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Déc 08 2019

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ELLE, un hommage à la femme. Edgard Jocelyn Amvame

Elle pousse un cri
Que personne n’entend.
Et quand Elle rit,
Bien sûr qu’Elle ment.

Elle à qui la vie
N’a su rien offrir. 
Elle dont les envies
La font tant souffrir.

Tous ses désirs inaccessibles
Que son cœur renfermait,
Dont la voix à peine audible
À ce monde la fermait.

Se créant une vie utopique
Loin des siens dans le noir.
Cette réalité au cadre idyllique
Était devenue son exutoire,

Pour fuir les maux
Enfantés par la peine,
Du fait des mots
Prononcés avec haine.

Elle, est une mère incomprise.
Elle, est une femme forte.
Elle, est une ado en crise.
Elle, est déjà morte.

Mortes parce que seules
À porter en elles cette douleur.
Car quoiqu’elles le veulent,
Qui voudrait bien entendre leurs peurs ?

Elle, est une voisine.
Elle, est une sœur.
Elle, est une coquine.
Elle, fait des erreurs.

Mais qui d’entre nous
N’en a jamais commis ?
Et qui d’entre vous,
Parmi ses nombreux amis,

Pourrait le lui reprocher ?

Car nous n’avons pour sur,
À tous les coups su voir chez
Elle, la douleur et les blessures.

Alors j’exprime mon repentir,
Et avec ma plume je veux écrire,
Ce que je n’ai pas su te dire,
Car incapable de te le traduire.

Elle, tu n’es pas seule
Dans cette solitude qui t’ étreint.
Elle, crois-moi, ils veulent
Prendre avec toi ce train

Vers cette destination isolée,
Aux confins de ton être
Où tu te caches, esseulée,
Dans ce vide qui est ton maître.

Elle, que tu es belle !
Transcendant les critères de beauté,
Que les Hommes sans cervelle
Ont inventé pour t’ôter

Assurance et confiance en soi.
Ils emprisonnent la perfection,
Dans des habits de soie
Oubliant qu’en chaque imperfection,

Existe une perfection que l’Homme
Ignore, limité par les codes,
Qu’il demain d’un trait gomme,
Pour instaurer une nouvelle mode.

Je veux que tu saches,
Qu’il y aura toujours
Un, parmi tes proches
Qui dans les sombres jours,

Saura te tendre la main,
Saura prendre soin
De toi même les matins,
Où tu n’en auras pas besoin.

Elle, je ne saurais finir,
Sans te dire: libère le pardon.
En le faisant je t’assure,
C’est toi que tu libères de prison.

Elle, rêve !
Elle, vit !
Elle ne t’énerve
Plus, mais rit.

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Merci, pour ce partage de quelqu’un de sage qui fait preuve de compréhension envers celles qu’on culpabilise au lieu d’être à leur écoute !