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Juil 08 2019

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07 juillet 1872 la folie d’une passion – Anne Cailloux

Siècle de toutes les audaces, le monde poétique de l’art se narre de tout oser.
Les poètes maudits virent le jour en se dévoilant dans des débauches de sexes, de luxures et de dépravations de tout genre, sous l’œil de la société qui n’acceptait pas ces provocateurs bohèmes, faisant bombance de toutes les fornications du diable.

Quelques poètes refirent le monde, invitant Rimbaud, qui fit sensation de son talent, mais beaucoup moins avec sa conduite provocante.
Verlaine tombât fou amoureux de ce jeune de 16 ans., abandonnant femme et enfant, il s’enfuit avec lui le 07 juillet 1872 : tentative de suicide, de meurtre, alcool, drogue, perversions sexuelles en tout genre, paradis artificiel.
Vu les altérations sanitaires sexuelles c’était un passe droit direct pour le paradis.

Si la grandeur de leurs œuvres dépendaient de leurs destructions , le résultat fut à l’apogée de cela.
Tristan Corbières : Maladie osseuse, tuberculeux, laid et vie misérable, malgré sa courte vie, il rejoignit les poètes maudits et pour notre plus grand plaisir, nous laissa quelques perles.
Charles Baudelaire, le plus connu de tous, s’était épris d’une très jeune mulâtre…mon dieu qu’elle horreur murmurait les biens pensants .

Il découvrit lui aussi les paradis artificiels dans le grenier de l’appartement familial de son meilleur ami. Syphilis, haschich, absinthe, gigolo à ses heures, mais il fut sur les barricades pour la révolutions de Février.

Les fleurs les plus connues sur notre planète, sont bien les siennes. Les fleurs du mal ont été poursuivies pour outrage et offense à la morale religieuse.
Beaucoup aurait mérité leurs noms sur la liste : Rutebeuf, Paul Gauguin, Orson Welles, Hemingway.. Gainsbard, Mister renard, sans compter sur les plus grand rockers… Freddy Mercury, Jim Morrison John Bonham, Jeff Buckley, Jimi Hendrix… et j’en passe..

Fallait-il tous ses maux, pour nous offrir tous ces talents, ces œuvres mémorables, ses divins chef-d’œuvres ?
Alors nous pouvons penser qu’ils ont réussi au delà de tout. Sans ceci, il n’y aurait jamais eu cela !

A notre niveau, si petit soit-il dans l’infini, pour écrire, il nous faut des manies, des tics, peut-être même des tocs !

Le silence, la mer comme Chateaubriand, du bruit, de la musique, un petit verre, un bar, une mauvaise humeur, un coup de folie.

Sans cela nous non plus, certaines fois nous ne pouvons rien.

Messieurs Les Poètes, nous vous remercions pour vos maux, que vous avaient tenu éveillés pour nous offrir vos si beaux mots.
Vous êtes pour l’éternité des Bohèmes maudits. Cercle si dur à intégré.

Alors oui Messieurs, ceci valait bien cela et nous vous en remercions.

Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations, Tenez, Judas par exemple, il avait des amis irréprochables.. Paul Verlaine.

 

©Anne Cailloux

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Depuis ma naissance, je fus autodidacte et trop rêveuse.
Spécialiste dans l'art thérapie et les maladies neurodégénératives, j’essaie de retenir le temps des autres et du mien.. Quelques diplômes, une passion pour l'art et les poètes. J'ose dormir avec Baudelaire.
Je suis une obsédée textuelle . Je peins, je crée et maintenant j’écris. Je remets cent fois mon ouvrage pour me corriger. De quinze fautes par lignes je suis passée à quinze lignes pour une faute... Deux livres en préparation et peut-être un recueil de poèmes, si Dieu veut.Anne

Je suis une junky des mots..

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IRIS 1950
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IRIS 1950

Une belle discertation sur les poèmes maudits. Bravo à vous. IRIS

Brahim Boumedien
Membre

Merci pour ce partage intéressant et utile !

Christian Satgé
Membre

Merci pour ce panégyrique d’un Parnasse qui est un Olympe à lire – ou à écouter – encore et encore pour apprendre ce qu’est écrire… voire raconter, cette éternelle escalade vers des nues qui se dérobent à vous. Merci et bravo pour ce partage, Petite Belette.

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