Juin 24 2017

Pour un grain de poussière – de Georges Roda-Gir

 

Pour un grain de poussière

Dans ce qu ‘on est; Qu’importe si notre pas doute
Puisqu’il nous ramène toujours à la raison.
Dans tout ce qui nous invente et nous pétri,
Dans tout ce qui naît du soleil et de la mer,
Puisqu’il nous faut de toutes parts partager,
Puisqu’il nous faut aimer sans redouter,
Puisqu’il nous faut sonder notre poussière,
Ne revendiquons pas l’affreux doute amer.
Que notre faiblesse ne nous soit pas ennemie,
Que notre silence ne soit pas complice sombre,
Des poings fermés,  de murs sans nombres.
Qu’il nous soit permis toujours de pétrir la terre,
Que nous puissions dire à ces bouts d’horizons ,
Que nous construisons à jamais des ponts,
Que le chemin de l’autre est notre choix et ultime route.

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Juin 24 2017

Photo du profil de Jeanine Chatelain (Belle des Bois)

Haïku du Destin ……………Jeanine Chatelain

Haïku du Destin

 

 

Le hasard n’est pas
Le destin est un fil rouge
Qui relie deux âmes .

 

JeanineChatelain             24 Juin 2017

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Juin 24 2017

Photo du profil de Lucien Scheer

LES FEUX DE LA PASSION – Lucien Scheer

D’un premier bonjour,
au premier sourire,
d’un mot tendre, d’un regard,
faire l’étincelle d’un jour.

Mettre le feu aux poudres,
faire l’amour sans détours
pour perdre la raison,
sans espoir d’un retour.

Allumer la nuit,
embraser la terre,
faire l’amour à tout prix,
perdre son âme.

Dans un enfer de feu,
faire l’amour avec amour,
couvrir la haine ,
de baisers enflammés.

Luciano

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Juin 24 2017

Photo du profil de Ilef Smaoui

Au revoir Ramadan ! – ILEF SMAOUI –

Ramadan j’ai vécu tes matinées
J’ai vécu tes journées
Avec une âme paisible et satinée

J’ai travaillé
J’ai bataillé
Un tout petit peu j’ai baillé

Heureuse d’avoir vécu tes jours
Avec cœur plein d’amour
Avec patience dans ce court tour

Privée de café
Et son bienfait
Mais j’ai tenu le coup et j’ai kifé

Tu pars et c’est l’AÏD qui arrive
C’est la joie qu’il ravive
C’est une fête qui nous enjolive

On a eu si faim
Tel tout humain
Et on espère jeûner ramadan prochain

A tous les musulmans de notre planète
Du fond du cœur je souhaite
Que votre journée de l’AÏD soit parfaite

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Juin 24 2017

Photo du profil de Le Faucheur Erwan

Sophie (le reflet de ma souffrance) – Erwan Le Faucheur

Sophie (le reflet de ma souffrance)

 

Début de soirée manifestée par quelques salutations de bises en poignées de mains.

Tenue non négligée, non obligée mais se délecte l’illusion prise par respect des siens.

Premiers mots exclamés ou se faisant discrets autour de boissons distillées ou plus sucrées.

Afficher haut ses idées menant son intérêt pour, disons, refléter quelques effets.

 

Détaché, pourtant enivré moins de l’alcool absorbé que de l’émoi saisissant des retrouvailles.

Incliné, souvent emporté au sein du vol sacré qui se doit aussi brûlant qu’un feu de pailles.

Ainsi j’observe le temps se dissiper aux filles des rires  et regards.

Ainsi j’apprécie l’instant sublimé d’un « deal » sans soupirs ni histoires.

 

Et voici qu’une âme vînt noircir la mienne comme le ferai une glace.

Indécis j’entame en vain de réagir au dilemme, axiome, dévoilé à ma face.

Mais l’action se retire lorsque la peur outre passe ma quête de savoir.

Et l’appréhension ne peut se languir de l’honneur qui harasse mon être déjà noir.

 

Sophie ton regard non triste, langoureux, dévoile tes souffrances.

Sophie hagard ou mystique, chaleureuse est la toile de ton errance.

Le cœur saigne bien des fois puis voilà la flamme s’atténue.

Le cœur ne dédaigne rien à ta foi si la voie de ton âme est détenue.

 

Petite femme brisée d’avoir trop tôt connue l’enfer d’un amant violent.

Petite femme affectée au soir chaud venu, hier, te laissant, toi, ton enfant.

L’aurore se rapproche, avec lui l’amour, celui de ton enfant mais aussi…

L’aurore vide ses poches car vient le jour qui définit les agréments de ta vie.

1997

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Juin 24 2017

Photo du profil de Eric de la Brume

L’enfance suppliciée – Eric de la Brume

Elle venait d’un pays lointain
pour fuir la guerre et l’horreur
d’un endroit où humanité
était synonyme d’horreur.

Elle avait fuit son pays
où la guerre détruisait tout
des bombes aveugles pleuvaient
sur des têtes innocentes.

Traversé des contrées périlleuses
pour arriver à ce qu’elle croyait
être un Eden, antre de paix, d’amour
de compréhension et démocratie.

C’était un jour de Noël
Elle avait tout perdu
s’était enfuie au péril de sa vie
avec un enfant chétif..

L’immigrée était arrivée
dans un pays qu’elle croyait
être une terre d’accueil
et se trouvait à la rue.

Elle se trouvait là, démunie
sans abri avec son enfant
après avoir fui l’enfer
ou le diable état son semblable.

C’était une fille d’Alep,
ville martyre d’un pays
au passé grandiose
qu’on s’appliquait à mettre à feu et à sang.

Pourquoi sont-ce toujours ceux
qui engendrent le meurtre et des hérésies
qui gardent leur confort, des hypocrites
qui n’ont rien à faire de la vie d’autrui?!

C’était une enfant d’Alep
arrivée chez nous, avec sa mère
après avoir subi mille tourments
un enfant innocent parmi tant d’autres.

Un jour de Noël où tout devrai être amour.
Il était là, assis sur le bord du trottoir
sa tête chargée d’horreurs d’un monde
qu’il n’a jamais connu en paix.

Unissons-nous, tous!
Quelque soit notre couleur, race,culture
ou religion et crions bien haut!
Plus jamais,nous ne voulons ça

Petit à petit, à force d’habitude
tout semble devenir banal
des enfants qui meurent, des familles décimées
au nom d’hérésies au mains de meurtriers

Formons une chaîne multicolore
et sans frontières pour montrer à tous
qu’humanité ne rime pas avec horreur
indifférence et oubli.

Eric de la Brume
Le 23 décembre 2016

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Juin 24 2017

Photo du profil de Fattoum Abidi

La silhouette de la vie – Fattoum Abidi

La silhouette de la  vie

Combat celle de  la mort,

La volonté de l’âme

Désire vivre en bonheur.

La maladie atroce,

Dérange le corps

Heureux, sa peau devient

Maussade, sa voix devient morose.

Ah ! Même les guerres,

Aident la mort à détruire

Les âmes innocentes,

L’esprit ne supporte plus les délires du temps.

La silhouette de la  vie

Combat celle de la mort,

L’amour de la vie

Gagne la bataille maudite.

 

© Fattoum Abidi

24.6.2017

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Juin 24 2017

Photo du profil de Marianne Dessaux

Imagination et Réalité, Dame nature – Marianne Dessaux

Imagine !!!

Un rêve bleu qui passe sur un nuage blanc
Et change les couleurs du ciel en songe
Quelle féerie !

Imagine encore

La pluie s’invite ruisselante sur les pâturages ensoleillés
Tandis qu’un arc en ciel se colore sur les montagnes
Quelle beauté !

Imagine encore plus
Un vol d’hirondelles là-haut, frôlant l’azur
Un murmure dans les feuilles de chênes sacrés
Quelle magie !

Imagine encore et encore
Un coucher de soleil qui se teint d’or à l’horizon
Le bleu de l’océan enlaçant le ciel
Quelle splendeur !

N’imagine plus, regarde
Tu verras que la beauté du ciel épouse l’eau
Le feu du soleil enchante les paysages
La nature est là pour toi
Si tu as les yeux assez purs pour le voir ou regarder ?
Mais on peut voir sans regarder
Entendre sans écouter
Aimer sans s’aimer…
Ferme tes yeux et regarde cette belle réalité que
Nous ignorons souvent  par notre bêtise…
le bonheur de vivre avec la nature et d’être en vie !!!…

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Juin 24 2017

Photo du profil de Abdellatif Bhiri

Le grand pardon (Extrait VI) – Abdellatif BHIRI

Lettre posthume à mon père ou
Le grand pardon (Episode VI)
Ma vie reprit son cours normal. A’ ma première rencontre avec mon père, succédèrent bien d’autres durant les périodes de vacances. Peu à peu, sa présence dans nos discussions devenait plus supportable pour notre mère. Elle se résignait devant notre désir, mes frères et moi, de le voir débarquer, un jour, chez nous. Ce fut chose faite lorsque l’une de mes sœurs mariée l’accueillit dans son propre appartement. Ensuite, vint le tour de mon frère. Mon père paraissait à la fois content et embarrassé. Il commençait à s’épuiser physiquement par le poids de plusieurs années de labeur…Ceci me semblait ne pas lui avoir profité outre mesure ! Il avait de sérieux problèmes financiers qui paraissaient interminables. Mes frères et sœurs faisaient de leur mieux pour lui venir en aide. Quant à moi, en simple spectateur, je me réjouissais en secret de sa présence sporadique. J’étais content du dégel opéré entre nous et notre père. Entre nous et l’ensemble de notre famille paternelle. Je sus alors que ma grand-mère vivait toujours ! Des oncles, des cousins et des cousines se répartissaient sur les quatre coins du pays…Auparavant, mon réseau familial se limitait à celui du côté de ma mère ! C’était ainsi que mon horizon familial s’enrichissait. De nouvelles émotions naissaient et surtout de nouveaux voyages surprenant à espérer…
Ce fut dans cette perspective que je découvris pour la première fois ma ville natale. Je l’avais quitté quand je n’avais que trois mois ! A’ la découverte géographique s’ajoutaient les premiers contacts avec mes adorables oncles, mes cousins et mes cousines. (Fin de la première partie)
©Poète Abdellatif Bhiri

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Juin 23 2017

Photo du profil de Anne  Cailloux

Les maraudes – Anne Cailloux

Le soleil se couche sur notre d’âme et sous les ténèbres de la nuit.
A mes côtés, des démons attendent pour rejoindre le néant, la ville n’a plus besoin de ses esprits perfides, pour perdre la raison, les humains sont devenus Seigneurs dans cet art.                                                                                                                            

La malédiction a épousé le monde, un soir de lune rousse, depuis, le diable est au chômage, assis sur le rebord du monde, il contemple les humains, déconcerté, par leur imagination de destruction et d’avidité de pouvoir. Lui-même n’aurait pas mieux fait.  Dans leurs cervelles inoccupées, le diable y a souvent trouvé un accueil chaleureux car le pouvoir, est la fosse du diable. Ce soir, le seigneur de l’enfer, prend une leçon. Les gargouilles quant à elles, sont déconcertées, elles assistent impuissantes à cette apocalypse, n’ayant comme seul moyen de défense, que des prières inutiles.Pourtant, quelques âmes sont encore pures, elles œuvrent de-ci de-là, faisant des émules, jurant par tous les dieux, que le monde, ne sera pas corrompu par ces mécréants, et que le diable n’apparaît qu’à ceux qu’ils le craignent. L’incube ne rit plus, il aperçoit des hommes, venant porter assistance à quelques indigents, qu’il avait réussi à jeter sur un bout de trottoir. Des couvertures, de la nourriture, des sourires leur sont distribués, pourtant, le maudit y a laissé quelques odeurs, pour les faire fuir, mais la bonté de ses gens n’a pas de limites.Ce soir, le diable renonce, épuisé par ces quelques indomptables. Comme des fourmis, ils se promènent un petit peu partout gâchant le plaisir de ce diable. Les gargouilles retrouvent le sourire. Le rire de cet indigent résonne encore dans les oreilles du démon qui s’échappe, ne supportant pas cela.
Il était écrit que la nuit serait couleur amour.

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Juin 23 2017

A fleur de peau Mon ami Pierrot – Kameleone Duciel

Part animale très développée

Odorat ultra aiguisé

Esprit de nature sauvage

Besoin vital et total de Liberté

Fidélité et loyauté de la Louve

Qui hurle à l’Amour

Jusque mon s’en suive

Au clair de la Lune Mon Ami…

Capacité de s’automutiler

Pour sauver sa peau mise à fleur

Intolérance à la médiocrité

Instinct exacerbé de survie

Prête à décamper à toutes pattes

Quand elle sent le danger

Nécessité d’être calme et patient

Pour apprivoiser l’animal

Ecorchée vive par Nature entière

Montrer patte blanche pour entrer

Dans son jardin secret

Bien gardé…

Découvrir ses trésors cachés

Et les garder jalousement pour soi… Chut !

Entre Ciel et Terre,

Esprit de nature à l’état brut

Promesse avenir et soif d’Absolu

Du bonheur à l’état pur…

Hé oui mon Ami !

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Juin 23 2017

Photo du profil de Anne  Cailloux

Âme mon avis – Anne Cailloux

Je traîne mon spleen sur le bitume. Mon désespoir se répand dans les égouts à ciel ouvert se mariant avec les fausses septiques qui se noient dans des vrais semblants. Dans ma poitrine des ronces entoure mon cœur. J’ai vu des anges aux âmes sales, avec des ailes aussi noires que celles des corbeaux. Un long manteau noir recouvrait leurs corps. Le soleil ne leur brûlera jamais les ailes et la pleine lune leur offre folies et grandeurs. Ils n’auront droit qu’à une vidange de leurs âmes dépravées.

Ces archanges tirent sur nous, des larmes automatiques dans des sourires diaboliques à faire pâlir Satan lui-même.

Notre liberté est enchaînée au royaume de leurs rêves, nos corps sont devenus des machines à vendre et leurs immondices se glissent dans les coulisses de nos âmes perverties.

Alors moi, je choisis d’affronter l’enfer sélénite des incubes , au moins je sais où je vais.

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Juin 23 2017

Photo du profil de Anne  Cailloux

Peaux-aimes sur un air de Je – Anne Cailloux

Dans cet abîme terrestre, j’avance, dans l’atrium de ceux qui jouent avec les jolis cœurs, de ceux qui arrachent les âmes de ces demoiselles aux cœurs tendres.
Je suis plus fallacieuse, que ces incubes, même si je marche sur des barbelés, où poussent des boutons de roses.
Drapée dans des envies boréales, j’ai poussé une porte d’église, qui ressemblait tant aux autres, que ma lassitude, était dans l’air, d’un déjà vu funeste.
Dans la pénombre de ce lieu, j’ai vu des vitraux qui scintillait de mille feux, j’ai écouté des mélodies envoûtantes, et dans cette divine chapelle, j’ai enfin enterré mes nuits ténébreuses et libérées mes chaînes de vies, qui étaient ensevelies, depuis la nuit des tant.
Dans son jardin des délices, Il m’a caressé du coin de sa voix, et avec un air impudique, mes courbes ont fondu sous ses mots charnels, qui ont déshabillé ma pudeur.
Mes soupirs ont été cueillis comme des fruits mûrs,.
Les braises encore chaudes de ses serments, me caressent et me laisse la bouche rouge coquelicot.

Il n’est pas comme les autres, c’est mon Graal et dans un silence de cathédrale, il m’arrive maintenant, de danser sous la pluie, en suivant ses pas.
Il est juste lui, et tellement plus qu’un simple Valentin

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Juin 23 2017

Photo du profil de Anne  Cailloux

Lettre à Eros – Anne Cailloux

Lettre à Cupidon.

Toute ma vie, j’ai cherché cet homme, sans connaître son nom, sans savoir qu’il était déjà là, et qu’il pourrait aimer d’autres femmes.

Toute ma vie, j’ai attendu cet électrocardiogramme, qui allait me mettre le cœur en feu, le cerveau en tout sens, mes plaisirs en larmes, et ma jouissance en apnée.

Si tu m’avais dit Éros, qu’un jour, un sourire me transporterait au delà de notre galaxie, que je me mettrais à bégayer en entendant son rire moqueur, que je, que je, que je ne sais plus , tellement il me perturbe.

Si tu m’avais dit Éros, que de simples mots anodins, pouvaient me donner plus de plaisir, que le meilleur amant du monde, je t’aurais ri au nez.

Si tu m’avais dit, que les heures avec lui, deviendraient des secondes, Einstein lui, nous aurait rit au nez.

Si tu m’avais dit, si tu m’avais dit…. Je ne t’aurais jamais cru Éros.

Si j’avais su, hé bien, tu sais quoi Éros ! En l’attendant, j’aurai été le sel de sa peau, je me serais déposé sur sa bouche, pour l’isoler de tous baisers féminins.

Je serais entré dans son subconscient et j’aurais marqué

« Propriété privée »

Dans son inconscience, j’aurais monté la garde, au cas où !

Puis, après, j’aurai modelé mes envies sur son corps et je les aurais encrées à jamais par-dessus ses blessures, de nos passées, de nos blessures.

Puis, je serais venu ici te remercier Éros, si seulement j’avais su.. Maintenant je sais….

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Juin 23 2017

Photo du profil de Raymond Delattre

Hors des sentiers battus – Raymond Delattre

 

Quelle est donc cette singulière hamadryade ou naïade qu’on aperçoit parfois de loin dans la campagne, à la lisière des grands bois ? Ostensiblement sauvage, elle semble uniquement éprise de sa liberté et de sa solitude. Personne n’a jamais réussi à l’approcher, elle est bien trop évanescente !

A la tombée de la nuit, elle gagne la forêt la plus profonde, aux endroits les plus sombres. Bien abritée sous les fougères géantes, elle fait son lit sur la mousse séchée et les feuilles mortes à moitié décomposées. Elle se couvre de sa cape rouge.

Le garde-champêtre qui l’a entrevue plusieurs fois et qui l’a observée discrètement, pense qu’elle est Artémise car elle porte sur son dos un grand arc et un carquois rempli de flèches à la pointe en fer.

En réalité elle ressemble plutôt à la Diane des premiers Latins car, au lieu de consacrer son temps à la chasse, elle protège constamment les animaux sauvages. Elle ne se déplace presque jamais sans une imposante escorte de trois chiens fidèles, de nombreux cerfs, loups, lynx, ours, corneilles et autres bêtes de ces lieux. Les paysans du village le plus proche la nomment « Danaé Londine ». N’est-ce pas plutôt pour se protéger de l’approche des humains, mâles surtout, qu’elle s’arme comme une Amazone ? Car elle porte aussi un sabre en acier à la ceinture. Elle aime par-dessus tout son indépendance et ne veut s’attacher à rien ni à personne.

Tantôt blonde, tantôt brune ou rousse, on la croit vouée à la virginité et pourtant elle prend bien soin de son corps : elle se baigne souvent dans le Chawion ou le Ninglinspô sans craindre les regards  indiscrets. On devine qu’elle se sent belle et qu’elle aime qu’on s’en aperçoive. On raconte parfois qu’elle rend visite le soir aux Nutons dans leur caverne, mais il s’agit de simples ragots. En effet ces nains insolents ont disparu depuis plusieurs siècles. Des enfants qui allaient glaner aux champs, l’ont entendue chanter : « Quand la nuit se pose, quand les choses se reposent, quand les paupières se closent, comme une rose qui se replie, en cet unique instant entre rêve et réalité, je passerai inaperçue te laisser un tendre baiser ».

A présent les femmes maltraitées par leur mari ou par leur amant, menacent de quitter à jamais leur foyer, de la rejoindre et de la suivre, sous la protection de Dame Nature. Mais Danaé pourra-t-elle jamais s’accommoder de la présence de personnes si ordinaires et accoutumées à un  train-train quotidien ?

Son existence appartient au domaine du rêve et de la barbarie, elle se tient à l’écart de tout contact possible avec la société humaine. A minuit elle s’assied parfois sur un croissant de lune pour y jouer de la flûte.

(Chênée, le 23/6/2017)

 

 

 

 

 

 

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Juin 23 2017

Photo du profil de Oliver Delabre - (Delloly)

Au Vent des Songes – Delloly

Te balades-tu au « Vent des Songes »
le matin d’un beau sommeil
avant que tu ne replonges
au bord d’ivresse………. d’un œil ;
……… l’autre me fixant d’un charme,
celui qui me tangue du « désarme »
en ce jardin de ton cœur
noyant la douce frayeur
de ne pouvoir t’éveiller
durant nuit sur l’oreiller ;

Ô.. crainte d’embrumer de gris ….. ce rêve !

Jamais ce cœur déchiré
n’osera ce « fou troublé »
de Vous aimer ….. nue du songe
à deviner d’un prolonge
le matin enfui de ce sommeil
tel un délicat réveil.

Ce Vent des Songes…… murmure
en Vos limbes la dorure
des sentiments demandant
le zest de folie ……… d’un « fol Amant »
s’invitant en votre conte
où s’écrit page d’une onde
virevoltant ce désir
d’être le cœur à choisir ;

Reposez-Vous d’un Vent de ma sève !

Oli ©Au Vent des Songes
©(P)-20/07/16 à la Muse  (7p, 9p)

 

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Juin 23 2017

Photo du profil de Regina Augusto

Elle meurt la paix, ma colombe. de Régina Augusto

Elle meurt la paix, ma colombe.

A la paix qui s’enfuit sous les mots sous les cris
Colombe mon amie ils attentent à la vie,
La douleur des parents et la peur des enfants
Ne touchent pas ces gens qui cherchent le néant.

A la paix qui s’envole quand on ferme les écoles
Que les corps sur le sol sont des âmes qui volent,
Toi ma douce colombe dans cette nuit qui tombe
C’est la vie qui t’incombe tu t’éloignes des tombes.

Régina Augusto Auteure.
Texte protégé.

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Juin 23 2017

Photo du profil de Vincent Dumoulin

La simple émotion – Vincent Dumoulin

« La simple émotion »
Dans l’ombre de mes espérances,
Se cache une lueur d’espoir
Qui éclaire mes idées noires,
Un rêve au-delà de mes sens.
Le lieu m’importe peu
Si mon cœur est à l’heure.
Le mieux se trouve aux cieux
Des fleurs aux âmes sœurs.
Qu’importe la destination
Si de tout âge je m’engage
A poursuivre la seule union
Quand je voyage sans outrage.
N’importe quelle assignation
Verra la force de l’écorce
Nourrie par la simple émotion
D’un gui suspendu à un porche.
Le miel a la vie belle
Dans mon ciel avec elle
Si mon âme est en flamme
Au charme de ma femme
Vincent Dumoulin le 23/06/2017

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Juin 23 2017

Photo du profil de Gyslaine LE GAL

Nous deux – Gyslaine LE GAL

Lorsque le soleil est au plus haut

Qu’il a atteint son zénith

Les mots dans ma bouche, se délitent

Desséchés par le manque d’eau.

Le vent, le soleil, la mer

Ont toujours partagé cet amour,

Que nous avons vécu chaque jour,

Même aux frontières de l’enfer.

De nos corps fatigués,

Seule notre âme survivra

Pour essaimer dans l’au-delà

L’amour, dans toute sa beauté.

Le vent, le soleil, la mer,

Emporteront  à tout jamais notre amour.

Quand arrivera la fin du jour,

Le ciel s’illuminera enfin, de mille lumières.

Nous deux, c’est la plus belle histoire.

Nous partageons encore tant de belles choses ensemble,

Que tout l’univers s’éveille et tremble.

Il n’y a que nous deux, pour y croire.

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Juin 23 2017

Photo du profil de Gyslaine LE GAL

Les cris se sont tus – Gyslaine LE GAL

Thriller psychologique  – Mémoire traumatique et victimologie

 Un matin de printemps, un homme  détruit la quiétude de Laina alors âgée de dix ans.

Avec force, puissance, dans des paroles crues mais réalistes, l’auteure nous relate les conséquences inéluctables inhérentes à ce  crime qui ne sera  qu’un début dans cette spirale infernale.

Un sujet très délicat, traité avec force. Un roman choc inspiré de faits réels. Un roman sur les conséquences graves sur l’équilibre psychologique et psychosocial dans une analyse fine et percutante. Mémoire traumatique  victimologie

D’une plume pathétique, l’auteure nous livre les angoisses, les peurs et traumatismes de l’enfant violé, tout le parcours de reconstruction, les difficultés pour vivre avec ce fardeau,  et surtout, le silence.

Disponible sur :

http://www.thebookedition.com/fr/les-cris-se-sont-tus-p-351459.html

Disponible en Ebook sur : https://www.amazon.fr/dp/B07338RTVL

 

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