Oct 17 2017

Lettre à une amie – Sara Diluna

 

Très chère Ophélie,

Je vous ai trouvée bien pâle de visage

N’oubliez pas de prendre soin de votre folie

Même si parfois, elle vous décourage

Considérez-la toujours comme une amie

J’ai beaucoup apprécié ce petit village

En votre charmante compagnie

Mais je reste très inquiet, comme tout le voisinage

Au sujet de votre anémie

 

Vous êtes pourtant une très jolie fille

Et je suis sincèrement fier de votre image

Alors pourquoi, ma douce Mélancolie,

N’arrêtez-vous pas un peu d’être sage

Libérez-vous donc de cette folie

Qui vous mine et vous ombrage

Pour vous ouvrir enfin à la vie

Au lieu de rester là comme une Albine

En train de geindre sur son nuage

© 2017  *Sara Diluna

 

 

 

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Oct 16 2017

Embrasse-moi – Val Reval

 

Peu discernant suicidaire qui ouvre sans épier la lucarne

Tel un poisson visqueux d’un soubresaut se volatilise

Laissant la main déçue de ne l’avoir qu’effleuré

Embrasse-moi

Nos secrets sont à risque

Perpétuité d’amour plein le cœur

Absurde destinée d’une fleur sauvage

Je méfie de toi Mata Hari comme de mon ombre divergente

Embrasse-moi Veux-tu

Tout ce temps livré à l’expectative

A patienter à contre-courant une utopique guérison

Ma fièvre est un congre muet dans des grottes obscures

Son silence est un leurre

De mourir je ne crains qu’une chose

N’avoir jamais connu ton baiser.

 

© 2017  * Val Reval

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Oct 16 2017

La Sagesse – Sara Diluna

 

Une guitare était triste

Elle gémissait d’accords en accords

A tel point qu’elle

Ne sentait plus son corps

Que mon âme est triste, pensa-t-elle

Et comment vais-je faire

Pour supporter tant de misère

Moi qui suis pourtant

Si pleine de justesse

Comment vais-je survivre

S’il n’y a plus 

De gentillesse

© 2017 *Sara Diluna

 

 

 

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Oct 16 2017

Soleil de Brume – Delloly

Soleil de brume, octobre se noie
D’un blanc de neige sans larme de pluie ;
Vous souvenez-vous de ce doux ennui
D’un bel horizon sans tâche, je crois !

Souvent décrié Vous restez notre Astre
Celui qui réchauffe Ô.. parfois Nous brûle
Au bord d’océan d’un joli contraste
Oubliant ce corps jusqu’au crépuscule.

Soleil blanc d’été sans tâche solaire
Ô.. ne plut guère aux soirs d’information ;
Vous êtes si loin que point d’heur à faire
À Vous contempler just’ pour l’occasion.

Quoique Nous fassions si ce désir est
Ô.. de nous brûler la peau, la forêt,
Peu d’abri se vêt, autre que d’éteindre
Les flammes de Vie Ô.. sans Vous enfreindre.

Soleil de brume, octobre s’orange
D’un halo chéri à Vous observer
Dévoiler douceur d’un regard étrange
Attirant ce cœur à Vous héberger.

Certes, Augures annoncent la pluie
Suitée la brume, et son blanc de neige
Nous masquant l’éveil, nous offrant la nuit ;
Sachez Amon-Ré : « êtes florilège ».

Oli ©Soleil de Brume   
©(P)-12/07/17 à YouC (10p) *You24

 

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Oct 16 2017

Le nid d’oiseau – Fattoum Abidi

Le nid d’oiseau

Pose ses trames vibrantes,

 Entre les bras des branches

Le bonheur fut heureux,

D’un arbre affectueux

Les tourtereaux se sentent merveilleux.

 

Le ciel couve de sa robe magique,

Les  passants dégustent

Des moments succulents,

D’un lieu épatant l’être est gratifiant.

La roulette de l’automne

Peint de sa palette artiste.

Le nid d’oiseau

Attire les yeux amoureux,

 

D’une vue exquise,

L’âme déguste,

La beauté des oiseaux

Chantant la gaieté

Embellit un monde rêveur.

L’amour ressent le bonheur heureux,

Se faufilant dans l’allée mélomane,

Le musicien joue une symphonie magique

Dansant en couple les tourtereaux

Font venir les oiseaux perchés,

Depuis un arbre le nid d’oiseau chante en solo,

 

© Fattoum Abidi 16.10.2017.

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Oct 16 2017

Amours muettes – Philippe Mangion

 

Deux adolescents restent debout dans le RER, direction la banlieue.

Lui ne quitte ses mains que pour signer sa passion.

Elle ne quitte son regard que pour observer la musique de ses doigts.

Leurs lèvres ne s’imposent aucune dissonance,

Leurs paroles muettes ne sont que la continuation de leurs baisers.

Bustes dressés, penchés vers l’avant, sous tension ;

l’espace qui sépare leur corps est un champ électrique, un thérémine à quatre mains.

L’haptique est leur sens majeur, leur face-à-face une heureuse nécessité.

Exit le vacarme, ils ne captent que la lumière.

Le silence est une clameur lorsqu’il exprime autant d’amour.

 

© 2017 * Philippe Mangion 

 

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Oct 15 2017

PH neutre – Brad Pitbull

Ce café est trop froid, depuis que tu me meures :
En total aparté, je cause avec le vent,
pendant que le chat miaule et qu’il ne crève plus ;
Le silence est ton roi, est-il une tumeur,
un don d’éternité, un psy ou un divan ?
Ma bouteille est de gnôle, qui ne se remplit plus
que d’amours et d’os rêches : j’ai gagné au Loto,
mais tu n’en savais rien, tu étais en voyage
au bout de ma cervelle, au milieu des champs d’ail ;
Où as-tu mis la crèche et la tête à Toto,
ce si blond bon Aryen éduqué au pillage ?
On n’a plus de nouvelles, un film d’épouvantails,
comme on sait enfourner, mais l’acteur est mauvais,
à moins que ce soit l’heure où sortent les grivoises,
une roue de secours : voilà ce qu’on cherchait !
Ne pas se retourner sur la mer qu’on rêvait,
pour se trouver à leurres, et tares, on apprivoise,
mais était-ce un concours où seul le temps trichait ?

Juste une parenthèse, encore et à jamais,
toujours sur le carreau, à masturber le vide ;
Aimons nos souvenirs, souvenons-nous d’aimer,
jusqu’à être fous d’aise aux projets qu’on gommait,
quand j’étais le bourreau, et toi douce sylphide,
trépassés à venir – la haine à essaimer.

L’équinoxe ivre-sang de l’automne effeuillé :
ton cœur est en orbite autour de ton enfance ;
le mien est un con nu, déphasé résiduel ;
Plus rien ne nous ressent, l’envie est endeuillée,
l’attente en mort subite accueille cent défenses,
mais la seule avenue échoit à l’habituel :
As-tu éteint la lampe où croule ton génie ?
Tel facteur passera déposer un baiser
sur le front de mes nuits, mais tu ignorais quand
t’agripper à la hampe à corps télégénie :
Le temps entassera nos ombres apaisées
et se mourra d’ennui de nous savoir clinquants ;
Et s’il se murmurait comme une antique antienne,
une odieuse prière à dresser sur l’autel
de nos vies anaphores ? C’est fou ce qu’on semait
lorsque je m’emmurais, tant que ton règne tienne
à ma veine ouvrière, érigée en cautèle,
là où gît mon effort pour apprendre à t’aimer.

Parenthèse dernière, puisqu’il est trop usant
de s’asseoir à la table où dîne le silence,
maîtresse de maison en guise de convive
égaré sans tanière, tombé sur le jusant,
et qui rend fréquentable un cœur en sibilance :
C’est la fin de saison, l’instant qui se ravive.

La règle est détestable autant que sans issue :
Nos mésons sont instables. Tu l’avais toujours su.

© Brad Pitbull/[email protected], 03-11-2009

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Oct 15 2017

Partisane de la paix- Fattoum Abidi

Partisane de la  Paix

Elle lutte pour un monde libre,

Elle griffonne pour une planète saine,

Et elle est rebelle pour une dignité universelle.

 

Partisane de la Paix

Ses mots marient la plume à l’encre,

Où ils enfantent des sentences,

Plaidant pour la stabilité, les mots veillent.

 

Partisane de la Paix

La plume s’arrose de l’encre d’une muse,

Elle  peint des syllabes rebelles,

Les vers font la queue pour la vérité rationnelle

 

Partisane de la Paix

La musique joue,

Des partitions solidaires

Se métamorphosant en colombe messagère.

 

© Fattoum Abidi 15.10.2017.

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Oct 15 2017

Elle me disait…. – Lucien Scheer

 

Au Parc du Cinquantenaire
à Bruxelles,
au seuil des Passions Humaines

Ecris -moi un poème
Rien que pour moi.

Que je sois belle,
un peu sensuelle,
comme Bruxelles.

Elle me disait,

De quelques grains de poivre
D’un peu de sel,
épices mon regard.

Jaguar ou Mustang
Que je sois rebelle.

Emmène-moi
en Coccinelle ou Caravelle
Que je sois Top modèle.

Sous une ombelle,
Mademoiselle,
D’un peu de dentelle
de quelques vers tissés

Comme Bruxelles,
Vous êtes belle.

 

©2017-Lucien Scheer

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Oct 15 2017

Le retour ne ment… – Laurelise Chalzib

 

   Le tourment accapare

   Le retour ment et passe

   Passementerie. Joue et passe

   Le retour ne ment point

   Le nouage du tour de passe-passe

   Le retournement loin du tourment

   Passe et dépasse. Pourquoi repasser?

   Tissez tissez. Tournez tournez. 

 

   Passez passez

   Retournez votre demande

   Muez-la en votre désir

   Amusez-vous du changement

   Passeport pour un retour sans détour

   Contour de concert qui bat d’amble

   Amitié ne peut s’éteindre

   Les fruits de l’églantier sont les prémices

   Des fleurs sauvages qui au printemps fleurissent

   Survivantes de la froideur sans retour

   La roue tourne et déploie son envers

   Aux frondaisons la rose sauvage

   Sans froissage ni outrage

   Déploiera simplement sa discrète parure 

   Parsemant ça et là ses très fines couleurs

   Soutenue par son écrin boisé .

 

©2017 –  Laurelise Chalzib

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Oct 14 2017

Nuit de Rêve – ChantalC

  Le jour est encore loin
Une impression de froid
Interrompt mon sommeil,
J’écoute, attentive,
Immobile ; dans le noir
……………………………Rien ne bouge, ni ne bruisse…

Me lovant sous les draps
Ma pensée vagabonde
Pour cet instant magique
Où tous deux  nous restions
Enlacés, goûtant avec délice
Le bonheur d’être deux

……………………….
Humant ce parfum de Nous …

Le Parfum enivrant…
Sublimant ta chaleur apaisante
D’une voix disant tout bas
De  jolis mots tendresse
Berçant mon âme triste

………………………..
En la douceur d’un chant…

Tes mains, chaudes et douces,
Légères, caressantes
Sur ma peau : j’en frémis ;
Tes yeux au fond des miens
Les baisers tendres et fous
Nos lèvres refusant
……………………..De se quitter,  au soir…

Le rêve prend le pas
Prolongeant le délice
De cette nuit divine
Rejouant à l’envie
D’encore, et encore…

D’instants merveilleux
Habillant ma nuit

©Nuit de Rêve. 14/10/17  ChantalC -011

 

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Oct 14 2017

Molière ou Shakespeare ? – Francine Béteille

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Oct 14 2017

Mots de nuit – Élodie Brutinel Lardier

La nuit, les mots s’attellent à nous défaire,
À déconstruire ce que nous sommes.
On s’étoffe d’imaginaire.
Nos certitudes s’envolent.
Ils nous visitent sous d’autres formes :
le verbe évolue sans sujet,
les temps n’ont plus l’air d’exister.

La nuit, les mots nous font douter, douter, douter.
On se questionne,
Je déraisonne
La main suspendue au papier.
Mon poignet tombe, ensommeillé.

Les mots de nuit s’agrippent
Différemment du jour,
À nos rêves élastiques.
Je crois qu’ils ont un but :
Nous déséquilibrer !

 

©2017 -Mots de Nuit -ELB

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Oct 14 2017

Amour et liberté – Raymond Delattre

 

 

La fille des bords du Rhin

Au regard lumineux et serein

Nourrit de singulières pensées.

Le nom de Lorelei la fait rire,

Qui ne séduit que pour détruire,

Vengeant les femmes délaissées.

 

Qu’aime-t-elle surtout,

L’amour ou la liberté ?

Libre elle s’éprend de tout

Mais critique la société.

Aimante elle a tant de mots doux

Et rêve de sécurité !

 

L’amour la rend trop dépendante ;

La liberté, trop solitaire.

Vexée lorsqu’elle peut plaire :

La flamme semble trop peu ardente !

 

Aimer la liberté

Ou être libre d’aimer ?

Quitter tout au mois de mai

Mais passer l’hiver en sûreté.

 

Que recherche-t-elle aux vendanges,

Plus d’amour ou de liberté ?

Elle voudrait s’entourer d’anges

Et sur l’argent ne plus devoir compter.

 

Dans un monde où tout se démantèle,

Elle sent lui pousser des ailes

Pour aller voir tout de bien haut

Comme font si souvent les oiseaux !

 ©Raymond Delattre  (14/10/2017) 

 

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Oct 14 2017

Dans une larme – Fattoum Abidi

 

 

Dans une larme

Habitent les fibres

D’une souffrance,

Dont le tampon est centenaire.

 

Les patries emmagasinent

Les haines et les guerres,

Qui ne prennent pas fin, la génération pleure,

Le délit marque sa  signature défaite.

Dans une larme,

La chair de la terre ne respire pas l’oxygène,

D’une paix légitime le pieux regarde le ciel, l’étoile vibre,

Les couleurs et les saveurs gouvernent la planète.

Dans une larme

D’une fée divine

La souffrance marque

Son chagrin, la déception se manifeste.

La chatte son regard clignote,

Tristesse, elle est déçue,

D’un monde incompris et indécis,

La plume ne baisse pas les mains verve.

© Fattoum Abidi

14.10.2017.

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Oct 14 2017

Enfant de La Rochelle – Delloly

©2017- Le Port de La Rochelle 1950 – by my father

Quinze janvier

Dans le Port se brise le vent d’eau
De rêves marins si lointains
Aux promeneurs guettant de leurs mains
Ombres de voiliers peignant tableau
De l’horizon d’un pastel anglais
Berçant le regard du rochelais.

Vous souvenez-vous, mon Créateur
De ce joli Port : « Vous » l’adoriez
Comme si personnage il était
À le raconter d’un jaune-Turner ;
Souvent rêve me prenait d’enfreint
À Vous y composer d’un jour peint.

Rue du Rempart d’un parfum de Vous
Parfois il me plut …. le concevoir ;
Cette tite rue fêtant au doux soir
Du Quinze janvier Ô.. Votre froufrou
Contant les premiers mots de l’ivresse
D’une Vie courtisant Gent en liesse.

Ô.. Me souviens d’un jour, cœur battant
Quitter Paris sur un Coup de Vent
Pour un voyage au Port « La Rochelle »
Sans amertume : juste envie d’Aile
Avançant le Temps et Vous y voir
Jouer, penser d’un naguère au soir.

Dans le Port se vente bruissement
De pas d’un enfant rêvant, aimant
Les voiliers au  repos d’une brise
Attendant « Marée » et son emprise
Tites mains dans les poches de sable ;
Vous y imagine : « rêve ineffable ».

 

Oli ©Enfant de la Rochelle
©(P)14/10/17 A mon Père (Sizain 9p)

‘C’est l’histoire d’un enfant né à 7mois,à La Rochelle
la quittant à 5ans ; il devint mon père»

 

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Oct 14 2017

Si seulement – Eric de la Brume

Si seulement le temps n’existait pas,
L’âge n’aurait pas de sens et les heures
Ne s’égrèneraient pas.
Car l’amour, lui n’a pas d’âge,
il peut surgir à tout moment
et le temps n’aurait jamais de prise.

Les saisons seraient un kaléidoscope,
Un mélange de couleurs
où tout serait toujours beau,
Et le froid de l’hiver n’aurait pas d’effet
Sur des cœurs enflammés.

Partout toujours, l’amour sans âge
Serait au rendez-vous,
La nature souriante
Aux couleurs multicolores

Si seulement le temps n’existait pas,
On ne le verrait pas passer ,
nous marquer de son passage
en creusant des rides sur le visage,
en blanchissant nos cheveux,
et nous faisant souffrir parfois,
avant de nous éteindre.

Si seulement l’homme était autre,
tout serait amour et partage
et non cupidité et avidité.
La guerre n’existerait pas,
l’argent ne serait pas notre dieu
mais le partage notre règle.

Tout ne serait pas voué à la destruction
et la terre redeviendrait un jardin d’Eden.

Eric de la Brume
Le 9 septembre 2015

 

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Oct 14 2017

Le Poète – Abdellatif Bhiri

 

Le poète

 

La vie ne lui sourit qu’à moitié

De lui, elle n’a jamais de pitié

Pourtant elle s’est offerte à lui

Il l’apprivoisa et l’a  chérit

Il s’en est donné à cœur joie

Décuplant ses plaisirs mille fois

Dérogeant aux coercitives lois

Narguant les rabat-joies

 

Il aima la vie à travers les mots

Il célébra la vie hormis les maux

Il galéra entre les tréteaux

Et goûta aux plaisirs des chapiteaux

Il scruta l’ampleur des éléments

Les nuages lui parlaient longuement

 

Les vagues lui chuchotaient humblement

Les volcans l’excitaient follement

Mais ne voilà-t-il pas qu’un beau matin

Sortant de chez son médecin

Notre cher poète à l’air hautain

Doit affronter un tragique destin

 

  Le compte à rebours a commencé

Depuis que la maladie a avancé

Mais le poète tout menacé

Continue sur sa superbe lancée

Au lieu de pleurer sur son sort

Il s’attache aux valeurs plus encore

 

A la poésie il offre son corps

A ses amis il pense encore et encore

Repose en paix ami de tous les jours

Ton âme vivra en moi pour toujours

La vie n’est qu’un très court séjour

Pour nos âmes à l’éternel retour

 

!

En solidarité avec nos amis poètes qui luttent contre le cancer,

poème paru dans le recueil collectif CANCER, Le poète ne meurt jamais

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Oct 13 2017

La paresse – Hervé Outil

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La paresse conduit l’onirisme vers de lointains espoirs.

Devoirs vains, sagesse en berne, calvaires en peine.

Qu’y puis-je ? Rien. Je me repens de tant de vague à l’âme.

Mais que dis-je ? Non. Je suis empli d’une quiétude.

On ne s’en départ pas. L’éveil de mes sens ne mène nulle part.

Langueur de mon âme terne et monotone,

Les sentiments s’en vont dormant jusqu’au bout de la nuit.

Ma conscience se dissoud dans un bain de jouvence,

D’où mon esprit ne peut se départir, et partir

A l’aventure, de chimères endiablées.

Elles vont, elles viennent, elles se démènent, et moi,

De mes yeux vides, je les observe.

Et je me mets à rêver, rêver et rêver. De quoi ? De rien.

De ne rien faire. C’est extraordinaire la paresse ! Ca nous perd,

Ca nous prend, ça nous transporte, ça nous emmène,

Puis ça nous conduit vers des chemins sinueux, rectilignes.

Tout et son contraire, mène au même endroit: le caveau familial.

Qu’importe, l’important est que notre conscience

Ne soit plus en soi ni en vérité. Elle est en état de chaloupement,

De chavirement, où même de flotaison, voir même de lévitation.

Et quelle est la différence ? Aucune. Ces deux états appartiennent

Chacun à leur manière, au domaine des illusions, des apparences…

Je suis, je ne suis pas. Le vide me transporte, me berce, me chavire.

Il tourne et se détourne de toute réalité, de la vie, de chaque renonciation.

Quel bel état que la paresse ! Je m’y sens comme un poisson dans l’eau.

Comme un ange dans les nuées, comme Mefisto dans les nuées ardentes.

Car tout existe : tout et son contraire. Et rien n’existe. Nous sommes

Les quatre éléments à la fois, qui se dissolvent dans la nature, qui ,

D’elle-même, disparaît.

En fait, elle n’a jamais existé. Elle est illusion d’optique.

Nous sommes tous des hologrammes, qui vont , qui viennent,

Au grès du vent, des anticyclones, des dépressions : des médiocres.

C’est intéressant la paresse.

Nos sensations s’en vont dormir,

Jusqu’au bout de la nuit.

Mais que dis-je encore ?

Je ne dors pas.

Je suis en état d’éveil.

Le soleil brille dans mon cœur.

Il ne va pas tarder à se coucher.

C’est intéressant la paresse,

Quand on se réveille,

On pense n’avoir jamais : E.X.I.S.T.È…

©2017 -Hervé Outil

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Oct 13 2017

Ton nom – Adrien Benoir

                                                                                                

Ton nom

 

Ton nom sur l’étendard a fait trembler les rois,

Qui t’avaient opprimée  jusqu’à porter la croix,

Franchir les continents et traverser ces lieux,

Où chantent les enfants  sous l’éclat de tes cieux.

 

Il est de ces lueurs qui naissent sur tes pages,

Fixant à l’encre noire de la main des sages,

La douceur de ta voix au berceau de nos rêves

Ignorant le répit et le spectre du glaive.

 

Ton histoire se lit sur les livres  du temps,

Où maintes épopées dans les mémoires d’antan,

Attendent le  retour de l’écho qui se perd,

Dans les méandres lents des siècles qui se terrent.

 

Tu pris la main tendue qui sauva de l’abîme,

Tous les désespérés qui  chanteront ton hymne,

Quand remontent les vagues du cruel océan,

Émerge liberté sur un radeau géant.

 

© 2017 – Adrien Benoir

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