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Juin 17 2019

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À Petits Pas – Richard Dufour

                               À Petits Pas

Des poèmes de tous les jours, des poèmes d’amour.

Des poèmes, en toute simplicité, déposés avec mon cœur accroché.

 

 

 

 

À Petits Pas,

Tout doucement. À petits pas. J’avance. Je me concentre. Je fais en sorte que le poids de mes pieds soit léger.

Tout doucement. Au ralenti. Je descends. Je me concentre. Aucun bruit. Pourvu que l’escalier ne craque pas.

Je marche sur des œufs. A tâtons. J’imite, comme je peux, le papillon. J’essaie d’être aérien, moi le Terrien.

Je suis en bas. Ce matin est beau et doux.

Tout doucement, les bras chargés d’un café, je reprends l’escalier. À pas de chat, j’avance et entre.

L’odeur est forte. Elle ne se réveille pas. Je me glisse à nouveau dans les draps.

Elle pose sa main sur moi, d’un geste délicat.

 

 

 

 

Les Cahiers,

Chez moi il y a des cahiers

Des cahiers de brouillon

Des cahiers à spirales

Des cahiers à musique

Des cahiers de chansons

Des cahiers à feuilles blanches

Des cahiers de notes

Des cahiers à dessins

Des cahiers à carreaux

Des cahiers à rectangles

Des cahiers en accordéon…

Il y a tant. Milles et uns cahiers entassés les uns sur les autres. J’ai décidé de les escalader.

Armé d’une corde, de piolets, de mousquetons, je commence l’ascension.

C’est une drôle d’impression de grimper une pile de cahiers. Je me sers des plus grands comme des barreaux d’une échelle.

J’aperçois des phrases griffonnées puis laissées. C’est une drôle d’impression de monter à l’envers. Certains ont des pages cornées. Je continue de monter.

D’autres ont des feuilles arrachées. C’est une drôle d’impression de grimper vers son passé. Au fur et à mesure de ma montée vers Hier, je redécouvre des moments égarés.

Sur celui-là il y a des ronds de tracer. Je devais rêver.

Puis je me mets à pleurer. Sur ce cahier ci mes enfants ont dessiné des cœurs et noté : «  nous t’aimons papa adoré ».     J’avais oublié.

Très vite je descends d’Hier.

Je vais leur téléphoner.

 

 

 

 

La pièce dérobée,

Dans ma maison il y a une pièce. Une pièce cachée.

Pas une pièce de monnaie. Non !

Un espace bien présent mais secret.

Je l’ai confié à mon voisin. Il m’a regardé, étonné.

Je l’ai surpris le jour dernier, comme je l’avais invité. Il cherchait.

Extérieurement, rien ne laisse deviner. Intérieurement, tout semble bien délimiter. Une cuisine, un séjour, une salle à manger. À l’étage, trois chambres et un endroit pour se baigner.

Pas de trappe. Pas de cave. Pas de grenier. Où peut-elle bien se cacher ?

Dans ma maison il y a une pièce. Une pièce dérobée.

C’est un jardin secret où j’aime me réfugier.

C’est une bulle de poésie où j’aime me prélasser.

Un espace rien qu’à moi qui me permet de rêver.

 

 

 

 

La lessive,

C’est une astuce de grand-mère. Un tour que m’a donné une vieille personne il y a quelques années.

Les couleurs de la vie sont intensément jolies, qu’il faut pour les garder pouvoir sélectionner. Pour que les couleurs restent belles, ne pas tout mélanger et savoir isoler :

Les grincheux, les fâcheux, ceux qui sont hargneux. Les râleurs, les moqueurs, ceux qui parlent de malheur. Les critiques, les moustiques, tous les trucs qui piquent. Les grognons, les cochons, ceux qui ne sentent pas bon.

Le linge trié, je regarde autour de moi. Il ne reste que des êtres épatants, éclatants de joie.

 

 

 

 

Le poème de ma Vie,

On se fâche parfois. On s’embrasse tendrement.

On discute, on échange. On se dispute également.

Chaque matin, chaque soir, elle est à côté de moi.

Elle n’est pas toujours d’accord. Je la réchauffe quand elle a froid.

Elle connaît tous mes défauts et mes quelques qualités.

Je connais ses petits maux, toute sa sincérité.

Mais malgré les années, nos quatre vérités, des insultes pardonnées, des départs précipités.

Malgré le temps qui passe et ses contrariétés. Malgré nos désaccords et quelques méchancetés.

Certains autours de nous peuvent peut-être en douter.

Comme des racines ancrées en chacune de mes veines. Une sève qui s’écoule partout dans mon sang.

Elle est ma vie.

Ma destinée.

 

 

 

 

« Il faut qu’on se parle »

C’est ainsi que ma nièce a séduit son mari.

Une phrase jetée après des regards échangés.

Une phrase puissante. Plus qu’une simple amitié.

Un titre qui en dit long sur toutes ses intentions.

Lui, subjugué. Les dés étaient joués.

« Il faut qu’on se parle » l’avait totalement transporté.

Tout de suite il a su que ça allait durer.

« Il faut qu’on se parle » ne se conjugue pas au passé.

Maintenant ils sont mariés.

« Il faut qu’on se parle » c’est désormais leur journalier.

 

 

 

 

« Grâce à soi »,

Je n’ai pas toujours consacré le temps que j’aurais dû.

Je me suis laissé tenter parfois par des envies coupables.

Par manque de ténacité, j’ai laissé tomber.

Tout n’est pas réussi.

Quelquefois maladroit, il m’a fallu du temps, de l’énergie, du courage.

Faire certains choix. Faciles ou pas.

Mais je suis content de ce que j’ai bâti.

Tout n’est pas réussi.

C’est une locution qui n’existe pas. Pourtant « grâce à soi »ont fait bien des choses.

Je n’ai pas à rougir de ce que je suis.

Je suis heureux de ce que j’ai construit.

 

 

 

 

L’autre moi,

C’est ma boulangère qui m’a alerté la première :

«  Il y a dans la ville quelqu’un de semblable à vous »

Un ami, croisé au supermarché m’en a aussi parlé :

« Une réplique, un peu plus jeune »

Une connaissance m’a dit qu’il m’a vu, jeudi dernier, en pleine après-midi dans la ville d’à côté.

Qui est donc celui qui me ressemble ?

Le plus insolite dit mon voisin :

«  Ce sont ses vêtements, identiques aux tiens »

Un collègue de travail me l’a aussi répété :

« Des lunettes pareilles, la même façon de marcher »

Quelqu’un que je connais me la raconter :

«  J’ai cru que c’était vous qui déambulé »

Qui est donc ce sosie, ce jumeau parfait ? Cherche-t-on à voler mon identité ?

Avec toutes ces indications, je l’ai vite démasqué.

Les années qui passent, je ne peux le nier. C’est vrai qu’il me ressemble, mon garçon adoré.

 

 

 

 

Le «  pestacle »

Je me souviens très bien de cette belle soirée.

Sans vraiment connaitre sa durée, nous étions invités à une représentation.

Une unique soirée. Pas annoncée. Pas de publicité. Aucun journaliste invité.

Aucun prix à payer. C’est toujours ça de pris.

Deux places nous étaient réservées. Deux places confortables dans notre canapé.

Les enfants riaient. Ils se préparaient.

Je vois encore ma dernière se précipiter et se mettre à crier :

« Le pestacle va commencer ! »

Tous les trois déguisés, ils se mirent à chanter, à danser une chorégraphie trop peu répétée.

Quelques minutes de bonheur, de rires triomphants, de chauds applaudissements, de rafales de baisers.

J’ai connu depuis d’autres spectacles. Toujours spontanés. Rien n’a été filmé.

Des moments de joie, de rires partagés. Un Instant de Paradis.

Pour rien au monde j’aurais vendu ma place. Jamais je n’ai souhaité être remboursé.

Maintenant que le temps a passé.

Je donnerais cher pour entendre encore crier : «  le pestacle va commencer !»

 

 

 

 

L’accord,

Je me suis longtemps demandé à quel Temps je vivais. Désormais je le sais je vis à l’Imparfait

Ni le Passé Simple ni le Passé Composé et encore moins le Plus-que-parfait.

Ce moment du Passé juste avant Aujourd’hui, qui est achevé sans être tout à fait fini.

Je vis en réflexion dans un monde Présent .C’est comme ci je n’atteints pas d’être Maintenant.

Une lacune de l’Instant. Un manque Actuel

Un oubli du Moment, une imperfection du Réel.

Désormais je le sais je suis Imparfait.

 

 

 

 

Le code secret,

Douzième

Neuvième

Deuxième

Cinquième

Dix-huitième

Vingtième

Cinquième ……é

C’est un code facile pour un mot important.

Et pour ceux qui ne l’ont pas deviné, il s’agit des lettres de l’alphabet.

 

 

 

 

Le potager,

Ces derniers temps je néglige mes cultures. Un coup de jeune n’est pas une gageure.

Les poireaux phasent sur des pissenlits.

Les salades ont des vues sur les radis.

Les tomates se donnent des uppercuts.

Le pied de rhubarbe, lui, est glow up.

Les courgettes semblent me faire la tête.

Ca crush entre le thym et la ciboulette.

Quelle genance ! Je n’attends pas.

En deuspi j’arrange mes plantations. Je mets sur le téco ce qui n’est pas bon. Ca manque cruellement d’eau dans mon potager. Je dois installer dans le turfu un robinet.

Le jargon de mes ados est un peu compliqué. J’espère avec ces mots, une culture intercalaire et un peu de nouveauté.

 

 

 

 

L’impact,

C’est un espace où j’adore amerrir.

C’est une piste où j’aime atterrir.

Comme un exilé qui embrasse la terre natale

Depuis ma tour je guette cette destination finale.

Il est parfois coloré de rouges éclatants, de carmins ondoyants, de roses étourdissants.

Quand mes lèvres se posent à cet endroit précis, mon esprit me dit : en Corps aussi.

C’est un lieu que je vise chaque jour.

L’Arc de Cupidon me garantit l’amour.

 

 

 

 

Contemplation,

Assis au bord du Temps, je le regarde passer.

Le cargo, au loin, ne semble pas avancer.

Un goéland glisse dans le lit du vent.

Les coccinelles près de moi m’invitent à les compter.

Tout respire lenteur.

Assis au bord du Temps, je le regarde flotter.

Le soleil semble s’être arrêté.

Le cargo au loin n’a pas beaucoup avancé.

La course des oiseaux est affectionnée.

Le flot des vagues se fait avec douceur.

Assis au bord du Temps, je le regarde bercer.

Des rayons ardents sont là pour me réchauffer.

Le cargo au loin semble avoir stoppé.

J’admire l’océan dans toute sa beauté.

Tout est bonheur.

Je regarde ma montre et il est 18 heures.

Cela fait trois heures que je l’avais oublié.

Je quitte la falaise avec quelques regrets.

Des rêveries en poche, il faut maintenant rentrer.

Le Temps reprend dans toute sa grandeur.

 

 

 

 

Attends,

La porte est entrouverte. Ce soir ma fille ainée va rejoindre son fiancé. Elle est devant moi, prête à partir.

Oh, je t’en prie, ne t’enfuis pas trop vite. Je ne suis pas pressé. Attends.

Fais un pas en arrière. Reviens vers mon besoin.

Tu peux venir sur mes genoux comme quand tu étais petite. Je te raconterais des histoires comme quand tu étais enfant. Tes livres préférés, je les ai tous gardés. Attends.

Elle est devant moi, prête à partir.

Je ne parviens pas à la toucher. C’est une jeune femme maintenant. Attends. Je veux encore te porter dans les bras.

Je n’ose rien dire. Le cœur étranglé. Je n’ose rien faire.

Elle s’en va.

 

 

 

 

Fête en l’Air,

Moi, par Voix je suis en Chant té.

Des Paroles résonnent dans ma tête légère.

Une Chanson atmosphérique commence à ronronner.

Sans explication je me mets à Fredonner.

Un Tube dépassé, de la Bonne Fréquence.

Des aéros Sons entendus à la Radio

Une Mélodie récente, une Rengaine d’enfance.

Un Air de famille, un texte dans le Vent.

Des Musiques courtes, des Clés élastiques.

Des Notes qui sonnent de manière arti’Disque.

Un Rossignol interne qui donne des ailes.

À un Refrain entendu seulement au matin.

De la Bonne Humeur Vocale, un Orchestre solitaire.

Des La La La intimes, des Pom Pom Pom lunaires.

Un boomerang de Fa Sol Majeur, une Partition particulière.

Oui, par Voix je suis en Chant té.

 

 

 

 

La rencontre,

C’était un jour de mélancolie. Assis sur un banc, c’était l’après-midi. Puis tout à coup ils sont arrivés : les parents, les enfants. La sieste était terminée.

Très vite le parc se mit à vibrer. Toute une vie se mit à bouger.

Là, des empereurs géographiaient des centimètres carrés de gravier.

Ici, des impératrices tentaient d’escalader des animaux sur ressort déguisés.

Des jeux, faits comme il faut, résistaient de leur mieux aux multiples assauts.

Des parents épiaient leur progéniture quand celle-ci s’en allait en villégiature.

Plus loin des ballons étaient échangés.

Une file se constituait près de l’unique toboggan de ce jardin clôturé.

Puis elle est arrivée. Elle s’est approchée. Enlevant sa tétine, elle m’a regardé et m’offrant un grand sourire d’une unique dent de lait, elle s’en est allée.

Ma mélancolie enfuit, je suis reparti.

Ah ! Les grands de cette terre peuvent tonitruer, tambouriner, faire du vent. Rien n’est plus important au monde que le sourire des enfants.

 

 

 

 

Rêve,

Une de mes connaissances, Mr Sélénite est un architecte peu ordinaire. Sa maison est pleine de singularités.

Pas de Porte d’Entrée mais une Porte de Sortie où tintinnabulent des rêveries.

Toutes les pièces sont à l’envers. La Cave à l’étage, le Grenier au rez-de-chaussée.

Un Couloir biscornu mène à une Cuisine Légère dont les meubles sont attachés pour ne pas s’envoler.

À côté, un Séjour à l’Etrangeté.

Le Plancher est en Voute ant, les Murs a Treille ant.

Des Fenêtres en cr’Oisillons pour entendre les pinsons.

Un Corridor superflu conduit à un Salon de Conversations avec une cheminée Sauf-conduit si nécessité d’évasion.

Il y a d’autres excentricités :

Un espalier jamais-vu emmène dans une Chambre Claire. Là où dort le propriétaire.

Une Salle des Pas cifique pour y prendre le bain. Des Cabinets Hors du Commun en cas de besoin.

Un meuble en contre-pied pour y ranger les souliers.

Sur le toit des panneaux extras solaires

Tout y est saugrenu.

C’est vraiment un endroit extraordinaire. J’aime y être invité.

 

 

 

 

Les fautes d’orthographe,

Au lieu de téléphoner et perdre son temps, il faut s’occuper ou alors réviser.

Mais comment en vouloir à celle ou celui qui écrit :

« je t’me de tt mon cœur »

C’est une occupation jolie d’écrire des mots gentils.

« je te fé de gros bizous »

Ecrire en abrégé. Mal orthographié.

Est-ce une faute d’écrire un mot d’amour ?

 

 

 

 

La main,

Elle marche à côté de moi.

Enervée, agacée par quelque chose qu’elle n’a pas souhaité

Elle refuse de me donner la main.

D’un coup je suis désemparé.

Nous avançons l’un à côté de l’autre sans parler.

Ma paume ouverte serre un vent froid.

Tenir tes doigts représente tout pour moi : notre histoire, ce que l’on est.

C’est ce que je voulais quand je j’ai rencontré.

C’est ce que l’on a fait quand je t’ai épousé.

Tends ta main vers moi, s’il te plait.

Permet moi de la toucher.

Je suis désespéré. Je continue d’avancer. Les phalanges tétanisées. Quelques pas.

Je sens quelque chose s’approcher de moi.

 

 

 

 

Un battement de cil,

Des poches. Des paupières fatiguées et des sourcils chiffonnés. Son regard qui s’est durci en quelques heures

Les yeux rougis par les pleurs.

Elle se maquille.

La vie est plus belle en l’eye-liner.

 

 

 

 

Je t’aime,

Comme un naufragé au milieu de l’océan, j’ai fini par toucher la terre d’Amour. Une terre où ruisselle mon cœur maintenant. Un amour qui rime avec tous les jours.

La nature y est pleine de baisers. Tout ce qui existe est tourné vers toi. La matière est habitée, constituée d’ »Etre avec toi »

Mais mon amour est plus que passionnel. Il est devenu Loi Universelle. Un Monde où prolifère un bonheur surnaturel.

Rien désormais ne peut le stopper. Il est l’essence même d’exister. Le Temps non plus ne peut l’arrêter.

Car si tout venait à se taire, on l’entendrait encore vibrer, un fluide venu de galaxies lointaines, continuant à parcourir l’Univers. Mon amour pour toi ne s’éteindra jamais.

 

 

 

 

Assez,

Je suis là. Tout discute autour de moi. Chacun raconte, certains demandent. Un aller venu incessant de vie. On s’intéresse à moi et pourtant.

Parfois à ce moment là, je voudrais une parenthèse insonore. Un instant où chacun évolue en cinéma muet. Une période de paix.

M’autoriser une absence locale tout en étant physiquement là. Une halte temporaire dans tout ce brouhaha.

Excédé par ce tout qui n’est responsable de rien. Le souhait d’une respiration salutaire pour se reprendre en bien.

 

 

 

 

Désuet,

J’aime faire des mots fléchés. C’est un passe-temps qui me plait.

J’aime prendre de l’avance pour continuer ceux des magazines abandonnés dans les salles d’attente.

C’est dans cette humeur que j’entre chez mon coiffeur avant l’heure. Un nouveau salon inauguré quelques jours plus tôt.

Une décoration soignée, un fauteuil confortable m’attendent dans un coin du local commercial.

Un stylo dans la poche je regarde en vain, à droite à gauche : pas un seul périodique, aucune revue à prendre en main.

J’interroge ?

C’est la faute des smartphones, des téléphones mobiles   s’il n’y a plus dans ce salon aucun magazine.

«  À quoi bon dépenser du papier quand chacun préfère regarder son écran particulier. »

Le monde change. Mais moi parfois, je préfère être un peu désuet.

 

 

 

 

Peiné,

Un nuage est venu dans ma vie ensoleillée.

Un jour que l’on souhaite ne jamais arriver.

Un jour d’impuissance, de cœur cassé.

Un jour de pluie même quand le soleil brille à midi.

Je relève mon col et je m’en vais. Dans le cimetière se termine un au revoir attristé.

 

 

 

 

Raison,

Dans ma rue habite un drôle de couturier. Un modiste du papier. Un costumier des lettres.

Muni de deux grandes épingles a tricot qu’il trempe dans des encriers, il habille de belles robes les lettres de l’alphabet.

C’est son métier. Il fait des croquis, il dessine des vêtements pour vêtir les lettres et constituer des mots élégants.

Pour écrire de belles choses il faut des syllabes agréables, des lettres arrangées par un grand couturier.

Au fond de la boutique il y a son atelier. C’est là que j’ai trouvé un ouvrage secret.

Des tas de mots empilés. Des mots croisés, des mots mêlés. Des mots pas ordinaires, des mots à l’envers, des mots de travers. Des jeux de mots infinis. La peur ne pas avoir assez de feuilles blanches. La peur de ne pas avoir écrit.

Les mots sont sa folie.

 

 

 

 

Au restaurant,

Dans le Menu du Jour il y a de l’amour. Mais comme on ne peut pas vivre que d’amour et d’eau fraîche, il y a aussi des raviolis.

Des baisers sont cachés dans le Buffet des Entrées.

Et sur le comptoir en partant il y a des bisous dans les Roudoudous.

 

 

 

 

Si Aimer cesse d’être répéter alors c’est l’Humanité qui cesse d’exister.

 

Epanadiplose :

Aimer c’est une douceur car rien n’est plus doux que de se sentir Aimer.

Aimer c’est un firmament doré car la finalité de la vie c’est d’aller vers Aimer.

Aimer c’est de l’éternité car le temps ne compte pas quand il s’agit d’Aimer.

Aimer c’est le verbe parfait car rien n’est plus grand que de T’Aimer.

Et quand j’aurais usé tous les mots de cette terre pour te parler d’amour, j’irais en chercher d’autres dans l’univers pour que T’Aimer rime avec toujours.

 

 

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Béatrice Montagnac
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Houp quelle lecture bravo pour cet écrit Richard

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