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Nov 11 2018

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…à l’Aube du Mont-Aigoual – Delloly

210 vers : Le poème doit être lu de gauche à droite en suivant les numéros de strophes . merci à Vous !

01Cinq heures du mat’ d’un septembre cévenol
me lève tout doucement de ce court sommeil
me devant quitter avec peine Saint-Laurent
Les Tourelles et tous ses monts environnants ;
pourquoi si tôt ? le T-G-V n’étant prévu
à Montpellier qu’aux midis : à l’instant.. j’ai vu
deux effraies crier crier comme m’avertissant
au sortir du manoir de nuit :  cri terrifiant
d’autant avec ces ombres devinées de monts
ceux de la Séranne Vous dévorant de sons

03Le Mont Aigoual et ses grands vents si célèbres
giclant le froid à surprendre même vos lèvres
m’attend désirant offrir sa belle aurore rose
et ne désire point le blesser d’indispose ;
je roule repensant aux Tourelles d’un Temps ;
je roule étonnant l’envie de m’offrir l’instant
de l’événement cévenol de son lever
au sommet irisé des vents à en rêver
longtemps dit-on d’un jamais aperçu ailleurs
autrement que sur ce Mont sis en Cieux seigneurs

05Dix kilomètres à parcourir se devait
et déjà le crépuscule qui se toisait ;
fatigué il me semblait Ô.. le devenir
pourtant une étoile brillait encor : plaisir
des yeux com’ guidé vers un lieu ventant les Cieux
préférant suivre la Route du Sud des Dieux
celle du Nord de ses zigzags et si venteuse
je la craignais de fait de vie aventureuse
me plongeant dans un songe éveillé du matin
recroisant une effraie sans peur d’un vil soudain

07Virant sur la gauche d’une courbe trop large
remplie de gravillons bouchant un trou peu sage
d’un incliné versant sur un faux-plat ombré
bordant joli ravin rocailleux et boisé
d’un vint-cinq à l’heure se réclamant idoine
d’une attention fatiguée au regard iguane
belle mercedes braqua Ô.. d’un angle droit
sautant la vitesse au point mort frisant un froid
glaçant limbes d’onomatopées à frémir
d’un imaginé à ne jamais s’enquérir

09Moment d’équilibre comme sur la balance
Mercedes stoppa sur l’arrète avec aisance
forçant mon regard sur la pente bien abrupte
verdoyante et rocailleuse de rochers rudes
déséquilibrant l’instant sans un fou plongeon
enivré de oh sans aucune contre-façon
comme emporté dans une dimension sans âme
toujours en qualité de pantin sans une larme
volant entre les rochers jusques au moment
où mains et pieds retombèrent me délivrant

11De la route au pré-ravin un mètre sonnait
l’enfermement sans aide Ô.. je l’imaginais ;
Mercedes de belle forme, m’avait sauvé
de sa hauteur évitant rocher rond lavé ;
le contact remis, redémarra sans un heurt
ronronnant de sa musique douce à sept heures
remontant la marche arrière la pente aux pierres
de zigzag jusques à ce qu’un vil brûlé d’herbes…
stoppa Mercedes pour ne pas périr brûlé
puisque les Dieux par volonté m’avaient sauvé

13Le silence frôla gris son lever matinal
j’avais froid de peur d’être en ce monde seul
de la route accablée contemplais le désastre
le carrosse attendait doucement en la pente
comme prenant l’été, de reflets sur sa robe
comme aimant paraître belle sur pâturage
se moquant du Sire perdu en l’indicible
pratiquant les cent pas d’une ronde invisible
de larmes secrètes d’un coeur cherchant l’aubade
d’un troubadour passant rameutant joli monde

15Aux neuf heures l’ennui aperçut malendrin
sur vieille “deux-chevaux” naissant du refrain
du vil accéléré à ma Vie clandestine
assis sur un rocher à conter capucine
aux portables en vain au curieux maraicher
ignorant le cocher osant me dépasser
seul un vulcain curieux de l’état d’abandon
estima le mauve du pull beau de saison
plaisant à mes larmes d’un peu de compassion
jusques à ce bonjour s’étirant de question

17Observant le ciel bleu impassible et lointain
loin des tourments de vie loin de gens l’air “serin”
ne vis ce baladin s’approchant du territoire
créé de ce hasard d’une vie sans y croire ;
le sauveur de “l’étais” paraissait ébahi
face à cette histoire com’ d’un conte sorti ;
à grise surprise me conta le remède
pour guider Mercedes à sortir du dilemme ;
me fallait conduire présentant le devant
pour que la chaîne soit attachée Nous tractant

19S‘écoula l’infini oscillant l’incompris
comme flottant autour d’un blanc Monde surpris
de voir “l’Astronaute” s’étonner de sa terre
l’accueillant à nouveau du brin de vie-mère
rassurant le sauveur recouvrant des couleurs
Ô.. qu’il avait perdues l’instant d’âpres terreurs ;
ni Moi ni Mercedes n’avions guère souffert
étonnant l’homme : étions de fait “Face Nord”..!
…Hertz suggéra d’aller à Montpellier, conduire
Mercedes à sa vie de son Temps, pour séduire…

21Braves gens du connu m’offrirent une bière
s’étonnant de la pâleur présentant galère
jusques à mon récit s’abandonnant grisé
à leurs joues tombées pâles de l’imaginé ;
pour décharger limbes de l’angoisse venue
leurs proposai d’allumer TV, contenu ;
nos regards virent l’avion s’écraser en tour
enchainant implosions et feux sans un retour ;
que d’horreurs hurlant croisade de vils moments
j’étais un survivant pleurant les innocents

02Mot écrit d’un au-revoir, tristounet je pars
au volant d’une mercedes d’un gris épars
Ô.. elle semble hésitante, de sa tenue
parfois la route de virages est indue
frisant la peur d’un tout droit en âcres ravins ;
la “Classe A” est haute d’un entresol coquin
détonnant avec la légende en d’autres Temps
aux formes coupées élancées d’un autrement ;
sûrement je ne suis guère tranquille en route
ce matin vers le Mont Aigoual pour un shoot

04Quoique la route soit courte le Temps avance
la nuit s’écourte doucement de sa présence
il me semble être nulle part ce jour d’été
de l’année deux mille un, de Paris et son quai
ce Quai Voltaire aimant mes promenades roses
au crépuscule auprès du Louvre de ses pauses ;
je me dois de ne pas quitter l’observation
de la route au Nirvana réclamant fusion
d’un clic sur un Leica au moment de l’auror’
transhumance de nuit au crépuscule d’or

06Bientôt l’élixir du levant comme présent
criant cette fin de route, Ô.. m’épuisant ;
quant à l’effraie et son message supposé
me demande raison de son vol insensé ;
me dois-je rebrousser le chemin de l’aurore
pour la croyance cévenole ivrant d’amphore 
d’un vin du Ventoux me tournant la tête encor
écoutant sortilèges sous un sycomor’
au bord de la Vis s’écoulant douce et limpide
me noyant de légendes d’un sommeil languide

08Tel un mur se présentant, un tronc de cent ans
sur la droite éclairant des ténèbres du Temps
sur la gauche un muret conviant l’évité
au centre vieille porte en bois pour l’invité
mains crispées sur le volant, fixai le néant
Ô.. d’un je ne sais le pourquoi et du comment
cœur arrêté et limbes blanches de pensée
mains et pieds se décollèrent de leur posé
comme un pantin tenu par des fils je devins ;
Mercedes vira vers porte en bois et ravins

10Mercedes de mon aide freina et stoppa
dix mètres avant le grand saut au Nirvana
le Temps suspendu, ne s’entendait que le cœur
me présentant envie parfumée du bonheur ;
la raison me fit sortir calme et tremblotant
scrutant Mercedes sous jupe d’un avenant
la caressant même Ô..com’ pour la rassurer
remontant la pente à pieds Ô.. pour m’inspirer
et voir comment ressortir du jardin d’enfers
sans m’y brûler puisque sauvé de doigts des airs

12L‘aurore de ses couleurs douces contrastait
ce regard perdu de sa lumière “d’était”
laissant échapper des larmes de solitude
grisant d’un froid frissons de sa belle lassitude ;
comme seul devenais l’inconnu des Cévennes
rythmant cet aurore d’une drôle de scène
faisant rire abeilles curieuses de ce miel
émané du brûlé flottant jusques au ciel
chemin faisant grimpant sur branche à quattre pattes
à soupirer grillons d’un chant de ma déroute

14Puis vint un vieil homme accélérant à ma vue
bien près de m’écraser d’une crainte incongrue
désemparé je fus déjà huit heures seul
en vie bizarrement tel dans un rêve aïeul
où l’on s’étonne en vie suité un cauchemar
où l’on respire enfin jusques à son regard ;
Mercedes impassible envahissait le limbe
d’une Aura dessinant un pastel de l’Aigoual
comme pour me plaire de ne pas tomber pâle
face au sortilège résonnant de sa nimbe

16Sur un air champêtre la surprise venue
le baladin promis de m’envoyer l’élu
me quittant à regret d’une poignée moite
laissant vague-à-l’âme s’imprégner dévote
du Temps Ô.. passant souffrant de l’indifférence
de raisons délirant d’une belle insouciance
le soleil irisait ce Temps perdu de vie
ignorant l’incident effaçant l’exuvie
présentant la beauté du regard transhumé
comme nécessaire à vivre son parfumé

18La pente devinée le cœur en rebondit
me devais y rester au volant tel maudit
le dirigeant sans mot entre les rondes pierres
jusques à la route cet instant dans les airs ;
je ressentis la mort raccoler mon espoir
blémissant les limbes à meurtrir le miroir
l’imaginant briser la chaîne d’un sourir’
partir en “Classe A” au loin sans un devenir ;
pourtant le malandrin engagea la remorque ;
mains crispées au volant saisis l’instant d’un moque

20Sur la route à midi Ô.. le cœur tressaillant
loin du Temps de l’esprit battant guère vaillant
à cinquante roulais faisant hurler des sots
se demandant raison de lenteur d’escargots ;
un robot devenu sur routes sinueuses
âne des Cévennes évitant montagnes creuses
frémissant de frissons à chaque vue de col ;
arrivé à bon port laissant Mercedes seule
au milieu d’un parking désert de vie de gens
me rendis titubant à un Café d’un Temps

 

Oli ©…à l’Aube du Mont Aigoual
©(P)-11/11/18 aux Tourelles, aux naufragés des Twins

c’était le 11 septembre 2001 sur le Mont Aigoual. au même instant, chutaient en un ravin face sud, une femme et sa fille, hélas, seule le petite fille pu être sauvée, avant la chute du véhicule en le ravin ! Je me trouvais face nord par erreur !… 6heures après les Twins towers  s’effondraient ; tragédie inhumaine !

 

10+

Composer une sonate de voyelles et de consonnes au fond d’une barque sans toucher rive,…. ! Parfois il me semble y arriver, d’autres non ! mais toujours, je tente de laisser un horizon où l’espérance se ressent ! Pourquoi écrire à maudire l’univers sans fenêtre ! Souvent l’on oublie que des lecteurs existent de l’autre côté du miroir pour vivre un peu autrement, voire rêver ….

http://olidelab.over-blog.com/

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SandraL
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SandraL

J’aime ton écriture …j ai tout lu. 😋😋😋😘💋🍃C est magnifique..envoutant
Merci
Sandra

ChanTal-C
Modérateur
ChanTal-C

Oh ! Ce jour-là, au Mont Aigoual, un Ange veillait sur vous !!!
Tout aurait pu basculer et ce récit donne des frissons… avec vous, nous vivons
chaque instant et ressentons toutes les émotions au fil de vos mots tellement précis
et imagés… Un film se déroule sous les yeux du lecteur ! Incroyable moment.
dans le paysage magique merveilleusement décrit… splendide !
Merci beaucoup Oli !
Bises

Chantal

oasisArt9
Membre
oasisArt9

Toute emue .Lire et relire.. je ne sais combien de fois j ai relu…imagine le film à briser
L espace et d y etre presque. C est immense ..beau..profond et le relirai encore
Julie

Anne Cailloux
Membre

On rejoint votre enfer l’espace d’un moment, cela prend de l’amplitude..
On y retrouve votre douceur.
bravo de cet exploit Olivier
Anne

Christian Satgé
Membre

Un bel exploit, Olivier vous qui avez plutôt la verve du taiseux ces temps-ci, sur le fond et la forme mais la lecture en colonne a aussi son charme… Si, si essayez ! Bravo et merci.

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