerre des tranchées

celles du temps

qui se creuse son histoire dans tes rides.

 

 

 

 

 

 

Rejeté

par l’obsession

de la nouveauté.

 

 

 

Trop vieux

mais tu refuses,

tu masques

avec des crèmes

des liftings

du botox.

 

 

 

Tu dissimules

avec une teinture.

 

 

 

Tu caches

sous des fringues

à la mode,

trop pour toi.

 

 

 

Ridicule.

Tu t’en fous.

 

 

 

Tu t’imagines

heureux

désiré

désirable.

 

 

 

 

Te complais

dans tes illusions.

 

 

 

Tu as raison

peut-être

faisant fi

de la vérité

la réalité

 

te contentant

d’une image de toi

du rêve

du virtuel.

 

 

 

Tu rentres

seul

comme toujours.

 

 

 

Tu vis

seul

depuis…

presque toujours.

 

 

 

Tu cherches

l’amour

trop parfait

trop conforme

à l’idée

l’idéal

commercial

méchant

inaccessible.

 

 

 

La fierté a eu raison

de ta raison.

La différence

 

Qui peut nous dire

Qui peut nous décrire

De qu’elle malveillance pouvons-nous juger

La vie est d’aimer chacun sans animosité

L’amitié que l’on voue à son prochain

Est comme un doux chant d’amour pour lui tenir la main

De qu’elle droit pouvons-nous juger la différence

Alors que s’aimer les uns les autres en toute indifférence

Devrait être le maître mot

Pour à chacun soigner ses maux

L’amour, la compassion devraient en nous faire  écho

Regarder si celui-ci n’a pas la même couleur de peau

Que sait-on de ce qu’il y a dans son cœur

Que sait-on de quoi sont faites ses peurs

Son sang qui coule dans ses veines comme le nôtre est pourpre

Comme la nôtre sa peau est propre

Les mêmes souffrances s’affichent sur leur passage

Et d’autres avec toutes leurs haines, leur crachent au visage

Comment peut-on rire de celui qui n’est pas beau

Qui peut savoir combien son esprit souffre de ce fardeau

D’abord sachez trancher pour connaître son âme

Avec des yeux de pitié arrêtez de regarder l’infirme

Son corps en souffre et avec ses regards c’est lui qui vous affirme

Ses incapacités il aimerait vous les échanger

Pourtant en se battant c’est lui qui va vous démontrer

De cette différence sur vous tant de chose il peut gagner

De ses trop lourdes faiblesses

Il  peut alors en faire de grande richesse

Pour ne plus jamais par personne n’être ainsi contemplé

Cessez de critiquer le maigre ou le gros

De vos moqueries il en a pleins le dos

Toutes ces personnes qui sont gay

Cessez de les blâmer, si cet amour les satisfaits

Dans les bras de leurs amoureux

Ils y sont tout simplement puis finalement heureux

Regarder autour de vous pour contempler combien chacun de nous est beau

Qu’en se tenant tous la main

Chacun de nous peut aller très loin

Aidez-vous comme le Divin vous l’a demandé

Par nos différences qu’elle ne soit plus bafouée.

Pour que l’amour règne sur notre terre

Pour un jour enfin effacer toutes les misères

Beaucoup d’entre nous est unique et beau à l’intérieur

Arrêtez de toujours juger l’extérieur.

Différence

Berçant espoir
me retient :
Vivre ensemble,
musulmans,
juifs
et chrétiens ;
l’univers à Dieu
revient ;
équitablement, on répartit
ses biens ;
blancs ou noirs,
admettre la différence
est obligeant devoir ;
de la fontaine d’Amour,
de tolérance,
tous on boit ;
à l’animosité du terrorisme,
jamais on est proie ;
du chant de l’estime d’autrui
on compose refrain ;
sur la partition
de l’hymne humain,
jouent les musiciens :
PAIX
SHALOM
ASSALAM.

Frères sur terre,
rendons hommage
à toutes les âmes,
exilées par maudites
armes.
Incarnons des anges.
Richesse est notre
différence ,
secret divin
de notre existence.

Passage clandestin

Flotter dans la nuit sans étoile

Indifférence des couleurs et des bruits

Entre les réverbères tenant lieu de phares

Entre les fleurs égarées ici et là

Les chats et les chiens de nuit accompagnent notre silence

Tout comme notre semblable différence

Sans bruit l’ombre recouvre nos pas

La couleur de l’aube est ce nouveau pays

 

Sonnet à mon frère humain

Je suis blanc tu es noir, un moi qui renie l’autre
Je suis homme tu es femme, il et elle, la différence
Je suis jeune tu es vieux, credo d’intolérance
Je suis pour toi l’impur et toi tu es l’apôtre

Ce sont nos voies qui souvent à nos torts divergent
Là où je vois le mat toi tu vois la brillance
Quand j’épouse l’humilité, tu oses l’outrecuidance
Quand je prends le large, tu restes sur la berge.

Pourquoi nous regarder en chiens de faïence ?
Cherchons à transcender nos humaines dissemblances
Pourquoi avons nous dressé tant de remparts?

S’ouvrir à l’autre partager l’espérance
  Écrire ensemble une nouvelle romance
Reconnaître son prochain, faire fondre ce qui sépare.

Différents mais frères,

Quatre saisons font l’année.
A chacune sa couleur, son humeur et son décors.
Elles se suivent, se parlent, se touchent animées
Par leurs parfums singuliers subtils et si forts.
La vie est faite d’hommes, de femmes et de destinées.
A chacune ses douleurs, ses raisons et ses torts.
Des hommes et des femmes conçus pour s’aimer
En unissant leurs âmes et leurs corps.

Alors, pourquoi tant de fleurs fanées,
Et de jardins inarrosés , stériles et morts,
Qui déshumanisent la vie pour l’endeuiller,
Et la martyrisent à chaque route qu’elle arbore,
Telle une damnée,
Elle qui était une rivière d’or,
Qui jouissait de sa beauté innée,
Entourée par son sable chaud que j’adore ?

Alors, moi je suis triste et peinée
De voir tous ces humains sombrer dans le désaccord,
Sous tout ce glas qui vient sonner,
Sur tous les ports,
Partout dans ce bas monde ruiné,
Par tant de mépris et de mauvais sorts.
Et, je veux saisir mon amour de la vie pour le donner,
Et prier pour un nouvel envol, un nouvel essor.

Tous les hommes naissent égaux.
Qu’ils soient blancs, noirs, grands ou petits,
Ils ont au fond d’eux quelque chose de beau.
Qu’ils soient riches, pauvres, d’ailleurs ou d’ici,
Ils ont le pouvoir de rebondir des maux,
Pour que chacun ait le droit à la vie.
Pour que cette vie connaisse le renouveau,
Sans ses détresses et ses cris.

La différence

Sitôt, qu’ils pensaient qu’ils étaient supérieurs,
ils se sont targués devant l’humanité , d’être les meilleurs.
jugeant sa couleur de peau différente et contraire,
ils ont dit: “Elle nous est malsaine et étrangère.”
ils voulaient un monde peuplé d’êtres identiques,
se transformant aux yeux du monde, en êtres diaboliques.
leurs regards envers elle, emplis de fiel
dévoilait des cœurs cruels, chargés de haine.
Ils fuyaient, s’en allaient devant ce corps frêle,
craignant d’attraper niaisement,une maladie naturelle.
qui les transformerait comme elle, en hommes de couleurs.
le cœur brisé les yeux en larmes,
ils venaient à cet instant de blesser toute son âme.
Elle sentait la passion s’éteindre et l’amour s’envoler.
ses sentiments se dérobaient et craignaient de mourir,
alors, elle s’enfuit en courant, dans une peur en délire.
elle voulait leur crier: Tous les hommes naissent égaux,
tous les hommes sont frères, quelque soit leur couleur de peau.
Elle pose sa tête et marche devant eux, sans les voir,
triste et seule, noyée dans un gouffre de désespoir.
Elle s’arrête un instant et dit à son cœur:
-“Que faire à présent, alors que tous mes rêves se sont envolés?
le rêve de vivre en liberté, d’aimer à volonté, de jouir de la beauté.
de dormir sur une épaule feutrée…que faire? sinon me défaire, me taire.
face à la bêtise humaine, qui m’a mise plus bas que terre.
hélas! je trépide dans la désillusion,
et mon âme est en perdition.
Mon souffle sème le trouble, sur l’oreille qu’il atteint
le froid est dans ma voix, l’orage dans mon sein.
Au lieu de m’accepter ,voilà qu’ils m’évitent tous
et quand je vais vers eux, ils m’ignorent, me repoussent.
“O ciel ! que faire devant tant de cruauté?”
Désenchantée,
elle qui rêvait d’être aimée, choyée et adulée

la voici , chahutée, chassée et huée.
Mais! alors que dans son chagrin, la déception est reine,
petit à petit, s’extirpait cette haine.
Elle avance sereine sur une route lointaine,
quand tout à coup, elle croit entendre une voix humaine,
malgré sa rancœur et son espérance vaine,
elle prêtait une oreille attentive , à cette plainte hautaine.
cette voix dégageait un attrait et une douceur certaine .
sa peau est caressée d’une main harmonieuse.
et pour la première fois, elle était si heureuse.
Le souffle chaud, d’une voix amicale,
lui susurrait à l’oreille, qu’elle était belle et joviale.
jamais, elle n’avait connu une telle tendresse,
celle qu’on appelle amitié et qui ,dit-on vous caresse.
Elle laisse donc cette inspiration la consoler,
la bercer de son charme et l’apaiser.
ceux qui l’avaient agressée, ont vite fait de s’en aller,
constatant qu’un ami tolérant, venait la ressuscitée,
à la vie et à l’amour, il venait l’inviter.
A cet instant, sa détresse s’évapore et son être s’apaise,
lorsque la main dans la main, tout deux ils criaient:
“Il n’y a qu’une loi, c’est la loi de l’amour, peu importe l’apparence,
c’est l’esprit qui l’emporte.

Ma Différence

Je suis ta différence
Et ton équivalence.
Perdus dans les sentiers,
Bien loin de la vallée
Toi et moi chercherons
L’amour et le pardon.
Tu es ma différence
Et mon indépendance.
Sur les chemins perdus
Loin ,très loin dans les nues
Mon âme abandonnée
A trouvé le chemin,
Le pourquoi, le demain
De toute différence
Qui cherche sans nuances
Le tien, le mien, le nous.
Oh douce complétude
Des amants éperdus
Qui recherchent en vain,
L’image qui soudain
S’éloigne du miroir
Ou il faisait si noir.
Tu es ma différence
Et mon indifférence.
Je suis partie là-bas

La peur de l’inconnu

Aussitôt Né,
Aussitôt classé.
Tu fais déjà parti d’un clan,
Même si tu n’est encore qu’un enfant.

Que tu sois gros ou maigre,
Petit ou grand,
Que tu sois marron ou jaune,
Ou bien noir ou blanc.

Sans compter les religions,
Et leurs divisions,
Pas question de se mélanger,
De peur d’être dévisagé.

Pourquoi tant de haine
Et de violence,
Face à ces différences?

Tout ça à cause de l’ignorance,
Et de la peur de
L’ autre…

La peur de l'inconnu - Laurence Vitale

La différence

Une évidence
Nous sommes tous uniques
L’un est doué pour la poésie
L’autre c’est pour les mathématiques
Vous me direz c’est moins poétique
Mais tellement plus pratique

Fragile, pleurant, hurlant
ou serrant les dents
continuant d’avancer avec ses douleurs
Ceux qui luttent en silence
Se disant bientôt la délivrance
Attendant ce sommeil réparateur

Des bruts, des tendres, des assassins
Des surdoués, les autistes exclus de notre monde
et se dire c’est peut-être une chance
De ne pas comprendre
De ne pas vouloir participer à ce monde immonde

Les intellos, les bobos, les pas beaux
et se dire pour flatter son ego
finalement je suis sur le même bateau
et l’un vaut bien l’autre
enfin peut-être

Écrire un commentaire…

grand-juryPoème ayant retenu l’attention du Jury

Amour métis

De toi, mon autre, je ne me sens jamais loin,
Même si on ne vit pas sur un même terrain,
Et même si nos peaux sont différentes de teint,
Ton cœur par son amour s’installe dans le mien.
Nos âmes sont en fusion par cet amour divin
Qui embellit jour après jour notre destin.
S’effacent les différences quand s’enlacent nos mains.
Autre et autrui sont trop souvent des mots malins
Issus perfidement d’un racisme hautain.
Ce monde de ce lien sacré est le témoin :
Vie où mon esprit dans tes veines est pèlerin,
Vie où tu ensemences mon coffre diamantin !
Vie où l’humanité serait sans torts vilains !
Sans tous ces préjugés pourvoyeurs de chagrin…

Amour métis

La fée différente

Comme un joyeux rossignol
D’une voix en Do Ré Mi fa Sol
Comme une fleur de tournesol
Entourée par une douce auréole
Elle s’assoit souvent seul sur le quai
Mon dieu comme elle sait se démarquer
Et quand elle danse le soir
Elle chasse la peur, elle chasse le noir
De ses perfections illusoires
Chimérique, comme fugitif un bonsoir
Elle déshabille tout pouvoir
En un seul regard
Unique, différente
Des fois sérieuse, des fois marrante,
Toujours radieuse, toujours charmante
Elle qui adore intriguer
Jamais je ne pourrai me fatiguer
De lire entre ses lignes
De déchiffrer ses signes
D’étudier ses mines
Sa fragilité dauphine
Ses pensées fines
Que le temps raffine
Derrière sa beauté divine
Que tout le monde devine
Et devant qui, ils s’inclinent
Mais ils critiquent son attitude
Pourquoi choisir la solitude ?
Ils disent qu’elle est trop stricte
Qu’elle se prend par une élite
Elle se croit supérieure aux autres
Pourquoi ferme-elle comme ça ses portes ?
Elle est vraiment insouciante
Comment peut-elle demeurer souriante ?
Quel est le secret de son air Zen ?
Est-elle imperméable à la peine ?
Quel est le secret de cette prude ?
Qui de sa fragilité bat le rude.
Mais moi je la vois autrement
Je l’aime si fort, passionnément
A mes yeux elle demeure charmante
Je la nomme la fille aux menottes
Impressionnante,
Calme, apaisante,
Ravissante, fascinante…
Je ne sais plus quoi dire
Je n’ai plus de mots pour la décrire
Prodigieuse, féerique
Lumineuse, énigmatique
Harmonieuse….elle est magique
Ses yeux mélancoliques
Racontent milles et une histoire
De la tristesse et de l’espoir
De la faiblesse et du pouvoir
Irrationnelles et tellement rares
Toutes les choses que l’on peut voir
Dans son fou, glorieux regard
Seule face à son destin
On dirait qu’elle attend quelqu’un
Ça peut être moi ;
Ça peut être toi,
Je la vois attendre avec foi,
L’arrivée d’un cœur courtois.
Ah mon dieu qu’elle est charmante,
Cette fille aux menottes.
La fée différente.

La fée différente

 

LA VIE EST DIFFÉRENCE…/

C’EST TOUT !

 

Don Quichotte est sublime

Quand est là Sancho Pança

L’un rond, l’autre efflanqué

Sur terres désertes, et arides ;

Combats si stériles et vains

Tous deux n’expriment rien

Si ne tourne l’aile des moulins

Privée du souffle du vent.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Joue fraîche sans artifice

C’est tout !

 

Contrairement à ce poète, à

Ce trouble questionnement

Pourquoi blanc et noir

Ne s’épousent-ils pas ?

Sans vantardise, j’assume

Un pied dans chaque case

Ainsi en moi ils se mélangent

J’avance, pas après pas.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Joue fraîche sans artifice

C’est tout !

 

Garçon triste et esseulé

Loin, ou bien tout près

La jolie fille épanouie

Seuls, sentier déserté ;

Ni ne se connaissent

Ni se sont jamais vus

Cheminant tout droit

Déjà l’un vers l’autre.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Joue fraîche sans artifice

C’est tout !

 

Nulle part, d’estuaire

Si de source en amont

Ni d’horizons imaginaires

Si d’infinies réelles utopies

Ne gouvernent vos esprits

L’équilibre vous est accordé

Si aux clameurs effrayantes

Suivent silences réparateurs.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Joue fraîche sans artifice

C’est tout !

 

Jour soleil chaud, et brun

Nuit lune blonde, et froide

Au clown blanc et sérieux

Bariolé complice l’auguste ;

A l’enfant souvent en pleurs

La mère donne sa patience

Face aux bordées d’insultes

Posé l’humour, indifférence.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Ta joue fraîche sans artifice

C’est tout !

 

A l’explosive tempête

                            Frêle barque enchaînée                             

Sur mer d’huile accoisée

Offerte la belle traversée ;

Face aux âmes guerrières

Inlassable, certaine répond

Chevillée au fond des cœurs

L’ardeur pacifique tranquille.

 

La vie est différence

Humanité tout cela

Pour déposer doux baiser

Joue fraîche sans artifice

C’est tout !

La vie est différence - Rémy Ducassé

La différence perdue……

Je pleure par écrit
Mes larmes s’étant taries
Il n’y a plus personne pour me consoler
Et c’est toi que je désire ma bien-aimée

Au début il fallait avant tout dormir
Malgré le fracas de la nouvelle
Un tel diagnostic est reçu comme un tsunami
Il balaie tout
Ne laissant que des questions sans réponses

Comment faire, quand on t’annonce que tu vas mourir
Tu t’accroches, te sens comme une ” bébelle” ( 1)
Les nuits furent courtes, agitée , je vous le dis
Sauf pour le travail direz-vous
Ou on disait: faut que tu te défonces

Et la famille qui pleure sans discourir
Tu espères une erreur ; pas toi ma belle
J’aurais dû demeurer avec toi ma chérie
Mais tes clients, période importante, tes rendez-vous !
Tel manque d’humanité , je dénonce !

Tes plans de retraite, désolé ce n’est plus l’avenir
T’es accroché au présent, le seul réel
Toutes ces minutes manquées, aurait dû être avec toi, c’est ainsi
Trop tard t’es partie, je vais devenir fou
Profit,argent, faut-il que je renonce ?

Je suis perdu, confus, sans mot dire
Que sera demain, vide, c’est irréel
Avec ta maladie, vivre une minute à la fois aurait suffit
Et eux, planifie ton retour, malgré tout !
Avant que trop tard, tu t’enfonces

Quelque fois, je me dis aussi bien en finir
Ne plus me questionner,faire la paix, revenir avec elle
L’éternité pour être avec toi mon amie
Déjoue les, fait leur le coup
Qu’il n’aie que des questions ce bon vieux Alphonse !

D’autres fois, stupide de vouloir prédire
Quel sens ma vie prendra-t-elle
Si 93 jours t’as enlevée la vie
En quoi les surprendrez-vous
Avec leurs slogans, leurs annonces

Ici gît ma bien-aimée
Qui jamais absente au travail n’a été
Bienveillante,intense,dévouée
Et qui d’un simple merci , bravo, lâche pas , n’a jamais été exprimé !

(1) jouet dans un slang Québécois

Le monde est une armée de clones

Tu es une fille et je suis un garçon.
Si tu n’existais pas, ma vie n’aurait pas de sens.

Tu es handicapée et je suis valide,
pourtant tu cries ton amour de la vie.

Tu es une étrangère pour moi, je suis un étranger pour toi.
Chacun est un étranger pour l’autre, même dans son propre pays.

Tu es riche, je suis pauvre, elle est misérable.
Mais tout pourrait changer.
Nous valons plus que notre argent.

Tu es plus intelligente et cultivée que moi,
quand je t’écoute mon coeur s’ouvre.

Nous n’avons pas la même religion,
Nous ne votons pas pareil.
Mais nos discussions élèvent nos âmes.

Non, le monde n’est pas une armée de clones.
Nous ne nous ressemblons pas, c’est une chance.
Nous n’avons pas vocation à nous faire la guerre.
La vie c’est la diversité.

 

La différence

Je suis cet Homme
Je suis différent par ma maladie
Je suis cette femme
Je suis différente par mon obésité
Je suis cet enfant
Je suis sur Un fauteuil roulant
Je suis dans la rue
Des regards fixés sur moi
Je suis montré du doigt
Je sens que j ai pas le droit
De vivre comme toi
Je suis différent
Accepte-Moi
Cette différence
Est la cause de ma souffrance
C’est un poids sur ma conscience
Alors n’en rajoute pas !

Petit Pierre

Cette fin de nuit, les chairs un peu meurtries,
Tu pousses enfin ton premier cri.
Péniblement, ta mère vient de te donner la vie.
Inscrivez « Pierre » a-t-elle faiblement murmuré
Tout en t’ignorant comme si tu étais un étranger.
Elle te laisse, seul, dans ton berceau, t’époumoner.

Petit être innocent, en un instant tu deviens différent.
A peine expulsé, te voilà sevré, sans parents.
Jeté à l’abandon qui t’ouvre ses bras ferrés,
Tu es, enfant de personne, condamné
A porté l’anonymisation de ton identité
Tout en étant l’enfant secret d’une mère discréditée.

T’abandonner, elle n’a pas d’autre choix.
Elle sait que tu seras un enfant en proie
Alors qu’il existe des enfants rois.
Chaque jour, elle souffrira, en silence
Du vide retentissant des cris de ta naissance.
Jamais elle ne pourra faire le deuil de ton absence.

Le temps véhicule le malheur et la chance.
Aujourd’hui, à cinq ans, tu vis une belle enfance.
Tes parents adoptifs fortifient ton droit d’exister.
Si petit, tu prends conscience de cette réalité.
Patiemment, ils pansent ta blessure primitive,
Ainsi, ton passé douloureux part à la dérive.

Va petit Pierre, va pédale avec ardeur,
La vie est un combat intérieur.
Avance, développe ta force personnelle,
Un jour, tu voleras de tes propres ailes.
Tu partiras, en emportant ton enfance douceur,
A la recherche de cette femme sans marqueur,
Qui, une cruciale fin de nuit, dans la douleur,
T’a planté une écharde dans le cœur.

Petit Pierre - Gisèle Evrot

Différence…

Toi,
enfant de quelque part
regarde
admire
affronte
des mondes de différences
dans ton monde…
Elles l’embellissent,
elles l’enrichissent
ou l’appauvrissent
car tout instant vécu
est différent du suivant,
car chaque seconde vécue
a une valeur unique,
miracles de la nature
qui engendrant la vie
s’amuse à les créer…
Ce jeu infini
permet à la vie
de couler sur un lit
composé de milliers
de différences…
Certaines sont
des rayons de soleil,
d’autres des enfers…
Ensemble elles font un tout,
merveilleuse diversité
tuant la monotonie,
elles jonchent les sentiers
de cette traversée
surnommée la vie
dont elles font la magie!

Lien Permanent pour cet article : https://www.plume-de-poete.fr/actualites/concours/concours-poesie/poemes/

Les commentaires sont désactivés.